L’ASSOCEM, association des Wedding Planners

Podcast
L'ASSOCEM, association des Wedding Planners - Virginie Mention
1611 . 2021

De Syra Sylla 16/11/ 2021

A chaque métier, sa propre association/syndicat. Et celui de wedding planner ne déroge pas à la règle. L’ASSOCEM, c’est l’association des wedding planners qu’Anne-Claire Couillard et de Virginie Mention ont créé en 2011.

L’objectif : fédérér, animer et professionnaliser le métier de wedding planner.

« Il n’y avait pas vraiment d’association qui réunissait les personnes. Et donc, on a créé cette association pour pouvoir se réunir tous ensemble parce qu’on est souvent seuls à travailler au sein de nos agences, et c’est aussi sympa de rencontrer d’autres personnes qui rencontrent les mêmes problématiques que nous. Et puis, l’autre enjeu était de professionnaliser le métier parce que c’est un métier qui est encore récent aujourd’hui, même s’il a un peu plus de 10 ans, puisque les premières agences ont apparu dans les années 2000. Ça reste quand même un métier jeune. Et à l’époque où nous on s’est lancé avec Anne-Claire, on rencontrait encore des difficultés dans le sens où on ne prenait pas notre métier au sérieux. Et donc, à travers cette association-là, on a voulu aussi démontrer qu’on fait un vrai métier qui nous occupe à 100% et qu’on n’est pas là juste pour s’amuser le jour d’un mariage. » 

Au micro de Carnet de Noces, Virginie nous en dit plus sur la création, le fonctionnement et le rôle de l’ASSOCEM. Vous en saurez également plus sur les différents services proposés et le prochain évènement prévu. A vos notes !

L’ASSOCEM :

Site Internet : https://www.assocem.org/
Instagram : https://www.instagram.com/assocem_france/
Facebook : https://www.facebook.com/Assocem.France

L’épisode 23 de Carnet de Noces est accessible sur notre chaîne YouTube :

La transcription de l’épisode 23 de Carnet de Noces est disponible ci-dessous !

Bienvenue Virginie. Je suis ravi de te parler aujourd’hui dans ce nouvel épisode de Carnet de Noces. Aujourd’hui, on va surtout parler de l’association que tu as cofondée et que tu codiriges. Je ne sais pas comment on nomme les membres des bureaux qui ont fondé dans le cadre des associations, je crois qu’il doit y avoir président, secrétaire ou des choses comme ça. Tu vas nous en parler juste après. Ce que je vais déjà te demander, c’est de te présenter, de dire qui tu es, ce que tu fais, depuis combien de temps etc., histoire que tous les écouteurs qui ne te connaissent pas encore puissent savoir qui tu es. 

Oui. Bonjour Benjamin, merci de l’invitation. Je suis ravie d’avoir l’occasion de parler de l’Assocem. Je m’appelle Virginie Mention, je suis effectivement la cofondatrice de l’Assocem, on a été deux personnes à fonder cette association et j’en suis la présidente depuis 2021. Je suis aussi wedding planner, j’ai créé mon agence qui s’appelle Ceremonize depuis 2009, donc ça va faire bientôt 13 ans. Je suis aussi la cofondatrice de l’École de Formation aux Métiers du Mariage qui est dans la continuité de l’Assocem, une école qui propose des formations pour professionnaliser le métier. 

D’accord. Oui, j’ai vu sur le site de l’Assocem que vous proposez des formations mais c’est via cet organisme. Est-ce deux entités séparées ?

Oui, c’est ça. 

Comment t’est venue l’idée de créer cette association ?

