Le mariage aux Caraïbes

Podcast
16 . 2022

De Syra Sylla 1/6/ 2022

Soleil, plage, sable fin… Les îles des Caraîbes sont des destinations de rêve pour les touristes mais pas seulement. Nombreux sont les jeunes mariés qui choississent de s’unir dans ce cadre idyllique. C’est la raison pour laquelle Maëva a décidé de lancer son agence d’organisation de mariages dans les Caraïbes.

Mais sa décision a été réfléchie et la fondatrice de My Carribean Wedding a pris le temps de bien faire les choses, sans rien précipiter pour ne rien regretter.

Après 8 années à se former dans l’évènementiel et à bâtir son réseau, Maeva s’est lancée et a créé sa propre agence de wedding planner. Mais pas n’importe où puisqu’avec My Carribean Wedding, elle organise le mariage de rêves de ses clients dans les îles, en Guadeloupe et en Martinique. 

Au micro de Carnet de Noces, Maëva raconte comment elle a pris le temps d’apprendre avant de faire le grand saut. Elle revient sur son premier mariage géré aux Barbades et explique quelles sont les différences, notamment de budget, entre un mariage sur les îles et en France Métropolitaine.

L’agence My Carribean Wedding :
Instagram : https://www.instagram.com/mycaribbeanweddings/

L’épisode 32 de Carnet de Noces est accessible sur notre chaîne YouTube :

La transcription de l’épisode 32 de Carnet de Noces est disponible ci-dessous !

Maeva, je suis ravi de t’accueillir aujourd’hui pour un nouvel épisode de Carnet de Noces. On va parler de destination wedding, et donc on va parler de mariage dans les Caraïbes. Mais avant tout ça, j’aimerais que tu te présentes pour tous nos auditeurs et auditrices.

Très bien. Bonjour à tous, moi c’est Maeva, je suis wedding planner en Guadeloupe, j’ai 32 ans. Je fais la présentation basique. Et puis, je pratique cette profession par grande passion, c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire. J’ai pris le temps d’apprendre sur le terrain avec la profession d’évènementiel, j’étais event planner avant. Et puis, aujourd’hui, ma société My Caribbean Wedding organise des mariages en Guadeloupe, en Martinique, et puis également sur les destinations de la Barbade, Sainte-Lucie, Dominique qui sont des îles anglaises de la Caraïbe.

Donc tu veux dire que tu as travaillé dans l’évènementiel avant de lancer ta société.

Tout à fait. En fait, j’ai un master évènementiel que j’ai eu à Paris et je suis partie faire la fin de mes études à Barbade dans le secteur de l’évènementiel. J’ai découvert le secteur de l’évènementiel culturel, touristique, donc j’ai fait des festivals, j’ai fait des salons, des choses comme ça. Et en fait, c’était pour moi le moyen de vraiment connaitre ce milieu-là en tant que professionnelle et non pas juste ce qu’on m’a appris à l’école, et créer un carnet d’adresses qui est super important dans ce monde-là, connaitre les « us et coutumes » de l’organisation d’évènement, de côtoyer du monde, de gérer les crises sur certains évènements. Et puis, quand je me suis sentie suffisamment mature, professionnellement et humainement également, je me suis dit que c’est bon, c’est le moment de me lancer dans l’organisation officielle de mariage, puisque j’en ai quand même fait avant. D’ailleurs, la petite anecdote, c’est que j’ai fait mon premier mariage à Barbade pendant mon stage de fin d’études, parce que j’en avais déjà parlé et j’ai eu l’opportunité de faire ça. Ça a confirmé mon envie, mais je me suis quand même dit que ce n’est pas rien de gérer le « rêve » de deux personnes, de l’organiser et d’arriver à bout de tout ça, donc j’ai pris quelques petites années. Et puis, c’était le moment, juste avant le covid, et je ne regrette pas.  

Qu’est-ce qui a fait que tu étais intéressée au mariage principalement ? 

Je pense que je ne saurais jamais expliquer ce qui m’a vraiment plu dans le fait d’organiser des mariages, c’est quelque chose que j’ai toujours eu en tête. Mais je pense que j’aime beaucoup les gens, j’aime beaucoup le rapport humain et je suis plutôt fan de tout ce qui est amour, romantisme etc. Et donc, je pense qu’allier tout ça au fait que j’aime aussi organiser des choses, j’ai toujours été dans des organisations de fête, d’évènement, de tout ça, je trouve que c’est un bon combo et ça regroupe vraiment des choses que j’adore faire ou des centres d’intérêt. Et donc, ça se conjugue par être wedding planner. C’est peut-être inné. 

Ouais, inné peut-être. Il y en a où c’était par rapport à un film, d’autres où c’était en organisant leur propre mariage, pour toi c’était dans un coin de ta tête comme ça sans pour autant que tu puisses définir le moment ou l’occasion qui t’a fait émerger cette petite graine.

C’est tout à fait ça.

Tu n’as pas dit combien de temps tu avais travaillé dans l’évènementiel, je crois que tu me l’as dit avant d’enregistrer.

Je travaillais pendant 7-8 ans. Aujourd’hui, ça fait deux ans que je travaille dans le monde de wedding, donc neuf ans d’activité dans le monde de l’évènementiel. 

