De Mykonos aux Iles Féroé, mariage à l’international

Podcast
710 . 2021

De Syra Sylla 7/10/ 2021

A l’heure où vous lirez ces lignes, Sandrine se sera envolée pour les Iles Féroé où l’organisation d’un élopement l’attend. Quelques semaines plus tôt, c’était à Mykonos qu’elle était en repérage.

Des îles des Caraïbes, au Sud de la France, en passant par la Grèce et de nombreuses autres destinations dans le monde, Sandrine, fondatrice de l’agence Organsa, s’est spécialisée dans le mariage à l’international. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas froid aux yeux. Cette confiance en ses capacités lui permet d’accepter les missions les plus folles et de ne (presque) pas se donner de limite.

« On organise, on recherche des prestataires, on planifie, on orchestre, c’est ça notre rôle »

Au micro de Carnet de Noces, elle nous raconte son organisation au quotidien pour ses clients, nous en dit plus sur sa stratégie de communication et nous livre les secrets d’un mariage à l’étranger réussi.

L’agence Organsa de Sandrine

Site Internet : https://organsa-event.com/
Instagram : https://www.instagram.com/organsa_wedding_planner/
Facebook : https://www.facebook.com/OrgansaWeddingPlanner
Pinterest : https://fr.pinterest.com/organsaconcept/

Les “tips” de Sandrine :

Outil de sondage : Survey Monkey
Facilitateur : Wedding Plan
Bon plan “Publications” : Style Me Pretty ; White Wed ; Wedding Chicks ; le blog de Madame C. ; la Mariée en Colère ; la Mariée aux Pieds Nus

L’épisode 20 de Carnet de Noces est accessible sur notre chaîne YouTube :

Crédit photo : Camy duong Photography au domaine du Réveillon

La transcription de l’épisode 20 de Carnet de Noces est disponible ci-dessous !

Salut Sandrine. Je te souhaite la bienvenue sur le podcast Carnet de Noces. Je suis ravi de t’avoir aujourd’hui. On a un petit peu galéré pour s’avoir. Hier, tu étais à quelques heures d’avion, à Mykonos. Tu nous en reparleras peut-être un petit peu après. Mais ce que j’aimerais qu’on fasse déjà, en ce début d’épisode, c’est que tu te présentes, que tu nous dises qui est Sandrine Rosette, ce qu’elle fait, depuis combien de temps etc.  

Bonjour Benjamin, merci beaucoup pour l’invitation. Pour expliquer un petit peu ce que je fais, j’ai démarré l’organisation de mariage il y a 10 ans, 11 ans bientôt. J’avais pour objet à l’époque de proposer mes services sur la Caraïbe, ce que j’ai fait dès le départ quand j’ai démarré. Donc j’étais déjà dans une optique de destination wedding il y a 11 ans sans savoir que ça allait avoir cette évolution aujourd’hui en 2021. Je faisais un petit peu tout au début, à savoir qu’il n’y a pas beaucoup de formations à l’époque, mais j’ai quand même été formée par un petit centre de formation qui existe toujours et que je ne nommerai pas. J’ai commencé avec ça. Ensuite, je suis retournée à d’autres formations. J’ai continué de grandir, simplement, parce que j’avais envie de faire un peu plus que ce que je faisais à l’époque, c’est-à-dire proposer du mariage pour de la clientèle francophone, surtout la clientèle francophone à destination de la métropole mais aussi des Outre-mer dont la Martinique. Et j’avais envie d’aller un peu plus loin, partir un peu plus sur l’Europe. Et étant donné que je parle un petit peu l’anglais aussi, je voulais exploiter ça et proposer mes services pour la clientèle étrangère, donc les faire venir, en l’occurrence des États-Unis, pour les accueillir sur Paris, ce que je fais actuellement. Ça commence à venir depuis 3-4 ans. J’ai revu un petit peu toute la partie ligne éditoriale Organsa, ça continue et ça continuera d’évoluer. C’est en ce sens, en tout cas, que j’envisage de faire évoluer Organsa, surtout dans le mariage de destination.

D’accord. Donc tu te lances il y a 10 ans, tu te focus principalement sur les Caraïbes. À partir de quand délaisses-tu un peu les Caraïbes et que tu commences à t’ouvrir à d’autres destinations ? Au bout de combien de temps ? 

Depuis quatre ans, en 2017. Ce qui m’a donné envie, je pense que vous la connaissez déjà, c’est Muriel Saldalamacchia. Je l’ai connue à cette époque-là, je la connaissais déjà un petit peu avant et j’étais curieuse de savoir ce qu’elle proposait en perfectionnement pour les wedding planners. Donc j’ai décidé d’aller chez elle et d’en savoir un petit peu plus, de creuser. Je la suis beaucoup actuellement dans tout ce qu’elle fait, dans ce qu’elle propose pour nous, en tant que wedding planners. Et c’est depuis que j’ai été chez elle que j’ai décidé de partir plus loin et de m’ouvrir aux mariages de destination en Europe. Actuellement, je suis sur Mykonos. Dans 15 jours, je pars aux Îles Féroé pour un elopment. Les Îles Féroé, c’est situé entre l’Islande et le Danemark, de mémoire, si je ne me trompe pas. Je regarde bien la carte. C’est entre les deux, c’est une île perçue au milieu de nulle part. Donc c’est vraiment un concours de circonstances, les Îles Féroé, parce qu’à la base je proposais l’Islande, puis l’ambassade de France avait stoppé les mariages à l’époque, et j’ai décidé de me rediriger vers les Îles Féroé parce que les Français peuvent se marier au Danemark et c’est pour cette raison que j’ai eu cette opportunité.   

Comment est-ce que tu ouvres tes destinations ?