Je le disais tout à l’heure, j’ai cofondé donc on est deux, avec Anne-Claire Couillard, à avoir fondé cette association. On s’est rencontré avec Anne-Claire au tout début, on s’est lancé, je crois que ça devait être en 2008 ou en 2009. Donc on a été toutes les deux en phase de démarrage et on se voyait régulièrement dans les cafés pour échanger sur comment on fait, comment on se lance. On trouvait ça vraiment sympa et on trouvait que ce côté manquait au métier, il n’y avait pas vraiment d’association qui réunissait les personnes. Et donc, on a créé cette association pour pouvoir se réunir tous ensemble parce qu’on est souvent seuls à travailler au sein de nos agences, et c’est aussi sympa de rencontrer d’autres personnes qui rencontrent les mêmes problématiques que nous. Et puis, l’autre enjeu était de professionnaliser le métier parce que c’est un métier qui est encore récent aujourd’hui, même s’il a un peu plus de 10 ans, puisque les premières agences ont apparu dans les années 2000. Ça reste quand même un métier jeune. Et à l’époque où nous on s’est lancé avec Anne-Claire, on rencontrait encore des difficultés dans le sens où on ne prenait pas notre métier au sérieux. Et donc, à travers cette association-là, on a voulu aussi démontrer qu’on fait un vrai métier qui nous occupe à 100% et qu’on n’est pas là juste pour s’amuser le jour d’un mariage.   

D’accord. Donc il y avait vraiment ce besoin de lien et de professionnalisation. J’imagine que le métier qui a évolué en 10 ans, et tu es aux premières loges pour l’avoir vu. Tu l’as dit, c’est de moins en moins « jeune », c’est un métier qui se professionnalise et sûrement un peu grâce à vous. Est-ce que tu as vraiment l’impression d’être témoin de gros changements ou est-ce que ça s’est fait vraiment de manière assez graduelle ? Dans un précédent épisode, on a aussi parlé du fait que beaucoup de prestataires ont une mauvaise image et ils ne veulent pas forcément travailler avec des organisateurs ou des organisatrices de mariage parce qu’ils ont peut-être eu quelques mauvaises expériences par le passé ou parce qu’ils ont peut-être aussi des à priori sur le métier. Depuis les 13 ans que tu fais ce métier et les 10 ans que tu es à la tête de l’Assocem, est-ce qu’il y a eu des grandes phases ou des grandes tendances ? Entre le moment où vous vous êtes lancées et avez lancé l’association et maintenant, est-ce que ça s’est fait vraiment de manière assez graduelle ? Est-ce que tu as peut-être senti une accélération ou quelque chose comme ça ?   

Ça s’est plutôt fait de manière graduelle, on va dire. Le fait que le métier soit reconnu auprès du grand public, donc les futurs mariés, ça s’est fait vraiment graduellement. Et là, on a senti une accélération depuis 2-3 ans où les médias en parlent vraiment de plus en plus, on a de plus en plus de documentaires sur le métier. Et donc, grâce aux médias, on a quand même senti un gap ces 2-3 dernières années, et encore plus aussi avec la covid. Mais c’est vrai que tout ça s’est fait de manière graduelle parce que c’est un métier de service. En France, on n’a pas encore cet automatisme, cette envie de faire appel à quelqu’un pour organiser un mariage ou pour autre chose. Donc c’est vrai qu’il faut que ça rentre dans les mœurs des Français de se dire « on se marie, on va faire appel à un wedding planner ». Donc ça s’est fait graduellement, effectivement. 

Quelles sont vos armes pour aller parler du métier et faire en sorte que ça se professionnalise ? Comment est-ce que vous vous y prenez ?

