L’upcycling ou l’art de donner une seconde vie aux objets

Podcast
156 . 2021

De Syra Sylla 15/6/ 2021

Après seulement 3 années d’expérience dans le métier de wedding planner, Manon est formelle : elle a trouvé ce qui lui plaît. Organiser des cérémonies de mariages fait désormais parti de son train train quotidien.

Pour travailler la scénographie des mariages de manière personnalisée, Manon a le plus souvent recours à l’upcycling ou l’art de donner une seconde vie aux objets.

« C’est redonner une seconde vie à un objet quelconque. Là en l’occurence avec une palette, je vais faire un panneau directionnel, des centres de table, plein plein de choses. Là-dessus je suis assez bricoleuse et créative. C’est un avantage pour mes mariés et à moindres coûts puisque c’est moi qui met la main à la patte. Je vais avoir les idées, le matériel, tout ça. Et puis j’adore chiner, j’adore me promener dans les Emmaüs et boutiques du genre. Et je suis à la recherche toujours de l’objet un peu insolite qui va compléter la décoration de mes mariés. »

Au micro de Carnet de Noces, la fondatrice de l’agence « Organisatrice de souvenirs » nous raconte comment elle s’est lancée dans l’aventure. Sa stratégie, ses inspirations, ses galères, elle nous dit tout !

L’agence Organisatrice de Souvenirs de Manon Monvoisin

Site Internet : http://organisatrice-de-souvenirs.fr/
Instagram : https://www.instagram.com/organisatricedesouvenirs/
Facebook : https://www.facebook.com/organisatricedesouvenirs/
YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCXecRvCz_6_7dHDfAjDbIUQ

Les “tips” de Manon :

Organisation : Notion
Formations : les Planneuses de Marie-Michelle ; Event & Media
Inspiration : Positive Planet France

L’épisode 17 de Carnet de Noces est accessible sur notre chaîne YouTube :

La transcription de l’épisode 17 de Carnet de Noces est disponible ci-dessous !

Bienvenue sur le podcast Carnet de Noces. Je te laisse d’abord te présenter. Dis-nous qui tu es, Manon, ce que tu fais, où tu fais et depuis combien de temps tu le fais.

Bonjour à tous. Moi, c’est Manon. Mon entreprise est Manon – Organisatrice de souvenirs. Je suis wedding planner dans les Hauts-de-France et plus précisément aux alentours de Saint-Quentin. Concrètement, je vais là où le vent me mène et où les amoureux m’appellent donc je me déplace. Dernièrement, j’ai fait un mariage dans l’Oise. Je vais dans le Nord, dans l’Aisne, dans la Somme. Je fais vraiment partout dans les Hauts-de-France. Je viens de fêter mes trois ans d’entreprise en avril. 

Comment est-ce que tu t’es lancée ? Qu’est-ce qui t’a fait prendre goût dans l’organisation de mariage, même si je l’ai lu sur ton site ?

Pour la petite anecdote, ça a commencé vraiment par hasard parce que j’ai aidé mon frère à organiser un petit peu son mariage et surtout à coordonner le jour J. Et à l’époque, j’avais même coiffé ma belle-sœur donc c’était plutôt rigolo. Il y avait déjà eu cette petite flamme qui était un petit peu allumée en moi mais sans mettre le doigt dessus. Et puis, quelques mois/années après, j’ai eu aussi l’occasion d’organiser l’enterrement de vie de jeune fille et encore une fois la coordination d’une amie. Et suite au mariage, cette amie en question m’avait dit « Manon, pourquoi tu ne fais pas ça définitivement ? » Puis, cette flamme s’est ravivée et j’ai entrepris une formation de wedding planner en parallèle de mon ancien travail qui n’était pas du tout là-dedans. Et me voilà aujourd’hui, trois ans après, à faire des mariages avec grand plaisir. C’est vraiment une révélation pour moi, une réelle reconversion qui a matché concrètement parce que c’était complètement inattendu, ce n’était pas du tout dans mes projets. 

Qu’est-ce que tu faisais avant d’être wedding planner ?

Je travaillais dans le commerce. J’ai travaillé dans beaucoup, beaucoup de secteurs donc l’avantage est que la partie commerce est vraiment une facilité pour moi. Depuis que j’ai commencé à travailler, j’ai toujours été dans le commerce. Je vendais des jouets dans mon dernier travail, donc vraiment rien à voir. Je suis allée dans beaucoup, beaucoup de secteurs et la partie commerce est vraiment la partie hyper facile pour moi. Je pense aussi que ma personnalité fait que c’est facile parce que je suis assez avenante et je suis très, très sociable avec mes mariés donc le contact est très facile dès le départ. Mais encore une fois, c’est l’expérience du commerce qui parle aussi.

Qu’est-ce que tu as fait comme formation ?

C’était une formation à distance parce que je le faisais en parallèle de mon ancien travail, un master en organisation de mariage. 

Un master ? Est-ce que ça se fait dans un organisme spécifique ? Parce que master, c’est généralement réservé aux facultés ou aux universités. 

Il se peut que je me trompe. D’ailleurs, si ça peut intéresser certaines personnes, s’il y a de nouvelles wedding planners qui veulent se lancer là-dedans sans forcément entreprendre une formation en présentiel, j’ai regardé récemment et l’entreprise le fait toujours, c’est Event & Media qui propose ça. 

D’accord. Où sont-ils basés ? Sont-ils basés dans le Nord aussi ?

Non, je crois que c’est sur Paris. C’était vraiment le côté pratique pour moi parce que j’attendais d’avoir terminé la formation pour savoir si je me lançais ou pas. Je voulais quand même connaitre toutes les ficelles du mariage. C’est une chose quand on y assiste mais c’est encore différent quand on l’organise et coordonne. Et puis, une fois que j’ai fini la formation et que j’ai eu le diplôme, c’était parti.

Est-ce que tu t’es lancée directement dans le grand bain, tu n’as même pas fait de stage ? Dans les formations, il y a généralement des stages associés. 

Je suis directement rentrée dans le grand bain. J’ai déposé ma rupture conventionnelle le 23 décembre, je terminais mon ancien travail le dernier jour de février et le 1er mars j’étais déjà sur les chapeaux de roue en tant que wedding planner avec ma page Facebook créée. C’est un travail de longue haleine au début parce que forcément on se bat avec rien, on n’a vraiment pas de contenu ni de photo pour se présenter aux mariés ou aux professionnels, pour montrer sa bonne foi et dire « je suis motivée, je suis quelqu’un de professionnel malgré que je sois au commencement ». Donc comme beaucoup de wedding planners, je pense à un shooting d’inspiration pour avoir un petit peu de contenu. Très rapidement après ma création, j’ai eu ma première signature de contrat donc c’était cool. Mais il y a eu aussi des refus, on se remet en question et on réfléchit.

Attends, on ne va pas aller trop vite. Comme je te disais avant d’enregistrer, on a eu une quinzaine de wedding planners jusqu’à maintenant et majoritairement, depuis le début, on a des wedding planners qui ont commencé il y a plus d’une dizaine d’années. Sachant qu’on est dans un secteur qui évolue vite et qui est surtout assez récent, ce qu’on faisait il y a dix ans pour trouver des clients n’est pas forcément ce qu’on fait là, et puis c’était aussi peut-être un petit peu moins concurrentiel. Donc c’est assez compliqué pour les wedding planners de se projeter à ce moment-là et de se rappeler vraiment des différentes galères qu’ils ont eues au moment de leur lancement. Ça reste assez récent pour toi, je pourrais dire que tu es une wedding planner de la « nouvelle génération ». Donc tu m’as parlé de shooting d’inspiration et tu n’es pas la première à nous en parler. Ce n’est pas forcément naturel, j’ai l’impression que tout le monde n’en fait pas mais j’imagine que quand tu veux te lancer et que tu n’as pas de contenu, il faut en créer toi-même. 

