Plus de 15 ans d’organisation de mariages avec Sandy Tubiana

Podcast
2312 . 2020

De Syra Sylla 23/12/ 2020

Avec 15 ans d’expérience de wedding planner dans les bras, Sandy Tubiana a pu voir le métier évoluer à travers deux périodes intergénérationnelles. Une première sans réseaux sociaux, où le carnet d’adresse se remplit à coups de recommandations et de bouche à oreille. Et une deuxième où la moindre publication sur Instagram peut suffir à bâtir (ou découdre) une réputation, où l’image polie et reflétée prime et où chacun devient libre de devenir la personne qu’il souhaite.

Une première sans réseaux sociaux, où le carnet d’adresse se remplit à coups de recommandations et de bouche à oreille. Et une deuxième où la moindre publication sur Instagram peut suffir à bâtir (ou découdre) une réputation, où l’image polie et reflétée prime et où chacun devient libre de devenir la personne qu’il souhaite.

Lorsqu’elle se lance, Sandy s’inspire des références en la matière, les wedding planners américains. En France, seulement 3 personnes proposaient leurs services pour l’organisation de mariages. Par la suite est née l’agence Sandy-T.

Au micro de Carnet de Noces, Sandy nous raconte son tout premier mariage, les démarrages de cette profession, son ascension et ses sources d’inspiration. Elle revient avec nous sur les débuts du métier de wedding planner à l’époque et comment il a explosé aujourd’hui. Vous découvrirez également ses conseils pour un mariage réussi et en experte dans cet univers elle vous dévoilera les secrets de son expérience.

Sandy-T Events Paris
Site Internet : http://www.sandy-t.com/
Instagram : https://www.instagram.com/sandy.t.weddings/
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La transcription de l’épisode 5 de Carnet de Noces est disponible ci-dessous !

[Benjamin] Je suis ravi de t’avoir dans ce cinquième épisode du podcast Carnet de noces, qui est mon premier épisode en tant qu’hôte. Tu es donc wedding planner depuis 15 ans, et tu as notamment monté ta société en 2004. Par conséquent, tu vas avoir beaucoup de choses à nous dire et à nous partager sur ce métier que tu pratiques depuis tant d’années ! La première chose que je voudrais, c’est que tu te présentes pour tous nos auditeurs qui ne te connaissent pas.

[Sandy] Comme tu l’as dit, je suis wedding planner, et ça fait de nombreuses années que je fais ce métier. C’est un métier que j’adore, évidemment ! On parlera certainement plus tard du fait qu’il faut vraiment aimer ce métier pour pouvoir le faire sur du long terme. Moi, je peux vous raconter d’où je viens, je viens de l’événementiel d’entreprise. J’étais cheffe de projet dans une agence événementielle corporate au tout début de ma carrière, donc j’organisais des soirées de gala, des séminaires, des lancements de produits.

Voilà, j’ai travaillé après un petit peu dans le monde de la finance, où je gérais toujours la partie événementielle. J’organisais des Grands Prix, comme le meilleur prix de l’analyse financière, par exemple. Voilà un milieu un peu plus austère que celui des mariages. Mais en tout cas, j’ai toujours évolué dans le monde de l’événementiel, et je suis maintenant wedding planneur depuis plusieurs années. Pour moi, c’est de l’événementiel, pour les particuliers, pour les privés.

Je suis aussi maman, j’ai trois enfants. J’habite Paris et je viens du sud de la France.

[Benjamin] Qu’est-ce qui t’a fait plonger dans l’univers du mariage ?

[Sandy] Alors, pour la petite histoire, je connaissais ce métier depuis longtemps. Je savais que ce métier existait aux États-Unis ! Maintenant, des organisateurs de réceptions, ça a toujours existé, depuis la nuit des temps. Ce n’est pas nouveau, mais c’est vraiment copié sur le modèle américain. À l’époque, ça n’existait quasiment pas en France et je savais que c’était quelque chose qui pouvait éventuellement me plaire.

Personnellement, quand j’étais cheffe de projet junior dans l’agence événementielle où j’ai commencé à travailler, la directrice me dit un jour « Écoute, j’ai la fille de ma meilleure amie qui se marie, elle m’a demandé de l’aide sur ce mariage. Franchement, je n’ai pas trop envie de m’en occuper, est-ce que ça te dirait de le faire ? » Et ça a été mon premier mariage organisé. Et c’est là que l’expérience m’a plu.

Donc, une fois que je suis sortie de l’évènementiel corporel, j’ai un peu regardé le marché en France. À l’époque, il y en avait 3 seulement sur le territoire.

[Benjamin] Et sais-tu si ces personnes sont encore dans le métier ?

[Sandy] Alors, personnellement j’ai travaillé pour une de ces 3 personnes pendant 3 ans. Elle, elle n’est plus là depuis quelques années déjà. Elle a complètement tourné la page et est passée à autre chose. Je suis pas certaine non plus que les autres agents soient encore là. Je pense qu’une des deux n’existe plus et que l’autre est plus de sur de l’internationale.

[Benjamin] Si je comprends bien, tu travaillais dans l’événementiel en tant que salarié, et tu as ensuite été réquisitionnée pour l’organisation d’un mariage. Mais à cette époque-là, tu avais déjà ton entreprise ? Si oui, tu as commencé directement par les mariages ? Ou par des évènements d’entreprises comme tu le faisais auparavant ?

