Se marier en Provence

Podcast
195 . 2021

De Syra Sylla 19/5/ 2021

La Provence, sa nature, ses produits locaux réputés… Cette région du sud de la France est un endroit prisé pour ses mariages printaniers et estivaux. Originaire de là-bas, Stéphanie Fayolle en a fait son terrain de jeu favori dans le cadre de son métier de wedding planner.

Stéphanie est une femme inspirante et déterminée. La preuve ? C’est avec un site web anglophone qu’elle a lancé son activité de wedding planner. Le seul hic : son niveau d’anglais était proche de 0. Dans ce nouvel épisode de Carnet de Noces, vous en saurez plus sur la définition qu’elle fait du métier. Ces premières années n’ont pas été les plus simples, le métier de wedding planner n’ayant pas été tout de suite reconnu à se juste valeur.

“C’est un métier qui repose excessivement sur la qualité de service, sur l’adaptabilité, sur la réactivité. Et on va dire que ces adjectifs-là, quand j’ai commencé il y a 14 ans, c’était vraiment quelque chose d’assez délicat à mettre en place en France et encore plus dans le Sud puisque les partenaires, les prestataires, avec tout l’amour que je leur porte, n’étaient pas forcément prêts à travailler dans ce sens. Et c’est vrai que les premières années ont été dévouées à ça, très honnêtement.”

Mais aujourd’hui, elle gère son agence WEP In Provence d’une main de maître. Sa stratégie : à chacun son métier. Stéphanie brainstorme puis délègue aux personnes compétentes.

Avec 8 mariages par saison, elle participe avec plaisir et enthousiasme à la promotion de sa Provence d’amour et des différents lieux qu’elle investie. Elle nous explique d’ailleurs comment elle a su gérer la période « Wedding & COVID » ces derniers mois. Puis nous en dit plus sur ses différents projets, dont celui sur lequel elle travaille d’arrache pieds aux côtés de Clémentine Marchal.

L’agence WEP in Provence de Stéphanie Fayolle

Site Internet : https://weddingplannerprovence.com/
Instagram : https://www.instagram.com/wepinprovence/
Facebook : https://www.facebook.com/Wepinprovence/
Pinterest : https://www.pinterest.com/Wepinprovence/

Les “tips” de Stéphanie :

Ses inspirations : Elizabeth Messina, Jose Villa, La paire de cerises

L’épisode 15 de Carnet de Noces est accessible sur notre chaîne YouTube :

La transcription de l’épisode 15 de Carnet de Noces est disponible ci-dessous !

On va rentrer tout de suite dans le vif du sujet, je vais te demander de te présenter pour tous les auditeurs qui éventuellement ne te connaitraient pas encore.

Bien sûr. Je suis Stéphanie Fayolle et je gère la société WEP in Provence qui est basée dans le Sud de la France et plus précisément en plein cœur du Luberon. 

Où est-ce que tu es située où dans le Luberon? D’ailleurs, ça faisait partie des questions que j’allais te poser, on entend souvent parler de la Provence mais où est-ce que ça démarre et où est-ce que ça finit? C’est un peu flou.

C’est une très bonne question. Et la Provence attire beaucoup de monde aussi donc c’est très vaste, en effet. Mon cœur de travail est vraiment entre les Alpilles et le Luberon donc ça veut dire entre Aix-en-Provence et au-dessus d’Avignon, pas beaucoup plus haut. Je suis sur un petit village qui s’appelle Cheval-Blanc, vraiment au pied du Luberon. C’est une région que j’adore et que j’aime promouvoir et je ne compte pas en bouger. Quand on m’appelle pour faire du destination wedding, ce n’est pas l’exercice que je veux faire puisque j’ai vraiment à cœur depuis X années de faire évoluer ce métier dans cette région. Et on va dire que c’est un double exercice. 

Un double exercice, est-ce que tu pourrais préciser? 

C’est un métier qui repose excessivement sur la qualité de service, sur l’adaptabilité, sur la réactivité. Et on va dire que ces adjectifs-là, quand j’ai commencé il y a 14 ans, c’était vraiment quelque chose d’assez délicat à mettre en place en France et encore plus dans le Sud puisque les partenaires, les prestataires, avec tout l’amour que je leur porte, n’étaient pas forcément prêts à travailler dans ce sens. Et c’est vrai que les premières années ont été dévouées à ça, très honnêtement.

Ah d’accord.

Ouais. 

C’est marrant que tu dises ça parce que ce n’est pas les échos qu’on a déjà eus dans le podcast. En fait, tu veux dire que les prestataires dans le Sud sont peut-être des gens un peu plus à la cool. Et c’est un peu l’image qu’on a d’eux.

Ouais. Puisque j’ai une clientèle à 90% étrangère, en tout cas c’est exactement l’image qu’on génère pour beaucoup d’étrangers. 

Ah oui? Même à l’étranger?

Oui, surtout à l’étranger. Quand tu dis à un client américain qu’on va être adaptable, ils me disent “ah bon? Vous êtes sûre? Parce que vous êtes Français.” 

Ah oui, d’accord. Mais c’est l’image qu’ils ont de la France mais pas du Sud. Je parlais de l’image des gens dans le Sud un peu à la cool mais tu parles plutôt de l’image de la France. 

De la France et le côté à la cool pour la qualité de service. Si je prends un exemple, quand j’ai commencé, Benjamin, quand je contactais les traiteurs, par exemple, pour un service X ou Y, on était sur un serveur pour 25 invités. Pardon, pendant le podcast, vous allez voir, je franglise énormément. C’est terrible. Je vais mettre beaucoup de mots anglais dans mes phrases. Et au jour d’aujourd’hui, ce que je demande dans la qualité de service, en tout cas de la qualité de service qu’attendent mes clients, on est sur un serveur pour 10. Donc si tu veux, c’est déjà une culture que certains traiteurs n’avaient pas et qu’on a dû imposer par rapport à la qualité de service qu’on attendait pour notre clientèle. Donc voilà un premier exemple. 

D’accord. C’est peut-être des entreprises qui n’avaient pas d’expérience par rapport à la clientèle étrangère.

Non. Au départ, c’est plutôt faire passer un devis pour faire passer un devis. Mais là n’est pas l’intérêt. Par exemple, au jour d’aujourd’hui, je n’accepte que huit mariages par saison. Quand j’ai commencé, j’en faisais 14, 15. Donc chaque dossier, chaque couple, chaque préparation va être dans l’extrême détail et la qualité de service en fait partie. Et donc, la qualité de service de mes partenaires pour mes clients doit une garantie 100% en termes de tarif et en termes d’excellence de service. C’est quelque chose qu’on n’avait pas forcément au départ parce que ça n’existait pas, ce n’était pas la recherche de travail de certains partenaires. Et quand je vois aujourd’hui que ces partenaires-là maintenant travaillent avec d’autres planners étrangers, je me dis “OK, on y est arrivé, on est à ce volume-là, à ce service qu’on recherchait”. Donc c’est plutôt chouette puisque c’est des partenaires aussi qui étaient à notre écoute avec nos demandes bien spécifiques. 

Et comment est-ce que tu en es venue à organiser des mariages?

J’ai été d’abord chef de produits dans le textile. C’est des études qui me passionnaient et j’ai pu décrocher un super boulot ici dans le Sud, en plus. Parce qu’au départ, chef de produits, c’est Paris. Et je t’avoue que mon soleil me manquait.  