OK. Et donc, tu n’as pas fait de formation spécifique pour être wedding planner, tu t’es sentie assez légitime. C’est vrai que sept ans à travailler dans l’évènementiel, je pense que tu as eu le temps de te faire un petit peu d’expérience et de carnet d’adresses, comme tu disais.

C’est ça. Non, pas de formation officielle. Par contre, j’ai beaucoup lu, j’ai regardé beaucoup de blogs, j’ai regardé tout ce qui se faisait, j’ai écouté sur Youtube où tu as beaucoup de wedding planners qui donnent des conseils et des choses comme ça. Et mon expérience dans le monde de l’évènementiel m’a beaucoup formée. De toute façon, il y a un carnet des charges qu’il faut suivre, ce sont les demandes des mariés. Et j’ai réussi à faire la transition entre l’organisation d’un évènement lambda, par exemple même un gala ou des choses comme ça, et la seule différence qui est quand même énorme, c’est qu’on a deux personnes qui sont maitres du jeu et à qui il faut faire vivre le rêve qu’ils ont en tête.

Ouais, c’est un évènement assez crucial dans une vie, tu n’as pas envie de te planter, alors qu’un gala, parfois, surtout quand tu fais du B2B, tu t’adresses à des grosses entreprises, ce n’est pas la même pression.

Non, ce n’est pas la même pression, mais c’est surtout que l’émotionnel n’est pas mis en jeu dans ce type d’évènement, les festivals non plus. Le but, c’est d’amuser tout le monde. Les salons, c’est de faire en sorte que tout se passe bien. Donc il y a un principe de logistique, par contre, qui est inséré, qui est systématique dans l’organisation de tous les évènements. Et je pense que la logistique est un point essentiel aussi dans l’organisation de mariage.

Tu as dit que tu avais beaucoup lu et regardé des vidéos. As-tu des ressources ou des personnes à suivre que tu pourrais conseiller à celles qui sont éventuellement dans la même situation que toi et voudraient se lancer ?

Absolument. C’est majoritairement en anglais puisque ce sont des destination wedding planners. En fait, étant partie à Barbade, je me suis rendu compte que la Caraïbe était un lieu à exploiter, et donc je suis partie sur des wedding planners à l’international. Il y a Andrea Eppolito, c’est une destination wedding planner qui est aux États-Unis mais qui fait des mariages vraiment partout dans le monde. Il y a également SJS Events, c’est plus simple à trouver sur Instagram. Il y a Jean-Charles Vaneck, je pense qu’il y en a beaucoup qui le connaissent puisqu’il fait aussi des évènements, je sais qu’il a fait des évènements en France pour les wedding planners.

On a voulu l’avoir sur le podcast mais c’est un peu compliqué, encore.

J’imagine, mais ça viendra, je vous fais confiance. Il y en a d’autres aussi, il y a une fille de Trinidad qui s’appelle Adriana Weddings. Là, comme ça, c’est ce que j’ai en tête. 

Dans tous les cas, on mettra tous les liens dans les notes de l’épisode comme ça les gens pourront directement aller voir.

Avec plaisir !

D’ailleurs, quelles sont pour toi les grosses différences entre un wedding planner comme, par exemple, un wedding planner français qui organiserait des mariages dans sa région ou dans son département et une destination wedding ?

Le truc, c’est que quand on est destination wedding, on a une base, on a un lieu où on est basé. En l’occurrence, moi, c’est la Guadeloupe. Quand tu organises des mariages sur un autre territoire, il faut pouvoir gérer tous les détails du mariage à distance. On a des partenariats, on a des choses comme ça, donc on a des habitudes de travail. Mais le principe d’aller sur place, de rechecker plusieurs fois le lieu, de s’assurer que le traiteur sait exactement comment ça va se passer etc., c’est un peu plus compliqué quand on est à distance. Donc là, il faut que les voyages soient efficaces et qu’on rentre directement dans le vif, et c’est presque du one shot. Parce que moi, par exemple, j’arrive sur les lieux une semaine avant le mariage, je suis venue peut-être deux ou trois fois avant, mais on n’est pas en permanence en lien avec les prestataires en termes visuels. Le covid a beaucoup aidé aussi quand même. Donc je pense que maintenant, même celles qui font des mariages sur le même territoire ont ce côté un peu non présentiel. Et ce qui pourrait être différent aussi, c’est que le client, quant à lui, il viendra sur le lieu peut-être une fois avant le mariage, mais pas plus. On va lui faire découvrir un lieu qu’il ne connait pas par des vidéos, par des photos, en vendant un peu les mérites et les bons points qu’il y a sur le lieu. On doit faire en sorte que la confiance soit totale. Et je pense que le travail est un peu plus conséquent juste par rapport à ça, le fait qu’on ne soit pas sur le territoire. 

Même pour le traiteur, j’imagine que c’est assez compliqué de faire goûter quand on est à des milliers de kilomètres.