[Sandy] Non. Moi, quand je me suis lancée dans le wedding planning à proprement dit, j’ai commencé en travaillant pour quelqu’un d’autre. C’est-à-dire qu’une fois que je suis sortie de mon poste de chef de projet en agence événementielle, je suis partie travailler pour une des wedding planneur française qui avait monté sa boite un ou deux ans avant. J’étais son employée durant 3 ans. Ensuite, il y a toute une évolution, mais j’ai grandi dans ce milieu-là. Après cette expérience-là, j’ai monté une première agence avec une autre personne.

[Benjamin] En quelle année ?

[Sandy] J’ai quitté mon poste en 2007 et je me suis associée très vite avec une autre personne, quelques mois après en octobre 2007. Donc oui, j’étais associée, puis j’ai monté une autre structure avec une autre personne pendant plusieurs années. Ensuite, depuis fin 2013, j’ai ma propre enseigne, je me suis séparée de cette associée. Je suis sur ma propre enseigne 0:06:38.0.

[Benjamin] Ok, ton premier mariage en tant que cheffe d’entreprise fut lors de ta première boite, lorsque tu étais associé ? T’en rappelles-tu ?

[Sandy] Je me rappelle très bien de mon premier mariage en tant qu’associée. C’était un mariage en Corse, donc tu rentres direct dans le bain. Ce n’était pas proche, mais en région, mais cela était très intéressant malgré la difficulté. Ce n’était pas facile, car il y avait pas mal de contraintes, telles que le fait que ce soit à distance. Et puis, on était à une époque où ce n’était pas simple de communiquer, ce n’était pas aussi rapide qu’aujourd’hui. Et donc, ce premier mariage s’est très bien passé, mais il a été difficile à organiser, notamment le jour du mariage. En effet, c’était la Corse, c’était sur une plage, et il avait plu 2 heures avant…

Donc ce fut un premier mariage qui met immédiatement dans le bain. Et là, tu comprends très bien tout ce que tu dois affronter dans ce métier. Et surtout, tu sais où aller chercher les solutions. Cela s’apprend avec de l’expérience.

[Benjamin] C’est sûr que cela te met rapidement dans le bain. Tu n’as pas eu peur lorsque tu as vu ce premier mariage, que tu as vu que c’était en Corse, etc.

[Sandy] Alors non, pas du tout, parce que lorsqu’on vient de l’évènementiel pur et dur, c’est quelque chose que tu intègres dans ton ADN. Tu vas donc savoir te débrouiller, savoir trouver des solutions. J’ai toujours été comme ça. Cela fait partie de ma personnalité depuis mon plus jeune âge. Donc, il n’y avait pas de soucis à ce niveau-là.

J’arrive à me concentrer, à me dire : « Ok, on va trouver des solutions ». Quand tu fais tes classes dans l’événementiel pur et dur, on finit par acquérir de l’expérience sur ce type de projets. C’est stressant, je le cache pas, mais j’avais déjà acquis une petite expérience, j’avais un peu de terrain.

[Benjamin] Ça paraît simple.

[Sandy] Non, ce n’est pas simple. Bon c’est vrai que sur le moment, je crois que j’avais les larmes qui commençaient à monter. Parce que sur ce mariage-là, des imprévus étaient venus se rajouter, comme la pluie. Quand on est arrivé sur la plage, rien n’était prêt, alors j’avais effectivement stressé à ce moment-là, en sachant que les invités arrivaient 3 heures plus tard.

[Benjamin] Maintenant, avec tes 15 ans d’expérience, tu te demandes ce que tu avais fait à ce moment-là.

[Sandy] C’est un super souvenir, finalement.

[Benjamin] Je parle surtout en termes d’organisation. J’imagine que tu ne fais plus du tout les choses de la même façon par rapport à tes débuts. C’est là-dessus que je voulais revenir, je voulais savoir ce qui a changé dans l’organisation d’un mariage entre tes premiers mariages et ceux que tu peux organiser maintenant ?

[Sandy] Premièrement, c’est la clientèle. Quand j’ai commencé ce travail, le métier de wedding planner chez les Français n’était absolument pas connu, aussi bien chez les futurs mariés que chez les professionnels. C’est-à-dire que lorsqu’on appelait des lieux, des traiteurs, et que l’on se présentait, les gens ne comprenaient pas qui nous étions. Alors, on disait que nous étions organisateurs de mariage.

Et souvent, on me demandait à quoi je servais, au niveau professionnel. Et c’était comme cela en permanence, il fallait se justifier, expliquer l’intérêt de notre fonction. Ça, c’était dans le cas où on avait des clients. D’ailleurs, la plupart étaient étrangers, car dans leur pays, c’est un métier qui existe depuis toujours. C’est un réflexe, quand tu es américain ou anglais, tu appelles ta wedding planner le jour de la demande en mariage.

C’est vrai que cela a été compliqué en France, au début. Personnellement, après m’être justifiée, je me demandais si les gens allaient finir par comprendre notre intérêt, à quoi l’on sert. Aujourd’hui, il est évident que le rapport est différent. Tout a changé.

Quand je repense aux conversations totalement lunaires que j’avais avec certains prestataires, à leur expliquer que oui, j’étais organisatrice de mariages, que j’étais mandatée par des clients pour organiser leur réception. Aujourd’hui, c’est fini ! Tant mieux pour celles qui arrivent aujourd’hui sur le marché. C’était quelque chose qu’elles n’auront plus besoin de faire. Et puis, la grosse différence est que, comme je le disais, ma clientèle était étrangère parce que c’est un métier qui existait depuis longtemps dans leur pays. Mais il y a eu par la suite un gros coup de projecteur sur notre métier.