Dans la logique, on est normalement censé faire du démarchage, donc aller à la destination qu’on a sélectionnée et rencontrer les prestataires. Mais des fois, ça ne se passe pas comme ça. Malheureusement, je suis plutôt de nature curieuse donc je pars avec les petits mariés qui me contactent et qui me proposent des destinations que je ne connais pas. Ma curiosité prend tellement le dessus. De toute façon, j’ai envie de te dire, Benjamin, une organisatrice reste une organisatrice. Donc de base, on organise, on recherche des prestataires, on planifie, on orchestre. C’est ça notre rôle. Puis, selon la personnalité de chacune et de chacun, parce qu’il y a des hommes wedding planners aussi, certains vont vouloir aller plus loin et d’autres vont vouloir se limiter à ce qu’ils savent faire pour la simple et bonne raison que la personnalité peut aussi prendre le dessus. C’est-à-dire que si on n’a pas cette curiosité d’aller un peu plus loin, si on n’a pas cet engouement d’aller dans un endroit qu’on ne connait pas, on ne va pas y aller. Et effectivement, tu peux avoir beaucoup de wedding planners qui vont très clairement annoncer “non, non, je ne fais pas cette destination, je n’y vais pas”. Ce n’est pas mon caractère, je suis plutôt tendance à faire l’inverse. J’y vais, je suis curieuse. Pour l’instant, ça va, ça se passe bien. En tout cas, les personnes sont ravies. C’est comme ça que j’ai fait avec la Martinique. Bien que je sois originaire de là-bas, c’est comme ça que j’ai procédé et ça a très bien fonctionné. Techniquement, il peut y avoir des inconvénients, il y a des choses qu’on ne connait pas, qu’on peut ne pas maitriser, mais c’est ça le goût du challenge. Ça me plait, ça fait partie de moi et c’est comme ça que je fonctionne. Et c’est ce que je vends, d’ailleurs, aux futurs mariés et ceux qui ont envie de me suivre et qui croient, justement, à cet audace que j’ai. Donc ils me suivent et ça fonctionne. 

Donc en gros, si quelqu’un vient te voir et te dit “j’ai envie de me marier en Suède” et que tu n’as jamais entendu parler de la Suède, que tu n’y es jamais allée, est-ce que tu diras “vas-y, go” ?

Ça dépend de la destination.

Ça dépend de la destination. Ça dépend peut-être aussi du mariage et du budget du mariage. J’imagine que pour toi, ça a sûrement un coût d’aller découvrir une région, ne serait-ce que pour y aller déjà, pour un billet d’avion, se déplacer, rester sur place. Quand est-ce que tu dis “oui” ? Quand est-ce que tu dis “non” ? Est-ce que tu as des critères en termes de budget, en termes de timing peut-être ?    

C’est clair qu’il faut aussi que je me sente emballée par la destination. Par exemple les Cyclades, la Grèce, ça m’intéresse d’y aller et c’est aussi un marché qui est très développé par les mariages, il y a énormément de prestataires là-bas, donc ce n’est pas totalement de l’inconnu pour le secteur. Ce qui fait que c’est aussi une certaine facilité pour un wedding planner de pouvoir organiser un mariage dans ces secteurs-là. Et bien entendu, on a aussi la possibilité de travailler avec des collaboratrices sur place dans tous les cas. Quand on parle l’anglais, on a cette facilité d’aller à la rencontre des prestataires ou même des wedding planners en local. Et si on a envie de faire un partenariat avec un wedding planner en local, c’est aussi une possibilité, une ouverture. Il faut être ouvert à ça. Si on reste tout seul dans son coin et qu’on n’est pas à l’aise à aller à l’échange, au partage avec les autres, ça peut ne pas fonctionner. Très clairement. Mais je ne le fais pas sur toutes les destinations. Si ça m’intéresse, j’y vais. Si ça ne m’intéresse pas, je dis clairement aux clients “écoutez, je ne le fais pas”. Par exemple les Îles Féroé, j’avais bien annoncé la couleur, j’avais dit que je ne faisais pas et que je ne connaissais pas. La cliente était tellement insistante là-dessus, elle a dit “oui mais j’ai vraiment envie d’y aller avec vous. Franchement, on voit que vous avez de l’expérience.” Puis, j’ai envie de te dire que c’est un elopment donc il n’y a rien de bien compliqué. C’est de l’administratif, ils sont deux, j’ai pris un photographe local, je parle l’anglais. Le photographe connait le secteur donc il n’y aura pas de difficulté à trouver un endroit et faire des photos. Ça dépend vraiment des projets. Et à partir de ce moment-là, je dis “oui” ou “non”. 

Et est-ce que ça t’est arrivé d’organiser des gros mariages dans des régions que tu découvres à peine ou est-ce généralement ce genre de mariages, des elopments ou des mariages en petit comité ? 

Ça reste sur du petit comité, des choses que je peux quand même maitriser à ma hauteur. Dès que ça devient un petit peu costaud, je préfère pour l’instant ne pas y aller, sauf si je travaille en local avec quelqu’un qui connait le secteur et qui connait les prestataires. Là, je ne prends pas de risque sur ce genre de choses-là. Je garde quand même la tête sur les épaules, Benjamin. 

Qu’est-ce qu’un petit comité pour toi ?

50 personnes au grand maximum.

J’imagine que quand tu te maries à l’autre bout de l’Europe, même si les mariés voulaient, ils ne vont peut-être pas faire déplacer toute la famille. 

Ça arrive. 30-40 personnes à déplacer, c’est facile quand même. 

Oui, ça reste facile. Mais c’est vrai que ce n’est pas tant un petit comité que ça. Que ça soit 50 ou 100, est-ce qu’il y a des grosses différences quand même ?

Gestion invités, oui, quand même. 

D’accord. 