Faire un bout.

Voilà. Il faut faire un bout, il faut créer tes propres contenus, à moins d’aller chercher des photos et des vidéos d’autres personnes mais ce n’est pas très recommandé, ce n’est pas ce qu’on ira recommander sur le podcast en tout cas.  

Ne serait-ce que pour le SEO, ce n’est pas bon. C’est bien d’en utiliser pour avoir des jolis contenus mais les photos et les vidéos libres de droit n’apportent pas grand-chose concrètement, ça ne montre pas son travail. Le shooting d’inspiration me semblait évident pour pouvoir montrer déjà un petit peu ma patte. Par exemple, dès le premier shooting, j’ai fait intervenir plusieurs faux couples et, en l’occurrence, je sais à l’époque que comme j’ai démarré, j’avais fait d’emblée un couple homosexuel de deux femmes pour montrer que je n’avais absolument rien contre les amoureux homosexuels. Et donc, j’avais vraiment mis en scène deux femmes. Ce shooting était génial parce qu’elles étaient hyper complices et on ne voyait pas du tout que ce n’était pas un vrai couple. C’était vraiment chouette. Je pense que c’est indispensable de faire des shootings ne serait-ce que pour la déco et d’avoir du contenu. Ce sont des choses qu’on peut même ressortir après des années plus tard en fonction de certains posts, parce que je tiens un blog à côté de ça. Il y a des photos que je n’ai pas utilisées à l’époque mais que j’utilise aujourd’hui parce que ça correspond à ce dont je parle dans mon article, par exemple. 

Comment est-ce que tu t’y es pris pour organiser ton shooting ? Est-ce que tu avais été formée là-dessus ? Est-ce que ça n’a pas été trop compliqué ? 

Non. Je pars forcément de zéro les premières semaines. J’ai juste commencé à partager ma page, à dire aux gens « partagez ma page, mettez des likes, faites en sorte que je me fasse connaitre ». Et très rapidement après, j’ai fait une sorte de casting où je demandais aux gens de participer. Donc il y avait déjà ce côté un peu nouveauté, les gens aiment bien participer à des castings pour faire des shootings, en plus il y a le côté où on repart avec de belles photos. Et donc, j’avais eu beaucoup, beaucoup de candidatures pour ce shooting-là. Et le fait du nombre de partages qui avait été fait, la page a rapidement récolté beaucoup, beaucoup de likes. Et puis, j’ai eu beaucoup de demandes sur Facebook parce qu’il avait l’effet nouveauté, une nouvelle wedding planner dans le secteur. Donc j’ai eu beaucoup de demandes grâce à ça. 

Est-ce que tu veux dire que tu as eu des demandes grâce à ton post qui demandait des candidatures pour ton shooting ?

Voilà, oui.

Ah oui. Donc c’est l’effet indirect et l’effet waouh parce que d’un côté tu te rends visible pour aller recruter des gens, et de l’autre ça permet à d’autres personnes de voir que tu t’es lancée et que tu existes.

C’est ça. Donc ça fait vraiment un peu l’effet boule de neige inattendu mais appréciable parce que ce n’était pas du tout l’effet escompté, le but était vraiment juste de recruter des modèles. Et j’ai eu des demandes. Et puis, j’ai des professionnels qui m’ont contactée pour me montrer leur travail. J’ai vraiment eu beaucoup de chances dès le démarrage. J’ai profité du réseau de mes amis et des amis des amis donc ça a vite démarré. Et comme je véhiculais vraiment le fait que je ne travaillais que dans les Hauts-de-France, l’avantage d’avoir fait ça aussi, c’est que j’ai tout de suite eu des contacts locaux. Et comme je véhicule le fait que je veux travailler essentiellement en local, l’avantage c’est que j’ai eu des mariés vraiment dans le secteur. En l’occurrence, ce shooting, c’est ce qui m’a fait débloquer le premier mariage. On a partagé le shooting et j’ai eu des mariés qui étaient un petit peu plus excentrés dans l’Aisne. Donc j’ai eu ma première signature. C’était inattendu mais c’était une belle expérience. 

C’était vraiment difficile au début, en plus il y a quand même d’autres wedding planners sur le secteur donc il faut se démarquer et ce n’est pas évident. Je n’ai pas voulu mettre d’étiquette tout de suite parce que je ne savais pas moi-même comment me valoriser, comment dire quelle est ma valeur ajoutée, qu’est-ce que je vous apporte comparé à mes concurrentes. Et là, aujourd’hui, je peux le dire, je sais un peu plus où je vais et ce que je revendique par rapport à mes organisations et à ma décoration. Quand on est wedding planner, je pense que c’est un travail de longue haleine et qu’on se remet beaucoup en question ne serait-ce que pour son organisation personnelle au niveau de son travail et pour ses mariages. C’est vraiment régulier. On se remet en question si on a un refus. Au début, je me remettais moins en question en disant « qu’est-ce que j’ai raté ? » Aujourd’hui, c’est vraiment plus « des wedding planners, il y en a pour tout le monde, je ne peux pas plaire à tout le monde ». Mais c’est difficile au début d’accepter qu’on ne puisse pas être la wedding planner de tout le monde. Et ce n’est pas possible sinon ça revient à dire qu’on plait à des mariés avec qui ça ne va pas passer parce que le feeling ne passe pas et sous prétexte qu’on veut leur plaire. 

Au début, j’essayais de me plier un petit peu à ce qu’ils attendaient de moi alors qu’aujourd’hui, je suis vraiment dans un état d’esprit où quand j’arrive au rendez-vous avec mes mariés, je suis comme ça. Ça passe, c’est bien, ça ne passe pas, vous verrez quelqu’un d’autre. Je ne veux pas faire semblant. On va rester parfois un an ou deux ans à organiser leur mariage, il n’est pas question que je fasse semblant d’être quelqu’un d’autre pour qu’ils soient déçus par la suite en disant « mince, ce n’est pas du tout la même personne qu’on a rencontrée au premier rendez-vous, on ne se sent plus du tout à l’aise alors qu’au début elle a fait en sorte de me plaire. » Donc j’y vais vraiment avec ma bonne humeur, mon sourire et ma joie de vivre et ça plait ou ça ne plait pas. Je sais qu’il y a des mariés qui aiment plus les wedding planners vraiment très protocolaires, il y a le cadre et le fait qu’il y a cette hiérarchie entre les mariés et la wedding planner. Je dis bien à mes mariés « voyez-moi vraiment comme si j’étais un témoin ou quelqu’un de proche de vous parce que l’idée, c’est que vous soyez hyper à l’aise avec moi, qu’il faut me dire quand ça va parce que ça veut dire qu’on va dans la bonne direction et que l’organisation va bien se dérouler. Par contre, je suis un humain, je peux faire des erreurs au niveau de la déco ou d’autres choses. » Qu’ils n’hésitent pas à me le dire concrètement. Et ça va jusqu’à maintenant. Je pense que le tout, c’est d’être naturel, que ce soit eux ou moi, de rester vraiment soi-même. Et je revendique ça assez avec mes mariés, « n’hésitez pas à me dire stop, à me dire que c’est bien, quand ça va ou quand ça ne va pas ». C’est super important parce que le but ultime est que leur mariage leur plaise et qu’ils ne soient pas déçus.

