Mariage et inclusion

Podcast
74 . 2022

De Syra Sylla 7/4/ 2022

Elle en rêvait et l’a fait. A force de résilience, Maëva Lacoste a réalisé son rêve de travailler dans l’événementiel et plus particulièrement dans le monde du mariage. Elle est ainsi devenue la toute première wedding planner en fauteuil roulant de France.

Je le précise dès le début au moment où il y a le premier rendez-vous chez eux ou dans un endroit neutre. Je précise, dans le cas où c’est chez eux s’ils peuvent me recevoir. Ils demandent pourquoi et là je leur dis que je suis en fauteuil roulant.”

Si ses clients font tous preuve de bienveillance, tout n’a pas été simple pour autant. Il lui a fallu prouver qu’elle en avait le potentiel, autant que n’importe quelle femme. Au micro de Carnet de Noces, Maëva explique quel long combat elle a mené et comment elle est sortie des sentiers battus. Comment toute cette aventure lui a permis de gagner confiance en elle. Et elle en dit plus sur les spécificités techniques propres à sa situation. Son nouvel objectif : faire du mariage un milieu plus inclusif. Une conversation inspirante !

L’agence Maëva Wedding :

Instagram : https://www.instagram.com/maevawedding/
Facebook : https://www.facebook.com/maevawedding

Les tips de Maëva :

Son outil “organisation” préféré : Wedding Plan

L’épisode 28 de Carnet de Noces est accessible sur notre chaîne YouTube :

La transcription de l’épisode 28 de Carnet de Noces est disponible ci-dessous !

Salut Maeva et bienvenue sur le podcast Carnet de Noces.

Bonjour Benjamin.

Je suis ravi de t’avoir aujourd’hui. On va discuter de mariage, bien entendu. Mais avant qu’on se lance dans le vif du sujet, je voudrais que tu te présentes pour tous nos auditeurs et auditrices. 

Bonjour à tous. Je suis Maeva, je suis basée dans le Tarn-et-Garonne, dans un petit village qui s’appelle Larrazet, je suis dans le triangle Toulouse-Montauban-Auch. J’ai bientôt 28 ans et je suis wedding planner depuis maintenant deux ans. 

Qu’est-ce qui t’a fait venir sur le métier du wedding planner et qu’est-ce que tu faisais avant ? 

C’est une longue histoire semée d’embûches. Le métier de wedding planner et, plus généralement, le métier de l’évènementiel m’ont toujours fait rêver. Pour moi, ça a toujours été un métier que j’ai voulu faire. Cependant, dès le plus jeune âge, on m’a mis des bâtons dans les roues, si je puis dire, parce que j’ai la particularité d’être en fauteuil roulant et on ne faisait que me dire à chaque fois que c’était irréalisable, qu’il fallait que je sois réaliste et que ce n’était absolument pas un métier envisageable et faisable au vu de ma situation. On est jeune, donc on écoute, on se met un peu dans une bulle en disant « très bien, on va écouter les adultes, ils ont plus d’expériences ». Et donc, je me suis lancée dans des études de secrétariat administratif, à défaut, en me disant « tu n’auras aucune problématique derrière un comptoir, mais jamais heureuse ». Je n’étais jamais comblée, je ne me retrouvais pas dans cet univers-là. Donc je me suis renseignée, j’ai fait énormément de recherches en me disant « va au bout, peut-être qu’il y a des possibilités de réaliser ton rêve ». Et j’ai rencontré l’homme qui partage ma vie actuellement, qui m’a un peu poussée et qui m’a dit « tu es réellement capable de tout, donc va au bout, forme-toi, vois si c’est possible ». Donc je me suis inscrite à la Wedding Academy de Toulouse qui m’a formée et qui m’a fait réaliser que, effectivement, je roulais simplement au lieu de courir partout et faire 10 km dans la journée, que la majorité des domaines deviennent maintenant adoptés et accessibles aux personnes à mobilité réduite ou avec un handicap. Et c’est de là que j’ai surmonté toutes mes appréhensions et que je me suis lancée à mon compte. Mais ça a été un très, très long chemin, vraiment dur mentalement.  

Qu’est-ce qui t’a dit au départ que ça n’allait pas être possible ? Est-ce que c’étaient d’autres écoles que tu avais interrogées, des proches ? 

Mes proches m’ont toujours soutenue mais avec une angoisse quand même, ils ne voulaient pas que j’aille à l’échec et que je sois déçue. L’évènementiel est quand même un monde difficile. Oui, les écoles de formation étaient vraiment très, très sceptiques, je parle notamment de la Wedding Academy où j’ai été formée, qui m’ont acceptée mais ça a été un long combat, c’est-à-dire que ça a été une lettre de motivation orale plus, plus, plus. J’ai dû lutter encore plus, prouver mes capacités, mon bon vouloir et vraiment ma motivation à l’extrême, pas une inscription standard. Et finalement, la formation s’est bien déroulée en soi, mais pas intégrée dans le groupe avec mes camarades, vraiment pas intégrée. J’ai quand même relativement mal vécu ma formation à titre relationnel. Cependant, j’ai terminé ma formation sur les stages de terrain avec ma formatrice qui m’ont finalement dévoilée. Elle croit en moi et c’est ce qui m’a boostée aussi à me dire « c’est bon, si elle me dit que tout est possible et envisageable avec ce recul-là, fonce ». Donc j’adapte simplement ma façon de travailler et mes journées, mais je réalise des mariages fantastiques au même titre qu’une wedding planner standard.