Entre 50, 100 ou 150 personnes, on le ressent. C’est vrai que ça m’est déjà arrivé d’avoir des petits mariages de 30 personnes et d’avoir plus de logistiques à gérer sur un mariage de 30 personnes que sur un mariage de 100. Ça peut arriver. Ça m’est arrivé il y a quelques mois sur un mariage. Sur un mariage, souvent ce n’est pas tant le nombre d’invités qui peut influencer le gros du travail, c’est surtout le programme de la journée, la logistique qu’il y a derrière et le nombre de partenaires qu’on a de prévu sur le mariage. C’est surtout ça. Donc du fait que, sur 3-4 heures dans la journée, tu aies plusieurs actions à faire en même temps avec plusieurs arrivées de prestataires, effectivement ça peut être assez complexe de gérer la journée à ce moment-là, d’où la coordination. C’est une bonne préparation en amont qui n’est pas négligée pour que ça se passe bien le jour J, donc être hyper calé sur son planning et savoir ce qu’on a à faire, qui fait quoi à ce moment-là.

Est-ce que tu travailles toute seule ?

Non, j’ai toujours des équipes le jour J. J’organise le mariage, en revanche. Mais le jour J, il y a toujours 3-4 personnes avec moi, je ne suis jamais toute seule, j’ai des assistantes. Chaque année, j’ai une ou deux assistantes qui travaillent avec moi toute l’année pour m’aider justement dans mes organisations pendant que je gère tous mes rendez-vous avec tout le monde. Ce sont des petites mains qui vont aller chercher ce que je leur demande, me faire mes comptes rendus. Parce qu’à un moment donné, quand on commence à faire du mariage, il n’y a pas beaucoup de weekends dans un mois et il y a pas mal de vacances scolaires dans une année, je travaille beaucoup avec des couples qui ont des enfants des fois, également des couples qui sont chefs d’entreprise et sont amenés à être antidéplacement. Donc au final, ça ne laisse pas beaucoup de temps pour organiser des rendez-vous. On fait le gros du travail avec les partenaires. On discute avec eux, on échange avec eux, on gère le backstage du mariage, et c’est le plus gros du travail que l’on fait. Et puis, on fait nos suivis avec les clients jusqu’à préparer le planning pour le jour du mariage.  

Où est-ce que tu trouves toutes ces petites mains dont tu m’as parlées ? Est-ce que tu travailles avec des wedding planners le jour du mariage ou est-ce une personne autre que tu recrutes ?

Il y a mes équipes le jour du mariage. Et si jamais j’ai un besoin particulier, je peux faire appel à des consœurs, soit des personnes que je connais personnellement, soit des personnes de l’Assocem éventuellement. Je pense que tu as déjà entendu parler de l’Assocem dont je fais partie. 

Justement, j’aimerais bien avoir quelqu’un du bureau de l’Assocem sur ce podcast.

Il faut contacter les personnes du bureau.

Exactement. On a commencé à les contacter, d’ailleurs. On n’a pas eu de réponse, si tu peux faire passer le message. 

Je vais faire passer le message, il n’y a pas de souci.

Je ne suis pas au courant des dernières invitations mais on est dessus. 

En tout cas, j’en fais partie donc si on a des besoins, on peut contacter les consœurs de l’Assocem sans souci. 

OK. Lorsque tu as un couple qui te demande d’aller sur une destination que tu ne connais pas forcément et que tu acceptes, d’un point de vue pratique, par quoi commences-tu ? Comment est-ce que tu t’organises pour que ce soit concret ? Comment est-ce que tu t’y prends pour repérer ? Est-ce que tu commences par Google ? Est-ce que tu appelles tout de suite des éventuels partenaires sur place ? Comment est-ce que tu fais ?

Je me sers beaucoup de la mappe.

Google Map, tu veux dire ?

Souvent, oui. Souvent, je prends la carte de Google Map, puis en fonction des prestataires que j’ai à trouver, je mets la catégorie de prestation, par exemple DJ, fleuriste ou wedding cake, je vais taper ça sur Google Map et je vais avoir tous les prestataires du secteur. 

Et comment fais-tu ton choix?

Ensuite, je vais sur les comptes Instagram, sur les blogs. Je ne passe pas par des annuaires et toutes ces choses-là. C’est vrai qu’Instagram aujourd’hui est quand même un réseau qui est assez fort parce qu’on peut tout faire, il y a un bon moteur de recherche si on connait les bons mots clés et si on connait aussi l’orthographe exact des prestataires que l’on recherche. Des fois, ce n’est pas évident de trouver. Mais les hashtags, la géolocalisation, des mots clés, d’une story à une autre on trouve un prestataire, on peut trouver un live band, surtout les photographes. J’adore les photographes et les vidéastes parce qu’ils filment tout, ils photographient tout, donc ils taguent tout le monde et c’est comme ça qu’on peut trouver des partenaires. Et puis, une fois que j’ai trouvé ces personnes, je rentre en contact avec eux, je discute avec eux, et je regarde aussi les références, les avis. Il y a quand même un gros travail de recherche en amont avant d’aller plus loin au niveau de la présentation. Puis, il faut présenter aux clients mais avant cela, il y a quand même un travail de fond que je fais avec ces partenaires. Et si ça m’intéresse, si j’ai envie d’aller plus loin, je me déplace. Si je me déplace, c’est vraiment pour visiter les lieux.

C’est surtout pour les lieux que tu te déplaces.

Voilà, lieu et dégustation. 

Ce qui veut dire que les vidéastes, éventuel DJ ou groupe, tu les choisis en amont sans même aller les rencontrer, tu te bases sur ce que tu trouves.

Voilà. Et puis, je rentre en contact avec eux, j’échange, je discute.

Est-ce que tu échanges par téléphone ?