Exactement. Il y a très rarement de dégustation, sauf si le client a les moyens et qu’il peut se déplacer avant le mariage. Mais souvent, ils arrivent peut-être trois semaines avant le mariage et c’est là qu’on fait les derniers ajustements. Donc la gestion du stress à la base, on la gère de manière générale. En tout cas, moi je fais vraiment en sorte que le stress de mes clients soit aussi important que la gestion des prestataires. Et donc, quand ils arrivent, le but c’est qu’ils soient complètement en confiance et qu’ils attendent juste le jour J. 

Et est-ce que, du fait qu’ils vont se marier dans un lieu paradisiaque, ils ont peut-être un peu moins d’exigence sur les à-côtés ou est-ce que pour toi il n’y a pas de différence ? 

Non, je pense que tous les mariés ont des exigences. C’est vraiment propre à chacun le niveau d’exigence ou le type d’exigence. Mais il y a toujours des exigences, je crois que c’est obligatoire pour tous les couples, même en se mariant dans un lieu paradisiaque, c’est : bien manger, être sûr qu’il y ait des endroits corrects pour que les invités puissent dormir ou se loger correctement, que ce ne soit pas trop loin du lieu de réception. Ce sont des critères qui sont super importants. Parce qu’ils ne viennent pas seuls, il ne faut pas oublier qu’ils déplacent tous leur invités ou, en tout cas, une très bonne partie et ça joue beaucoup sur les critères et les choses sur lesquelles on ne doit pas passer.

Donc j’imagine que ce sont quand même de gros budgets. Quel est ton client type ?

Mon client type, je ne saurais pas dire exactement pour l’instant parce que ça bouge un peu, et puis le covid aussi fait qu’on se retrouve avec un même type de budget. Donc c’est minimum 20 000 euros. Nous on n’a pas les mêmes tarifs qu’en France. Quand on fait des mariages, on n’est pas du tout sur les mêmes montants de traiteur, de fleurs et de choses comme ça. Donc pour avoir la possibilité d’avoir une wedding planner et de pouvoir réaliser vraiment le mariage de leur souhait, c’est compliqué d’allier les deux avec moins de 20 000 euros. Même pour un mariage avec 50 personnes, en général quand c’est peu d’invités, on met le paquet peut-être sur d’autres éléments, sur le traiteur, sur la décoration, des choses comme ça. Et les tarifs sont conséquents quand même aux Antilles, donc c’est minimum 20 000 euros. 

Est-ce que tu veux dire que les traiteurs, les fleurs, c’est beaucoup plus cher ? De quel ordre ? 

Par exemple, pour un dîner, service à table, on est minimum à 75 euros et ça peut monter jusqu’à 110-115 par personne juste pour le traiteur. 

D’accord. Donc tu as vu des grosses différences entre traiteurs, fleurs, par exemple, entre les Antilles et la France.

En fait, c’est ce que mes clients me disent, ils me disent « je ne comprends pas pourquoi c’est aussi élevé ». Et j’ai même des clients des États-Unis qui se marient dans les îles françaises. Les lieux, c’est différent parce que je pense qu’en France il y a aussi des lieux qui ont des tarifs vraiment conséquents parce que ce sont des domaines, parce que c’est magnifique etc. Mais les fleurs, as-tu le prix de la rose en France, par exemple ? 

Je ne sais pas, je dirais que c’est 2-3 euros.

La rose en Guadeloupe est à 9 euros.

9 euros la rose en Guadeloupe. 

Ouais, surtout depuis le covid. Et là, c’est encore pire parce que, avec tout ce qui se passe dans le monde, on a des taxes à payer quand les fleurs arrivent. Donc en fait, les fleuristes sont obligés d’augmenter leurs tarifs et on est vraiment sur des prix de fou. Un bouquet de mariée revient à 150 euros minimum, un bouquet qu’on peut comparer avec un bouquet fait en France qui ne sera pas à ce prix-là.

Oui. Donc là, on est clairement sur des prix qui augmentent parce que ce n’est pas fait localement et il y a tout le trajet pour les amener qui coûte cher.

Complètement. Si on reste sur les fleurs tropicales, c’est un peu moins onéreux, mais ça n’empêche qu’il y en a quand même certaines qu’on exporte. Donc disons que se marier sur une île, c’est prendre aussi en considération l’économie locale pour ça. Mais je pense que quand le choix est fait, ils comprennent et ils savent que c’est « un joli prix à payer » pour pouvoir avoir l’environnement comme on l’imagine aux Antilles et dans la Caraïbe.

Et donc, quel est le critère numéro 1 que cherchent tes couples quand ils viennent se marier aux Antilles ? Est-ce le cadre paradisiaque ? Est-ce qu’ils veulent se marier sur la plage ? J’imagine que c’est un peu tout ça, non ?

C’est effectivement la plage, mais pas que. Parce que j’ai des fois des mariés qui souhaitent juste se marier dans un jardin, avoir le côté très ensoleillé, mariage cérémonie en extérieur. Donc on peut proposer à la plage, on peut proposer dans des jardins, on a aussi quelques habitations, des anciennes maisons qui sont très sympathiques et historiques dans lesquelles les mariés souhaitent organiser leur mariage. Dans les îles anglaises, on est plus sur des lieux atypiques qu’on voit sur les réseaux sociaux, qui sont très tendance. Donc ce sont des hôtels ou bien des boards. Par exemple à Sainte-Lucie, je ne sais pas si tu sais, il y a un piton. Il y a des gens qui, juste pour avoir ce lieu-là, souhaitent se marier dans cette zone de l’île. C’est vraiment une image qu’ils ont de la destination et qu’ils souhaitent avoir pour leur mariage.