Et là où tu as fait des stages, est-ce que c’était la responsable de ta formation à la Wedding Academy ou est-ce que tu as trouvé une sorte de mentor après l’école ? 

Non, ça a été ma formatrice qui m’a prise sous son aile durant l’été 2020 et 2021 pour vraiment m’accompagner au maximum et me donner confiance parce que j’appréhendais. Les gens extérieurs appréhendent parce qu’ils ne savent pas comment se passe le handicap et comment vivre avec ça, mais moi aussi parce qu’on ne connait pas tous les domaines les premières années, on ne sait pas quelle est la vision des autres jusqu’au moment d’échanger. Donc c’est relativement stressant les premiers temps.

Et en plus, tu m’as dit avant d’enregistrer que tu t’es lancée au moment du covid. Raconte-nous le moment où, les stages étant finis, tu te lances dans le grand bain toute seule avec ton handicap. Comment te sens-tu à ce moment-là ? 

Concrètement, j’ai fini ma formation en octobre 2019, donc je prends le temps de faire mes études de marché, de vraiment faire toutes mes recherches avant de sauter dans le grand bain. Je me lance officiellement à l’inscription CCI et toutes les déclarations officielles le 12 février 2020. Autant vous dire qu’on allait attaquer le premier gros confinement 15 jours après suite à l’arrivée du covid. Sur le coup, je me suis dit « ta première saison est morte, autant être réaliste, tu ne feras rien parce que c’est minimum un an à l’avance pour préparer, donc tu n’auras rien en 2020 ». Donc j’ai tout donné, j’ai pris des économies et j’ai tout investi dans la communication : site internet, cartes de visite, tous les supports qui allaient m’être utiles. J’ai fait des shootings d’inspiration pour essayer aussi de me créer du visuel et procéder à de la communication, créer les premiers échanges avec des prestataires, mon premier carnet d’adresses. Et au final, mes premiers évènements réels ont eu lieu l’année dernière, 2021. Peu, effectivement, mais de qualité. C’est ce qu’il faut se dire. Je suis contente de ça, ça permet de se faire la main et de prendre confiance surtout à se dire que le handicap ne m’a finalement bloquée en rien, bien au contraire. Concrètement, tout ce covid qui peut être lourd et négatif pour certains, moi je l’ai plutôt pris positivement à me dire « il t’a permis vraiment de faire les choses en ton temps, de ne pas te stresser, de vraiment tout mettre sur ta communication et d’avoir des premiers retours ». Là, ma saison 2022 s’annonce très, très positive.   

D’accord. Est-elle déjà bien remplie ? As-tu des mariages de prévus ? 

Oui, j’ai des mariages de prévus sur 2022 dans des beaux domaines. Ça s’agrandit, le carnet d’adresses s’élargit. Je suis très, très contente. Je prends vraiment confiance en moi et ça me met dans un côté positif.

Comment est-ce que tu communiques ? Je vois sur ton site dans la rubrique « qui suis-je » où tu mets en avant « en réalisant mon rêve, celui de devenir la première wedding planner en fauteuil roulant ». J’ai l’impression que c’est plutôt quelque chose que tu mets en avant, une force peut-être. Comment est-ce que tu communiques autour de ton handicap ?

Concrètement, je ne m’en suis jamais cachée sur mes réseaux, sur mes publications, sur mon site internet. Je suis en photo partout et pas que le visage, je me mets entièrement pour que, d’entrée de jeu, les gens ne se retrouvent pas face à la situation et se sentent gênés lorsqu’il y a prise de contact ou rendez-vous et que le rendez-vous se déroule potentiellement mal. Il y a déjà une transparence complète vis-à-vis de mes mariés. Jusqu’à présent, il ne m’est jamais arrivé la question fatidique de « comment faites- vous ? Est-ce que ça ne vous pose pas de problème ? Est-ce que vous allez bien pouvoir réaliser mon mariage ? » Je pense que la majorité des gens qui me contactent jusque-là sont des personnes qui sont quand même indirectement sensibilisées, soit concernées par l’un de leurs proches, soit dans le secteur direct ou indirect du médical. Donc ils ont quand même une sensibilité à ça. À chaque rendez-vous et signature de contrat, je me permets de leur poser la question pour moi-même, pour mon enrichissement et pour voir comment je suis vue. Je leur pose la question en leur disant « lorsque vous avez découvert ma situation de handicap et mon fauteuil, que vous êtes-vous dit en premier ? » Et les trois quarts du temps, c’est « je trouve ça très courageux, je vous félicite d’être allée au bout de votre rêve, et vous faites le plus beau métier du monde ». On idéalise souvent le métier de wedding planner : la robe blanche, les paillettes, l’amour. Mais ça fait toujours chaud au cœur, c’est toujours agréable de se dire qu’ils en ont pris cas mais qu’ils en ont fait abstraction en ne jugeant pas mon handicap et en ne se disant pas simplement « elle est handicapée, elle ne va finalement pas pouvoir réaliser mon mariage ». Et ça, ça fait plaisir. Ils me prennent telle que je suis.