Il y a beaucoup de choses dans tout ce que tu nous as dit. J’aimerais revenir un petit peu sur la partie shooting d’inspiration. Il y a quelque chose qui m’a un peu fait réagir, c’est le fait que tu allais chercher toi-même des candidats, donc tu allais chercher des « acteurs amateurs ». Je ne sais pas si c’est une pratique assez courante puisque j’aurais plutôt tendance à croire que quand on veut faire un shooting d’inspiration, on va aller chercher des agences avec des modèles ou peut-être aller chercher des prestataires qui sont spécialisés là-dedans et qui ont déjà à disposition des acteurs qui sont à même de faire le job. Je suis peut-être complètement à côté de la plaque puisque je n’en ai jamais organisé moi-même mais j’aimerais bien avoir un peu plus d’infos à ce niveau-là et même peut-être en termes de budget puisque peut-être qu’on fait ça pour des notions de coût, peut-être que c’est moins cher de faire appel à des amateurs. J’ai plusieurs questions par rapport au shooting d’inspiration de manière plus concrète donc j’aimerais bien que tu rentres un petit peu là-dedans.

De toute manière, on reste vraiment sur un partenariat dans tous mes shootings quoi qu’il arrive. Donc tout le monde vient avec ses biens ou services pour en faire bénéficier pour le shooting. 

Oui, c’est ce que j’avais compris pour les partenaires, pour les photographes etc. C’est un échange de bons procédés. 

Pour les modèles aussi, amateurs ou moins amateurs. J’ai eu quand même des miss qui ont participé donc on n’est pas sur des modèles pro mais des personnes qui ont quand même plus l’habitude d’être shootées. Tu es vraiment dans un échange de bons procédés. Vous participez, vous récupéreriez les photos. Si elles voulaient en profiter pour leur book, il n’y avait aucun souci, on avait tous signé une autorisation de droit à l’image. Elles pouvaient tout à fait les utiliser comme moi je pouvais les utiliser pour mon entreprise. Et donc, je pense que c’est une des réponses que tu veux entendre par rapport à mon choix de choisir des amateurs, l’idée surtout était de pouvoir permettre à un « couple lambda » de futurs mariés de se reconnaitre plus dans des personnes « monsieur et madame tout le monde ». Attention, je ne dis pas que monsieur et madame tout le monde n’est pas beau, n’est pas magnifique mais ça se voit forcément d’avoir des modèles qui ont l’habitude. On est sur des critères physiques très fermés, on est sur des modèles de mannequin. 

Pour moi, l’idée n’était pas forcément d’avoir des modèles où les futurs mariés ne pourraient pas s’identifier. Pour moi, l’idée était vraiment que les gens disent « ah ouais, il y a même une dame âgée ». L’idée était qu’on épluche vraiment tous les âges, toutes les morphologies. Ce casting était hyper ouvert parce qu’il n’y avait pas de restriction, que ce soit physique ou au niveau de l’âge parce que l’idée était vraiment que tout le monde puisse s’identifier à ça. Après tout, tout le monde peut se marier. Donc je n’avais aucune restriction là-dessus et ça a été plus compliqué quand même pour faire le choix au niveau des modèles parce qu’il fallait que ça matche au niveau des photos et des faux couples, les gens ne se connaissaient pas forcément. Et en l’occurrence, le premier shooting a été comme ça. J’envisage aussi différemment mes futurs shootings. J’en ai un qui est en préparation et là c’est un couple de modèles qui ont l’habitude, je n’ai presque pas besoin de leur dire quoi faire, ça va couler de source. Mais il y avait quand même beaucoup, beaucoup plus de travail avec ce shooting-là parce que les modèles étaient des amateurs donc ils ne savaient pas du tout quoi faire, comment poser. C’était un travail en amont et c’était un travail aussi le jour J parce qu’il fallait aussi les coacher. 

Et combien de temps est-ce que cela t’a pris d’organiser celui-ci ? 

Le shooting a été fait en avril. Je l’avais quand même relativement fait rapidement parce que quand j’ai commencé en mars, le shooting était le mois d’après. 

D’accord. Donc c’était quand même un gros mois. 

Ouais. 

Et donc, tu as dit que tu avais déjà trouvé ton premier couple grâce à ce shooting et ensuite, c’est un effet boule de neige qui est parti. Est-ce que tu as travaillé spécialement sur les réseaux sociaux ? Est-ce que tu as développé un canal plutôt qu’un autre ? Comment est-ce que ça s’est passé pour aller trouver tes autres premiers clients ?

J’ai la chance d’avoir mon conjoint qui crée des sites internet donc j’ai eu mon site très rapidement qui a été en ligne dans la première année. Donc il y a eu aussi ce site-là qui n’était pas négligeable au niveau de la visibilité. Une page Facebook, c’est bien, mais ça n’apparait pas forcément en premier dans le flux de Google. J’ai fait le blog longtemps après parce que je ne voyais pas l’utilité au début et pourtant, aujourd’hui, je regrette de ne pas l’avoir fait avant parce que ça me ramène énormément de visibilité et de visites sur le site donc au moins de faire de la pub après tous les sites mariages.net, Zankyou, après Planners forcément. Je pense que je suis un petit peu sur tous les répertoires des wedding planners mais je centralise vraiment beaucoup mon travail sur Facebook et Instagram. Quand l’époque nous le permettait, je faisais des salons du mariage. Et les salons de mariage ont été plutôt bénéfiques pour moi pour la visibilité et pour me lancer concrètement. Pour ainsi dire, la saison des mariages était déjà commencée donc j’avais comme un peu d’espoir pour la première année. Et grâce à ce shooting-là, j’ai eu justement un contact avec un photographe qui a souhaité me rencontrer pour savoir un petit peu comment je travaillais. Donc on avait bien discuté et il me disait deux semaines après « écoute, j’ai des mariés qui sont en galère pour leur déco, est-ce que tu es opé ? », j’ai dit « oui, bien sûr que je suis opé ». Il m’a dit ça en juin et le mariage était en août donc ça a été relativement rapide aussi. Et au final, c’était génial. C’était dans l’urgence quand même parce que c’était à la dernière minute de faire un travail qui se fait normalement en plusieurs mois mais c’était cool.

D’accord. Donc ça s’est bien enchainé. Pour le blog, tu m’as dit que tu l’as fait tardivement, un petit peu après tout le reste. 

Ouais. J’ai l’impression que c’était beaucoup plus tard après mais je ne pense pas. Mais j’essaie quand même de garder une certaine rigueur. Je ne poste pas non plus toutes les semaines parce que j’ai aussi les organisations à prévoir et tout ça. Le premier article est sorti en mai 2018 quand même, je pensais que c’était beaucoup plus tard. Par contre, je ne sortais pas d’articles régulièrement au début. Par exemple, il y a eu un deuxième en juillet, puis c’était août, octobre, décembre. Et quand je me suis effectivement rendu compte que c’était quand même très utile, je postais plus régulièrement, au moins une fois par mois. Et là, ça fait un petit moment que je n’ai pas posté. La dernière fois, c’est avril donc je n’ai pas posté en mai. 

Et comment est-ce que tu t’y prends ? Est-ce que tu choisis tes thèmes d’article par rapport à des mots-clés en référencement naturel, par exemple ? Est-ce qu’il y a un travail en amont là-dessus ou est-ce que tu prends un thème sur lequel tu as envie d’écrire et puis tu y vas ?