Téléphone, Zoom, vidéo. C’est vrai que c’était plutôt difficile il y a quelques années mais maintenant, avec le confinement, les rendez-vous vidéo se sont tellement développés que ça devient aujourd’hui une facilité. Je préfère le contact humain, voir les personnes, mais c’est clair que quand on est à l’étranger, on ne peut pas avoir le même process parce qu’on ne peut pas prendre un billet toutes les semaines pour aller rencontrer chaque prestataire. Ce n’est pas possible sauf si on a un ou deux millions d’euros qui nous tombent dessus alors, oui, là on peut prendre l’avion tous les jours s’il le faut, mais ce serait de la perte de temps au final parce qu’on a d’autres clients à gérer. Donc on utilise les moyens que l’on a, c’est-à-dire les rencontres vidéo, c’est ce qui marche actuellement. Et puis, comme je te l’ai dit, si franchement ça bloque et que je n’ai pas envie de m’embêter, dans ce cas-là je me fais un partenariat avec une wedding planner en local qui connait très bien le territoire. C’est ce que je fais, d’ailleurs, pour la République Dominicaine, je suis en partenariat avec des wedding planners sur place qui ne font que ça. On voit leur prestation sur Insta, on voit leur prestation sur Facebook, on a échangé vaguement, on est souvent en contact ensemble, on se prend des nouvelles. Si j’ai des demandes pour cette destination, ça ne me dérange pas de travailler avec eux et on collabore dans ce cas-là. La République Dominicaine, c’est loin, on est à 10 heures de vol. 

Et comment est-ce que tu t’organises, d’ailleurs, avec les wedding planners d’un point de vue rémunération ? Est-ce que tu as des contrats types, des façons de faire que tu répètes ou est-ce que tu fais à chaque fois un deal particulier en fonction de la destination ? 

Ils ont leur prestation déjà, si ça me convient et que ça rentre dans mes cordes, pourquoi ne pas partir sur ce qu’ils proposent. De toute façon, étant donné qu’ils font le suivi là-bas sur place avec les prestataires mais qu’ils ne gèrent pas les clients parce qu’ils ne sont pas en contact avec eux, toute cette partie de suivi client, c’est quelque chose que je dois facturer auprès du client. Et dans mes honoraires, j’intègre la partie du prestataire. Pour le client, c’est transparent parce qu’au final, il y a une partie qui sera reversée aux prestataires dans les honoraires que je vais appliquer. Si ça rentre dans les cordes et que c’est OK de manière égale pour tout le monde, il n’y a pas de raison que ça ne passe pas. 

D’accord. Donc tu veux dire que c’est complètement transparent, tu intègres le prix de la prestation de ta partenaire.

Oui. J’ai un tarif que j’applique. Si je travaille avec une wedding planner à l’étranger, il y aura une quote-part de mes honoraires qui partira sur cette wedding planner. 

D’accord, OK. 

Il n’y aura pas de surplus. Non, je ne fonctionne pas comme ça. Ça ne sert à rien. Ça dépend des projets mais pour ma part, en tout cas, c’est comme ça que je le ressens et c’est comme ça que je l’imagine. Si le projet nécessite que ce soit facturé un peu plus parce qu’il y a beaucoup plus de travail, là oui, c’est autre chose. Donc en fonction du projet, les tarifs peuvent être évolutifs. Effectivement, il y a des dossiers avec lesquels on va prendre un petit peu plus de temps, ça va être un petit peu plus costaud, donc le tarif sera différent.  

Tu as dit que depuis 4 ans, tu sentais qu’il y avait une grosse vague émergente de mariages à l’étranger, à quoi est-ce que tu attribues ça ? Est-ce justement parce qu’avec le digital maintenant, on peut facilement trouver des prestataires à l’étranger, on peut se voir facilement aux visios etc., ou peut-être aussi avec l’essor des wedding planners qui sont sûrement de plus en plus consultés par rapport à avant ? À quoi est-ce que tu attribues cet engouement depuis les 4 dernières années, comme tu le disais ?

Je pense que c’est vraiment un travail des réseaux sociaux. 

D’accord. Est-ce les couples qui se rendent compte ou qui tombent sur des photos de gens qui se marient à l’étranger et se disent “tiens, je veux le même mariage” ?

Exactement. Soit la personne a une attache dans l’île où elle veut se marier, c’est-à-dire qu’elle a des origines ou il y a éventuellement un souvenir, des vacances, des moments partagés avec la personne avec qui elle se marie. Ça m’arrive, des fois j’ai des clients qui vont me dire “on a toujours passé les vacances là-bas, c’est un endroit qu’on aime beaucoup et qui nous est cher et c’est ce qu’on a envie.” Soit je peux avoir des personnes qui vivent dans des secteurs où il faut tout le temps froid, c’est vrai que chez nous, en France, il ne fait pas tout le temps chaud, mais je veux dire, par exemple, à la montagne et qu’ils ont envie de chaleur, donc ils vont vous dire “on va se marier et on veut partir, on a du froid toute l’année et la seule chose qu’on recherche aujourd’hui, c’est du soleil.” Et ils ont cette envie d’évasion simplement. Et le fait d’être sur les réseaux sociaux, de regarder ce qui se passe à côté, les émissions sur les voyages, ça peut aider aussi, ça peut aussi contribuer à vouloir se marier à l’étranger. Et puis, il y a aussi les personnes qui sont très clairement fans de voyage, ce sont des globe-trotteurs, ils ont l’habitude de ça, c’est leur mode de vie et ils ne voient pas leur mariage autrement que de voyager parce que ce sont des personnes qui voyagent beaucoup de base.  