Et où est-ce que tu as trouvé d’ailleurs dans le Sud? Je te pose une question assez personnelle. J’ai une amie qui cherche du travail dans le textile et elle a le Provence en point de mire, d’ailleurs. Elle me disait que c’est compliqué, il y a très peu d’entreprises. 

Ouais, c’est compliqué, surtout dans le textile. Moi, à l’époque, c’était une boite qui s’appelait [07:37] et qui n’existe plus. C’était sur Plan de Campagne. Pour ta copine, bonne chance, en effet. Je pense qu’elle peut peut-être créer sa propre boite, ce sera plus facile. Donc c’est une boite qui m’a fait beaucoup voyager: Italie, Maroc, Portugal, et travailler en binôme puisque je travaillais avec les stylistes. Le chef de produit et le stylisme, c’était deux choses bien spécifiées et en même temps un duo s’est vite construit. Et c’est en faisant un salon en Italie qui s’appelle le Pitti Uomo que j’ai rencontré une wedding planner italienne. Et en échangeant, j’ai dit “OK, je vais faire ce métier et le jour où j’ouvre ma boite, ce sera ce métier-là” parce qu’il y avait beaucoup de points communs, j’utilise beaucoup le monde du textile pour ma création de mariage, que ça soit dans les matières et les idées, la coordination, parce que c’est quelque chose que j’aime beaucoup. En tant que wedding planner, je n’ai pas un aspect créateur mais plutôt un aspect coordinateur. Je ne crée pas, je coordonne et je veux que ça soit coordonné parfaitement. Donc ça va être un petit peu les nuances de mon ancien boulot que j’applique sur ma société depuis maintenant 13 ou 14 ans.  

D’accord. Donc tu fais partie de la génération qui a presque amené le métier en France . Tu as déjà popularisé, et puis, comme tu l’as dit, par rapport aux pratiques même des partenaires qui ont un peu posé les bases.

Totalement. On en plaisante avec certaines collègues mais on fait partie avec joie de ce qu’on appelle des dinosaures du métier.

Je ne voulais pas le dire. 

Mais ce n’est pas grave, ça me va bien.  

Je l’ai déjà dit sur un autre épisode.

Ah oui?

Ouais. J’ai eu Laura Z il n’y a pas très longtemps. 

Cool. Je trouve que c’est cohérent. C’est vrai qu’il y a une dizaine d’années, quand on se présentait ou quand on allait démarcher des gens en France, wedding planner, c’était “qu’est-ce que c’est que ce métier?” Et tant mieux pour toute la nouvelle génération. D’ailleurs, j’adore partager avec cette nouvelle génération qui arrive et qui a des idées superbes. Tant mieux si on a pu dépoter des trucs. Cool. 

Tu m’as dit qu’avant, quand tu as démarré, tu faisais 14 mariages par saison et tu n’en fais plus que 8. Comment est-ce que tu as évolué dans la pratique de ton métier par rapport à tes débuts et par rapport à maintenant? J’aurais pas mal de questions à te poser même par rapport à ton positionnement, j’ai vu que c’était assez spécifique. Mais est-ce que tu peux déjà m’en dire plus sur la différence dans ton métier entre ton début et maintenant?

Déjà pour dire à tous ceux qui nous écoutent que rien n’est impossible, quand j’ai ouvert ma société, je ne parlais pas un mot d’anglais. Pas un mot, c’est pas un mot. C’est-à-dire le niveau d’une élève française en cours d’anglais, c’est-à-dire rien. Et donc, j’ai ouvert la société en commençant l’anglais puisque j’avais décrété dès le départ que ma recherche client allait être du client étranger puisque le wedding planner fait partie de la culture du mariage, que ça soit aux États-Unis ou en Angleterre. Ce qui n’est pas le cas forcément en France au départ, c’est les mamans qui organisaient les mariages. Donc d’entrée, je me suis tout de suite tournée vers une clientèle étrangère qui m’a fait rapidement confiance puisqu’ils sont très peu dans l’analyse, beaucoup dans le retour, la réactivité. Et ça, ça me convenait très, très bien. D’entrée, une clientèle étrangère très rapidement et chance, parce que c’est aussi une chance, rencontrer des gens dans le métier dans la wedding sphere international de renom, en tout cas reconnus par leurs pairs, qui ont cru en moi et qui m’ont permis d’avancer dans mon petit Sud tout en y restant. Et je trouve ça chouette. 

Je pense que tu vas nous donner pas mal de tips intéressants puisque arriver rapidement à avoir 90% de clientèle étrangère quand on démarre et qu’on ne parle quasiment pas un mot d’anglais, il va falloir que tu détailles un peu comment tu t’y es prise. 

Le rapidement, c’est évolutif. C’est ce que je dis tout le temps quand je fais des one-to-one, quand je fais des formations. J’explique que presser c’est bien mais il faut aussi savoir prendre son temps. C’est-à-dire que la société peut avoir un positionnement quand même assez intéressant en quatre ou cinq ans, par contre, la clientèle étrangère face à un support type site internet seulement en anglais est, en effet, arrivé très rapidement. Peut-être qu’on n’était pas très nombreuses à l’époque, il y a tout un tas de choses à remettre en place. Et si je pouvais vous lire ou reprendre mon premier mail en anglais, ah là là! Je suis dyslexique, c’est-à-dire que la langue française est très dure envers moi. Et je trouve que la langue anglophone, les Anglais et les Américains, du moment que tu leur dis “je vous présente le dossier bleuté”, ils vont comprendre que c’est le dossier bleu. Ou si je dis le voiture est rouge, ils ne vont pas me reprendre en disant “non, c’est la voiture qui est rouge, Stéphanie”. Donc c’est ce que j’aime dans ces cultures, c’est qu’il n’y a pas de jugement. OK, on a compris ce que tu veux, on a compris comment tu vas y aller et voilà. Et c’est top parce que ce n’était pas gagné dès le départ. 

Je pense que tu as eu aussi cette décontraction et pas cette pression ou ce syndrome qu’ont beaucoup d’entrepreneurs qui fait qu’on pense qu’on n’est jamais à la hauteur et qu’on ne va pas y arriver. Au moins, tu as foncé même si tu n’avais pas trop de notion d’anglais. C’est une belle leçon parce que ça prouve à celles et ceux qui se diraient “non, je ne parle pas anglais, je ne vais pas me lancer”. 

Totalement. C’est pour ça que je le dis tout le temps. 

Tu y es arrivée. Et il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas se lancer. Certes, c’est peut-être un peu plus compliqué mais, en même temps, je pense qu’il y a moins de gens qui sont prêts à le faire. Donc il y a peut-être moins de concurrence quand tu t’adresses justement à une clientèle 100% anglophone.  

Ouais, peut-être aussi. Mais je pense que ce qui était vrai il y a 10 ans l’est quand même moins maintenant, Benjamin. Je pense que la new generation qui arrive là, ils sont quand même opé, ils écoutent plein de trucs, que ce soit du Youtube, du machin. Ils sont plus amenés à côtoyer la culture anglaise que ce qu’on était, nous, il y a quelques années. 

Oui mais je ne sais pas si je dirais que le niveau d’anglais est mieux qu’avant.