Donc 100% des personnes qui t’ont contactée savaient à l’avance que tu étais en fauteuil.

Oui.

D’accord, OK. Et dans le cas où les gens ne le sauraient pas, est-ce que tu le précises quand même dans les premiers échanges ?

Je le précise dès le début, au moment où il y a rendez-vous direct, chez eux ou dans un lieu neutre. Dans le cas où c’est chez eux, je demande s’ils peuvent me recevoir. Et là, ils me disent « oui, pourquoi ? » et je leur dis que je suis en fauteuil roulant, ils me disent « ah oui, il n’y a pas de souci » ou alors « on peut se retrouver dans un café ». En général, ils rebondissent assez rapidement et ils n’annulent pas leur rendez-vous pour autant. Jusque-là, j’ai la bonne surprise de ne pas avoir eu de mots déplacés ou de termes qui pourraient me faire penser que, effectivement, ça les a bloqués.

D’accord. Dans tous les cas, ce ne sont pas les clients que tu recherches, donc ce n’est pas plus mal. Je pense que ce ne sont des bons clients pour personne.

C’est ça. Je me dis que le métier de wedding planner est avant tout un métier de feeling et de confiance. Donc mon handicap n’a pas à interférer dans le fait de « est-ce que le courant passe ? », dans un sens et dans l’autre.

Parle-nous maintenant un petit peu des adaptations que tu dois faire au quotidien par rapport au métier. Puisque quand on est sur nos deux jambes et qu’on vit à la même hauteur que la plupart des gens, c’est compliqué à imaginer. Qu’est-ce que tu as dû faire ou même changer par rapport aux prestataires avec qui tu bosses ou même des lieux pour que ça fit avec ton handicap ? 

Concrètement, je n’ai pas changé ou modifié beaucoup de choses, j’ai surtout apporté un regard nouveau, c’est-à-dire que je fais surtout de la sensibilisation au handicap. Je pars du principe que moi je suis du côté professionnel, donc prestataire, côté un peu backstage du mariage, mais les invités et même les mariés aussi peuvent être dans une situation de handicap, handicap moteur ou handicap autres. Donc il faut que les prestataires aient cette sensibilisation-là et c’est aussi mon rôle de leur apporter cet œil et ce regard-là du handicap en disant qu’il n’y a rien de tabou. Et ça, j’ai eu des retours très agréables en me disant « effectivement, on n’avait pas conscience de ça, on pensait que ça allait être beaucoup plus compliqué, beaucoup plus dur », par exemple après les shootings où ils me disent « ça, on ne l’avait pas vu, on ne s’était pas rendu compte ».

De quoi parles-tu, par exemple ? As-tu des exemples ?

Oui. C’est un temps différent à prendre en compte. Si le prestataire est concerné par un invité ou des proches des mariés, témoin ou maman, en situation de handicap, il y a un battement plus long au moment des transferts, au moment des installations, au moment de la mobilité. Il y a des moments qui sont beaucoup plus longs. Et ça, il faut le prendre en compte, il ne faut pas forcément qu’ils le comptabilisent. Oui, c’est du travail donc ça doit être payé. Mais attention, c’est une situation particulière, donc il faut que tu le prennes en compte. Il faut bien échanger avec les personnes aussi dans le sens où il y a peut-être un moment où ils ne voudraient pas être photographiés parce que c’est un moment où je suis dans une posture de difficulté et je ne veux pas la montrer. Finalement, c’est un peu comme avec le DJ, quelle est la musique que tu aimes et quelle est la musique que tu n’aimes surtout pas. Mais là, c’est quel est le moment où je peux te photographier et quel est le moment où je ne peux surtout pas te photographier parce que je te mets dans une posture délicate. Et tout ça, c’est énormément d’échanges. Les lieux se pensent adaptés mais ils ne le sont pas forcément parce que les normes qu’on exige ne sont pas les normes dont on a besoin. Ça, c’est une problématique de chaque instant et pas qu’avec les lieux de réception, c’est une généralité malheureusement.

Est-ce que tu veux dire que les normes que le gouvernement ou que les administrations mettent en place ne reflètent pas vraiment la réalité du terrain pour vous ?

Non, pas du tout. Et ça, c’est une grosse problématique. Il m’est déjà arrivé de faire plusieurs visites de domaines qui étaient en réfection et qu’ils m’ont demandé mon aide directe pour le nouvel aménagement de leur lieu, notamment « qu’est-ce que vous pensez de la partie sanitaire ? Est-ce que la hauteur de la barre est bien adaptée ? Est-ce qu’elle va bien là ? Est-ce qu’il vaut mieux en mettre deux ? Est-ce qu’il vaut mieux en mettre une ? » Donc ils m’ont réellement investie et ils m’ont pris un appui en me disant « pour le coup, je ne trouverais pas mieux ». C’est quelqu’un qui est directement concerné, qui a l’œil professionnel et qui va vraiment nous dicter réellement les besoins que les personnes pourraient avoir. 

Est-ce que tu as aussi des exemples sur des normes qui sont soit futiles, soit inutiles ou qui ne correspondent pas du tout à la réalité dans l’aménagement des lieux ? 