Est-ce que ce ne sont pas des mariages qui sont plus durs à organiser puisque les gens se sont fait une idée de ce que ça allait être donc ils ont peut-être des grosses attentes versus toi qui vas leur rappeler la réalité et qui vas leur faire comprendre que les photos qu’ils ont vues sur tel ou tel compte Insta, ces belles photos en bord de mer, c’est quelque chose qui va être compliqué à faire pour leur mariage, à eux, peut-être pour des problématiques de logistique, de budget ou autres ? Est-ce que les couples qui viennent pour ce genre de mariage et ce genre d’expérience n’ont pas des attentes qui sont parfois, ou même souvent, trop élevées ?

Pas forcément. S’ils choisissent une wedding planner, ils choisissent tout d’abord une professionnelle donc ils vont sélectionner une personne qui est habituée à faire ce type de projet, qui sait où elle va, ce qu’elle fait et qui connait le plus souvent la destination. Ça va être un petit peu paradoxal par ce que je fais mais je ne vais pas parler uniquement de moi. Bien souvent, les couples choisissent des personnes qui sont habituées à faire la destination. Ce qui fait que quand ils sont habitués à ces personnes-là, les wedding planners savent ce qu’elles font, elles connaissent les prestataires, elles connaissent les secteurs, elles connaissent la culture, elles connaissent tout. Et le client ne s’embête pas tout simplement à se poser 10 000 questions parce qu’il sait que la personne qui s’occupe de cette destination y est habituée donc elle seule sait les inconvénients et les avantages de la destination. Quelque part, oui, ils vont faire confiance. Mais ça peut arriver que certains couples ont cette peur de se dire “on doit faire confiance à une personne qu’on ne connait pas, on va travailler pendant un an avec cette personne”. Ça fait toujours un petit peu peur et c’est normal parce qu’ils partent des fois sur de l’inconnu. Et c’est vrai que quand on se marie à la maison, on peut décider du jour au lendemain “demain, je vais aller visiter tel lieu, je vais aller voir tel partenaire”, on a cette liberté parce qu’on a la facilité de se déplacer. Or quand on va à l’étranger, ce n’est pas tout le monde qui peut se déplacer comme à tout va pour aller voir ou rencontrer les prestataires. Donc ils sont obligés de faire confiance, en quelque sorte, à la wedding planner qu’ils vont sélectionner. 

Ce que tu es en train de dire, c’est que la plupart des couples qui viennent te voir n’ont pas des attentes extravagantes, ils te disent “on veut aller là” et puis c’est à toi de jouer et d’organiser le mariage, ils n’ont pas des attentes irréalistes. 

Exactement. Leur critère, c’est souvent “on veut de la chaleur”. J’ai déjà entendu “peu importe la destination, on veut de la chaleur. On n’est pas habitués à organiser des mariages, on ne sait pas.” Il y a certains qui se sont déjà mariés, ils ont déjà eu des mariages en grande pompe. Donc bien souvent, pour les mariages de destination, c’est leur deuxième mariage. Ça arrive, j’en ai pas mal des comme ça. 

Avec la même personne ?

Non. 

Il y en a qui sont mariés plusieurs fois parce qu’ils ont envie de célébrer leur union plusieurs fois.

Mais ils veulent autre chose, ils veulent quelque chose de différent, ils ont envie de partir avec les personnes qui leur sont chères, les plus intimes. Bien souvent, on a 40-50 personnes autour de nous que l’on fréquente toute l’année. C’est très rare qu’on a plus que ça. Donc c’est ça, ils veulent partager avec quelque chose de simple, ils veulent s’amuser, ils veulent se détendre. Ils n’imaginent que ça, la détente. Pour le reste, ils le confient à la wedding planner et c’est à elle de trouver ce que les clients recherchent. Et bien entendu, le client, lui, ce qu’il a à nous dire, ce sont ses attentes, ses critères, ce qu’il a envie, ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas, pour que ça puisse fonctionner. Parce qu’on ne peut pas fonctionner dans le vide non plus, si le client ne nous donne pas un minimum de direction sur ses souhaits. Parce qu’au départ on ne se connait pas, on apprend à se connaitre au fur et à mesure. Et au fur et à mesure de cette connaissance, bien entendu on arrive à organiser le mariage et on propose ce qui leur convient. 

Les clients qui viennent te voir, est-ce que ce sont plutôt des étrangers qui veulent se marier ou, l’inverse, des Français qui veulent se marier à l’étranger ?

J’ai les deux. J’ai des expatriés, j’ai des mariages mixtes franco-américains, j’ai des mariages francophones pour aller à l’étranger.

Comment est-ce que tu trouves tes clients ? Ou plutôt comment est-ce qu’ils te trouvent ?

D’abord, ils viennent à travers mon site internet. Sur mon site internet, la cible que je recherche est très bien expliquée. À partir du moment où le petit texte de présentation sur le site précise pour qui on veut travailler et avec qui on veut faire les mariages, si le client se sent concerné par la description, il viendra et nous appellera tout simplement. 

D’accord. Mais comment fais-tu pour faire venir les gens sur ton site ? Que ça soit bien expliqué, c’est une chose, mais il faut quand même que tu aies des gens qui viennent d’abord sur le site pour te lire.

C’est le référencement qui fait tout le travail.

Exactement, c’est ce que je voulais entendre. Est-ce que tu l’as travaillé ? Est-ce que tu as fait des actions spécifiques sur ton site pour être bien référencé sur certains mots clés ? Est-ce que tu as ciblé même des mots clés précis ?

Oui, il y a des mots clés concernant le type de clients, donc mariages mixtes par exemple, des mots clés sur la destination, il y a des mots clés sur le fait que je me déplace pour des mariages, et aussi des mots clés sur les mariages expatriés en France. C’est vrai qu’il y a un gros travail. J’ai un blog sur mon site internet et, effectivement, le blog peut ramener beaucoup de trafics et envoyer les clients qui seraient intéressés par mes services.

Est-ce quelque chose que tu as travaillé toi-même ? Est-ce que tu t’es formée toi-même ou as-tu fait appel à un prestataire extérieur pour ton référencement ?