Ça, c’est encore autre chose. Mais n’hésitez pas à vous lancer. Si je m’écoutais là, j’aurais envie de me lancer dans le chinois que ça ne me déplairait pas mais c’est beaucoup plus ardu quand même. Si c’est un target que certains planners peuvent avoir. Ça peut être une langue gutturale qui me plait énormément et qui plait à peu de gens, l’allemand. Si j’avais envie de viser une clientèle suisse allemande, il faudrait que je me penche un petit peu sur mon allemand. C’est aussi dans une culture d’entreprenariat et dans une culture d’entreprise par rapport au target des futurs planners ou planners en action qui veulent développer leur société. Ça peut être une idée parmi tant d’autres, en effet.

Stéphanie, j’aime bien le concret, j’aimerais bien qu’on revienne justement au moment où tu lances ton site qui est en anglais. Comment est-ce que tu fais? Parce que je pense qu’il ne suffit pas de faire un site et mettre le contenu en anglais pour que, du jour au lendemain, il y ait une affluence de clientèle étrangère qui arrive sur le site et qui te fasse des demandes. Entre le moment où tu mets ton site en ligne et tu crées tes contenus, je ne sais pas si c’est toi qui les as faits, comment est-ce que tu fais venir les premières personnes sur le site et comment est-ce que tu as pu les convertir en clients?

Quand je repense aux heures que j’ai passées là-dessus, je suis fatiguée rien que d’y penser, Benjamin. On a d’abord travaillé, j’ai pris des cours à hauteur d’une fois par semaine. Je dis bien une seule fois par semaine en anglais parce que j’avais encore des enfants bas âge à cette époque et que j’avais très peu de temps. La création du site internet s’est faite avec ma prof d’anglais qui était une prof qui vit en Angleterre, sur Oxford, et qui m’a tout de suite donné un super accent. Je la remercie. Et donc, les premiers contacts, je recevais mes mails en anglais, je les traduisais en français, je répondais en français. Je tentais de faire quelques phrases, très peu, en anglais. J’envoyais toute la trad à ma prof qui me renvoyait les réponses et ainsi de suite. Voilà comment ça a été pendant six mois. Et je t’entends rire, Benjamin, mais je t’assure que j’ai fait ça. Et au bout de six mois, ma prof d’anglais m’a dit “je pars aux States pendant quatre mois en vacances, je ne serai plus là.” Ça a été un drame. Ça a été un drame mais en même temps, ça m’a mis le pied à l’étrier, c’est-à-dire que je n’avais plus aucun choix, j’ai dû me lancer. Et quand je te dis que mes clients ont reçu le petit voiture bleu, ça devait même être le petit qui était bleu. Je ne sais pas ce que j’écrivais mais c’était une catastrophe. Mais ça a vraiment commencé comme ça. Et les supports étaient le couple de copains qui s’est marié à l’Isle-sur-Sorgue devant la mauvaise roue, avec une mauvaise qualité d’image. C’est ce que j’explique aux gens que je forme maintenant en one-to-one. Ma spécialité dans mon travail, c’est d’avoir beaucoup travaillé avec des photographes en fine art et donc j’ai une approche à l’image qui est vraiment très, très importante. Si on pouvait retrouver les premières images de mon premier site internet, je crois que ce serait catastrophique. Et pour en rajouter une petite couche, au départ je m’appelais Weddings of Excellence in Provence. Donc imagine les premiers démarchages au téléphone “oui, bonjour. Stéphanie Fayolle, wedding planner de Weddings of Excellence in Provence”, tout le monde raccrochait, c’était une catastrophe. Donc n’hésitez pas à faire des erreurs, c’est comme ça qu’on se construit.  

C’est une bonne leçon, en tout cas. Et donc, tu veux dire que tu as commencé en faisant de la prospection téléphonique.

Oui, totalement.

Tu as fait de la prospection téléphonique en plus. Je pense que quand tu ne maitrises pas la langue, c’est l’une des techniques qui est la plus difficile en plus. 

Non, la prospection était en français puisque c’était pour les prestataires, les sites et ainsi de suite. Mes clients sont vraiment venus via le site internet au départ. 

D’accord. Donc tu n’as même pas trop fait de travail de référencement pour être plus visible. 

Pas du tout aujourd’hui et pas trop à l’époque. Juste du AdWords comme ça. 

Tu as quand même fait un peu de Google Ads, d’accord. 

Ouais, total. Pardon, je sais que c’est honteux. 

C’est le bénéfice à être aussi le premier, c’est que justement tu as peut-être un peu moins de concurrence qu’à l’heure actuelle. D’ailleurs, tu vas nous en parler de comment ça se passe maintenant, comment tu trouves tes clients. J’imagine qu’il y a beaucoup de bouche à oreille et d’autres choses qui sont liées à ton expérience dans le domaine. C’est vrai que lancer un site aujourd’hui et espérer qu’il y ait des clients qui viennent comme ça tous seuls, c’est moins réalisable.

Oui, on est bien d’accord. 

Justement, en parlant de fine art, j’ai vu que c’était quelque chose que tu mettais en avant sur ton site. Je dirais que c’est un positionnement qui est peu courant puisque même les wedding planners qui se positionnent sur des mariages un peu luxes, ce n’est pas forcément le positionnement qu’ils emploient. Je ne suis pas allé sur tous les sites de tous les wedding planners non plus mais j’en ai vus beaucoup. Comment est-ce que tu en es venue à ce positionnement-là, est-ce le positionnement que tu avais au début? Tu as parlé de wedding planner Excellence donc peut-être que tu as toujours voulu te positionner ainsi. 

Oui, dès le départ. J’y mets un petit bémol, le mot luxe me plait et me déplait parce que qu’est-ce que le luxe? Première question. Dès fois quand on dit luxe, pour moi c’est pompeux, de trop, de la surcharge. Donc ce n’est pas comme ça que j’ai envie de me définir. Mais l’approche photographique ne s’est pas faite sur mes débuts. Trois, quatre années se sont passées, je coordonnais, je faisais mes mariages.

Je vais te couper, excuse-moi. Le fine art, est-ce uniquement par rapport à la photographie? D’ailleurs, je crois que c’est un mot que j’ai découvert en l’occurrence sur ton site.  

Le fine art est un générique. Là aussi, on y met du bémol parce que dans la photographie en France, on va définir les gens du “woody”, du “fine art”. Soyez qui vous êtes peu importe l’image. Et la grosse différence, c’est que quand j’ai commencé à bosser, au bout de quatre années, j’ai rapidement rencontré quelqu’un qui s’appelle José Villa qui est le précurseur de la photo fine art aux États-Unis. Je te laisserai aller voir. Donc pour t’expliquer la grosse différence d’abord, c’était quelqu’un qui shoote à l’argentique, donc en film et non pas en digit. Donc ça a été un peu le précurseur de la photo mariage à ce niveau-là. Et j’ai eu la chance de travailler avec lui en Provence sur un mariage. Il m’a donné beaucoup de temps, il m’a offert du temps à m’expliquer le rapport qu’il a, la recherche qu’il a avec la lumière, ses besoins, le rendu qu’attendent ses clients, puisque la clientèle américaine était déjà très demandeuse à l’époque d’un rendu bien spécifique sur les reportages qu’ils demandaient à José et ainsi de suite. Donc c’est parti de là. Ensuite, José fait des workshops aux États-Unis pour photographes que je suis avec grand plaisir. Et une de ses élèves qui s’appelle Tamara Gruner et qui est photographe maintenant dans le Colorado, à l’époque elle n’était pas dans le Colorado mais je ne sais plus quelle région, m’a contactée en me disant “Stéphanie, j’ai un projet, j’ai envie de faire un workshop en Provence.” Et donc, pendant trois ou quatre ans, j’ai organisé les workshops de Tamara ici en Provence pour des photographes. J’ai rapidement baigné dans ce monde-là. Comme je te le disais au début, je ne suis absolument pas une créative et donc j’ai un regard envers tous les photographes quels qu’ils soient, digital, fine-art, film. J’ai beaucoup de respect parce que pour moi ce sont des artistes. Donc moi, en tant que coordinateur et organisateur, je me dois le plus grand respect vis-à-vis d’eux. Ça, c’est une demande. Donc quand tu me demandes “quelle est l’excellence?”, pour moi déjà cette qualité là que je dois à ce partenaire et mes équipes, ça reste autant primordial, jusqu’à pousser l’exercice à ce que maintenant, sur les dates, j’ai toujours quelqu’un de mon équipe qui accompagne le photographe en question pour qu’il puisse avoir les shoots qu’il recherche de manière spécifique. Donc on pousse l’exercice vraiment très haut.  