C’est plutôt ça, j’écris sur un thème ou une problématique. C’est vraiment plus en fonction de mes envies, je ne réfléchis pas à savoir si ça va plaire ou si ça va faire des vues. C’est plutôt l’idée que mes lecteurs y trouvent des informations qui les intéressent, de répondre des fois à des attentes ou des questionnements. Je parle de tout et de rien. J’ai forcément des articles qui font le buzz où j’ai des titres un peu accrocheurs mais il y a beaucoup d’articles techniques où je parle, par exemple, de la quantité des cornets ou des choses comme ça. Je parle aussi d’inspiration. J’épluche vraiment pas mal de thèmes et de sujets. Je n’ai pas de restriction au niveau de ce dont je peux parler sur mon blog. L’idée est que mes lecteurs repartent avec une information qu’ils n’avaient pas en tête, parfois je fais aussi intervenir des prestataires donc pourquoi ne pas avoir une confirmation sur un prestataire qu’ils ont engagé. Ce sont plein de petits détails comme ça que j’aimerais bien ajouter. Et ce que j’ai mis aussi comme objectif sur mes to-do, c’est que j’aimerais bien revenir aussi sur les mariages et aller vraiment dans le détail et expliquer un petit peu comment j’ai visualisé la chose pour présenter encore mieux mon travail. Parce que quand on a un rendez-vous, c’est bien, je le présente et je sais le vendre, c’est sûr, mais peut-être que s’il y a un couple de mariés sur mon site internet, ils aiment bien ma personnalité mais il manque le petit truc, peut-être que ça va être ça l’élément déclencheur de se dire « ah d’accord, elle procède comme ça. OK, c’est bon. On valide, on prend un rendez-vous. »

Ouais. C’est aussi pour faire prendre conscience aux gens du métier de wedding planner. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait des articles très, très techniques sur internet. Généralement, on cherche à inspirer, on cherche à montrer son travail et peut-être plus de manière visuelle. Mais expliquer de A à Z comment on va procéder, qu’est-ce qu’on va faire, à quel moment etc., peut-être que ça va aussi permettre aux gens de mieux se rendre compte de la mission des wedding planners et je pense que ça pourrait très, très bien marcher effectivement. Mais ce sont peut-être des articles qui sont un peu plus longs à faire et qui demandent un peu plus de boulot.

Plus de travail, de recherches. Oui, c’est ça. Mais l’idée de ces articles-là, c’est que je donne des infos mais pas trop non plus parce que le but n’est pas de proposer des articles où ils n’ont plus besoin de moi. Concrètement, je leur donne des détails mais ça n’enlève pas le besoin d’avoir à faire appel à mes services. Mais comme mes articles sont quand même vus par beaucoup, beaucoup de monde, au final ce ne sont pas forcément mes clients qui lisent mes articles techniques. C’est surtout au niveau des inspirations. En l’occurrence, j’ai un article qu’on peut retrouver régulièrement sur internet sur les rituels de cérémonie laïque. Le fait d’avoir donné des idées de rituel de cérémonie laïque n’enlève pas le fait qu’ils aient besoin de moi au niveau de la cérémonie laïque, par exemple. Donc je donne des idées mais sans rentrer dans le détail. Ça n’enlève rien à l’écriture de la cérémonie laïque, de l’organisation, de la recherche de déco. Par contre, si effectivement on rentre sur des détails, des termes techniques, ça fait partie de mon travail donc on n’a plus besoin de mes services. Donc c’est un juste milieu entre le conseil et leur donner envie de me contacter, c’est de dire « c’est bien, on nous donne des idées mais on a envie d’en savoir plus donc on va appeler Manon. »

Penses-tu donc que si les gens savaient exactement comment tu faisais, ils ne feraient pas appel à toi ?   

Non, je ne pense pas. J’aime à croire que les gens m’engagent surtout pour ma personnalité. Quand je rencontre mes mariés, c’est vraiment quelque chose que je leur dis presque dès le départ, que le but c’est qu’ils soient à l’aise avec moi. Et je les mets à l’aise d’emblée, j’essaie de les mettre à l’aise en tout cas. C’est quand même super important pour moi. Et je pense aujourd’hui que 70 ou 80 % de mes devis sont signés pour moi, parce qu’au final n’importe quelle wedding planner va faire l’organisation, mais c’est aussi avec qui on s’engage, qui va contacter les prestataires, qui va coordonner, qui va parler avec nos témoins et orchestrer les animations pendant la soirée. C’est tout un ensemble d’éléments qu’il faut prendre en compte. Et je pense que si d’emblée ils ne sont pas à l’aise avec leur wedding planner, il va forcément y avoir des couacs. Je me dis que si on n’est pas à l’aise avec la personne qui va organiser normalement le plus jour de leur vie, c’est quand même délicat. Donc je pense que c’est super important, un petit peu comme l’achat d’une maison, il faut qu’il y ait un peu le coup de cœur pour la personnalité de la personne. Il faut pouvoir se sentir libéré. J’ai des messages de mes mariés régulièrement qui me parlent d’autres choses que de leur mariage et ça me fait plaisir parce que je me dis qu’au moins je sais aussi comment ça se passe dans leur vie de couple ou de famille et je sais aussi comment les aborder et à quel moment aussi par rapport à leur planning pour l’organisation. Je pense que c’est important de connaitre ses mariés et, à l’inverse, que eux connaissent aussi ma personnalité et ma « vie à côté ». Attention, je ne parle pas en détail mais je suis hyper transparente là-dessus et je pense qu’ils le sont aussi et ça marche bien comme ça. 

Ouais. Je t’ai posé la question parce que tu me disais que tu n’as pas envie de donner trop de détails dans tes articles mais juste pour susciter l’intérêt et faire en sorte que les gens prennent contact avec toi. J’ai un avis un peu moins tranché là-dessus, je pense que tu peux tout donner dans tes articles, peu importe ce que tu dis, puisque je pense que les gens qui vont faire appel à un wedding planner sont des gens qui n’auraient jamais fait eux-mêmes dans tous les cas et d’écrire comme ça des contenus hyper poussés va juste asseoir ton expertise et ton statut. Et puis, ça peut aussi, pourquoi pas, générer des liens depuis d’autres sites avec des gens qui vont citer ton article, ça va aussi le pousser sur les pages de résultats Google. Donc je n’y vois que des bénéfices. Parce que généralement les gens qui veulent faire ça eux-mêmes et prendre ton article en tant que check-list pour leur propre mariage, ce sont des gens qui n’auraient jamais fait appel à un wedding planner dans tous les cas et tu ne t’adresses pas à eux. 

C’est vrai.

Donc dans tous les cas, tes clients sont des gens qui ont peut-être besoin d’être rassurés sur le fait que tu sais ce dont tu parles, que tu connais ton métier et ces articles-là. C’est pour ça que je te disais qu’à mon sens, il ne faut pas hésiter à tout donner, même dans des articles ou dans des vidéos ou tutos, puisque les gens qui vont prendre toute ton information et l’utiliser sont des gens qui ne seraient jamais venus vers toi en premier lieu. Donc je pense qu’il faut aussi avoir cette mentalité-là. Et s’il y a un conseil qu’on peut donner quand on écrit des articles, c’est ne pas se dire que l’information va pouvoir être réutilisée puisque. Encore une fois, je ne pense que ça soit ta cible qui va tout prendre et utiliser ton article. Mais je comprends tout à fait qu’on puisse avoir cet état d’esprit là ou même par rapport à leur concurrence de se dire « je n’ai pas envie que telle ou telle personne sache comment je travaille, quels sont mes tarifs » etc. Mais il y a quand même beaucoup de bénéfices à être transparent et à être hyper exhaustif dans les informations qu’on donne. 