Par conséquent, des Français ont commencé à s’y intéresser, à se dire que c’était pas mal. Ça va aussi avec une évolution de l’âge des mariés, avec leur carrière professionnelle. Aujourd’hui, les gens qui font appel à une wedding planner sont souvent des gens qui n’ont pas forcément le temps d’organiser leur propre mariage et qui font appel à ce service pour pouvoir le faire aussi très bien.

[Benjamin] Effectivement, je pense qu’il y a l’évolution de la société, avec des femmes qui travaillent aussi de plus en plus, avec des postes avec de plus en plus de responsabilités. Tu as dit qu’il y avait eu un gros coup de projecteur sur la profession de wedding planner, mais cela s’est fait progressivement ? Ou y a-t-il eu quelques évènements ou des choses qui ont fait que le métier a été plus mis en avant, selon toi ?

[Sandy] C’est un métier où l’univers fait rêver. Donc forcément, les médias s’y sont intéressés, surtout avec la télévision. En effet, il y a eu pas mal de reportages sur le métier. Je te cache pas que je trouve que l’image qui était véhiculée n’était pas souvent la meilleure.

[Benjamin] Dans quel sens ?

[Sandy] Quand on connait bien ce métier, je trouvais que l’aspect était un peu superficiel, était surtout mis en avant, alors que c’est pas du tout ça. Nous, on a un vrai métier, c’est un vrai boulot. Il y a une vraie méthodologie. On est vraiment des chefs de projet sur un mariage, sur un évènement. Donc voilà, l’image qui était véhiculée à l’époque n’était pas forcément bonne tout le temps. En attendant, cela a quand même servi, dans le sens où les gens ont découvert notre profession et s’y sont intéressés.

Il y a eu une évolution de la société, où on est dans une société où on fait de plus en plus appel aux services, de manière plus générale. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, tu vas prendre un coach pour faire ton sport, un nutritionniste pour mincir, un architecte d’intérieur pour décorer ta maison, etc. Je pense que c’est vraiment un héritage de la culture anglo-saxon, car ce sont des choses qui n’étaient pas forcément automatiques en France.

On fait beaucoup appel à ce type de services, donc pourquoi pas passer par quelqu’un pour organiser son mariage ? Cela va ensemble.

Je trouve que ça bouge. Même au niveau des entrepreneurs, tous les entrepreneurs aux États-Unis passent par des coachs en France. Mais, je pense que ça reste quand même encore assez limité, tu me le confirmeras aussi, quand il faut organiser son mariage, j’imagine que les demandes qui viennent de l’étranger sont peut-être différentes de celles qui viennent de couples français, parce que je ne sais pas toi, mais j’ai l’impression qu’encore beaucoup de gens se demandent ce que fait un wedding planner et à quoi ça sert.

[Benjamin] Justement, ce que tu disais tout à l’heure, je pense que les mentalités évoluent, mais on en est encore qu’au début en France, qu’en penses-tu ?

[Sandy] Non, je ne crois pas. Forcément, il y a certaines personnes qui ne comprennent pas notre valeur ajoutée, mais elles ne le comprendront jamais. Mais, je trouve qu’au contraire, cela s’est beaucoup lissé à ce niveau-là. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, les gens qui m’appellent, pour la plupart, sont des Français.

[Benjamin] Quelle est la proportion entre tes débuts et maintenant ? Tu disais que c’était 100 % d’étranger, mais dorénavant ?

[Sandy] Actuellement, je suis plus sur une clientèle française, cela a complètement évolué dans ce sens-là. On va dire que la proportion doit être 60 % de Français et 40 % d’étrangers.

[Benjamin] Et ce sont des étrangers qui veulent se marier en France à chaque fois ? Car j’ai vu que tu organises aussi des mariages à l’étranger.

[Sandy] Les mariages à l’étranger concernent principalement la clientèle française. Les étrangers qui voudraient se marier à l’étranger, pourquoi pas, mais je n’ai jamais eu ce type de demande, et je ne suis pas positionné là-dessus. Donc eux, c’est plus pour un mariage en France.

[Benjamin] J’ai vu que tu te positionnais davantage sur le haut de gamme. Est-ce un positionnement qui a aussi évolué avec le temps ? Ou as-tu toujours été dans ce genre de prestations là ?

[Sandy] Alors, par la force des choses, parce que si tu suis l’évolution au démarrage, les gens qui faisaient appel à une wedding planner avaient aussi le budget pour faire appel à une wedding planner. Donc, ça a tout de suite marqué la gamme des prestations. Du coup, quand j’ai commencé ce métier, on était déjà sur un positionnement assez haut de gamme. Et ensuite, avec le temps, c’est un positionnement que j’ai gardé. Forcément, en commençant par ce niveau de gamme, on continue après pour aller encore un peu plus haut.

[Benjamin] Pour toi, qu’est qui qualifie un mariage haut de gamme ? En soi, le terme ne veut pas dire grand-chose, et j’ai aussi l’impression que pour réussir et pour perdurer, c’est mieux de faire du haut de gamme, du fait des budgets qui sont supérieurs, et donc des prestations vendues plus cher. Pour toi, le fait de faire du haut de gamme va te permettre de mieux réussir ? Et aussi, y a-t-il de la place en tant que wedding planner pour des mariages plus classiques ?

[Sandy] Alors pour répondre sur la définition du haut de gamme, selon moi, oui, forcément. Ce n’est pas du tout un tabou dans notre métier. On parle budget, c’est évident.

[Benjamin] À partir de quel budget ?

[Sandy] Cela ne veut rien dire. Si je te donne un budget, il faut expliquer derrière ce qu’il y a. Et honnêtement, je pense qu’on a pas forcément le temps de développer la question.