Tu parles que sur tes mariages que tu organises, il y a toujours quelqu’un de ton équipe avec le photographe, c’est ça? 

Oui, sur le jour J, qui l’accompagne pour l’aider à faire son travail. Je te mets un exemple: à telle heure, ils doivent shooter le gâteau mais en même temps il y a quelqu’un parmi les guests qui les embête parce que “je voudrais que tu me prennes en photo”. On est là, nous avec notre équipe, pour dire “ne vous inquiétez pas, le photographe revient, là on va faire ça” pour essayer de leur dégager leur temps. Parce que ce que j’explique souvent, tu me dis si je vous perds, c’est que beaucoup de photographes, en tout cas j’en ai croisés, sont très forts sur un styling shoot, c’est-à-dire on crée une journée dédiée à l’image et on va shooter des images pour un support internet. Mais l’exercice entre un styling shoot et un vrai mariage est vraiment différent puisque tu vas bien sûr y apporter de la pression, un timing plus resserré, des invités qui vont venir peut-être empêcher le travail du photographe pour X et Y raisons. Donc nous, on essaie de leur garantir un retour sur leur travail et pour nos couples. C’est aussi très important. 

D’accord. C’est là-dessus que tu t’es au final spécialisée aussi et ce que tu mets en avant auprès de tes clients.

Totalement.

Si ce n’est pas toi qui crées, qui est-ce qui crée pour toi au niveau de l’ambiance du mariage etc.?

Quand je dis que je ne crée pas, j’ai beaucoup d’idées, je fusionne d’idées mais mes deux mains ne savent pas créer. Donc de mon exercice de chef de produits, j’aime beaucoup travailler sur les couleurs palette, les pantone, créer des mini-boards pour mes clients. Mais à partir de là, je vais bien sûr déléguer la partie florale, la partie design. Là encore, si je reviens à l’essentiel de mon métier, je vois pas mal de wedding planners qui font aussi du wedding design avec le plus grand respect. Mais pour moi, ce sont deux métiers totalement différents. Je ne m’imagine pas aller gérer la fleur ou la créa des fleurs sur une date pendant que j’en suis le coordinateur. Pour moi, ce sont deux métiers totalement différents. Donc c’est quelque chose que je split sur les dates, bien sûr. Je suis le wedding coordinateur et organisateur et nous avons des wedding designers, des fleuristes qui sont là pour la partie créative. Donc j’ai des idées mais je les mets en corrélation avec ces corps de métier qui eux aussi sont dans l’artistique. 

D’accord. Donc tu travailles seule et à chaque fois tu te fais accompagner par des prestataires qui sont spécialisés dans leur domaine.

Totalement, et adaptés par rapport à la demande du client, bien sûr.

D’accord. Et sur l’organisation, tu parlais d’équipe tout à l’heure, as-tu des personnes qui bossent pour toi ou fais- tu toujours appel à des prestataires ou as-tu peut-être des stagiaires aussi?

Oui, sur la saison j’ai toujours mon bras gauche qui travaille avec moi, pas tout le temps mais des contrats d’été, et on prend une ou deux stagiaires. Mais ça dépend des dates, Benjamin. Quand on a un mariage avec 70 personnes, on va être une équipe de deux. Et quand j’ai des dates avec quatre jours d’évènement, une centaine d’invités, l’équipe peut être jusqu’à huit, neuf, ça dépend. Donc ça aussi, on adapte en fonction de la date. Et je travaille toute seule au sein de l’agence le reste de l’année parce qu’employer plusieurs personnes, malheureusement en France ça nous coûte très, très cher, avec grand regret d’ailleurs. 

Oui, c’est certain. On ne peut pas trop aider pour ça.

Non mais on est très chargé. 

Dis-moi, Stéphanie, qu’est-ce qui fait que la Provence attire autant les étrangers? Je ne sais pas si c’est spécifiquement la Provence mais tu t’es spécialisée sur cette région-là. Est-ce qu’il y a des choses en particulier que recherchent les étrangers par rapport à la Provence? 

Ouais, bien sûr, et surtout tout ce qui est Américain. Déjà on est un pays avec une histoire, c’est quelque chose qui les fascine. On est une région très simple, tu prends la pierre, la Provence, l’olivier, les champs de lavande, la partie chef étoilé, le bon vin. Voilà ce qui nous définit. 

Je crois que tu as donné envie à tout le monde de partir en vacances.

Je suis fan de ma région. De ma fenêtre, je vois mon Luberon. Je comprends pourquoi ils sont là et je ne vais pas leur rendre autre chose puisqu’en effet je suis là aussi pour ça. Donc ça me va bien.

C’est marrant parce que dans le wedding planning, il y a deux écoles. Et d’ailleurs, le dernier enregistrement que j’ai fait avec Églantine qui n’est pas encore sorti, elle me disait qu’elle travaillait dans toute la France. Et puis, quand il s’agissait d’aller voir des prestataires etc., elle avait des partenaires aussi sur place qui pouvaient faire les visites s’il le fallait. À l’inverse, tu t’es vraiment focalisée uniquement sur une petite région.

Tout à fait.

Y a-t-il une raison à ça?

Il y a une raison parce qu’au départ, ayant beaucoup voyagé, très honnêtement j’avais envie de faire venir les gens ici. Et inversement, là on revient sur l’excellence de service de la société, je n’ai pas la science infuse mais voici mon avis: pour moi la qualité de service est dans la maitrise que l’on a de nos partenaires. Qui dit maitrise dit connaissance parfaite de chacun, se tenir informé de ce qu’ils font, aller souvent à leur rencontre, prendre soin d’eux en cette période, s’informer. C’est quelque chose que je ne me verrais pas faire au national et encore moins à l’international. Comme je l’ai dit, il y a une cliente de Singapour qui voulait absolument qu’on travaille pour elle en Grèce. Le devis devenait vraiment énorme parce que je devais aller au minima cinq à six fois en Grèce pour avoir la maitrise, comme je l’entends, de chacun. Ça encore, c’est purement personnel. C’est comme ça que j’imagine et je veux réaliser mon wedding planning. Donc être ici me permet d’avoir vraiment une maitrise de mes prestataires et une connaissance accrue de la région et des nouveautés puisque mon premier devoir va être scooting, d’aller rechercher des sites que d’autres wedding planners n’ont pas encore.    