OK. J’imagine que les réseaux sociaux jouent aussi sur les destinations que veulent tes couples.

Absolument. Les réseaux, je pense que c’est le catalogue du choix pour pouvoir se marier dans les îles. Clairement.

En parlant de réseaux sociaux, j’ai vu que tu n’avais pas encore de site. Tu m’as dit avant qu’on enregistre qu’il était en cours de « fabrication » et qu’il allait bientôt sortir. D’ailleurs, il sera peut-être sorti au moment où on diffusera l’épisode, même si on va le diffuser peut-être une semaine après le moment où on enregistre.

Là, tu me mets bien la pression, donc je vais faire en sorte. Et d’ailleurs, c’est très bien parce que je me dis « écoute, là, Maeva, il faut le faire parce que des fois tu te laisses dépasser par tout ce que tu as à faire pour tes clients et tu laisses de côté ta communication qui est quand même super importante ». Donc je tâcherai de publier mon site internet avant, avec plaisir.

Écoute, il n’y a rien de mieux qu’annoncer publiquement ce qu’on va faire pour tenir les deadlines.

Absolument.

On verra. S’il y a le lien dans l’article qui accompagne l’épisode, c’est que tu auras tenu le pari et que tu y seras arrivée.

Très bien, je te remercie.

Je voulais revenir là-dessus puisque tu n’as qu’un compte Instagram pour l’instant, à ce qu’on a repéré, par rapport à ton agence. Et donc, je me demandais comment tu t’y prenais pour trouver des clients si déjà tu n’as pas de site web, alors qu’on sait que, pour beaucoup de wedding planners, c’est un gros canal d’acquisition clients. Est-ce que toi tu arrives à trouver tous tes clients uniquement via Insta ? Est-ce que tu utilises d’autres moyens de prospection ?

Instagram, à ma grande surprise, est quand même un très bon canal de communication pour moi, je pense que je suis 50/50 sur la visibilité auprès de mes clients, j’ai beaucoup de clients qui viennent par Instagram. Et sinon, j’ai fait des salons aussi, le salon du mariage de la Martinique, sur les deux premières années, donc en 2021 et en 2022, et c’est vrai que ça m’a permis d’avoir pas mal de clients. Et le bouche à oreille fonctionne également beaucoup, je ne mentirais pas, c’est vraiment quelque chose qui m’aide à avoir des clients ou, en tout cas, que certaines personnes viennent vers moi, même si ça ne conclut pas mais je suis quand même bien vue. Et puis, je pense aussi que le fait que ce soit sur une île, même si je travaille sur deux îles, je sais qu’on parle de My Caribbean Wedding sur chacune parce qu’on a vu un mariage, parce qu’on demande comment ça se passe avec moi, des choses comme ça. Donc c’est vrai que pour l’instant, je ne sais pas quel est le potentiel réel du site internet et je pense que c’est pour ça que je ne me presse pas plus que ça pour l’ouvrir. 

Oui. Et donc, en termes de proportion, si le bouche à oreille fonctionne bien, c’est peut-être que tu as aussi quelques clients qui habitent dans les îles et qui se marient en Martinique.

Absolument. 

Tu n’as pas que des Français ou des Américains qui viennent.

Non, non, non. D’ailleurs, je pense que j’ai 30% de personnes qui viennent d’ailleurs pour l’instant, et le reste ce sont des locaux, ça peut être des locaux qui habitent en Martinique et qui veulent se marier en Guadeloupe, ou vice versa, ou des gens qui sont sur la Guadeloupe et qui se marient en Guadeloupe, ou d’autres personnes qui sont en Martinique et qui font appel à moi pour que je les marie en Martinique.

Quel est l’intérêt, quand tu habites en Martinique, d’aller te marier en Guadeloupe ? Puisque tu  es sur une île, tu as la plage des deux côtés. Pour un Français, ça parait un peu bizarre, mais j’imagine qu’il y a plein de raisons qui sont pertinentes.

Complètement. En fait, ça fait déjà un voyage, tu voyages sur l’île d’à côté. On a quelques différences. Par exemple, la Martinique on l’appelle l’île aux belles fleurs, et la Guadeloupe c’est l’île aux belles eaux. Donc la différence se joue peut-être là et aussi sur le style des lieux qui sont proposés. En Martinique, on aura beaucoup de jardins, d’habitations et des choses comme ça. Et en Guadeloupe, on sera plus sur des lieux qui sont proches de la mer ou qui ont des vues différentes ou une « architecture » un peu plus différente. Donc je pense que c’est ça. Et puis, c’est le voyage, je pense que c’est vraiment ce principe de : allez, on bouge de là où on est, on emmène tout le monde avec nous et on part se marier « tout près ».

En plus, quand on parle de voyage, tu t’es lancée à l’un des pires moments, en plein covid.

Clairement.