[Benjamin] Sinon, un budget par invité ?

[Sandy] Ce n’est pas que dans le budget que l’on retrouve le haut de gamme. Tu peux avoir 30 personnes sur un mariage et faire un mariage haut de gamme sans forcément être dans un budget affolant. Je le retrouve aussi dans l’intention, dans l’optimisation totale du budget et de l’enveloppe budgétaire que l’on fait pour nos clients. C’est-à-dire savoir que cela concerne aussi le fait de bien dépenser, afin que ce soit beau.

Alors oui, bien sûr, ce sont des prestations qui coûteront plus cher. Mais que ce soit dans le service, dans la décoration, dans l’optimisation totale du budget, du lieu aussi, c’est le fait de savoir en tirer ce qu’il y a de mieux dans chacun des postes du mariage, afin de pouvoir le rendre beau, pour pouvoir rentrer dans un maximum de détails et faire quelque chose de chouette.

[Benjamin] Tu veux dire qu’en tant que wedding planner aussi, la grosse valeur ajoutée que tu vas pouvoir amener, c’est de tout optimiser, que ce soit le lieu, la décoration, pour qu’un mariage qui aurait pu être « normale », soit finalement quelque chose de beaucoup plus grandiose.

[Sandy] Exactement ! C’est la valeur ajoutée aussi d’une wedding planner. C’est-à-dire que les gens viennent avec un budget. Après, chacune a son positionnement. Moi, je le prends plus, car je pense qu’ils ne seront pas contents avec moi. Ce n’est pas la peine, si c’est pour leur dire que dans 3 mois, il faudra rajouter tant, ils ne seront pas contents.

C’est un métier basé sur la confiance. Donc, c’est très important de ne pas la perdre.

[Benjamin] Donc, je parlais des optimisations que tu mettais en avant. J’ai envie de revenir là-dessus. Ça m’intéresse. Ce serait par exemple si tu avais trois astuces, trois choses tu mets forcément en place, que ce soit au niveau du lieu, de la décoration… Des choses assez simples à mettre en place, mais qui peuvent transformer l’ambiance d’un mariage. As-tu des choses comme ça qui sautent aux yeux que l’on pourrait conseiller à nos auditrices et auditeurs ?

[Sandy] Sur un lieu j’aime bien le truc qui semble évident, c’est-à-dire le fait de se dire que la cérémonie, elle est là, le cocktail, il est là, le dîner va se passer là et la danse ici. D’ailleurs, les gens qui te font visiter les lieux te donnent aussi ces indications. Moi, j’aime trouver justement l’inverse, c’est-à-dire essayer de bouger les lignes en se disant pourquoi la cérémonie serait là alors qu’elle serait très bien ici ou là.

C’est ce qui va changer d’un mariage à un autre. C’est-à-dire que le mariage que nous allons faire sera le seul sur 10 mariages dont la cérémonie aura été à cet endroit-là, un endroit différent des autres mariages dans ce même lieu. Bien sûr, il faut que ça rentre, il faut que ça marche, il faut que ce soit beau. Mais voilà, si ça me saute aux yeux, je propose l’idée, et elle est souvent suivie. Parfois même, on me dit qu’on avait jamais fait dans ce sens-là, que nous y avions pas pensé, etc.

Il faut essayer de voir comment on peut bouger les lignes lorsqu’on arrive dans un lieu, et essayer de faire quelque chose d’un peu original.

Après, concernant l’optimisation d’un espace, c’est évidemment la décoration en priorité. Mais une chose qui est très importante, c’est la mise en lumière. La mise en lumière des espaces est essentielle pour mettre en valeur le lieu qu’ont choisi nos clients, pour le rendre encore plus beau et encore plus esthétique. Ça, c’est important. Voici deux conseils que je pourrais donner, c’est déjà essayer de faire bouger un petit peu des lignes.

Et puis même, cela peut se retrouver ailleurs, comme dans le déroulé du mariage. Vous n’êtes pas obligé tout le temps de dîner, puis danser après, peut-être qu’on peut danser entre les plats, ou juste après le cocktail. Après, ça dépend aussi beaucoup des clients, c’est à tester avec eux. Il y a des gens qui n’ont pas du tout envie et qui sont très classiques.

[Benjamin] Tu n’as quand même pas fait démarrer un plat par la pièce montée ?!

[Sandy] Non, il ne faut pas exagérer, des codes sont à respecter, que nous n’avons pas le droit de bouger ! Mais c’est juste pour dire qu’il faut parfois rendre le truc plus original, parce que c’est aussi notre valeur ajoutée.

[Benjamin] C’est le fait de sortir du cadre, en quelque sorte.

[Sandy] Seulement si on l’a senti chez nos clients.

[Benjamin] Tu dois avoir l’œil maintenant pour voir ces choses-là, j’imagine que cela vient avec le temps et l’expérience. Et puis, tu dois avoir des lieux que tu recommandes et dans lesquels tu fais beaucoup de mariages.

[Sandy] Non, je travaille partout. On fait du sur-mesure. Donc oui, je suis amenée à travailler plusieurs fois dans un château, dans une salle, dans un hôtel. Mais étant donné qu’on fait du sur mesure, on s’adapte, on se colle au maximum aux souhaits de nos clients. Et pour chaque mariage, on fait une recherche spécifique de lieu, car c’est la première pierre à l’édifice ?

Donc oui, il y a des automatismes. Lorsque mes clients me parlent, je les projette très facilement en me disant que c’est là qu’ils vont aller. Bien souvent, je ne me trompe pas et c’est là qu’ils finissent.