Quand je fais un article, je me donne à 100 %. Pour te visualiser un peu le truc, par exemple là j’ai commencé à faire des Reels sur Instagram, j’ai eu beaucoup de mal à me lancer mais là ça y est, et en l’occurrence j’ai fait des Reels de décoration. Et ma vision des choses, c’est de ne pas montrer le processus. Je montre les étapes mais je ne montre pas avec quoi ni comment je le fais. En l’occurrence, et je pense qu’on va en parler après, je fais beaucoup d’upcycling, par exemple. Je vais montrer mon produit de départ, je vais montrer peut-être la phase au milieu et je montre le produit fini. Mais si je donne toutes les étapes, quel intérêt ont mes mariés à m’engager si je leur donne toutes les ficelles pour le faire ? Donc l’idée est vraiment de dire « oui, on peut faire telle ou telle chose », je montre des idées, des inspirations. Par exemple, je travaille beaucoup avec le bois de palette, je montre le produit fini. Ce n’est pas forcément sorcier mais il faut prendre le temps de le faire, il faut avoir le matériel pour. Et tout ça, je ne le cache pas. Et puis, il faut avoir le temps aussi. Des fois, il y a des wedding planners qui sont engagées juste parce que les mariés n’ont pas le temps de faire tout ça. Tout ça, je le relate quand même beaucoup dans mes articles pour démocratiser le fait qu’une wedding planner, on la paie mais au final pour pas grand-chose. 

Une fois, j’ai eu une maman de mariée qui est venue discuter avec moi au salon du mariage et qui m’a demandé concrètement de parler de mon métier, à quoi ça servait donc je lui explique. Et elle m’a dit « en gros, on peut le faire nous-mêmes » et j’ai dit « mais je n’ai jamais prétendu que vous ne pouviez pas faire le mariage de votre fille. C’est juste qu’aujourd’hui, le métier de wedding planner est un confort pour les couples, pour ceux qui n’ont pas le temps, qui n’ont pas les idées. » En fin de compte, les wedding planners sont une option. Je n’aime pas dire ça mais c’est vrai que depuis la nuit des temps, les mariages sont organisés par les parents et je pense qu’il y a beaucoup qui se font encore aujourd’hui par les parents. Mais il y a aujourd’hui beaucoup de couples qui veulent en faire un évènement à part entière, qui veulent que ce soit vraiment la « fête de l’année ». Donc ça demande beaucoup de temps, de réflexion et de recherches. Et tout ça, ils n’ont pas forcément le temps. Mais on est toujours là, encore une fois, pour les accompagner, écouter un petit peu leurs envies, leur projet et de les faire sortir un petit peu de leur zone de confort, de leur dire « oui, osez. Osez parce que vous n’allez, j’espère, vous marier qu’une seule fois et que ce ne sera pas quand le mariage sera passé qu’on se dit “non, non, on aurait dû faire ça”. Non, on dit tout ce qu’on aimerait faire et puis on ose. On sera d’autant plus content que le mariage ressemble à ce dont on attendait. L’idée est d’avoir le mariage qu’on rêve, pas de se mettre des retenues. 

C’est vrai que ce n’est pas évident de plaire à tout le monde mais je dis qu’il faut surtout que le mariage plaise à vous, c’est vous qui vous mariez. Donc que ce soit ce qui est dans l’assiette, l’ambiance ou la décoration, c’est surtout à vous que ça doit plaire. Là-dessus, il y a un gros travail au début avec mes mariés où je leur fais parler d’eux et de leur projet pour savoir vraiment en détail ce qu’ils aimeraient au-delà de leur mariage de rêve. Et puis, il faut aussi voir si c’est possible en fonction de leur budget parce qu’il y en a qui vont me dire “sans parler du budget, il y aurait château, feu d’artifice, grosse voiture” et puis le budget ne suffit pas. Donc il faut composer avec ça et répondre à leurs attentes en respectant leur budget. Ce sont tout plein d’éléments comme ça qui font que le projet est réalisable. 

Tu m’as parlé de décoration. J’ai cru comprendre que c’était l’une de tes spécialités. Tu m’as parlé d’un mot, upcycling, c’est ça ? 

Upcycling, ouais.

Donc si je comprends bien, c’est que tu prends un objet et tu détournes son utilisation pour en faire autre chose. 

C’est ça. En gros, c’est redonner une tout autre vie à un objet complètement quelconque. En l’occurrence, je vais prendre une palette et je vais faire un panneau directionnel, je vais faire des centres de table. Ça peut être plein, plein de choses. Et on va dire que là-dessus je suis assez bricoleuse et créative donc c’est un avantage pour mes mariés et “à moindre coût” parce que forcément c’est moi qui mets la main à la pâte. Donc je vais avoir les idées, je vais avoir le matériel, je suis équipée. Le fait d’avoir tout sur place est un avantage pour eux aussi. Et j’adore vraiment chiner, j’adore me promener dans les Emmaüs et les choses comme ça et je suis toujours à la recherche de l’objet un peu insolite qui va compléter la décoration de mes mariés. Là j’ai trouvé un centre de table à un couple de mariés en juillet justement dans un Emmaüs et on est ravis parce que c’est à moindre frais. C’est un objet qui a déjà vécu, qui est beau, qui est vieux, c’est vintage. 

Et qu’est-ce que c’est comme objet ? 

Non, non, je ne vais pas trop faire de spoiler. Ce n’est pas non plus un objet très insolite mais c’est un objet sur le thème du mariage donc je ne peux pas trop non plus en dire. Mais c’est au petit bonheur la chance, forcément il faut y aller plusieurs fois. Des fois, il n’y a pas toujours en fonction des arrivages ce que l’on recherche.

Et est-ce que tu as quelques idées comme ça d’objets un petit peu insolites que tu as détournés ou des petits exemples de décoration qui ont bien fonctionné auprès de tes mariés ou des choses un peu insolites ? Est-ce que tu as des choses qui te viennent en tête ?

C’est plus de la création aussi. Pur et dure insolite, non, pas forcément. Ce centre de table là, ce n’est pas insolite mais je ne peux pas vraiment en parler comme c’est le thème du mariage. Mais quand on travaille sur le projet de mes mariés, l’idée c’est qu’on part sur une planche d’inspiration sur Pinterest, je leur dis concrètement “voilà, vous avez un album commun avec moi, mettez-y toutes les idées qui vous plaisent et puis on se pose ensemble et on fait un petit brief, on dit ce qu’il vous plait sur telle photo”. Et l’idée, c’est vraiment d’avoir cet entonnoir et de se retrouver à la fin avec une inspiration pour leur mariage. Je compose avec plein d’idées pour leur faire leur propre mariage. Et puis, forcément je leur apporte des petites touches, je leur dis “ça, on pourrait le détourner, on met telle couleur, on met telle matière, on fait ceci et cela”. Et l’idée est vraiment d’avoir un produit de base. Je vais prendre un bougeoir tout simple en verre, l’idée n’est pas de le laisser tel quel, ça va être d’ajouter un petit ruban, un petit truc, une valeur ajoutée. Ça peut être le floquer et le mettre au nom des mariés, ça peut être plein de choses comme ça qui font que le mariage sera vraiment à leur image et on ne sera pas sur un copier/coller Pinterest. 