Ça va, tu avais des locaux, j’imagine que ça a rattrapé par rapport à ça. Mais tous les étrangers qui voulaient venir se marier en Martinique et qui n’ont pas pu le faire à ce moment-là, est-ce que tu vois là une recrudescence de demandes de la part d’étrangers qui voudraient se marier dans les îles parce qu’ils ont été frustrés qu’ils n’ont pas pu le faire pendant le covid et que là, en gros, ils se rattrapent et tout y est en même temps ?

Effectivement, ça recommence. Les demandes de l’extérieur recommencent à se faire. En fait, quand j’ai commencé, je pense que j’avais quand même mis l’accent déjà sur les personnes présentes sur le territoire pour que l’activité prenne justement un élan, que j’aie de la matière à partager. Et je commence très concrètement à communiquer sur l’extérieur, et ça porte petit à petit ses fruits. Je sais que j’ai des consœurs qui ont déjà des personnes de l’étranger qui viennent. On est quand même beaucoup sur des Français, donc ce n’est pas vraiment des étrangers, ce sont des gens de Métropole qui viennent se marier dans les îles françaises. Par exemple, pour moi le plus gros mariage de destination que je fais pour l’instant, ce sont des Américains qui habitent aux États-Unis mais qui sont africains. Donc la semaine prochaine, on a l’arrivée d’invités qui viennent du Cameroun, d’Angleterre et des États-Unis. Et ça, pour moi, j’espère que c’est vraiment le début de ce type de clients. 

D’accord. Quand tu parles de gros mariage, là on parle de combien de personnes ? 

On parle de 200 invités, services à table avec cérémonie à l’église puisqu’ils ont pu valider leur cérémonie dans une église catholique en Martinique, dans un lieu sous chapiteau, avec plein de lumière, un gros dispositif de déco. Il faut que le service soit fait chaud, sinon ce n’est pas bon. Et puis, beaucoup de prestataires aussi quand même qui viennent de l’étranger parce qu’ils viennent avec leur DJ et leur photographe. On aura un doublon de DJ et photographe local, mais ça n’empêche que ça fait des prestataires de l’extérieur qu’il faut aussi gérer et qu’on ne connait pas forcément, avec qui on n’a jamais travaillé. Et ça englobe tout ça.

Comment arrives-tu à te faire connaitre auprès des anglophones ? Les Français, je comprends parce que ta communication doit se faire en français. Mais pour les anglophones, comment est-ce que tu les trouves ? 

Instagram.

Instagram aussi ?

Ouais, Instagram. Instagram, c’est vraiment ce portail vers l’extérieur.

D’accord. Pourtant, tu ne postes pas en anglais.

Au début, je postais en anglais. Et puis, là mes textes sont majoritairement en français. Mais je pense que j’ai mis des mots clés qui font qu’on sait que je suis en Guadeloupe et en Martinique. Donc je pense que quand ils cherchent Caraïbe ou des choses comme ça, ils me trouvent.

C’est super intéressant puisque c’est vrai que beaucoup pensent que, pour attirer des clients anglophones, il faut un site, il faut communiquer en anglais, il faut avoir un site avec un contenu qui est traduit. Mais en fait, pas forcément.

Et je suis même extrêmement surprise parce que depuis quelques temps, des fois je me dis que ce ne sont pas des vraies personnes, je reçois des messages en espagnol sur le compte Instagram. Et je me dis qu’il n’y a rien qui est écrit en espagnol parce que je ne le maitrise pas, donc il n’y a pas un petit mot clé qui est écrit en espagnol. Ce sont des personnes qui viennent me mettre des DM en espagnol, j’essaye de répondre avec Google Traduction, ça s’arrête là, on ne va pas plus loin dans l’échange. Mais je suis quand même surprise qu’elles arrivent sur ma page et qu’elles posent des questions : comment organisez-vous des mariages, est-ce que je peux avoir un rendez-vous pour avoir vos tarifs, des choses comme ça. C’est surprenant.  

Ouais.

Par contre, je pense qu’Instagram a une vraie force quand on travaille vraiment sur l’image et sur la qualité des posts.

Tu n’es pas la seule à nous dire cela sur Instagram, et même pour la plupart des wedding planners. Il y a Pinterest aussi qui entre souvent en début, quand on cherche à se renseigner, quand on cherche à avoir des idées de thème, de faire-part. Je pense que Pinterest est aussi un réseau qui est très utilisé. Et Instagram, c’est sûr que c’est aussi un réseau. Au final, le mariage est très dans l’image, c’est très dans le rêve, donc c’est le genre de réseaux sur lequel il faut être. Il n’y a pas de secret. Quasiment 100% des wedding planners qu’on a même sur la plateforme ou qu’on a interviewés sont tous et toutes sur Instagram. Ça, c’est sûr. 

Ouais. Et c’est vrai que, par exemple, sur l’une des wedding planners que je suis, elle indique que Pinterest devrait être notre premier canal de communication parce que les mariés vont dessus, ils font obligatoirement des tableaux, ils enregistrent des photos. Et je crois qu’Andrea, la première personne que je t’ai donnée, elle a ses clients sur cette plateforme-là.