[Benjamin] J’aimerais revenir sur l’évolution du marché. En sachant que tu as démarré très tôt, il y a eu pas mal de choses qui ont changé avec notamment l’arrivée des réseaux sociaux, comme Insta, Pinterest, etc. Comment as-tu géré ça ? Aussi, j’ai vu que tu n’étais pas si présente sur les réseaux sociaux, même si tu as des profils un peu sur toutes les plateformes. Mais j’ai pas l’impression que tu es très active, tu me contrediras si je me trompe. Est-ce quelque chose sur lequel tu t’es mis tardivement, ou est-ce un choix ? Ou n’en as-tu tout simplement pas besoin ? Comment as-tu vu l’arrivée des réseaux sociaux sur le marché de l’organisation de mariages ?

[Sandy] C’est un vaste sujet. Ça pourrait faire office d’un autre podcast ! Personnellement, je n’en ai pas eu besoin. Même aujourd’hui encore, je publie ce que j’ai envie de publier, ce qui montre un petit peu notre activité. Pour moi, c’est une vitrine supplémentaire.

Mais si tu veux, je suis arrivée peut-être un peu plus tardivement que certaines, et j’ai du mal encore à comprendre cette notion de nombre de followeurs. Moi, je vois dans les statistiques que j’ai une très belle communauté, que je suis très bien suivie.

Il n’y a pas si longtemps que ça, j’ai fait un salon au Lutétia et j’ai publié 3 photos du Lutétia, et il y a des gens et des clients potentiels qui sont venus pour me rencontrer. Donc je me dis que j’ai une communauté fidèle derrière, sans être pour autant à 20 000 followeurs.

[Benjamin] Je suis complètement d’accord avec toi. Le nombre de followers a très peu d’importance. Je voulais revenir aussi sur le fait que maintenant, les gens sont plus dans la préparation et viennent te voir avec beaucoup plus d’éléments, par rapport au fait qu’ils voient des informations sur les réseaux sociaux, qu’ils se font des moodboard sur Pinterest, etc. Est-ce aussi quelque chose que tu as vu changer avec le temps ? Ils savent ce qu’ils veulent beaucoup et ont moins besoin d’être guidés… Qu’en penses-tu ?

[Sandy] Ça dépend des clients. J’ai des clients qui ont besoin d’être guidés. Mais c’est vrai que ça, ça a énormément changé. C’est un aspect très positif, mais aussi négatif à la fois. C’est super quand les mariées arrivent avec des illustrations, qu’elles montrent telles montres ou robes, en disant qu’elles veulent ça ou ça.

Maintenant, ce qu’il y a sur les réseaux sociaux, ce ne sont que des très belles choses. Souvent, ce qu’on retient le plus, c’est ce qu’il y a de plus beau. Et cela peut créer des frustrations dans certains cas. Parce que des fois, il n’y a pas de budget qui suit. Donc, à nous aussi de tempérer et d’être très clair dès le départ, d’expliquer. Je prends le temps d’expliquer aux clients que telle chose n’est pas forcément possible, mais que l’on peut s’en rapprocher. Cet aspect est primordial. Bien sûr, j’ai de la chance d’avoir des clients qui peuvent se le permettre, donc on arrive souvent à des résultats qui sont proches de la photo qui a été montrée.

Mais ça, c’est un avantage dans le sens où les futurs mariés viennent avec des idées qui sont déjà arrivées à maturité. Mais d’un autre côté, il ne faut pas que ça crée trop de frustrations, il y a un juste milieu à trouver entre les deux.

[Benjamin] Je comprends. Et au niveau de la concurrence, tu m’as dit que tu n’avais pas besoin des réseaux sociaux, donc comment fais-tu pour trouver des clients, à l’heure où il y a quand même plus de concurrence que lorsque tu as démarré ? Est-ce que les gens viennent directement vers toi ? As-tu de plus en plus de couples qui font des demandes à droite, à gauche, et qui vont faire « leur shopping » entre différents wedding planner ? Est-ce que ça aussi, ça a changé la manière dont tu vas te vendre auprès de tes futurs clients ?

[Sandy] Alors, j’ai besoin des réseaux sociaux. J’y suis et j’aime bien ça. C’est quand même quelque chose qui m’importe des clients. J’ai quand même signé des gens qui m’ont connue sur Instagram et j’étais hyper contente parce que je me suis dit que cela marchait ? C’est pas juste une vitrine. Finalement, ça marche bien.

Après, j’ai différents réseaux, il y a un bouche-à-oreille qui se fait aussi. Et ça, c’est bien, parce que souvent, ceux qui arrivent de par une recommandation, ça permet de bien avancer dans la concrétisation du contrat que je pourrais avoir avec eux. En termes de concurrence, très franchement, quand on me dit « je vais aller voir une autre wedding planner » je leur conseille de le faire s’ils ne sont pas sûrs de leur choix.

Ou alors parfois, aller voir une autre wedding planner permet de se rassurer dans son choix. Donc moi, je leur dis d’y aller. Parce que moi, quand je vous ferai visiter un lieu, je ne vous en ferai pas visiter qu’un seul, mais plutôt 2 ou 3, et c’est cela qui vous permettra de vous décider.

[Benjamin] C’est ce que tu mets en avant, le fait que tu vas le présenter beaucoup de prestataires, beaucoup de possibilités ?