On a différents axes. D’abord, on essaye de communiquer au maximum auprès des médias. Et puis, on a mis en place des critères d’adhésion à l’association qui, pour nous, permettent de montrer qu’il y a des vrais professionnels puisque, pour adhérer, il faut montrer des conditions générales de vente, des devis types, des documents professionnels, une assurance responsabilité professionnelle. C’est peut-être bête à dire mais j’ai entendu plusieurs fois des personnes qui n’avaient pas d’assurance professionnelle. Il faut avoir un package global de documents qui vont montrer qu’on est professionnel. Donc le fait de demander ces pièces-là, ça met la puce à l’oreille à certaines personnes par rapport à ça, elles se disent « il faut que j’aie des CGV béton, il faut que j’aie une assurance pro » etc. Donc on va professionnaliser le métier en ce sens. Et puis, on incite nos membres à se former, ce n’est pas forcément se former au métier du mariage, ça peut être aussi se former dans d’autres métiers. En tant que wedding planner, on est aussi amené à devoir connaître tous les autres métiers, donc ça peut être se former à la ménologie, par exemple, ou à la communication digitale, donc se former régulièrement pour continuer à progresser et à se professionnaliser. 

Donc j’imagine que les membres payent une adhésion quand ils vous rejoignent. Comment est-ce qu’on adhère et comment est-ce que la cotisation des membres est gérée ?

Pour adhérer, tout se fait en ligne sur notre site internet, on a mis en place des formulaires qui se trouvent sur le site. Donc on peut télécharger tous les documents sur ces formulaires-là. On a des frais de dossier qui sont de 50 euros pour pouvoir étudier le dossier. Ensuite, la cotisation est de 100 euros à l’année, donc du mois de janvier jusqu’au mois de décembre. Et quand on adhère en cours d’année, cette cotisation est calculée au prorata. Et donc, ces cotisations-là nous servent ensuite à alimenter la communication à travers les médias, le site internet etc. 

Comment t’y prends-tu pour communiquer auprès des médias ? Les médias sont souvent vus comme des grosses boites noires et c’est toujours compliqué de pouvoir accéder à des journalistes ou autres pour faire la relation presse. C’est ce qu’on entend. Comment est-ce que vous vous y prenez justement ? Et en plus, si ça fait trois ans que les médias s’y intéressent, je ne dis pas que c’est plus simple, peut-être que vous avez aussi favorisé cette tendance-là, mais comment est-ce que tu t’y prends concrètement ?

D’abord, on a une bonne base de données de médias. Et puis, on fait appel à des agences de communication qui sont spécialisées dans les RP, qui nous aident aussi à pouvoir intégrer et à pouvoir accéder à ces médias-là. 

Et toi, dans l’organisation de ton activité, est-ce que tu n’as pas trop de mal à gérer le quotidien entre ton agence et l’Assocem ? J’imagine que ça prend du temps. 

Oui, ça prend du temps. Je tiens à signaler que l’association est gérée par des bénévoles, que ce soit au niveau du bureau, dans les régions ou autres, parce que l’association est répartie en régions et en métiers. Tout ça est géré par des bénévoles donc il faut qu’on jongle avec nos activités. Et effectivement, il y a des périodes où c’est un peu dur, par exemple pendant l’été où c’est vraiment la grosse, grosse saison. Là, effectivement, on laisse parfois un peu de côté l’Assocem, on met entre guillemets toutes les réunions etc. pour pouvoir se consacrer à nos activités.  

D’accord. Il faut jongler entre les périodes haute et basse saison et peut-être plus s’occuper de l’Assocem en hiver. Tu en as parlé au début et j’ai noté que vous avez aussi fait ça pour que tous les wedding planners puissent échanger entre eux, comment est-ce que vous vous favorisez tous ces échanges entre les membres ? Tu m’as aussi un peu parlé d’évènement avant qu’on enregistre donc j’imagine que c’est ce que tu vas me répondre. Comment est-ce que les membres peuvent communiquer entre eux une fois qu’ils ont rejoint l’association ? 