En général, les largeurs de porte sont maintenant standards. Mais c’est surtout au niveau des axes de rotation, on se base toujours sur les petits fauteuils standards qu’on voit partout. Quelqu’un qui se casse les pieds, il va se mettre sur un fauteuil de pharmacie, terminé. Cependant, il n’y a pas que ceux-là, il y a des fauteuils de toute sorte, de toute grandeur, de toute grosseur en fonction des besoins du handicap, de la morphologie. Et ça, on n’en tient pas compte. On fait du standard, du classique en se disant que les gros fauteuils ne sortent pas de chez eux. Mais c’est totalement faux. On a le droit de sortir au même titre que quiconque et le fauteuil ne doit pas dire ce que tu peux ou ce que tu ne peux pas faire. Et malheureusement, les gros fauteuils ont un axe de rotation 360. C’est très, très large. Et les trois quarts du temps, dans les toilettes des salles de fête ou de certains lieux de réception, on rentre mais on ne ferme pas la porte. Maintenant, de plus en plus, les nouveaux sont beaucoup plus grands. Mais les anciens qui n’ont pas été rénovés ou refaits sont grands, ont la barre mais n’ont pas d’axe intérieur, donc soit on fait pipi la porte ouverte, soit on rentre, on ressort mais on ne peut pas manœuvrer à l’intérieur. Donc c’est plein de problématiques que les lieux n’ont pas forcément conscience parce qu’ils ont simplement mis en application ceux qui leur sont imposés. Mais étant donné qu’ils ne sont pas concernés, ils ne peuvent pas savoir. 

D’ailleurs, en parlant de lieu, est-ce qu’il y a des lieux que tu n’as pas pu visiter ou des lieux où tu es frustrée puisque ce sont des lieux dans lesquels tu voulais faire des mariages mais que tu ne peux pas aller visiter parce que pas adaptés au handicap ? 

Oui, ça m’est arrivé. C’est surtout les gros châteaux d’époque plus ou moins classés auxquels les travaux sont très, très difficilement applicables. Dans certains, il y a maintenant une magnifique tente extérieure. Dans ce cas-là, c’est possible. Ou alors, j’organise la totalité du mariage et je délègue la coordination du jour J. Ça, c’est totalement envisageable aussi. Ensuite, certains lieux n’ont que quelques petites marches mais qui sont difficilement adaptables, ou du moins qu’ils vont dénaturer le lieu et ce n’est pas ce que je souhaite non plus. Quand il n’y en a que deux ou trois, je m’entends avec les prestataires et on fait un portage. Et une fois que je suis en haut, je ne bouge plus. Ça s’adapte, c’est de la communication, c’est de la confiance et c’est un carnet d’adresses, savoir où tu peux aller et où tu ne peux pas aller. Mais j’ai des choses à prendre en compte que d’autres ne prennent pas en compte. 

Comment t’ont vu arriver les prestataires ? As-tu eu des difficultés avec certains ou est-ce que tout s’est bien passé de manière générale ? 

D’une manière générale, tout s’est bien passé, mais il y en a toujours qui sont réticents. Je ne peux pas dire que ce n’est à purement parler que le handicap parce qu’il y a aussi, comme je disais tout à l’heure, le côté simplement relationnel, ça peut ne pas passer. Et dans ce cas-là, on ne va pas aller forcer. Mais effectivement, j’ai eu quelques petits commentaires qui piquent un peu en me disant « mais concrètement, tu n’iras pas très loin, ce n’est pas possible, les trois quarts des lieux ne sont pas adaptés ». Ça, c’est quelqu’un qui ne sait pas forcément que les lieux sont de plus en plus adaptés et qui n’a pas forcément l’ouverture d’esprit totalement développée, si je puis dire, à mon sens, à mon avis. Donc dans ce cas-là, on en fait abstraction et on se dit que c’est un parmi tant d’autres. La majorité sont positifs et m’accueillent les bars ouverts, c’est ce que je garde en tête. 

Sur un jour J, comment est-ce que tu t’adaptes ? J’imagine qu’il faut limiter tes déplacements, c’est ce que tu disais. Quand on a deux jambes, on peut faire des kilomètres dans la journée sur un mariage. Toi, comment est-ce que tu t’organises à ce moment-là ?

J’ai déjà une assistante obligatoire le jour J. Petit ou grand mariage, ça ne change rien parce que je peux faire beaucoup de choses. Mais les grosses, grosses manutentions, je ne peux pas. En même temps, j’ai envie de dire que quelqu’un de petit ou pas forcément très costaud a besoin d’aide aussi. Donc je dédramatise la situation. Ensuite, j’ai fait l’acquisition en début d’année d’une seconde batterie pour mon fauteuil pour pouvoir tenir la journée entière, sinon, je suis à plat en milieu d’après-midi. Quand j’ai acheté la nouvelle batterie, j’ai simplement dit à mon revendeur « j’ai besoin d’une seconde batterie pour recharger, comme quelqu’un changerait ses chaussures pour se mettre confortable ». C’est exactement pareil. Je repars à zéro parce que, effectivement, sur les mariages de l’année dernière, j’arrivais en pleine journée à être en mauvaise posture en étant vraiment à la limite du zéro et à passer mes fins de soirée un peu isolée et en coordonnant de loin. Ce n’est pas forcément notre rôle. Donc l’organisation se fait comme ça. 