Pinterest, c’est un peu différent puisque tu partages aussi les contenus des autres, donc tout ne vient pas de chez toi, alors qu’Insta c’est vrai que tu peux être sûr que si quelqu’un flashe sur une de tes photos, par rapport à ton univers ou un mariage que tu as déjà organisé, il sera automatiquement redirigé vers toi. Et puis, c’est comme ça aussi que tu te références, ce n’est pas en ne postant que des épingles de photo qui t’appartiennent, il faut aussi partager d’autres choses que tu as vues ailleurs sur internet. Le risque, c’est que tu perdes quelqu’un qui est sur ton profil parce qu’il a vu une photo qui ne t’appartenait pas. Donc c’est peut-être en ça aussi que c’est différent. Mais c’est vrai que quand tu as beaucoup de contenus à toi, il n’y a pas de raison non plus que ça ne fonctionne pas.

Ouais.

Nous on t’a vue à travers une publication que tu as eue dans Marie Claire et justement je me posais la question : comment est-ce que tu as pu avoir ces publications ? Sachant que tu es encore toute jeune, tu avais démarré en 2020, et surtout que tu n’as peut-être pas fait énormément de mariages dans les débuts parce qu’on était en plein covid, comment est-ce que tu t’y es prise ?

C’est Instagram. Là, franchement, j’étais extrêmement surprise de recevoir le mail, premier mail de contact qui me dit qu’on a vu mon Instagram et qu’ils ont trouvé mon contenu intéressant et qu’ils souhaiteraient savoir si je voudrais participer au dossier « Les incontournables » sur le dossier spécial mariage. Je t’avouerais que j’étais extrêmement surprise, j’ai posé plein de questions, j’ai dit « êtes-vous vraiment une vraie équipe, un vrai média ? D’où est-ce que ça sort ? » Et j’ai bien compris au final que c’était du concret. Et j’ai dit « qu’est-ce qui a fait que vous me contactiez puisque je suis wedding planner depuis peu, je n’ai pas beaucoup de publications sur Instagram et de surcroît je suis en Guadeloupe ? » Et en fait, ils m’ont juste expliqué que l’Instagram leur a vraiment plu et que je me suis démarquée d’autres pages qu’ils auraient vues et que c’est vers moi qu’ils sont venus.

Est-ce que tu n’as pas eu à payer ?

Absolument. J’allais justement te dire quand même que c’est une publication payante, c’est un investissement très conséquent puisque c’est plus de 2 000 euros la publication. Mais par rapport à ce qu’ils m’ont dit, c’est sur internet, donc les mots clés qui sont utilisés, étant donné que Marie Claire est très bien répertoriée sur Google, si on marque « mariage aux Antilles » ou « mariage dans la Caraïbe », c’est mon agence qui va ressortir par rapport à leur cotation, le placement qu’ils ont sur les recherches Google.

Oui. Là, il y a deux choses. C’est vrai que Marie Claire est un média qui est très populaire, sur Google aussi. Google considère que c’est un site de confiance, donc ça veut dire que si Marie Claire parle de toi et fait un lien vers ton site depuis l’article de Marie Claire, toi tu vas avoir aussi ton référencement qui va être boosté. Et d’ailleurs, j’ai vu que le lien que tu avais fait sur Marie Claire pointait sur ton Instagram. Donc ça, je te conseille, une fois que tu auras ton site, de leur demander de changer le lien et de le faire rediriger vers ton site puisque ça te permettra d’avoir un petit « boost » d’un point de vue référencement naturel.

C’est ça.

C’est vrai que c’est une super idée puisque déjà la majeure partie de tes prospects ne savent pas qu’au final c’est une publication qui est payante, donc c’est un mixte entre une publication qui serait faite naturellement dans un journal où c’est vrai que c’est le must… C’est comme un publi-reportage, en fait. Ce qui est bien, c’est que ce n’est pas mentionné dans l’article que c’est un publi-reportage. Donc au final, ça fait un peu comme un vrai article. Et ça te permet de mettre sur ton site « vu dans Marie Claire ». Je sais qu’il y a plein de médias qui font ça, il y a Change, il y a Forbes. Il faut se renseigner. Quand on a un petit budget à mettre dedans, c’est vrai que ça peut être cool.

Ça peut être intéressant. Et surtout, sortie de nulle part, moi je n’aurais jamais été cherché Marie Claire pour lui demander de me publier, même un magazine en France, parce que de mon point de vue je me dis que je suis encore « jeune » par rapport aux deux ans d’activité et qu’il y en a certainement plein d’autres qui auraient pu être à ma place ou bien que ça ne se demande juste pas. Donc c’est vrai que l’opportunité s’est présentée et je me suis dit que c’est un investissement, c’est bien et même si c’est payant, ils sont quand même venus vers moi. Et ça, ne serait-ce que pour continuer le travail que je fais et rester en confiance sur la qualité de travail que je veux donner, ça booste.