L’idée est vraiment ça, je leur dis “si vous voulez le copier/coller de ça, faites-le vous-mêmes, vous avez déjà tout sous la main”. Mon but est plutôt de transformer, de dire “on pioche, on compose” et puis, je vais vraiment ajouter un détail qui fera que ce sera leur mariage et pas celui sur Pinterest ». Et je suis toujours dans cette démarche aussi d’upcycling, de recyclage et de réutilisation des objets donc il se peut que sur différents mariages que j’ai organisés on retrouve le même bougeoir mais que je vais avoir à retravailler donc on ne le reconnait pas forcément parce qu’il va être recouvert ou d’une autre couleur ou bombé. Ça va vraiment être tout un travail de modification, de transformation d’un objet de base en produit fini. 

Et si je comprends bien, tu as un gros boulot d’aller chiner les objets, d’aller les customiser. Est-ce que ce ne sont pas des choses qui sont un peu compliquées à aller chiffrer auprès des mariés ? Comment est-ce que tu packages ça dans ta prestation ?

De base, mon forfait de décoration comprend la recherche, l’installation et la désinstallation. Et au cas par cas, la déco est forcément étudiée en fonction de leurs attentes et en fonction des matières, des choses que je peux avoir sous la main donc soit on loue, soit on achète. Tout ça est étudié au cas par cas. Et c’est ce que je dis bien à mes mariés, chaque mariage est différent. Donc vraiment en fonction de ce dont ils vont avoir besoin, je vais faire des recherches, je vais leur dire « vous avez voulu tel bougeoir, j’ai ça en ma possession donc je peux vous le louer » et puis, je leur fais payer le matériel et la transformation.

Donc tu as tes propres objets que tu proposes aussi à la location.

Oui, j’en ai quelques-uns. Mais on entasse beaucoup de choses et on se rend compte que les murs ne sont pas extensibles. L’avantage, c’est que soit je personnalise des objets à moi plutôt simples, facilement transformables, soit, encore une fois, si on a une idée bien en tête mais que je ne peux pas faire avec ce que j’ai en stock, je vais aller justement chiner ou louer aussi. Je passe beaucoup par des professionnels qui louent de la décoration qu’on va éventuellement ajouter quelque chose dessus, pas forcément floqué ou transformé vu que c’est loué, il faut rendre après. Mais l’idée n’est pas juste qu’on loue et on pose, c’est qu’on loue, on transforme un petit peu quand même pour que ça soit personnalisé et puis on installe la déco. Ça ne me fait pas vibrer d’avoir une décoration entièrement louée et juste à poser, j’ai l’impression d’avoir manqué à mes obligations de wedding planner. Le but, c’est quand même que je vous apporte de la valeur ajoutée et que votre mariage ne ressemble pas à celui du voisin. Parce que si à côté il y a un couple de mariés qui disent « c’est bien ce qu’ils louent, on loue la même chose », ça veut dire qu’à un autre moment, un autre weekend, il y a un couple qui va avoir exactement la même déco. Et j’ai l’impression de ne pas leur avoir mis une touche et de dire « oui, OK, vous avez loué tout ça mais on va ajouter quelque chose », ça peut juste changer une couleur à un objet. Je sais que j’ai des petits lettrages qu’on peut assembler, que ce soit en plan de table, dans différentes manières. Ça ne me dérange pas de les penser, de les bomber, de changer, de les mettre de façons différentes pour que ça ne soit pas comme les autres justement.

Est-ce que tu vas aussi chiner sur internet ou est-ce que c’est vraiment uniquement au niveau local ?

Non, c’est rare. Maintenant que tout est rouvert, l’avantage est qu’on peut reprendre la vie normale et donc je profite des magasins. Ça m’arrive si je ne trouve pas mon bonheur en magasin et que l’urgence fait qu’il faut aller sur internet. Mais comme je suis dans une démarche écoresponsable, je suis plus pour aller dans les magasins à côté de chez moi. Mais si on veut quelque chose de plus original ou plus rare, je vais forcément aller pousser les pages sur internet. Je suis partisante de si je peux le faire sur place, pourquoi aller sur internet. Et tout mon travail est comme ça. Pourquoi j’irais chercher un DJ à Paris ? Je n’ai rien contre les DJs de Paris ou de Belgique ou d’autres départements mais je sais que j’ai des prestataires sur place qui travaillent très bien alors pourquoi j’irais voir ailleurs ? Mais c’est encore une fois dans ma démarche écoresponsable, c’est vraiment pour limiter aussi les coûts à mes mariés et avoir cette relation de confiance avec les prestataires. Parce que si je fais travailler les prestataires locaux, eux vont me recommander. C’est gagnant pour tout le monde, même pour mes mariés, ce n’est pas juste entre professionnels parce qu’ils savent que j’ai déjà travaillé avec eux ou eux connaissent mon travail. 

C’est une question de reconnaissance aussi de se dire « on peut y aller les yeux fermés parce que Manon les connait, elle a déjà travaillé avec eux ». Et on sait des avantages et inconvénients de chaque prestataire et donc on compose avec aussi le jour J. Parce que d’un prestataire à l’autre, ils ont leur façon de travailler, ils ont une équipe qui fait comme ci ou comme cela. Je jongle entre les deux et on fait en sorte que tout roule. Je trouve que c’est un avantage aussi de proposer des services vraiment extra locaux comme ça parce que c’est un gage de confiance pour les mariés. En plus, les mariés apprécient qu’on engage des prestataires sur place. Il y a le côté rassurant aussi de se dire que s’il y a un inconvénient avec les prestataires sur place, on peut toujours trouver quelqu’un à côté, à proximité. J’ai toujours un numéro sous le coup de « au cas où », on n’est pas à l’abri d’un bouchon, d’un accident. Je ne souhaite pas de malheur à qui que ce soit mais il faut toujours prévoir les plans B au cas où. Donc de travailler vraiment en local, ça a ses avantages et j’essaie justement de voir cet aspect-là de façon positive parce que c’est hyper important dans mon travail.

Ouais, et tu n’es pas la seule en plus. On a eu plusieurs invités dans les derniers épisodes où on a parlé d’ailleurs d’écoresponsabilité donc je pense que c’est aussi une vague de fond qui vient forcément sur le domaine du mariage. On va maintenant passer au dernier segment du podcast que tu connais sûrement parce que j’ai cru comprendre que tu étais une auditrice assidue donc tu dois déjà connaitre les questions. Et donc, la première que je voulais te poser, c’était si tu devais revenir à ton toi du premier jour, quand tu t’es lancée en 2018 en tant que wedding planner, et que tu pouvais te donner un conseil à l’oreille, qu’est-ce que tu te dirais ?

Reste toi-même. Je pense que c’est ce qui m’a vraiment mis des freins au début, le fait de vouloir être la copie conforme du couple que j’avais en face de moi alors qu’aujourd’hui, en étant moi-même, non seulement je suis beaucoup plus à l’aise avec mon discours quand je parle de mes services, mais aussi ils savent surtout qu’ils ont vraiment en face d’eux une wedding planner qui est naturelle, spontanée et ils savent que je serai pareille après et ça les rassure. Et à l’époque, ce n’était pas évident. Au début, quand on se lance, je pense qu’on veut essayer de plaire à tout le monde pour essayer d’avoir des contrats. Ce n’est pas la bonne solution, on ne peut pas être la wedding planner de tout le monde. 