Tu nous as parlé que tu avais fait une étude de marché, que tu avais pris du temps avant de te lancer. Concrètement, comment est-ce que tu trouves tes clients ? Comment est-ce que tu communiques ? Dis-nous-en un petit peu plus là-dessus.

La communication se fait sur les réseaux, je pense comme toute personne maintenant. De nos jours, les réseaux sociaux sont primordiaux. J’ai une page sur mariages.net qui nous ramène pas mal de clientèle à l’heure actuelle. Il y a quand même de tout sur mariages.net, c’est gratuit, il y a beaucoup de conseils. Il y a aussi beaucoup de demandes qui n’aboutissent pas, et on le sait dès les premiers échanges au téléphone en général que ça n’aboutira pas. J’ai fait un salon l’année dernière par chez moi à Montauban qui ne m’a pas apporté grand-chose, on était encore dans une conjoncture sanitaire un petit peu complexe. Je ne prends pas de recul par rapport à ça, je me dis que ce n’est peut-être pas simplement une bonne saison. Et ensuite, il y a la communication et beaucoup de shootings avec des prestataires, ça fait un relai sur les réseaux sociaux, ça fait un échange de communication et surtout de connaissance pour savoir avec qui tu prends plaisir de travailler ou pas. Par contre, niveau études de marché, je suis plutôt contente sur ce que je m’étais basée, pas mal de mariages sur 2022 mais des évènements à côté. Je ne fais pas que les mariages, c’est quand même mon pourcentage majoritaire, mais je fais tout ce qui est fêtes de naissance, communions, baptêmes, anniversaires à côté de ça. Anniversaire, ça peut être enfant, mais ça peut être des grands anniversaires d’adultes ou les anniversaires de mariage où on peut mêler renouvellement de vœux à l’intérieur. Je suis vraiment assez polyvalente sur les évènements, à titre privé uniquement. Mais je me dis que pourquoi ne pas ouvrir le public au niveau des séminaires et des entreprises dans les années à venir. 

D’accord. Est-ce que tu sens qu’il y a un besoin là-dessus ? 

Il y a un besoin total. Dans le Tarn-et-Garonne, il y en a très, très peu. Je parle de Tarn-et-Garonne parce que je vis là. Mais je suis quand même relativement mobile et assez limitrophe, comme je le disais, de la Haute Garonne et du Gers, donc je suis prête à bouger. 

Et pour ces prestations-là, est-ce des gens qui viennent depuis les réseaux pour des mariages ou pour des baptêmes ? Est-ce que tu communiques aussi ? Comment est-ce que tu trouves les gens ? 

Baptêmes, c’est beaucoup par mon site.

Oui, d’accord.

Tout ce qui est baptême, baby shower, toutes ces choses-là, c’est beaucoup plus par mon site.

Est-ce que tu parles en référencement naturel ?

Oui, exactement. J’ai quelqu’un qui m’aide dans la gestion de mon site pour tout ça, je délègue cette partie-là. Et la partie mariage, plus les réseaux et mariages.net. Ce sont vraiment les deux interfaces principales. Ensuite, j’ai la chance d’avoir quand même un secteur familial qui m’apporte de la clientèle, c’est-à-dire que j’ai ma grande-sœur qui est décoratrice et fleuriste, je lui apporte ma clientèle et vice-versa. C’est vraiment un échange. 

Oui, c’est un métier qui est bien complémentaire au tien.

Exactement. Il y a vraiment ces trois secteurs-là. 

D’accord. Et si tu devais repartir de zéro aujourd’hui, est-ce qu’il y a quelque chose que tu ferais différemment par rapport à ce que tu as fait au moment où tu t’es lancée avec l’expérience que tu as maintenant et avec le recul ?

Je ne sais pas si je vais répondre réellement à ta question. Si je devais refaire quelque chose, je ferais peut-être la formation de designer en suivant directement celle de planner pour pouvoir proposer un accompagnement complet à mes mariés dès le début. Ce qui n’a pas été le cas, car je pars en formation de designer au printemps pour pouvoir proposer sur ma saison de 2022 un accompagnement complet, et notamment sur 2023.

Donc là, on parle bien de décoration surtout.

Oui, c’est ça. De pouvoir lier vraiment les deux. 

Est-ce que ce sont des demandes que tu as en ce moment ? Y en a-t-il qui te demandent aussi de faire la déco ? 

Oui. J’ai quand même un peu de connaissances, je tâte un peu les logiciels, je me tiens quand même relativement au courant de tout ce qui est tendance etc., donc ça va. Mais il me manque des choses, effectivement. C’est à ça que servent forcément les formations. Et donc, si je devais changer quelque chose à mon démarrage, ça serait ça, de faire les deux à la suite pour partir directement en ayant toutes les compétences. 

En parlant de formation, comment est-ce que tu progresses ? Comment est-ce que tu te tiens au courant des évolutions, des tendances, des nouvelles pratiques ? Est-ce que tu te formes là-dessus en continu ? 