Et puis, c’est vrai que ça rassure aussi les clients. Il y en a aussi forcément qui en abusent, qui proposent des services qui ne sont pas de qualité ou qui montrent des sites web qui ne sont pas légitimes et qui font comme ça 2-3 publications payantes sur des journaux, qui vont rassurer par la suite les internautes qui vont venir sur le site, sauf que c’est une entreprise qui ne vaut pas grand-chose. Quand on sait qu’on fait du bon boulot et qu’on veut un coup de boost quand on se lance, d’avoir déjà quelques références sur son site comme ça, c’est sûr que ça fait un effet waouh auprès des prospects, donc c’est bien, ça peut aider. C’est vrai que peu de gens le savent. Je sais qu’il y a BFM aussi qui fait ça et qui interview des chefs d’entreprise. Ce sont des reportages qui sont souvent diffusés sur Youtube ou sur des médias qui ne sont pas la chaine principale. Mais quand les prospects voient qu’on est passé à BFM, forcément ça porte un statut d’expert que peu d’autres stratégies de communication peuvent apporter.

Exact.

OK. Super intéressant en tout cas, et si ça peut donner des idées à d’autres wedding planners… Toi tu t’es fait prospecter, en fait, c’est la journaliste qui est venue vers toi. Mais rien n’empêche d’aller contacter le service de ces médias, il doit y avoir un service à part qu’on peut contacter pour être publié dans ce genre d’articles.

C’est ça. Eux, c’est médias France et ils ont plusieurs magazines pour lesquels ils travaillent. Donc c’est très bien aussi de lancer la demande.

Écoute, ça fait une belle transition vers le dernier segment du podcast où on pose les mêmes questions à tous nos invités. On va commencer par la première question qui est : selon toi, quel est le mauvais conseil le plus important que tu entends souvent donner dans le domaine de l’organisation de mariage ? Ça peut être une idée reçue. 

Redis-moi la question. Je l’ai lue pourtant.

Quels sont les mauvais conseils ou quel est le mauvais conseil que tu entends souvent donner dans le domaine de l’organisation de mariage ?

OK. Je ne sais pas. 

Ça peut être même par rapport au destination wedding particulièrement avec des demandes ou des remarques de prospect que tu as assez régulièrement et qui, pour toi, sont à côté de la plaque et ne représentent pas ce que tu fais.

En vrai, je pense que je ne retiens pas ou je n’ai pas quelque chose à donner parce qu’une fois que c’est quelque chose qui est négatif et qui n’est pas important pour le client, c’est zappé. Donc je t’avouerais que je ne saurais pas te dire. Pour répondre franchement, je ne sais pas, je n’ai rien qui vient comme ça.

Tu n’es pas obligée de savoir, ce n’est pas grave. Et puis, au final c’est bien puisque ça veut dire que tu n’as pas été face à des prospects ou à des demandes qui étaient un peu loufoques. Quelque part, tous les prospects que tu as eus devaient être des gens qui étaient déjà assez éduqués sur le métier.

Oui, complètement. Il y a peut-être un truc, le mauvais conseil c’est qu’ils demandaient toujours combien la wedding planner va coûter ou que ça coûte cher une wedding planner, que ça ne sert à rien d’en prendre une. Mais l’idée, c’est que quand on discute avec les clients, ils peuvent des fois avoir le budget ou alors ils se rendent compte de l’intérêt que c’est d’avoir une wedding planner, et finalement ils la prennent parce que ça vaut le coup de payer.

C’est compliqué peut-être de débattre à quelqu’un qui pense que c’est trop cher.

Ah oui !

Parce qu’en plus, ce sont souvent des gens qui vont peut-être mettre un peu plus de budget dans d’autres postes, dans les dépenses du mariage alors qu’ils auraient pu payer moins cher tout en se payant un wedding planner à côté.

Voilà. Et puis, c’est vrai que quand des fois il y a la famille et qu’ils veulent gérer parce qu’ils ont l’habitude, qu’ils savent recevoir ou des choses comme ça, ça met tout de suite « ils vont s’en charger et finalement on ne va pas mettre d’argent sur vous puisqu’on a du monde qui pourra faire ça ». Mais ça, c’est sans savoir tout ce que ça inclut que d’avoir une wedding planner.

Est-ce qu’il y a un outil, un logiciel, un objet ou une application dont tu ne pourrais te passer dans ton quotidien de wedding planner ?

Ouais, c’est le Drive sur Google, c’est ma banque de données avec mes clients, c’est le stockage parfait pour moi parce que tout le monde a accès, il y a une visibilité, une transparence.

Qu’est-ce que tu mets dessus ? Est-ce que tu mets tout ?

Je mets quasiment tout, je mets tous les devis, tous les contrats, tous les documents que je crée pour eux pour l’organisation du mariage, pour qu’ils sachent comment les choses évoluent. Et puis, puisque je fais aussi des jours J, c’est-à-dire uniquement présente le jour J, tous les contacts des prestataires sont aussi déposés dessus. Donc j’ai un seul endroit qui me permet d’aller récupérer les informations et c’est un gain de temps.

Et donc, d’un point de vue pratico-pratique, tu crées un dossier par mariage et dans chaque dossier tu les découpes avec plusieurs dossiers selon les catégories de document.

Ouais.

OK.

C’est vraiment top.

Oui, ça revient beaucoup, avec certains logiciels d’organisation aussi, il y a Trello, il y a aussi Wedding Plan qui a été beaucoup cité. Mais le Drive, ça reste la base.

Oui, je pense. En fait, je ne sais pas si le client a une visibilité sur les autres applications.

Généralement, oui.

D’accord, OK. 