[Sandy] Sur le lieu, c’est particulier, sur les autres prestations, pas forcément. Mes clients me faisant confiance à 99,9%, quand on leur dit que quelque chose est bien, je n’ai pas besoin de présenter 36 000 photographes. Si maintenant, ils rencontrent le prestataire, avec pour exemple du photographe. Je peux leur dire que c’est le meilleur photographe du monde, les photos sont sublimes, le budget correspond, etc., si au moment où ils rencontrent le photographe, le feeling ne passe pas, on ira chercher un autre photographe. Parce que c’est hyper important. Donc non. Il y a toujours la présentation du prestataire qui est obligatoire.

Moi, je suis force de conseils et force de propositions. J’organise leur mariage, je suis là le jour J. Mais le choix final leur appartiendra toujours.

[Benjamin] Mais j’imagine qu’avec le temps, tu as dû te construire un gros réseau de prestataires. Avec l’expérience, arrives-tu à comprendre immédiatement les besoins de tes clients, et vers quels prestataires tu vas les orienter ? Donc, passes-tu moins de temps à organiser des mariages, par rapport à avant ? Je sais aussi qu’en tant que chef d’entreprise, il y a une notion de rentabilité. Est-ce que ce sont des choses auxquelles tu fais attention ?

[Sandy] D’abord, il y a le côté de la projection de prestataire. Oui, mais c’est plutôt un style que j’arrive très bien à comprendre maintenant au premier rendez-vous. Après, j’aime bien travailler tous les ans avec de nouvelles personnes. J’aime cela, car ça permet de voir d’autres gens, d’avoir un nouveau regard sur la profession. Cela permet d’avoir un nouveau style dans la décoration, une nouvelle approche.

Donc tout ça, ça me plaît personnellement, et je pense que ça peut aussi faire évoluer le métier. Il faut être à la page, il y a une mode dans les mariages, une mode de style. Chaque année ou tous les 3/4 ans, cela change. Pendant longtemps, il y a beaucoup de mariages vintage, chose qui se fait moins désormais. Donc, sur les prestataires, oui, en termes de chef d’entreprise, il y a une rentabilité à avoir dans le temps qu’on passe. Mais très honnêtement, j’adore ce métier, et je travaille sans limites d’heures, de mails, etc.

C’est ce que je dis à mes clients. Je dis que ma prestation, c’est sans limites d’heures, sans limites de rendez-vous, sans limites de visite. Voilà, on se voit et on s’appelle quand vous avez besoin, ou lorsque j’ai moi-même besoin de les appeler.

[Benjamin] Par conséquent, n’as-tu jamais eu de clients qui auraient profité de cela ? De mauvais souvenirs avec des clients qui t’auraient appelé à n’importe quelle heure de la nuit, ce genre de choses ?

[Sandy] Sans limites d’heures ne veut pas dire n’importe quelle heure. Cela veut dire que je ne compte pas mes heures quand je travaille pour un client.

Par contre, j’ai des gens qui sont assez respectueux. Alors ça m’est déjà arrivé, surtout avec WhatsApp où j’ai déjà reçu un message à 3 heures 30, et auquel tu pourrais répondre le lendemain, ce que je fais. Donc là-dessus, il ne faut pas se laisser déborder, c’est un conseil que je pourrais donner.

Mais honnêtement, les gens sont très respectueux de notre travail. Et ça m’est arrivé peut-être 4/5 fois qu’on m’écrive un sms à 23 heures auquel j’ai répondu le lendemain.

[Benjamin] Je voulais qu’on revienne sur la situation actuelle. Nous sommes le 20 novembre, en pleine seconde vague du COVID. Je voulais savoir quel est l’impact sur ton activité, et surtout ce que tu fais pour aller de l’avant et faire en sorte de limiter les dégâts au niveau de ton activité.

[Sandy] Alors, c’est une période complètement inédite. Quand c’est arrivé au mois de mars, on espérait tellement que ça n’aille pas plus loin que le mois de mars. Bon, il s’avère qu’on a connu une année très particulière, avec des reports, parfois des annulations. Moi, je continue, j’ai signé des contrats après le premier confinement pour 2021, et je suis très transparente avec mes clients. Je suis sur la notion de confiance réciproque. Je leur ai expliqué que oui, on allait peut-être être confiné de nouveau ou pas, mais qu’en attendant, cette crise existe.

Suite à cela, ils m’ont demandé conseil. Donc je leur ai que pour moi, on pouvait continuer, mais que quoi qu’il en soit, je serais à leur côté, s’il faut décaler ou annuler. Donc déjà, ça les rassure énormément. Ensuite, dans les nouveaux contrats d’aujourd’hui, la clause COVID est incontournable. C’est-à-dire qu’elle est lue et relue avant chaque contrat.

[Benjamin] Tu peux m’en dire plus sur cette clause COVID ?

[Sandy] Ça dépend, certains prestataires la mettent automatiquement et la formule à leur manière. Mais de façon globale, concernant le lieu, il est marqué que les conditions générales de vente doivent changer « si confinement national ». Moi, j’ai ajouté « si confinement national ou local ». En effet, on a vu que Paris pouvait être en confinement avec la région d’Aix Marseille, mais pas le reste de la France ?

On essaye de verrouiller un maximum de choses, mais on ne peut pas tout faire. Mais en tout cas, en ce qui concerne le confinement, en ce qui concerne les restrictions administratives, quelles qu’elles soient, on essaye de lister au maximum.

[Benjamin] Par exemple, par rapport au nombre de personnes assis à table, au mois d’octobre, on a dit qu’on ne pouvait pas être plus de 6 à table, ce qui bien évidemment met en péril un mariage.

[Sandy] Voilà, on essaye de voir avec les points qu’on a déjà vécu puisque maintenant, on a déjà quand même une petite expérience de cette crise. En tout cas pour les évènements de 2021, j’essaye de faire rajouter ce genre de choses dans les contrats.