Oui. Je pense qu’on est énormément sur Pinterest, c’est notre meilleur allié en général sur tout ce qui est tendance. Puis, je suis énormément mes collègues sur les réseaux, des grands magazines, des grandes personnalités du monde du mariage qui ont toutes les tendances et les innovations directes et qui nous permettent aussi de nous inspirer nous-mêmes. Donc c’est beaucoup de réseaux. 

Et les grandes personnalités, qui te viennent en tête ?

Là, comme ça ?

Il faudrait que tu ailles voir dans ton flux Instagram, c’est ça ?

Non. Je suis beaucoup, beaucoup de magazines.

Les magazines, y en a-t-il quelques-uns ?

Le Wedding magazine que je suis beaucoup.

Est-ce en ligne ?

Oui, sur Instagram. Wedding Luxury qui sont des gros, gros mariages mais qui peuvent être utiles au niveau inspiration pour proposer à nos futurs mariés à nous. Peut-être que tu couperas là parce que j’ai été piégée. 

Oui, j’ai des questions parfois un peu trop précises. Mais c’est bien aussi de rentrer quelques fois un peu dans les détails puisque c’est bien que les gens aient aussi des références quand on parle de personnalités influentes ou autres,. 

Oui mais là, comme ça, du tac au tac, non.  

Je veux revenir un peu sur le handicap et au fait que c’était quelque chose d’assez nouveau quand tu t’es lancée, et je pense que tu as été assez précurseur. Ce que je me demande, c’est est-ce que maintenant tu es contactée par des personnes qui sont dans la même situation que toi et qui veulent se lancer ? Est-ce que tu as créé des vocations, j’ai envie de dire, ou pas trop encore ?  

Pour le moment, pas trop. J’ai deux personnes qui m’ont contactée dont une sur la région parisienne qui m’a d’abord félicitée de mon parcours et qui était elle-même wedding designer, elle n’était pas planner mais designer sur la région parisienne et avec un handicap qui ne se voyait pas, mais un handicap. Et donc, elle avait ce besoin-là d’échanger avec moi. C’était plutôt de l’expérience, un échange de ce qui a bien pu nous arriver, de notre parcours, de comment on en est arrivées là et des difficultés que l’on a potentiellement rencontrées l’une et l’autre. Mais pour le moment, réellement des vocations ou des questions à me dire « si tu avais des conseils à m’apporter, qu’est-ce que tu me dirais ? », non. Pour le moment, je n’en ai pas. Je sais que je suis la seule en fauteuil roulant en France. C’est sûr. Mais avec des handicaps, je ne me permets pas parce qu’il y en a qui sont non-voyants. C’est pour ça que sur toutes mes publications et ma communication en général, je cite bien « fauteuil roulant » et non pas « handicap ». 

Bientôt, tu ne pourras peut-être plus le dire, espérons que ça crée des vocations et qu’il y ait d’autres wedding planners qui t’emboitent le pas.

C’est ça. Ce que j’espère, c’est que j’aurai un couple bientôt qui me contactera avec une situation de handicap justement pour pouvoir montrer que, effectivement, les mariages en fauteuil roulant, parce que ça se voit, sont tout aussi beaux et rayonnants et remplis de bonheur qu’un mariage quelconque. Mais j’ai déjà eu le cas sur des forums, pas à moi mais sur des forums, d’une jeune femme qui expliquait ce qui lui était arrivé et qu’après la demande de son compagnon, ils ne s’étaient finalement jamais mariés comme ils avaient imaginé leur mariage parce qu’elle ne se sentait pas à l’aise avec l’image qu’elle reflétait et qu’elle ne trouvait pas des prestataires sensibilisées et prêtes à l’accompagner dans leur grand jour. Donc ils ont fait un mariage avec la famille comme un dîner de famille du dimanche et ça s’est arrêté là. Et le mariage de rêve là-dedans, où est-il ? Sous prétexte qu’elle était en fauteuil. Et ça m’a blessée, je me suis dit que ce n’est pas possible qu’encore de nos jours il y ait cette réflexion-là.

Oui, il faut que les mentalités changent. Et puis, il y a aussi peut-être un travail à faire auprès des mariés de les mettre en confiance et de se sentir aussi légitimes que les autres mariés.

C’est ça. Et d’autant plus, l’importance aussi d’avoir des prestataires qui sont sensibilisés à ça et qui puissent les accompagner comme il se doit et comme des couples totalement normaux, parce qu’on est comme quiconque finalement. 

On va gentiment aller vers le dernier segment du podcast dans lequel je pose des questions que je pose à tous mes invitées. La première, ce serait de me dire s’il y avait un mauvais conseil que tu entends souvent donné dans le domaine de l’organisation de mariage, qu’est-ce qui te vient en tête tout de suite ? 

Tout de suite, c’est concrètement « ne fais pas appel à une wedding planner, tu peux très bien te débrouiller, on sera là ». Ça, c’est les témoins ou les mamans et les grandes-sœurs qui le disent. « On sera là pour t’épauler, on t’aidera. » Mais en général, il n’y a pas grand-monde finalement.

Le jour J, il n’y a plus personne.

Voilà, c’est ça. Ou alors, « ne fais pas appel à une wedding planner, ça va te prendre un budget astronomique que tu pourras mettre autre part ». En général, c’est un métier qui prend de l’ampleur, qui grandit, mais qui est encore très, très méconnu et qu’on pense à des budgets vraiment très, très hauts, donc inabordables, alors qu’en réalité, non. Et pour le confort qu’on apporte, il faut le voir comme ça.