J’aimerais qu’on parle justement des lieux. J’ai vu sur ton site que tu avais une page spéciale où je crois que tu mentionnes plusieurs fois que tu as des partenariats spécifiques avec certains lieux et des lieux de renom. Quand j’ai lu ça, je me suis dit “tiens, elle a peut-être des contrats d’exclusivité avec certains lieux”, c’est un peu ce qui est sous-entendu sur le site. Est-ce que c’est le cas?

Totalement. Je vais t’expliquer la politique de la maison. Je n’aime pas avoir un lieu en exclusivité pendant X années, ça n’a aucun intérêt, par contre l’avoir quatre à cinq mois en exclu. Je vais t’expliquer pourquoi j’ai ces lieux dans ce sens-là. Quatre, cinq mois me parait, en effet, concret. C’est de l’ordre de deux ou trois lieux par an, pas plus. Je joue sur le terrain de jeux que m’offre la Provence un peu partout avec nos copines wedding planners nationales, régionales et internationales puisque la Provence attire beaucoup de monde, comme tu l’as dit. Quand j’ai un lieu en exclusivité, c’est parce que je l’ai d’abord travaillé. Souvent j’ai des lieux que j’aide à travailler à se développer dans l’organisation du mariage. Je prends un exemple, un lieu que je n’ai plus, bien sûr, en exclusivité, qui s’appelle le Clos Saint Estève. Et pour moi, c’est une histoire importante à raconter aux futurs planners parce que c’est quelque chose qu’on doit vraiment faire. Donc c’est un lieu qui se trouve au Thor, qui a été racheté par une propriétaire canadienne et qui m’avait contactée dès le départ à l’achat en me disant “Stéphanie, je veux faire du mariage sur mon site et je n’ai aucune idée de comment faire”. Donc dès le départ, j’ai travaillé avec elle sur plan, sur comment on va pouvoir travailler de manière sensée des mariages sur votre site. Ça va aller de créer des toilettes en extérieur, les arrivées d’eau, le nécessaire en électricité. Ça s’est démultiplié. Parce que des propriétaires qui nous appellent par semaine pour venir faire des mariages chez eux, j’en ai beaucoup, honnêtement plus que des demandes de mariage.   

Ah ouais, je ne pensais pas du tout.

Oui. Mais inversement, très peu peuvent recevoir.

Oui, voilà, c’est ça.

Donc on est là aussi pour leur dire des réalités. Et ce site-là, pour finir, bien abouti, on a donc fait un des workshops de Tamara Gruner dessus. Et bien sûr, dès qu’on a commencé à dialoguer dessus, quand je monte un lieu comme ça, je mets mes préconisations, c’est-à-dire que du fait de la proximité des voisins quand même sur ce site-là, j’avais préconisé à la propriétaire qu’elle fasse très peu de mariages, type quatre ou cinq par an de manière espacée. Et vu que le site a très, très bien pris, elle a beaucoup de demandes. Et bien sûr, quand tu es propriétaire d’un site, tu cherches à faire du chiffre, c’est quelque chose qui est très sensé. Sauf que cette personne-là, en faisant venir beaucoup de wedding planners, notamment de wedding planners étrangers qui ne sont pas au fait des règlementations françaises, des nuisances, ce lieu-là est fermé depuis parce qu’il a reçu une missive de la préfecture en lui disant qu’ils ont reçu des plaintes et qu’il y a eu trop de mariages, qu’il n’y a pas eu de respect par rapport à la règlementation. Et donc, nous en tant que wedding planners, c’est aussi quelque chose auquel on doit veiller. Et ça, ça m’est très, très, très important parce que je vois beaucoup de sites qui s’effondrent à cause de ça et je trouve ça dommage. 

Ouais, c’est un très bon point que tu abordes puisque c’est quelque chose dont je n’avais jamais entendu parler. Et tu fais bien d’en parler parce que c’est super important et puis je pense que ça peut aussi te permettre d’avoir un certain avantage peut-être par rapport à d’autres wedding planners, c’est d’aider certains lieux qui se lancent.

Ah oui. Ça s’est fait très naturellement. C’est une expertise, en fait. Ma société, par exemple, a grossi à partir du moment où j’ai pris la décision de ce que j’appelle le pouvoir de dire non, c’est-à-dire que des fois je dis non à certains couples pour X ou Y raison, “je ne serai pas votre wedding planning” et le pouvoir de dire non quand on me demande une première expertise. En fait, c’est encore une autre histoire mais je travaille dans l’immobilier à côté, ma société a deux antennes. Et quand je vais faire une expertise pour organiser des mariages sur un lieu et que j’annonce au propriétaire “écoutez, pour moi en tant qu’experte dans cette branche, ça me parait difficile de mettre en route des mariages sur votre site” parce que le voisinage, parce qu’une route trop proche, dangerosité en termes de sécurité parce que X et Y raisons, parce que les propriétaires ne veulent pas s’investir d’une manière à hauteur de X pour pouvoir développer une arrivée d’eau, toilettes. Il y a des gens qui pensent que parce qu’ils ont un mas en plein milieu d’un champ en Provence, ils vont pouvoir faire du mariage. Ce qui n’est pas vrai. 

Et donc, concrètement, quand tu parlais sur plan, ça veut dire que tu vas imaginer même parfois une rénovation du logement, faire des travaux. 

Une rénovation des jardins, travailler avec le paysagiste et ainsi de suite. Oui, on a fait ça pour le Clos Saint Estève et c’était très intéressant, c’était un exercice qui était poussé à l’extrême et j’adore ça.

Et donc, est-ce que c’est toi qui coordonnais tout ça, les travaux aussi?

J’ai donné mes conseils en tant que wedding planner. 

D’accord. Et comment est-ce que ça se négocie? Une fois que le lieu tourne, est-ce là que tu négocies “parce que je vous ai aidé à développer le lieu, par contre je veux pouvoir bénéficier du lieu pendant quatre à cinq mois sur un an”, comme tu disais tout à l’heure?

Exact. Ils savent que je ne fais pas 20 mariages par an puisque ce n’est pas la recherche de ma société. Mais avec une certitude pour eux d’avoir un retour de qualité, c’est-à-dire des supports photo, des publications. C’est un win-win. Attention, quand on fait ça, ça demande aussi à avoir une responsabilité envers chacun, et en premier par rapport au propriétaire des lieux avant toute chose. Donc on ne peut pas dire “on vous promet monts et merveilles”. Là encore, j’ai le pouvoir de leur dire “voilà ce qu’on peut vous apporter”. Mais les certitudes, je n’en ai pas, je n’ai que mes vérités et mon expérience. 

C’est super intéressant en tout cas parce que c’est vraiment quelque chose de nouveau que je n’ai jamais entendu. C’est pour ça que j’aimerais bien creuser encore un petit peu plus. Quand tu dis quatre à cinq mois, je me mets à la place du propriétaire qui a un deal comme ça avec toi, qu’est-ce que ça veut dire concrètement, que tu lui dis à l’avance sur quelle date il va être booké, par exemple? 