[Benjamin] Et par rapport aux mariages qui devaient avoir lieu en 2020 et qui ont été repoussés en 2021, tu dois te retrouver parfois avec des possibilités de mariage que tu ne peux pas accomplir, étant donné que tu as encore des contrats en cours de l’année passée. Ça doit être difficile à gérer, non ?

[Sandy] Oui et non. Parce que finalement, j’ai dit la vérité aux clients, en disant que l’année 2021 serait très particulière, du fait des reports. Donc, je leur ai dit d’avoir plusieurs dates. Mais de toute façon, ça, je l’ai toujours fait. J’ai toujours demandé aux clients de faire une demande sur plusieurs dates, pas juste sur un seul weekend, car ça limite le champ des possibles. Et c’est passé sans problème.

[Benjamin] Donc dorénavant, à chaque fois qu’un couple vient te voir, tu leur dis d’avoir plusieurs dates plutôt qu’une seule. Par conséquent, le conseil ne serait pas d’aller voir le wedding planner avant d’avoir bloqué la date ?

[Sandy] Non. Quand les gens viennent, ils me disent qu’ils veulent se marier le 20 juin par exemple. Là, je leur dis que c’est une date un peu chargée, et demande s’ils ont d’autres dates. Et souvent, les gens te disent oui. Ça ouvre aussi les possibilités, mais j’ai toujours fait ça. J’ai toujours demandé à avoir au minimum 2/3 dates pour poser leur mariage. Si par exemple, le lieu qui pourrait correspondre à 100 % n’est pas disponible à la date initiale, et bien il faut changer.

[Benjamin] Dans les lieux sur lesquels tu vas, tu es sur quels délais ? Que recommanderais-tu à un couple qui envisage de se marier ? Faut-il s’y prendre au moins 1 an à l’avance comme l’on pense ?

[Sandy] Oui, un an à l’avance, c’est bien.

Après nous, on a déjà organisé des mariages en trois semaines. Donc oui, c’est bien, mais il n’y a pas forcément de règles. Après ceux qui viennent trois semaines avant l’été en disant « on veut se marier cet été », ils ont pas beaucoup d’exigences. On leur dit que c’est avec plaisir, mais en termes d’exigence, on peut éventuellement prévoir un mariage la semaine. Et souvent, c’est passé. C’est déjà arrivé plusieurs fois ça.

[Benjamin] Des mariages en semaine ?

[Sandy] Oui !

[Benjamin] Est-ce que ça, ça fait partie de tes prestations où tu sors du cadre ? Mais c’est vrai que ce serait peut-être la solution.

[Sandy] J’ai déjà eu des mariages le mercredi en plein milieu de semaine. C’est une bonne alternative. Après, il faut qu’ils soient d’accord. Je te parle vraiment pour ceux qui viennent 3 semaines ou 2 mois avant en me disant qu’ils aimeraient bien se marier au moins de juillet. Là, il y a quatre weekends dans un mois, et c’est souvent les mois les plus chargés. Donc oui, c’est une bonne alternative.

Après, pour ceux qui s’y prennent un an à l’avance, non, s’ils veulent un weekend, on part sur un weekend, évidemment.

[Benjamin] Et comment fais-tu lorsqu’on te demande 3 semaines à l’avance d’organiser un mariage, au niveau de ton organisation ? Je crois que vous êtes deux.

[Sandy] C’est ça.

[Benjamin] Vous avez toujours été deux ou tu as commencé toute seule ?

[Sandy] Je me suis toujours fait aider. Je ne peux pas faire tout seule. Après, c’est vrai qu’être une toute petite structure comme ça, ça a aussi ses avantages. Moi, je suis sur tous les mariages et sur toutes les organisations. Je veux absolument pas m’éloigner de ce que j’aime faire et de l’essence même de mon métier. Mais après, il suffit d’un bon chef d’orchestre.

Ce n’est pas la peine d’avoir 3 chefs d’orchestre sur la même réception, ça ne sert à rien. Et même en termes de nombre de mariages par an, on en prend qu’un par weekend par exemple. Voilà, je ne veux pas devenir une machine à mariage et collectionner les mariages avec 3 mariages par weekend que je vais déléguer. Cela ne m’intéresse pas du tout.

[Benjamin] Je voulais te demander comment tu te formais, comment est-ce que tu progressais dans ton métier ?

[Sandy] Pour être à jour de tout ce qui se fait, il y a des réseaux sociaux. C’est le top. C’est une mine, avec Pinterest, Instagram

[Benjamin] Il y a des comptes que tu recommanderais par rapport à ça ? Des comptes que tu aimes suivre qui sont en avance sur la tendance ?

[Sandy] Oui, je suis beaucoup les grands wedding planner américains.

[Benjamin] Tu as quelques noms ?

[Sandy] Tout le monde les connait : Marcy Blum, Mindy Weiss

Là, on est dans des segments hors sol, carrément. Mais cela montre que c’est possible. C’est très inspirant. Après, pour se former au quotidien, je me forme beaucoup par les rencontres. C’est ce que je te disais tout à l’heure de voir ce qui se fait à côté, d’être toujours à l’écoute, d’observer ce qui se fait de nouveau.

Et je trouve que parfois, tu te remets en question. Il faut savoir sortir de sa zone de confort, essayer de se challenger un petit peu et en disant « tiens, pourquoi pas faire un podcast ? »

[Benjamin] C’est une très bonne idée, ce n’est pas moi qui vais contredire. On va attaquer sur le dernier segment avec les questions qu’on pose généralement à tous les invités. La première, ce serait si demain tu devais revenir en arrière, et que tu devais te dire quelque chose, un conseil, ce serait quoi ?