Non, j’essaie de faire un bon recrutement. C’est vrai que je privilégie beaucoup les jeunes filles qui travaillent chez moi qui ont eu un bac littéraire et qui passent par le cursus évènementiel ou qui ont des études en relation publique, elles maitrisent parfaitement la rédaction.

La rédaction optimisée référencement ou la rédaction tout court ?

La rédaction tout court. J’ai des logiciels sur mon site internet qui me permettent justement d’optimiser le texte en lui-même et de le retravailler en fonction de ce qui est écrit. C’est clair que les filles savent écrire mais Google a forcément aussi ses petites recommandations.

Google n’a pas le bac littéraire, c’est sûr.

Voilà. Donc malheureusement, pour que le référencement fonctionne, des fois on est obligés de suivre les recommandations pour que Google puisse lire notre site et puisse y envoyer les bons clients. C’est comme ça que ça fonctionne. C’est clair que si on ne travaille pas le texte dans le sens du référencement, ça ne marche pas. 

Est-ce que tu peux citer l’outil que tu utilises pour ça ?

J’utilise Yoast. Beaucoup diront qu’ils n’aiment pas, que ça ne sert à rien, moi je trouve que c’est pas mal. 

Oui. Yoast est un plug-in que tu installes sur ton site, j’imagine donc que tu es sur WordPress.

Voilà. 

C’est ça parce que c’est un plug-in WordPress à la base. C’est un plug-in qui va analyser ton contenu, qui va te donner des recommandations etc. 

Oui, il va nous dire si les phrases sont trop longues, si on a trop de formes passives. Il y en a beaucoup qui ne l’utilisent pas et pour qui ça fonctionne très bien. Mais je trouve que c’est plutôt bien, je ne passe pas par une société pour gérer mes textes, je le fais moi-même. Donc étant donné que je le fais avec mes assistantes, j’ai pris ça et ça marche très bien. Et si un jour j’ai envie de passer par des community managers, dans ce cas-là je n’aurai peut-être pas besoin de m’embêter avec ça.

Si je comprends bien, tu as plus un focus sur ton site et sur la rédaction plutôt que sur les réseaux sociaux.

Les deux. Il y a le blog, il y a les réseaux sociaux aussi, surtout Instagram que je travaille, il faut veiller à ce que l’image fonctionne. Et on fait aussi des shootings qui ont quand même bien marché. 

Est-ce que tu parles des shootings d’inspiration ?

Voilà.

Est-ce que tu en fais régulièrement ?

Non, je me suis mise l’année dernière où j’en ai fait trois, il y en a eu un en Bourgogne, un en Martinique et un sur Paris. J’en ai déjà fait deux avant mais je n’avais pas vraiment poussé le projet, je l’avais fait comme ça, c’était il y a 3-4 ans à peu près. J’avais fait mes premiers shootings, ça a fonctionné pour les lieux pour qui je les avais organisés, ils s’en sont bien sortis avec, mais je n’avais pas trop poussé le truc, je ne me suis pas bien vendue avec donc je me suis dit pourquoi ne pas en refaire et les utiliser à fond, tester justement les publications sur les blogs pour faire parler de moi. Parce que c’est ça aussi, plus il y a de trafics, plus c’est bon pour nous. 

Quand tu dis que tu t’étais mal vendue, est-ce que ça veut dire que tu t’es bien vendue sur les trois derniers que tu as faits ?

Oui.

Quelle est la différence donc entre le shooting où tu ne te vends pas très bien et un shooting qui vend bien ?

Shooting où je ne me vends pas très bien, c’est-à-dire que je n’en parle pas beaucoup. C’est ça que je veux dire. J’ai fait le shooting et je n’ai pas vraiment communiqué avec, je ne l’ai pas utilisé.

C’est un peu le problème de la création de contenu de manière générale sur internet. Tu écris un article, s’il n’est pas référencé ou si tu n’en parles pas, si tu ne le diffuses pas, ça ne sert à rien. Et donc, tu dis que sur les derniers que tu as faits, est-ce que tu les as postés ou est-ce que tu as demandés à des gros blogs de parler du shooting ?

Pour l’instant, je suis juste en phase de soumission. Donc il y en a un qui a été soumis chez White Wren le 7 juin.

Comment ?

White Wren.

D’accord. J’imagine que c’est un site anglophone. 

Américain.

Américain ? OK.

Oui. Il y a un article qui a été publié le 7 juin dernier. J’ai fait aussi un shooting en Martinique qui sera publié sur Wedding Chicks le 22 octobre, donc prochainement. Et puis, il y a un autre que j’ai fait sur Paris, j’attends un accord. C’est tout ça qui fait qu’à force, il faut partager, publier, il faut aussi que les partenaires nous taguent. C’est un gros travail derrière quand on fait des shootings. Je vois qu’il y a des partenaires qui en font tout le temps. J’ai aussi des consœurs qui sont assez fortes là-dessus. Moi je ne me suis mise que très récemment donc je reste encore dans les débutants des shootings, je ne suis pas encore hyper calée. Je ne peux pas en faire trop non plus parce que, bien entendu, c’est beaucoup de temps. Un shooting, c’est comme organiser un mariage. Donc trois à notre niveau en tant que wedding planners, c’est déjà beaucoup sur une année. Mais il y a des filles qui en font régulièrement, elles sont fortes parce que c’est chronophage.  

Tu parlais de tes différentes publications, j’ai l’impression que tu n’as ciblé que des supports anglophones. En France, qu’est-ce qu’il y aurait à cibler si jamais on voulait cibler des blogs ou des sites à forte audience pour relier un shooting d’inspiration ?