Comment gères-tu ces objections-là ? Est-ce que tu les rencontres beaucoup ? Comment est-ce que tu te vends, comment est-ce que tu te positionnes ?

Je les rencontre beaucoup, oui, quand même. Mais je pense que du moment où on m’appelle ou qu’on me contacte pour avoir des informations, se renseigner un peu sur ce que la personne peut nous apporter, ce que je réponds simplement en général, c’est que c’est un budget mais on apporte tranquillité, qu’on gère le budget donc il n’y a finalement pas de dépassement. Alors que quand on n’est pas là, souvent il y a des coups de cœur donc on achète plus de déco que prévu, on achète un peu par impulsion parce que c’est joli mais on ne s’en sert finalement pas sur le mariage, on n’est pas cadré donc on dépense finalement plus. On ne va pas droit au but, on n’a pas la comparaison du meilleur prestataire au niveau rapport qualité/prix. Donc effectivement, on est quand même d’une grande, grande utilité.

C’est vrai que je n’ai jamais pensé au fait que quand on est seul à organiser, on est beaucoup plus susceptible d’aller acheter des choses superflues, de trop dépenser. Et puis, il y a l’affect qui entre en jeu. Certes que tu as sûrement un petit peu d’affects quand même puisque tu rentres dans le quotidien des mariés, il y a quand même une part d’affects puisqu’on est sur du beau, sur de la décoration etc. Mais c’est vrai que je n’avais pas imaginé ce côté-là où on peut plus cadrer puisqu’il y a une tierce personne qui vient gérer ça, alors que quand on est dedans, on doit se dire « allez, ce n’est pas grave, ça fera 1 000 ou 2 000 euros de plus ». Un mariage à quelques dizaines de milliers parfois, ça représente quelques pourcents. Mais c’est vrai que quand tu as une wedding planner ou quelqu’un qui est là pour te cadrer, ça ne peut plus être le cas.

Et la majorité des mariés ne pensent pas à la partie location qui devient de plus en plus tendance aussi, ils vont directement acheter alors qu’on trouve maintenant tout à la location. Depuis ces dernières années, c’est en pleine expansion, ça explose la partie locative. Et étant donné que le côté un peu champêtre, bohême, ancien, un peu vintage revient totalement à l’heure actuelle, la location est vachement importante, et surtout elle fait faire quand même des économies parce que ça ne stocke pas dans son placard ni dans son garage, on le rend après, et ça a un côté un petit peu écoresponsable aussi qui est beaucoup dans l’air du temps, je pense. 

Tu as dit qu’on peut tout louer, tu pensais peut-être à la déco. Est-ce que tes mariés louent aussi ce qui est robe mariée ? 

C’est encore compliqué, ce n’est pas encore dans les mœurs. Il y a de plus en plus de boutiques qui le proposent aussi, mais on n’y vient pas encore trop. 

Oui. Je pense que la robe de mariée est ce qui viendra à la fin.

C’est ça. 

Est-ce qu’il y a un outil, un logiciel, une application dont tu ne pourrais te passer dans ton quotidien de wedding planner ? 

Wedding Plan. Je pense à Webert qui a créé cette application qui est juste géniale pour nous, wedding planners, qui permet aussi une visibilité et une transparence complète à nos futurs mariés et qui peut énormément les rassurer, ça leur permet de voir comment tout va se dérouler, de voir tout ce qu’on fait. C’est très rassurant pour eux. 

D’accord. Pour toi, c’est surtout cette fonctionnalité de partage qui te plait ?

C’est ça, puis d’avoir tout à un seul endroit. On n’a pas X tableurs Excel, X fichiers, on a tout qui est répertorié à un seul endroit et c’est super confortable. C’est vraiment très, très confortable.

Tu y as déjà un petit peu répondu mais quelles sont pour toi les grosses tendances des années à venir dans le domaine du mariage ? 

Je pense quand même que le champêtre n’est pas prêt de s’en aller, il est encore vraiment en vogue. Et au niveau couleurs, le nude reste une tendance indémodable. Et cette année, il va y avoir beaucoup de déclinaison de vert : vert sapin, vert anglais, vert d’eau, vert menthe, toutes ces déclinaisons-là qui s’associent très, très bien avec toutes les nudes. Les fleurs séchées sont super tendance, on fait de plus en plus de mariages soit fleurs séchées stabilisées en total, soit en mêlant fleurs naturelles et fleurs séchées en fonction du budget et du rendu que veut la mariée.

Et est-ce qu’on peut louer aussi les fleurs séchées.

Oui, l’avantage c’est qu’on peut les louer. Là, je vais organiser une baby shower début mai et je passe toute la partie décoration florale, par exemple, en totale location étant donné que ce n’est que de la décoration séchée. Ça a cet avantage-là, c’est que la séchée peut être louée et le bouquet de la mariée ne bougera jamais.

Elle peut emporter chez elle et elle restera gravée dans le marbre.

Voilà.