[Sandy] C’est dur comme question.

[Benjamin] Tu as peut-être fait des choses au cours de ta carrière, non pas que tu regrettes, mais que tu ferais peut être différemment maintenant si tu devais le refaire. Est-ce qu’il y a des exemples qui te viennent en tête ?

[Sandy] Il y a 15 ans, peut-être que j’aurais aimé aller travailler outre Atlantique.

[Benjamin] Pour te former ?

[Sandy] Oui, ou pour y rester, je ne sais pas. Je pense qu’on fait un très beau métier, mais il est vrai que celui-ci est très reconnu aux États-Unis. Alors on y arrive, mais peut être que je me dirais ça.

[Benjamin] Pour aller un petit peu plus vite.

[Sandy] Oui. Mais maintenant, cela va beaucoup plus vite. Il y a des filles qui explosent en trois ans. Moi aussi j’ai eu cette chance, car c’était le début du métier.

Il y a toujours un avantage à faire partie des premiers, mais c’est aussi un risque. C’est pour ça que je te disais que le marché bouge, que le niveau d’attente des consommateurs bouge aussi. Et justement, si tu n’arrives pas à t’adapter, à suivre la vague et même parfois changer toutes tes méthodes, le fait d’être premier peut devenir un handicap. Toi tu l’as dit, les personnes très anciennes, il y en a plus beaucoup sur le marché, alors que tu es toujours là, c’est aussi un signe de ton adaptation.

Désormais, les carrières peuvent exploser avec les réseaux sociaux, avec aussi la vague qui fait que le métier est de plus en plus reconnu.

[Benjamin] Pour toi, quel est l’outil indispensable, dont tu te sers tous les jours dans la gestion de ton activité ? Ça peut être une application, un site, peu importe.

[Sandy] Mon ordinateur. Je travaille beaucoup sur Excel.

[Benjamin] D’accord. Je pensais à Daisy dans l’épisode 3, et elle nous parlait beaucoup de Trello. Excel pour toi, c’est la gestion de dossiers ?

[Sandy] Oui, la gestion des dossiers et leur avancée. J’aime bien tout mettre dans des tableaux, des lignes.

[Benjamin] Ce sont des choses que tu partages avec tes invités ?

[Sandy] Je partage plutôt des galeries photos privées sur le drive.

[Benjamin] Pour les moodboard, les inspirations ?

[Sandy] Exactement. On utilise aussi beaucoup Canva.

[Benjamin] Le moodboard, c’est quelque chose que tu fais avant de signer avec un client ?

[Sandy] Non, je propose pas de thématique avant. En général, on commence à parler décoration après.

[Benjamin] Quel est ton plus beau souvenir de mariage ?

[Sandy] J’en ai beaucoup !

[Benjamin] Ou une anecdote particulière ? Une demande étonnante ?

[Sandy] J’aime beaucoup faire des mariages où il y a énormément de montage, de logistique, de lumière, d’électricité, de chauffage à amener sur une tente où l’on va construire une salle éphémère. Moi, je suis une fille qui adore la production de l’évènement. Ça m’a énormément plu.

C’est partir à 0, créer un lieu de toute pièce.

C’est le fait que j’ai pu échanger avec tous les corps de métier différent, celui qui conduit le semi-remorque et qui apporte la tente, le tapissier qui va venir mettre des décors, monter des lustres à 4 heures du matin parce que sinon, on sera trop à la bourre le lendemain. J’adore ça, c’est de l’événementiel. Ça me fait hyper plaisir d’être sur ce genre de gros montage.

[Benjamin] Et puis, c’est peut-être ça aussi qui te fait sentir l’impact que tu as.

[Sandy] C’est la concrétisation de mois de travail et d’heures de travail. Et c’est vrai que moi, j’adore être le jour du mariage. Je me dis « enfin, ça y est, ils vont être contents ». Je pense à si tout est bien ficelé en amont. Un mariage c’est une dizaine d’heures, c’est fou.

[Benjamin] Comment te vois-tu d’ici 5 ans, quels sont tes objectifs, ce que tu vois pour ta société ?

[Sandy] J’aimerais bien développer le one-to-one, du fait des nombreuses demandes que je reçois à ce sujet. C’est quelque chose qui me plairait.

[Benjamin] Il faudra le caler dans ton emploi du temps chargé.

[Sandy] Tout à fait. Mais j’aimerais partager mon expérience, échanger avec de nouvelles personnes qui veulent se lancer. Je l’ai déjà fait et ça me plaît beaucoup. Par contre, je veux toujours continuer dans le métier de wedding planner, et en y restant. Moi, je suis pas décoratrice, pas DJ ou traiteur, je suis une organisatrice de mariage.

[Benjamin] On va suivre ça de près. Ou est-ce que les gens peuvent en savoir plus sur toi et te suivre sur les réseaux ?

[Sandy] Ils peuvent me trouver sur les réseaux, sur ma page Instagram Sandy-T Weddings, mon site internet aussi www.sandy-t.com

[Benjamin] Bon, j’étais ravi de t’avoir !

[Sandy] Merci beaucoup, Benjamin, c’était un échange très agréable.

[Benjamin] Merci à toi. On se tient au courant pour tes prochains projets.

[Sandy] Avec plaisir, bon courage aussi au podcast, et merci de m’avoir reçue aujourd’hui.

[Benjamin] Merci à toi, à bientôt.

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