Il y a le blog de Madame C, il y a La mariée aux pieds nus, il y a la Mariée en Colère. Il y a plein de sites. Un blog aussi qui est assez connu en France/Europe, c’est Adoré. Je ne les ai pas tous en tête mais ce sont eux les plus gros.  

Et pourquoi as-tu décidé de ne pas publier sur ces supports-là ? 

Ce n’est pas moi qui décide. Les filles vont peut-être m’entendre si elles écoutent le podcast, c’est elles qui décident si elles acceptent notre shooting ou pas. Donc tant que ça rentre dans leur ligne éditoriale, elles acceptent.

Donc tu l’as soumis à toutes les personnes.

Oui. J’ai ma cible de blog et j’en vise quelques-uns. Je vais organiser mon shooting, j’imagine qu’ils l’acceptent. Par la suite, je ne suis pas la seule décisionnaire. Nous on propose et c’est eux qui disposent et qui nous disent oui ou non, “ça rentre dans notre ligne éditoriale” ou pas. Mais on ne les en veut pas, c’est leur droit, c’est normal parce qu’elles ont aussi leur visibilité, leur process. C’est normal. C’est le jeu, on ne peut pas être accepté partout. Mais si elles nous acceptent, c’est bien. 

On fera peut-être un épisode spécial sur les shootings d’inspiration justement avec tous les trucs et astuces. Tu dis que pour ton shooting soit diffusé, il faut se mettre à la place du site sur lequel tu veux le publier, aller voir peut-être ce qu’il a diffusé par le passé pour te caler sur la ligne éditoriale et sortir quelque chose qui pourrait convenir un maximum.

Oui. Sauf que des fois, les blogs nous demandent aussi des choses romantiques, des choses qui n’ont jamais été faites avant. Des fois, c’est difficile de se caler parce qu’on a envie de leur proposer quelque chose de différent mais ça n’a pas forcément marché. Et des fois, ce qu’on imagine être différent, c’est du déjà vu pour eux.  

Et puis, il faut peut-être que le shooting reflète aussi un peu le genre de mariage que tu organises puisque si tu es complètement à côté de la plaque par rapport aux mariages que tu organises d’habitude et que ton shooting est publié, on va aller te solliciter pour organiser un mariage par rapport au shooting que tu as fait mais ce n’est peut-être pas du tout dans le type de mariage que tu aimes et que tu organises d’habitude. J’imagine qu’il faut aussi se caler par rapport à ça. 

Tout à fait. Je suis d’accord avec toi. Et de toute façon, si j’ai envie de le faire de cette façon-là, c’est parce que je veux attirer ce type d’évènement. Donc si le blog ne me prend pas, ce n’est pas grave. Et puis, des fois c’est aussi tout simplement parce que c’est du déjà vu pour eux, la recherche n’a pas été assez détaillée et assez poussée pour que l’article puisse être publié chez eux. Des fois, c’est ça. Donc c’est à nous aussi, en tant que wedding planners, d’aller loin dans la réflexion. C’est comme un challenge. C’est tout aussi bien de se dire “mince, il n’a pas été publié. Ce n’est pas grave, il sera publié ailleurs.” Des fois, c’est vrai qu’on peut se poser la question car on ne sait jamais pourquoi on est refusés.  

Quelle est la plateforme, pour toi, dans laquelle tu rêverais d’être diffusée et qui reste assez inaccessible ?

Est-ce obligé de dire un nom ?

Il y en a peut-être une qui te passe par la tête.

C’est vrai que j’aime bien Style me Pretty, par exemple. En Amérique, c’est le must. C’est vrai que c’est le blog qui a le plus de vues, qui est le plus connu en mariage. J’imaginerais bien être là-bas. Maintenant, il y en a plein d’autres qui sont très bien mais ce que je ne veux pas, c’est prendre des annuaires trop ciblés. Je veux que ce soit un petit peu plus élargi parce que, effectivement, si je vais dans un blog où il n’y a que des choses orientales, ce n’est pas le but. Je suis assez multiculturelle, je peux très bien faire du mariage européen comme faire du mariage asiatique, comme faire du mariage africain ou antillais. Donc je ne veux pas non plus aller sur un blog où il n’y a que du mariage afro, par exemple, bien qu’il y en a qui sont supers. Il y a Munaluchi qui est très, très bien et que j’aime beaucoup, d’ailleurs, mais apparemment c’est très dur d’être publié chez eux. 

Dans tous les cas, on mettra tous les liens de tous les sites dont tu as parlés dans les notes de l’épisode. Je vais enchainer rapidement sur le dernier segment du podcast puisque je sais que tu es assez pressée par le temps et on a démarré avec un petit peu de retard. J’ai quelques questions que je pose à tous les invités qui passent sur le podcast, la première étant : est-ce qu’il y a des mauvais conseils que tu entends souvent donnés dans l’univers de l’organisation de mariage et pour lesquels tu n’es pas du tout d’accord, ou des idées reçues ?

Pour la wedding planner ?

Pour la wedding planner, oui.

Souvent, les choses me disent “à quoi servent les wedding planners ? Si c’est juste pour avoir un carnet d’adresses, ça ne nous sert à rien.” 

D’accord. Donc tu veux dire que l’idée reçue qu’ont les couples, c’est qu’une wedding planner ne sert qu’à avoir un carnet d’adresses.

Oui, juste le carnet. J’ai déjà entendu ça beaucoup de fois. Ou, par exemple, je vais te dire “je propose le mariage sur toute la France”; bien que je n’aille pas sur toute la France, aujourd’hui je me suis décidée à m’arrêter sur 2-3 régions, donc Paris-Bourgogne-Provence, en diagonal comme ça, et de l’autre côté Maine-et-Loire, donc ce qui est plus proche de l’Île-de-France ou qui est accessible pour moi, à 2-3 heures, et la Provence; ça peut arriver que des personnes vous disent “oui mais vous n’êtes pas du secteur, vous ne pouvez pas organiser mon mariage”. Alors que sur notre site, je ne dis pas que je fais plus souvent ces régions-là, je dis que je fais toute la France, mais des personnes restent bloquées. Alors qu’à la base, je propose le service sur toute la France mais “non, vous n’êtes pas du Maine-et-Loire, on ne vous prend pas.” Ça, c’est des idées reçues.