D’ailleurs, je reviens par rapport au covid. Là, on en est sur la fin, au moment où on enregistre ce podcast on est début mars 2022, après presque deux ans de galère. Là où on est bientôt sur la fin du masque, fin du pass vaccinal, est-ce que tu sens qu’il y a un regain de monde en ce moment ? Même pour des mariages qui auront lieu cette année, est-ce que les gens ont un petit peu attendu la fin du covid avant de se décider et de se lancer ? C’est une question que j’avais.

Oui, j’ai des demandes tardives, surtout pour la partie coordination du jour J et pour quelques prestataires de dernières minutes qu’ils n’ont pas trouvés. Mais effectivement, il y a quand même eu un regain, pas de maintenant, je dirais plus quand même de l’automne. À l’automne, il y a eu un petit regain, du moins pour ma part, à se dire que ça va faire bientôt deux ans qu’on est là-dedans, donc on en a marre de reporter, donc on y va. Et donc, il y a eu des mariages en semaine, il y a des mariages un petit peu quand c’est possible. Parce que 2022 est vraiment une année folle, je pense, pour beaucoup. Donc oui, il y a un regain de demandes, mais de mariages 2023 s’annoncent assez chargés aussi. On voit loin, on revoit la lumière du jour. 

Oui, les gens se remettent à projeter. 

Oui, c’est ça.

La dernière invitée, Fabiola, nous disait que ce qu’elle voyait aussi, c’est qu’il y avait de plus en plus de demandes uniquement pour la coordination, qu’il y avait beaucoup de demandes uniquement pour ce style de prestation. Est-ce que tu as le même avis, est-ce que c’est quelque chose que tu vois aussi de ton côté ?

Oui, je le constate vraiment beaucoup cette année, effectivement, surtout de dernières minutes. Le but est surtout pour du confort le jour J. On se rend compte que la journée passe à une allure folle et on veut finalement avoir le confort de pouvoir profiter totalement de cette journée, de ne pas mettre quelqu’un en place à tout gérer et que lui-même ne profite pas. Et en général, ces personnes sont les témoins ou les frères et sœurs ou alors, au mieux, une cousine. Et finalement, elle a sa journée qui est plus ou moins un petit peu fichue, si je puis dire. Je l’ai vécu avec le mariage de ma grande-sœur et c’est ça qui m’a, d’ailleurs, dévoilé le métier de wedding planner. Effectivement, je n’ai pas vécu du tout le mariage de ma sœur en tant que sœur. Pas du tout, du tout. Oui, la coordination du jour J est en vogue. 

Oui, il y aurait peut-être même un intérêt à se spécialiser uniquement là-dessus.

C’est un stress différent, c’est-à-dire qu’on ne gère pas, on ne sait pas qui on va avoir en face, on arrive un peu la fleur au bout du fusil le jour J. Oui, on a fait des rendez-vous de préparation, de découverte avec les mariés, on a découvert les prestataires, on a eu de longs échanges, on a eu le planning, mais on n’a rien géré en amont. Donc finalement, on ne sait pas réellement comment ça va se dérouler. 

Oui, c’est peut-être un peu plus stressant.

Oui, c’est beaucoup plus stressant la coordination uniquement du jour J. 

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter, Maeva, pour la suite, pour ces prochaines années maintenant que ton activité est pleinement lancée ? 

D’accompagner toujours plus le bonheur des gens dans tous les évènements, que ce soit des mariages, des baptêmes, des baby showers. Ce n’est que des moments de bonheur et familiaux. Donc beaucoup de mariages et de réussites.

Donc la même chose mais avec un plus gros volume.

Oui.

Où est-ce qu’on peut te retrouver si on a envie de te contacter ou voir ce que tu fais ? 

Sur mon site internet maevawedding.fr.

Maeva Wedding.

Voilà. Et sur les réseaux sociaux à ce nom-là aussi.

Je reviens rapidement sur ton site, tu as dit que tu avais quelqu’un qui t’aidait. Est-ce pour le positionner, faire en sorte qu’il soit plus visible ? 

C’est ça, surtout pour du référencement naturel principalement. Effectivement, c’est un peu trop technique pour moi. Moi je gère tout ce qui est mise en page, publication, blog, photos et tout ça, je me l’autogère. Mais c’est vrai qu’une fois par an à peu près, il passe faire un petit tour pour le côté référencement naturel. 

D’accord. C’est une fois par an, il fait une prestation par an et fait un petit coup de clean-up.

Oui, en général. Ça peut être plus sur demande, mais c’est à peu près ça en général.

Oui. Comme quoi il n’y a pas besoin d’avoir quelqu’un à plein temps, même avec quelques prestations comme ça. De temps en temps, on peut arriver à faire des belles choses et à générer des contacts grâce à son site.

C’est ça. 

C’est important à savoir puisque, pareil, il y a beaucoup d’idées reçues par rapport à ce type de prestation. Mais c’est normal aussi parce que c’est technique et on n’y connait pas grand-chose quand ce n’est pas son propre métier. 

C’est ça, tout à fait.

Maeva, c’était un plaisir de parler de tout ça avec toi aujourd’hui. On te souhaite le meilleur pour la suite. Et puis, je te dis peut-être à une prochaine pour un prochain épisode. 

Merci beaucoup Benjamin.

À bientôt, ciao !

À très bientôt !

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