Non, pas du tout. Je ne vais pas orienter mes couples. Les couples, quand ils m’appellent, je te mets le cash, il va y avoir une première demande, “OK, on veut venir se marier en Provence”, “très bien, monsieur, dame. Vous avez une approche plus bastide provençale ou château?” Première question. Du fait d’avoir été chef de produits, et je ne te cache rien, l’effet de mode est un éternel recommencement. Je te prends le cas il y a cinq ans où on me demande des zéros château dans les sites. Aujourd’hui, on nous demande beaucoup de châteaux. Mon travail, par rapport au fait que j’ai été chef de produits quid de la demande qui sera dans deux ans, d’avoir ce regard toujours porté plus loin, poser le target plus haut. Les mariés sont très inspirés. Secret: aujourd’hui, je pense que dans deux ans, on aura une vraie recherche architecturale, que les mariés vont nous demander des lignes un petit peu plus travaillées, plus modernes. Pour moi, c’est ce qui va être dans un ou deux ans. Voilà un avis, un tips.

Des lignes architecturales, est-ce que tu veux dire que c’est les lieux qui vont devoir se réinventer?

Non, pas du tout. Un site ne se réinvente pas, un site va [41:14] dans le temps pour ce qu’il est. C’est-à-dire qu’un château va exister parce qu’il est un château, une bastide provençale pour la pierre apparente ou la lavande qui l’entoure et ainsi de suite, et des villes plus modernes. 

D’accord. Donc tu te projettes d’ici deux ans et tu dis qu’on serait plus sur des lieux avec des lignes plus modernes par rapport à maintenant où on est plus sur une ambiance château.

Ouais, tout à fait. 

Et les gens et les clients que tu cibles, est-ce qu’ils recherchent des lieux pour avoir des belles images principalement, pour une ambiance particulière? 

Oui, l’ambiance que génère la Provence, c’est-à-dire en priorité l’authenticité, cette recherche d’authentique, de real life, de retour aux essentiels. C’est pour ça que tout à l’heure je t’ai dit la lavande, la nourriture, les chefs, les bons vins dans les adjectifs qui décrivent la Provence. C’est ce que recherche une clientèle, même très aisée. Le client a une recherche d’authenticité, c’est pour ça qu’ils viennent en Provence. Quand ils hésitent, ils hésitent entre la Provence et la Toscane, pour te donner un exemple. Et ça ne m’étonne pas puisque c’est un petit peu les mêmes schémas. 

Et est-ce que tu as beaucoup de demandes de mariage sur plusieurs jours où il faut que tu organises aussi tout ce qui est lieu pour dormir etc.? J’ai aussi pu comprendre que c’était aussi quelque chose qui devenait de plus en plus populaire. 

C’est notre spécialité. Du fait d’avoir une clientèle étrangère, en général ils font ce qu’ils appellent une destination wedding. Une destination wedding, c’est nous venons plusieurs jours sur une destination. Ce ne sont pas de très gros mariages en général, bien que l’année prochaine on en est avec 300 personnes. Ce sont des mariages plutôt sur un nombre entre 60 et 80 personnes. Et c’est une expérience que veulent offrir nos mariés à leurs guests et à leur famille. Donc c’est pour ça que ça se déroule souvent sur trois jours, ce qui veut dire rehearsal dinner, un welcome dinner, un diner de bienvenue, par exemple le vendredi, le samedi, jour du mariage, avec tout ce que ça peut comporter et un dimanche autour d’un brunch X ou Y. C’est le schéma, le scénario de base qu’à chacun des 95% de mes mariages, clairement. Et donc, on leur trouve divers sites, divers lieux de couchage, on leur crée une accommodation list, on leur trouve des activités. C’est une expérience qu’on leur crée.  

D’accord. Ouais, c’est un séjour. 

Exact.

C’est même plus qu’un mariage, c’est un séjour. Ça tombe bien parce que je voulais te poser la question sur quelle était ta clientèle mais je pense que tu en as fait un portrait déjà qui est assez parlant. Donc oui, ce n’est pas des gros mariages, ce n’est pas des gens qui viennent à plusieurs centaines de personnes généralement. Et c’est vrai qu’il faudrait faire venir toutes ces personnes-là donc j’imagine que ça a un coût aussi.

Oui. En termes de budget, c’est sûr que l’impact serait différent. On avait une jolie clientèle brésilienne il y a quelques années, chinoise, anglaise, américaine. En ce moment, les Chinois, autant te dire que… voilà. 

Oui. Pour préciser, on est encore en plein Covid au moment où on enregistre ce podcast puisqu’il y en a sûrement qui vont l’écouter d’ici quelques mois, voire années. 

Tout à fait. Où sera-t-on dans quelques années? Bonne question. Et les Brésiliens ont disparu plus pour des raisons de coût parce que, par exemple quand ils doivent payer un de mes prestataires, quand ils font un wire transfer, ils sont énormément chargés en banque. Ça leur coûte très, très cher de venir se marier en Provence. Donc on a un petit peu perdu cette clientèle que j’adorais mais en même temps qui me faisait coucher très, très tard puisqu’ils adorent faire la fête très, très tard. Donc un peu moins de Brésiliens aussi en ce moment. 

D’accord. Donc en ce moment, on est toujours sur la clientèle américaine. 

Ouais, Américains, Anglais, Suisses. J’ai très peu, par exemple, d’Italiens, d’Espagnols. Ce n’est pas une couleur que j’ai dans ma clientèle, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs. Australiens aussi mais, pareil, c’est comme la Chine, c’est devenu obsolète. 

Et en parlant de Covid justement, comment est-ce que tu as fait pour passer un peu cette épreuve? 

J’en ai beaucoup parlé sur les réseaux, sur les supports Insta et ainsi de suite. En étant des dinosaures, on m’a beaucoup demandée d’en parler. Je suis quelqu’un de très positif par défaut. Et quand ça a commencé, c’est énorme après mes différentes interventions Instagram. J’ai beaucoup de wedding planners, débutantes ou pas, qui m’ont contactée, on a beaucoup échangé comme si j’avais des clés. Je n’avais zéro clé, par contre ce que j’aime à dire, c’est que le Covid est une situation terrible pour nos mariés et qui nous demande à nous, en tant que wedding planners, de déboiter des situations hyper complexes. Mais si on est réel, si on reste face à ce qu’est notre métier, c’est exactement ce qu’on fait tout le temps, on “débrouille”, on “dénoue des nœuds” souvent très complexes dans nos métiers. Donc finalement, c’est une nouvelle complexité qu’on a passé mais ce n’est pas un exercice nouveau pour nous. On doit encore adapter, réadapter, s’organiser différemment pour nos couples, pour nos prestataires. On doit veiller à ce que tout le monde aille bien, que tout le monde reste dans un bon mood. Et ce n’est pas facile. Mais finalement, c’est venu aussi justifier notre travail encore plus, s’il fallait le justifier. Et donc, ce n’est pas négatif tout ça. 

D’accord. Donc tu le vois vraiment comme une épreuve qui va te faire progresser?

Totalement. Obligé sinon il faut s’arrêter tout de suite. 

J’ai vu que tu faisais aussi maintenant de la formation one-to-one. D’ailleurs, je ne sais pas depuis quand ça date mais tu en as parlé un peu tout à l’heure. 