D’accord. Pour toi, quelqu’un comme toi serait tout à fait à même d’organiser un mariage en Provence, par exemple, que quelqu’un qui est sur place. Est-ce que tu ne trouves pas un peu logique, un peu naturel qu’un couple se dise “parce que cette wedding planner là est implantée tout près de chez moi et connait sûrement beaucoup mieux tous les prestataires sur place, elle a sûrement une connaissance beaucoup plus précise de tous les lieux, elle a sûrement plus de partenariats que quelqu’un comme toi” ?

Elle aura forcément, je suis d’accord avec eux mais ça n’empêche pas qu’une autre wedding planner d’une autre région soit moins efficace. C’est ça ce que je voulais dire. Mais oui, ils ont raison. Si ça les rassure de prendre une personne en local, j’ai envie de dire à ces personnes-là qu’il faut qu’ils ne contactent que des personnes en local, que dans la région. Mais si tu prends le temps d’aller sur mon site internet, que je ne suis juste qu’à Paris, que tu as envie d’aller plus loin dans la conversation avec moi et qu’au final tu me dis “j’ai préféré prendre quelqu’un à Nice”, je ne comprends pas parce que je suis à Paris à la base.

Mais je pense que tu as trop travaillé ton référencement donc même quelqu’un qui est sur Nice et qui va taper une recherche, il va potentiellement tomber sur ton site. Et il y a beaucoup de personnes qui ne lisent pas, qui ne vont pas dans les mentions légales ou dans les pages contact, qui ne voient pas ton adresse tout de suite.  

Je suis d’accord avec toi mais je le précise quand même dès le départ que je suis de la région parisienne, donc la personne sait dès le départ mais elle veut quand même aller au bout. Je dis “bon, allons-y” mais au final, il va vous dire “non, finalement je préfère prendre quelqu’un dans le secteur” et c’est ça qui est dommage. Donc on perd un peu de temps parce qu’on imagine que c’est possible mais on se fait avoir parce que la personne va vous dire qu’elle va prendre quelqu’un en local. C’est ça les idées reçues. 

D’accord. Est-ce qu’il y a un logiciel ou une application, un objet dont tu ne pourrais te passer dans ton quotidien de wedding planner ?

Je travaille actuellement avec WeddingPlan que j’exploite pour certaines fonctionnalités qui me sont intéressantes, mais je n’utilise pas vraiment à fond parce que je suis plutôt vieille France à écrire encore des choses à la main. J’aime bien la petite feuille à côté et noter. Je suis comme ça. Je ne suis pas trop taper constamment, sauf si j’ai mes petites mains à côté qui peuvent recopier tout ce que j’écris ou prendre des notes directement. Sinon, je travaille avec WeddingPlan.  

Et qu’est-ce que tu utilises plus particulièrement comme fonctionnalités sur le logiciel ?

La partie budget et encaissement des acomptes, les échéances. C’est une partie que j’aime bien, c’est vraiment la partie que j’exploite le plus.

D’accord. Donc c’est plus la partie financière.

Oui. 

Ça marche. Quelle est, selon toi, la grande tendance dans le mariage sur les prochaines années ?

Elle est difficile, ta question, parce qu’on voit tellement de choses. C’est vrai que depuis quelques années, le champêtre reste et continue. Ça dépend du style de clients. J’ai deux demandes, j’ai souvent la demande bohême, chic, nature qui revient. Ça, c’est quelque chose qui revient et je pense qu’il va continuer sur 2022 avec des couleurs assez natures, blanc, je ne dirais pas terracotta mais vraiment dans des couleurs très pastel et avoir ce côté un peu bohême. Il y a cette tendance-là. Et puis, il y a les tendances dans des couleurs très neutres, très blanc, très pastel, ce qui seront là sûrement pour 2022. Pour l’instant, c’est ce que je vois mais je peux me tromper. 

OK, c’est pastel, bohême, chic. Et qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ? Quels sont tes objectifs ? Est-ce que tu as déjà un plan d’attaque, un plan d’action pour les 2-3 prochaines années ? Comment est-ce que tu vois le futur pour ton agence ?

Pour l’instant, je me concentre sur ce que je fais là aujourd’hui. Il y a des mariages à Mykonos qui m’intéressent, j’aime beaucoup. J’y suis déjà allée 3-4 fois ces derniers mois. C’est une très belle île et, franchement, j’ai vraiment envie de me concentrer là-dessus et faire ce que je fais déjà à mes mariages dans l’hexagone mais aussi sur Mykonos, puis à garder toujours la Martinique à côté parce que c’est chez moi aussi donc j’ai envie de continuer à faire quelques mariages là-bas. Mais c’est vrai que Mykonos, c’est très, très beau là-bas.

Donc si un couple passerait par là et voudrait se marier justement à Mykonos, ou s’il y a des wedding planners qui voudraient un peu voir ce que tu fais, ce que tu proposes et tes différents shootings dont tu as parlés, où est-ce qu’on peut te retrouver sur internet et sur les réseaux ?

Sur Organsa wedding planner pour Instagram.

On mettra tous les liens dans les notes de cet épisode. Je vais te libérer, on est pile à l’heure justement, en te souhaitant le meilleur pour la suite. Et puis, à une prochaine peut-être pour un autre épisode et pour continuer cette conversation.

Merci à toi, Benjamin. Merci à toute l’équipe de Planners. Et à une prochaine !

À bientôt ! Salut !

À bientôt !

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