C’est ce que tu as dit au début et je l’avais noté, le fait que tu avais un petit peu de mal au début de transmettre même ta valeur ajoutée. Qu’est-ce qui a fait un peu le switch dans ta tête ? Est-ce que c’est le fait d’avoir plus de demandes et d’être plus à l’aise pour te dire « maintenant, je veux être moi-même puisque dans tous les cas j’ai de la demande, j’ai des clients » ? C’est vrai qu’au début, et c’est la réflexe qu’on a tous quand on se lance, on veut absolument trouver ses premiers clients donc on a tendance à faire un peu tout ce qu’on peut pour aller signer son et ses premiers contrats. Est-ce qu’il y a un moment ou quelque chose que tu as lu, vu, vécu qui t’a justement fait prendre ce changement vers un peu plus de spontanéité, plus de naturel ?

En fait, j’ai aussi pris en compte le fait que quand j’avais des rendez-vous avec des mariés, ce qui a fait que j’ai un petit peu changé ma façon de procéder, c’est que les mariés que je rencontrais n’avaient pas forcément une enveloppe très importante mais avaient ce besoin de wedding planner concrètement. Parce qu’au niveau de mes mariés, je ne suis pas sur du haut de gamme, on est plutôt sur du moyen, voire vraiment petit budget. Et donc, j’ai eu très rapidement des refus mais les mariés m’appelaient et me disaient « Manon, écoute, on a eu un super contact avec toi mais ça ne rentre pas dans le budget donc on est désolés ». Ils étaient désolés de ne pas me prendre. Et on s’est revus à un salon du mariage peu de temps après, ils avaient avancé dans leur démarche et beaucoup avancé dans leur préparatif. Et puis, j’avais revu un petit peu ma façon de proposer mes services en me disant « c’est vrai que c’est conséquent les acomptes, les versements à faire à la wedding planner et à tous les prestataires ». Et surtout, en l’occurrence, je prends toujours l’exemple du mois avant le mariage où il y a beaucoup de versements de faits parce que c’est le solde de tous les devis. 

Et j’ai retourné un petit peu la situation en me disant que moi, en tant que future mariée, la semaine, voire le mois avant le mariage, on a tout à verser, c’est assez conséquent et on a déjà en plus plein de stress qui arrive. Et donc, je me suis dit pourquoi je ne proposerais pas un échelonnement? Et depuis, je propose ça. Attention, je ne dis pas que je signe tous les contrats que j’envoie mais avant j’avais plus de refus et aujourd’hui, la barrière financière des devis est au final presque invisible parce que l’aspect financier ne rentre presque plus en compte. Le devis reste inchangé, le tarif reste le même mais les mariés me paient 30 % d’acompte à la signature et ont le reste du devis qui est échelonné jusqu’au mariage. Donc quand j’ai des mariés qui me contactent deux ans avant, qui ont une mensualité de 40, 50 euros ou voire plus, c’est dérisoire. Et j’ai des mariés qui viennent me voir au salon des mariages, pas celui-ci mais celui d’après, et qui m’ont dit « Manon, on a l’impression de ne pas payer ». Mais si, tu me paies quand même mais c’est que c’est géré comme ça. Et ma grosse remise en question a été là-dessus et de me dire « ça passe avec les mariés, qu’est-ce qui bloque ? » Concrètement, il était hors de question de changer mon prix parce que je savais ce que j’apportais à mes mariés et la valeur ajoutée que je leur apportais. Donc je me suis dit « où ça bloque ? » Et en fin de compte, depuis que je propose ça, j’ai [53:11] systématiquement parce qu’il y a forcément la concurrence qui rentre en jeu. Et c’est bien parce que ça nous fait remettre aussi un petit peu en question. Mais depuis que je fais ça, concrètement ça leur va bien, ça me va bien donc c’est parfait. 

Puis, au niveau de la personnalité, c’est d’avoir vraiment à apporter le fait que j’ai confiance en moi, je sais que ça peut forcément faire peur aussi en tant que futurs mariés de dire « mince, elle vient de démarrer, comment je peux avoir confiance en elle ? » et donc juste de leur dire « j’ai fait ça, j’ai fait des shootings d’inspiration, je procède comme ça ». Je suis vraiment dans une démarche hyper transparente. J’arrive avec mon petit classeur et je leur montre un petit peu comment je travaille, comment je fais mon planning le jour J, comment je contacte les prestataires. Et même au niveau de la recherche et l’organisation pure et dure, je leur présente vraiment ma façon de travailler, je leur dis « voilà, je procède comme ça », je leur montre un petit peu aussi le rétroplanning de l’année et de leur dire « je vais faire ça à tel moment, je vais aussi vous relancer sur les choses que je ne peux pas faire », les répétitions à l’église, par exemple, c’est un exemple parmi tant d’autres. Je suis vraiment hyper transparente, que ce soit sur mon travail ou leurs tâches à réaliser aussi, et donc ça marche bien parce qu’on est vraiment dans un échange hyper facile et c’est très simple au niveau de l’organisation. 

Qu’est-ce que tu utilises au quotidien quand tu dois gérer ton activité ? Tu nous as déjà parlé de Pinterest tout à l’heure. Est-ce que tu utilises des outils, des sites, des applications ? Qu’est-ce que tu utilises le plus sur ton PC ou sur ton mobile quand il s’agit d’organiser le mariage de tes clients ?

J’ai Facebook, Instagram et mon site internet. Et j’ai Notion aussi que j’utilise énormément. J’ai eu beaucoup de mal à apprivoiser.

Ouais, c’est un outil un peu couteau suisse apparemment. Je commence tout juste à le tester. C’est vrai qu’il y a beaucoup de potentiels mais je pense qu’il faut avoir en tête comment tu veux l’utiliser avant de l’utiliser sinon tu peux vite partir un peu dans tous les sens.

Ouais. Ça a un avantage et un inconvénient parce que c’est vraiment un travail où il faut réfléchir à toute son organisation, tout son travail, tous ses documents. Et c’est un travail sur plusieurs semaines quand même, même plusieurs mois, parce que je pense que je vais y retravailler encore régulièrement. Et au final, j’ai tout centralisé dessus mais c’est tellement plus simple depuis que j’ai travaillé là-dessus. J’ai eu beaucoup, beaucoup de mal. J’ai suivi une formation pour pouvoir améliorer mon espace de travail. Et c’est tellement plus simple depuis que j’ai cet outil-là. 

Est-ce que tu ne t’en sers que pour toi personnellement ou est-ce que tu partages aussi certaines choses avec tes mariés ? 

Oui, les mariés et les prestataires aussi. C’est-à-dire qu’en retour de rendez-vous, je vais pouvoir remettre un petit peu ce qui a été dit ou, par exemple, un pré devis. Je vais pouvoir déjà entrer les données et on retravaille et on rediscute là-dessus tant que ce n’est pas validé, évidemment. Tout ce qui est plan de table, le plan de salle et tout ça, je le partage avec les mariés et on revoit ensemble comme ça, ça leur fait un petit outil aussi pour eux, d’avoir tout centralisé, de ne pas avoir des feuilles volantes de leur côté et de se dire « mince, je ne retrouve plus le plan de table, où il est ? », « où est la liste des invités et les adresses ? ». C’est quand même beaucoup plus simple pour tout le monde. Et au final, ça m’évite aussi de leur redemander régulièrement « tu en es où ? ». Donc c’est vraiment un travail ensemble et je trouve que c’est beaucoup plus simple en plus depuis que j’utilise ce truc-là. 