Je ne vais pas y mettre le mot formation puisque j’ai eu un numéro de formateur quand je faisais les workshops. Je fais des one-to-one. Je n’aime pas le mot formation parce que c’est un format que je fais d’une manière one-to-one, du face à face, quatre ou cinq jours face à une personne qui va débuter ou qui va vouloir encore plus pousser l’exercice de son wedding planning. Et je cherche d’abord à bien connaitre cette personne: qui elle est, à quel niveau elle est dans son wedding planning. Et elle ne va pas repartir avec un diplôme parce qu’elle a passé cinq jours avec moi. Par contre, c’est comme être wedding planner, elle va avoir un suivi en amont et en aval de notre rencontre. Et j’aime à les faire progresser par rapport à qui elles sont. Si tu me prends, Stéphanie, aujourd’hui, je peux encore toujours évoluer par rapport à qui je suis. Et donc, si tu prends une wedding planner X ou Y, sa personne, sa personnalité, sa couleur de wedding planning, comment elle veut développer, on va passer quatre ou cinq jours autour de ça a vraiment poussé l’exercice à son paroxysme. Donc pourquoi je n’aime pas le mot formation? Parce que je n’en ai plus le numéro de formateur puisque ça ne me servait pas à grand-chose. Par contre, je fais du one-to-one pour aller pousser l’exercice de ce métier jusqu’à son extrême. Si je peux, je le fais volontiers. Mais c’est quelque chose que je fais trois ou quatre fois par an quand on a des creux. 

D’accord. Et par rapport à toute l’expérience que tu as déjà eue avec ces wedding planners qui sont, j’imagine, pour la plupart débutantes, quels seraient selon toi les deux ou trois conseils principaux que doivent absolument mettre en pratique les wedding planners qui se lancent, ce que tu dis à chaque fois ou à toutes les personnes que tu as pu rencontrer? Quels sont les conseils que tu donnes peut-être ou que tu as donnés à chaque fois et qui te viennent en tête?  

Par exemple cette année, j’ai fait un one-to-one avec une jeune femme qui voulait devenir wedding planner. Et à la fin de la session de cinq jours, elle s’est rendu compte qu’elle serait cérémoniante de cérémonie par rapport à la personnalité qu’elle avait et ainsi de suite. Donc d’abord avoir une expérience terrain. Si ces dames ou ces jeunes peuvent, en allant taper à certaines portes, venir faire une première date et manger trois jours de terrain, jour et nuit, pour se rendre compte de ce que c’est et qu’à la fin des trois jours elles se disent “ah j’ai kiffé, j’ai les pieds qui sont gonflés à bloc mais j’en ai pris plein la tête et j’ai compris comment marche ce métier”, bingo! Je pense que quand on commence quelque chose, il ne faut pas avoir peur de dire “OK, finalement ce n’était pas pour moi”. J’ai beaucoup de gens aussi qui me disent “tu es wedding planner? C’est un métier que je n’aimerais absolument pas faire.” J’en ai beaucoup qui me disent ça aussi et je comprends. 

Et heureusement, d’ailleurs. 

Bien sûr mais tu sens que c’est vraiment d’une manière intrinsèque “oh là là, non, non, ça ne me plairait pas du tout”. Donc c’est aussi ça être wedding planner, c’est être très baigné dans l’humain. Moi, Benjamin, depuis toutes ces années, j’ai rencontré des femmes et des hommes merveilleux et des histoires juste magiques. J’ai fait ce métier pour ça aussi. Des partenaires merveilleux. Mais c’est aussi ça le wedding planning, ce n’est pas que des difficultés, c’est aussi des superbes histoires.  

Et tu dirais donc l’expérience terrain, être responsable avant de se lancer, avant d’ouvrir sa boite et il faut savoir vers quoi on s’engage. 

Ouais. Quand j’ai fait des Masterclass ou des interventions sur des salons, avant de commencer je demandais en général qui est timide. J’avais la moitié de la salle qui levait la main, j’ai dit “ah OK”. Je pense aussi qu’il ne faut pas être trop timide pour ce métier, il faut aller au contact, il faut savoir échanger. La timidité, c’est comme tout, ça n’interdit rien, ça se travaille. 

Oui, il ne faut pas avoir peur d’envoyer des mails en anglais quand on ne sait pas trop parler la langue. 

Ça, ça t’a plu. 

Oui, c’est super inspirant et je pense que ça va inspirer plus d’un et plus d’une. Je trouve que c’est une super histoire et c’est vraiment mettre en avant. Écoute, on va transitionner tranquillement sur la dernière partie, si tu veux bien. On a des questions qu’on pose à tous nos invités. Et la première qui va rejoindre un peu ce que je t’ai posé juste avant par rapport aux conseils que tu donnerais aux wedding planners qui se lancent, c’est si tu devais revenir à ton cas particulier quand tu t’es lancée, avec les connaissances que tu as maintenant, et que tu pouvais te souffler quelque chose à l’oreille, qu’est-ce que tu te dirais? 

De ne pas hésiter à contacter les gens qui sont déjà du métier pour espérer avoir du partage. Je dis bien espérer parce que, moi la première, je ne peux pas répondre à tout le monde. Quand je réponds, on me dit “merci de répondre”, “mais il n’y a pas de souci”. J’aime beaucoup être dans le partage. Les wedding planners qui aiment ce métier vont avoir plaisir à partager. Donc se former est un bien grand mot, échanger, voir comment vous pouvez grandir par rapport à qui vous êtes. Moi la première, je considère que je ne suis jamais aboutie, il faut toujours se challenger. C’est un métier où il faut toujours se challenger. Il y a plein de manières de se challenger donc n’hésitez pas à aller au contact des gens de votre région, des partenaires de votre région pour construire et contacter d’autres wedding planners. Formez-vous. Il n’y a pas encore un grand nombre d’écoles existantes mais formez-vous. Et donc se former, c’est avant tout échanger. 

Oui, c’est aller voir les gens qui en sont là où tu veux aller. C’est sûr que c’est un conseil assez générique qu’on donne même à tous ceux qui se lancent dans l’entreprenariat, aller rencontrer ceux qui ont réussi ce que tu veux réussir à faire. 

C’est ça. Exactement. En 2021, j’ai un projet qui me tient à cœur qui est vraiment dans ce sens de partage, un projet que je vais faire avec Clémentine Marchal du Blog de Madame C. Je ne sais pas si c’est quelqu’un que tu connais dans la wedding sphere. C’est quelqu’un de très inspirant et c’est elle qui a créé il y a quelques années un concept qui s’appelle Manager of Myself. C’est une espèce de retraite entre femmes sur plusieurs jours. Elles ont fait ça au Maroc. Et avec Clémentine, on a envie de créer un évènement qui aura, je croise les doigts, lieu en novembre prochain mais sur un format d’une journée et une soirée où 100 femmes entrepreneurs, wedding planners, agents immobilier, créateurs de lignes textiles, vont pouvoir se rencontrer et échanger, construire, faire du lien. En tant que dinosaure du mariage et de l’évènement important, je trouve qu’on s’oublie derrière nos ordinateurs et derrière tout ce qu’on vient de vivre et que c’est important de recréer du lien. Très important. Et que si les femmes arrivent comme ça à pousser leur entreprenariat, leur challenge sur une journée, elles auront tout à y gagner. Donc ça, par exemple, c’est quelque chose qui me tient à cœur. 

Et est-ce que tu as un site pour l’évènement ou un nom qu’on pourrait ajouter dans les notes du podcast?

Il y a un compte Instagram qui a été créé et un site sur l’évènement qui arrive tout bientôt puisqu’avec Clémentine, nous travaillons sur ça en avril.

D’accord. Au moment où l’épisode sortira, le site sera sûrement en ligne. Tu nous enverras les liens comme ça on les postera sur l’article qui accompagne ce podcast. 