Ouais, ouais. Tu peux créer des accès, tu peux ouvrir l’accès à tes clients.

OK, cool.

Quelle est, selon toi, la grande tendance dans le domaine du mariage dans les années à venir ? 

Je pense que ce que le covid a laissé, c’est ce côté très intimiste et dans le détail pour beaucoup. Il y a deux tendances, je pense. Il y a la tendance très simple avec beaucoup de convivialité, façon garden party ou bien sur la plage, en tout cas dans les Antilles. Et puis, il y a ce côté aussi de la tendance du mariage hyper sophistiqué avec beaucoup de détails, le nom des gens sur les tables, les petits cadeaux. Dans la continuité de ce qui se fait, je pense que ce sera ça. Et puis, probablement peut-être un peu plus de couleurs et de peps sur les décos.

Les couleurs, tu dois en voir pas mal avec les Antilles, je pense notamment aux tissus aux Antilles qui sont très colorés généralement. Il y a un style qui est assez coloré quand on pense aux Antilles. Je ne sais pas si ça se retrouve aussi dans les mariages.

Non, pas dans les mariages que j’organise parce que ce n’est pas ma touche, on va dire. Et donc, je pense que les clients qui viennent vers moi ne sont pas dans cette attente-là. On est vraiment dans des styles décoratifs très contemporains, ce qu’on voit à l’international, beaucoup de transparence. Quand on utilise, par exemple, les fleurs tropicales, dans ma façon je ne vais pas partir sur des gros bouquets comme à l’époque dans les Antilles, ça sera vraiment le côté raffiné de toutes ces matières-là. Même avec les couleurs, ça reste très raffiné, en tout cas par rapport à mon style de mise en place.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite, pour les prochaines années ? Quels sont tes futurs projets ?

Mes futurs projets, c’est d’agrandir l’équipe.

C’est de lancer le site internet d’abord.

Non mais ça, c’est déjà fait. Le site internet est quasiment bueno. Avant la semaine prochaine, on a un lien. Et puis, avoir une équipe, quelqu’un qui peut travailler avec moi en permanence, puisque j’ai des assistantes avec moi sur les mariages, mais là j’aurais vraiment aimé avoir une ou deux collaboratrices ou collaborateurs et pouvoir avoir plus de possibilité d’accepter des mariages, et puis de diversifier les destinations.

Donc en fait, est-ce que tu cherches une ou un wedding planner qui pourrait t’assister ou est-ce que ça peut être quelqu’un qui n’a pas forcément fait de formation ?

Exact, pas forcément de formation. En fait, je sais que je vais choisir la personne par rapport au feeling et à la capacité qu’elle me dira qu’elle a, pas forcément sur les diplômes et sur tout ça, parce que je fonctionne beaucoup avec le cœur et l’émotion et tout ça. Tout en sagesse, bien sûr, par contre, parce que j’ai une exigence plutôt pointue sur la qualité de travail et sur la façon de communiquer avec les clients. Même si j’ai un coup de cœur pour quelqu’un, si je sens qu’elle n’est pas capable de le faire, elle ne fera pas partie de mon agence. Mais même si elle n’est pas diplômée ou wedding planner, ce sera aussi possible. 

Et est-ce que tu cherches quelqu’un qui sera forcément près de chez toi ou est-ce que ça peut aussi être quelqu’un qui bosse à distance avec toi ? 

Non, j’ai besoin de quelqu’un avec moi sur le territoire parce que c’est ce côté d’équipe qui me manque en ce moment. Parce que là, je ne vais pas mentir, je suis surbookée. 

OK. Donc s’il y a une apprentie wedding planner ou un apprenti qui est dans la région de la Guadeloupe.

C’est ça, ou bien qui veut venir vivre un moment chez nous, ce sera avec plaisir.

On lance un appel comme ça tu auras peut-être quelques demandes suite au podcast. Qui sait ?

Merci. Qui sait vraiment ? Très bien.

En tout cas, Maeva, c’était un super échange, merci à toi pour ton temps. Et puis, on te souhaite le meilleur pour la suite, pour ton développement.

Merci beaucoup.

Et puis, on mettra le lien de ton site et tous les wedding planners que tu as mentionnés aussi en début d’épisode. On mettra tout ça sur l’article qui accompagnera le podcast et qu’on pourra retrouver sur Planners. Et puis, je t’invite vraiment aussi à créer une fiche sur la plateforme parce qu’il me semble que tu n’es pas encore présente sur Planners.

Non, pas encore.

Dans tous les cas, je te dis à la prochaine. Et puis, bonne continuation à toi.

Merci. Merci pour ce petit moment aussi, ça fait plaisir de faire partie de cette communauté des wedding planners, même si je suis à distance. Et comme quoi Instagram fonctionne bien puisque j’ai l’opportunité de parler avec vous. Et j’espère que ça vous aidera, vous consœurs wedding planners, confrères également. Et au plaisir de continuer à se challenger sur l’évolution de nos entreprises.

Ça marche.

Très bien. Merci beaucoup.

Tout plein de bonheur pour toi. À bientôt, bye bye !

Merci, plein de bonnes choses à toi aussi.

Salut, ciao !

Bye Bye !

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