Ouais. C’est à creuser, c’est vrai. En plus, c’est bien parce qu’ils ont énormément de contenus, de vidéos, de templates aussi. Tu peux télécharger un template. Si tu es dans le marketing ou dans les ressources humaines, tu as des templates pour un peu tout. C’est vrai que cet outil est vraiment bien. Je le recommande aussi en tout cas. 

Ouais.

Tu m’as parlé de formation justement pour Notion, comment est-ce que tu te formes sinon, comment est-ce que tu restes à l’affut des nouvelles tendances dans l’univers du mariage ? Est-ce que tu peux nous recommander des comptes à suivre ?

Oui, je vais te recommander quelqu’un que tu as déjà reçu en podcast, c’est Marie-Michelle que je suis assidument et qui est de très bons conseils aussi. On a bien discuté avec Marie-Michelle. Là je suis une formation de tout, je suis partisante de plus on se forme, mieux c’est. Donc je fais régulièrement des formations, que ce soit, par exemple, sur comment faire des posts sur Instagram. Je pense qu’aujourd’hui il y a tellement d’entrepreneurs, je ne parle pas en tant que wedding planner mais vraiment juste les entrepreneurs de manière générale. Et pour se démarquer, il faut toujours se réinventer et ça ne s’invente pas, il faut apprendre pour ça. Donc je fais des formations et j’achète aussi des livres, je bouquine, j’apprends plein de choses. Je suis aussi avide de rencontre donc je vais régulièrement voir de nouveaux prestataires, on fait des échanges, du réseautage. J’ai été suivie par une association qui aide les créateurs d’entreprise, je ne sais pas si vous connaissez, c’est Positive Planet. 

Je ne connais pas. Positive Planet ?

Positive Planet France, ouais.

On mettra le lien de tout ce qu’on raconte dans l’épisode.

D’ailleurs, je leur fais un gros coucou s’ils nous écoutent. Prochainement, je suis ambassadrice de leur nouvelle formation donc c’est super cool, je me dis « au début, ils m’ont aidée à créer et aujourd’hui je suis ambassadrice de leur nouvelle formation ». Et c’est vraiment du réseautage. En plus, on est sur une communauté extra locale aussi. Je fais travailler des personnes qui ont été créées aussi par cette association. C’est un ensemble d’éléments comme ça qui fait que ça marche bien, ça roule. 

J’ai une dernière question qui va être spécifique pour toi puisque j’ai vu qu’au mois de mai de l’année prochaine tu te mariais avec ton conjoint. Donc est-ce que le fait d’organiser son propre mariage est différent que d’organiser le mariage des autres ? 

C’est différent, oui. Je pense que je vais être la pire mariée que je vais avoir rencontrée pour organiser un mariage parce que je vais avoir un esprit très critique. Et j’ai beaucoup de mal à entendre et à appliquer les conseils que je peux donner à mes mariés.

Et à quoi penses-tu concrètement comme conseil, par exemple ?  

Déjà rien que se poser pour la décoration et de trouver vraiment un terrain d’entente avec mon conjoint. On est plutôt d’accord sur le thème et tout ça mais de se poser, de trouver les idées qu’on veut par rapport au mariage et nos attentes, tout ça en respectant le budget aussi parce que j’ai forcément un budget à respecter, je pense que je vais être la mariée la plus chiante que je vais rencontrer. Mais on compose avec. L’avantage, c’est que je sais comment on organise tout ça. Je pense que ce qui est le plus difficile au final dans l’organisation de mon propre mariage, c’est de me poser pour l’organiser. 

Ouais, c’est prendre le temps de le faire. 

C’est surtout le fait de me dire « j’ai le temps, j’ai le temps ». Mais ça file.

Ouais. C’est ce qu’on dit, c’est souvent les cordonniers qui sont les plus mal chaussés. Je pense que tu feras quelque chose de bien mais c’est vrai qu’il y a la notion de timing, quand tu as ta propre activité à côté et le fait de dire que comme tu sais déjà comment ça va se passer, que tu as le temps etc., ça ne doit pas être simple. Je ne sais pas si beaucoup l’ont fait mais est-ce que ça ne vaudrait pas le coup de prendre des conseils au niveau d’un autre wedding planner ?

Je ne sais pas. On m’a déjà posé la question du genre « à ton mariage, tu vas avoir une coordinatrice ? » Je ne sais pas parce que j’ai forcément envie d’en profiter aussi.

C’est vrai qu’il y a cette notion-là aussi, le fait que tu n’auras peut-être pas le temps d’être partout le jour de ton propre mariage. Ce n’est pas le but.

Est-ce que je ne vais pas aussi avoir au final un œil plus critique en me disant « je vais surveiller ce que le ou la wedding planner va être en train de faire le jour J » et que je vais vouloir mettre mon grain de sel ? Donc soit il faut que je coordonne vraiment bien et que tout se goupille correctement sans wedding planner, soit il va falloir effectivement que je fasse appel à une consœur. Je sais le travail qu’il y a à faire le jour J et de donner ces tâches-là à un cousin ou une cousine, un témoin ou une demoiselle d’honneur, c’est une charge de travail. Ce n’est pas un service rendu, c’est vraiment une charge de travail. Et j’ai un souci là-dessus parce que je sais que je cours partout pendant la coordination donc je ne veux pas infliger ça à quelqu’un de mes invités. Et ça, pour proposer mes services, je l’explique vraiment bien à mes mariés que la coordination a un coût parce qu’il y a ça et ça et ça. Et dans la tête des gens, ils se disent « oui mais c’est énorme ! ». Oui, c’est tout le travail qui a été orchestré pendant un an ou deux ans qui est concentré en une seule journée alors imaginez la course. Et je prends toujours en exemple un mariage que j’ai fait le jour de mon anniversaire le 8 juin 2019, je me souviens que j’ai couru partout ce weekend-là . Il y a eu une averse juste après la cérémonie laïque, il a fallu tout recouvrir la déco à l’extérieur. Et à la fin de la journée, le dimanche soir quand je me suis posée, je me dis « ah ouais, j’ai marché 30 km quand même ». Mais au final, c’est la folie, c’était drôle. La preuve, c’est un souvenir que je raconte aujourd’hui. 

Mais c’est du sport. C’est sûr qu’il faudrait aussi qu’il y ait des préparateurs physiques peut-être pour les wedding planners. 

Les coaches sportifs. 

Ouais. En tout cas, Manon, ça m’a fait super plaisir de t’avoir aujourd’hui sur le podcast, en plus de visu puisqu’on s’est vus en vidéo. C’était très sympa. Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour les prochains mois, les prochaines années ? 

C’est me souhaiter et souhaiter aussi aux futurs mariés qu’on fasse tomber le masque pour les mariages parce que c’est encore tellement d’actualité. Et j’espère qu’on est quand même dans une phase positive et que la covid va être enfin du passé. Mais vraiment que les mariages reviennent en force, que ce soit pour les wedding planners ou pour les couples concrètement. J’ai fait mon premier mariage de l’année en mariage à domicile et ça fait tellement de bien de reprendre. Donc je souhaite vraiment que ça se fasse dans de bonnes conditions et moins anxiogènes que les mois et l’année précédente. 

C’est tout ce qu’on te souhaite dans ton cas. Et dans tous les cas, je te dis peut-être à une prochaine pour un autre épisode du podcast.

Avec plaisir.

C’était très cool de t’avoir. Je te souhaite le meilleur pour cette nouvelle saison qui va peut-être démarrer un petit plus tard en 2021 et puis plein de bonnes choses pour la suite. 

Merci beaucoup.

À bientôt Manon. Salut.

Salut. 

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