C’est gentil, volontiers. 

Tu nous as dit aussi que tu sentais que tu avais toujours des choses à apprendre. J’avais une question par rapport à ça qui serait: comment est-ce que tu progresses dans ton activité ou même ailleurs? C’est assez général.

Dans mon wedding planning, j’ai vraiment la sensation d’avoir bouclé une boucle, c’est-à-dire que quand tu commences le métier, tu dois te prouver, tu dois prouver des choses aux autres. Ce qui est normal. Comme je disais tout à l’heure, c’est un win-win. J’ai ce sentiment d’avoir bouclé une boucle depuis deux ans. Par exemple l’été dernier, j’ai eu l’occasion de faire un styling shoot pour un lieu qui s’appelle le Château de la Gaude à Aix-en-Provence. Et on m’a dit “OK, pour ce styling shoot, tu fais ce que tu as envie, on te donne carte blanche”. Et donc, j’ai voulu faire un truc super colorful. Mais quand je te dis hypra super colorful, c’était vraiment ça. Et comment se challenger? En s’éclatant. Je ne suis pas trop dans le brainstorming, je suis plutôt maintenant dans le fun. Ce métier doit être fun, ce travail doit être fun. Et quand vous faites un styling shoot, puisque là ce n’est pas une vraie date, faites des trucs qui vous éclatent. Pourquoi on irait faire des trucs qui existent déjà? Essayez de vous réinventer. J’essaie de me réinventer tout le temps. Je fuis la copie, j’essaie d’être vraiment novatrice en image, en lumière, en créa. Je ne suis pas toute seule, ça va être comme un corollaire de plusieurs partenaires disant “on a cette idée, qu’est-ce qu’on pourrait y amener, comment on pourrait le créer”. J’aime bien brainstormer, c’est en brainstormant qu’on crée de nouvelles choses. 

Écoute, on mettra aussi les liens de ce shooting dans ce podcast comme ça les gens pourront se rendre compte de cet aspect colorful dont tu as parlé qui doit être assez innovant. Sinon, est-ce qu’il y a des gens qui t’inspirent et que tu suis et qui te donnent de l’inspiration dans tes créas?

Oui, beaucoup. En photographie, par exemple, je suis fan d’Elizabeth Messina qui est une photographe américaine qui m’enchante. Beaucoup de photographes, en fait. C’est clair que je suis fan de José Villa. Par exemple aux États-Unis, j’ai une photographe qui s’appelle Arina B qui est très intéressante aussi, qui pousse l’exercice à son extrême. Et puis en France, on a aussi des gens qui arrivent et qui poussent un peu les lignes, qui me contactent d’ailleurs pour pousser les lignes avec eux, cette nouvelle génération. Et j’aime beaucoup ça. On a Élise Morvan avec qui je vais travailler sur un mariage l’été prochain, qui m’a fait confiance. J’aime bien aussi pousser ces gens-là. Et il y a quatre ou cinq ans, j’ai beaucoup travaillé avec un couple qui s’appelle la Paire de cerises. Tu pourras aller voir. J’aime bien aussi me challenger en me disant qu’il y a des gens qui sont un peu moins connus mais qui, pour moi, ont vraiment une vraie valeur ajoutée qui ne demande qu’à être révélée. Si on peut aider, tant mieux. Je ne sais pas à quelle hauteur on a pu le faire mais c’est quelque chose auquel je me tiens aussi souvent. Pas révélateur de talent mais des talents qui n’attendent plus qu’à éclore. 

C’est vrai que maintenant avec ta popularité, il y a moyen aussi de les lancer par rapport à tout ce que tu vas produire en termes de visuel sur les mariages.

On essaie. Rien n’est jamais garanti mais on essaie. 

Écoute, on arrive tranquillement sur la fin du podcast. Ça m’a fait vraiment super plaisir de t’avoir. C’est super inspirant ce que tu nous as partagé et je pense que tous les auditeurs et les auditrices sont du même avis. Avant de te laisser, est-ce que tu peux peut-être nous dire tes prochains projets? Tu nous as déjà parlé de ton projet avec Clémentine. Où est-ce que tu te vois d’ici deux ou trois ans sachant que tu viens de me dire que le wedding planning te renvoyait peut-être le bout? Comment est-ce que tu te vois et où est-ce qu’on peut te retrouver?  

En tout cas, le bout, je ne le vois pas. J’ai du mal à quitter ce métier donc je ne le quitterai pas. Mais dans deux ou trois ans, toujours à faire des mariages mais des mariages que j’aurais choisis, définis juste parce qu’un couple m’aura plus parlé qu’un autre. Le mot fun est quelque chose que je veux avoir. Et qui dit fun ne dit pas passer les choses par-dessus l’épaule, bien au contraire, mais si on peut lier le professionnalisme à quelque chose d’assez relax dans la créa, c’est sûr. Et puis, je développe beaucoup la partie immobilière puisque c’est quelque chose aussi que je fais avec mes clients. Mes clients savent que je fais aussi de l’immobilier et de l’évènement. Et je trouve ça assez novateur. Je trouve qu’en France, on nous met un peu dans des cases “tu es wedding planner alors tu ne dois être que wedding planner”. Non, soyons modernes et faisons plusieurs choses. Le secret est dans la diversité. 

Oui. Et c’est bien puisque je pense que c’est des activités qui sont très complémentaires. 

Hyper complémentaires. 

Donc à mon avis, je pense que c’est le genre d’épisode qui va ouvrir les yeux à plus d’un et plus d’une. Le contrat sera rempli parce que le but de ce podcast, c’est d’inspirer et essayer de donner envie aux futurs wedding planners de se lancer, celles et ceux qui veulent, parce qu’il y a quand même des garçons.

Oui, il y en a de plus en plus. Super.

Oui, ça aussi, ça fait partie des préjugés qu’on a mais en tout cas il y en a de plus en plus qui viennent s’inscrire sur Planners. Ça fait plaisir aussi. 

Cool!

Je pense que la proportion reste peut-être la même.

Je pense que, par exemple aux States, c’est quelque chose qui est déjà maintenant à 50-50. 

Ah ouais? À ce point-là?  

Ouais. Donc ça vient vite.

En plus, vous êtes sur une activité qui est très saisonnière. Donc à un moment donné c’est bien aussi d’avoir peut-être une autre corde à son arc, une autre activité complémentaire de la première justement pour mieux se développer.

Oui, c’est totalement complémentaire. Mais c’est aussi venu très naturellement, c’est des clients qu’on a mariés il y a cinq ans, ça a commencé comme ça. On connait nos clients parfaitement donc ils considèrent que “écoute, on a fait ça, on a fait cette première expérience mariage qui est une confiance ultime” donc ça en découle tout seul. De toute façon, tout ce qui m’est arrivé dans mon expérience est toujours arrivé comme ça. Les choses doivent arriver naturellement, ou pas.  

C’est ce qu’on appelle le upsell. Tu as upsellé tes clients de la meilleure des manières.

C’est ça.

Ça fera peut-être l’objet d’un autre podcast “comment faire de l’immobilier quand on est wedding planner?”

Renversons la situation. 

Encore une fois merci, Stéphanie.

Merci à toi, Benjamin, et bravo pour ce que tu fais sur cette plateforme. Je vous souhaite tout le meilleur.

Merci à toi et à une prochaine.

À bientôt. 

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