On a différents évènements. Comme je le disais, l’association est répartie en régions. De mémoire, on a 12 régions qui sont couvertes par l’Assocem. Et on organise régulièrement des rencontres physiques. Là, on s’était un petit peu mis entre parenthèses depuis ces derniers mois, mais on a repris. Donc l’idée, c’est de se rencontrer tous les mois. Je n’ai pas précisé mais l’Assocem est l’association des wedding planners, des wedding designers et des officiants de cérémonie. À la base, c’était l’association des wedding planners mais, le métier ayant évolué, on a aussi ouvert à ces deux autres métiers. Donc ce sont des rencontres locales, physiques qu’on organise. Et on organise aussi des visioconférences tous les mois ou tous les deux mois par métier, comme ça on peut aussi se parler entre régions, entre métiers. C’est assez intéressant parce qu’on échange sur pas mal de choses. Et puis, on a aussi un gros évènement annuel qui est le séminaire de l’Assocem qui, lui, est ouvert aux membres et aux non-membres et qui va se dérouler le 25 et 26 novembre cette année. C’est vraiment l’événement incontournable à ne pas louper où on se voit tous et toutes en physique sur Paris. C’est aussi une journée de conférences plutôt business, on va dire. Ce sont vraiment des journées qui sont reboostantes et on en aura vraiment besoin cette année.

Tous les mois, en région, c’est pour tous les membres qui sont dans la région précisément. Et tu as dit que tous les deux mois, c’était plutôt par métier.

Non, c’est tous les mois aussi par métier. 

Tous les mois aussi. C’est marrant, tu as dit que le métier avait évolué, qu’on voit aussi maintenant qu’au-delà des organisations de mariage il y a des officiants de cérémonie laïque et des wedding designers qui en font peut-être leur activité principale. Je ne sais pas si c’est ce que tu veux dire. Est-ce une grande tendance ? Je veux dire, est-ce que tu avais des wedding planners qui faisaient aussi officiants avant ? Est-ce qu’il y a de plus en plus d’officiants maintenant qui en font leur activité principale et qui peuvent vivre uniquement de leur activité d’officiants de cérémonie laïque ou est-ce que je me trompe complètement ?

Oui, on a effectivement parmi nos membres des officiants qui sont pur officiants. On a aussi des designers qui sont pur designers. Puis, on a aussi les wedding planners qui sont également officiants ou/et wedding designers. 

Et au niveau du fait de rejoindre votre association, est-ce que c’est aussi un accélérateur de business ? Parce que je suis allé sur votre site tout à l’heure et j’ai vu que vous avez peut-être des partenariats avec des prestataires. Est-ce qu’il y a aussi des avantages, autres que le réseau, à venir et adhérer à l’Assocem ? 

Je ne dirais pas que c’est un accélérateur de business parce que ce n’est pas non plus ce qu’on met en avant. Mais effectivement, chaque membre a sa propre fiche sur le site internet. Donc il y a une mise en avant des membres et ça vient contribuer au référencement du site internet du membre. Puis, je sais qu’il y a des futurs mariés qui arrivent sur le site de l’Assocem et qui piochent parmi les membres les personnes qu’ils vont contacter. On a déjà eu plusieurs couples qui nous faisaient le retour en nous disant « on a choisi notre wedding planner, notre officiant et notre wedding designer parmi vos membres et on ne contacte pas de professionnel par ailleurs parce que, pour nous, c’est aussi un gage de sécurité et de professionnalisme. » Et effectivement, en adhérant à l’Assocem, on a aussi des partenariats avec des prestataires, avec des services ou autres. On essaye de négocier dans la mesure du possible, il faut que ça soit gagnant-gagnant pour tout le monde, à la fois pour le prestataire et pour le membre.

Donc il y a de la visibilité, il y a aussi certains couples qui viennent chez vous directement. Est-ce des demandes que tu arrives à chiffrer ? Sais-tu à peu près combien de demandes tu as qui tombent tous les mois vers vos membres ?

Non. On a dévié le système dans le sens où on ne contacte plus directement l’Assocem, on contacte le membre, donc on n’a pas de retour mais il y a cette visibilité-là qui est possible. Encore une fois, ce n’est pas quelque chose qu’on met en avant parce que, pour nous, ce n’est pas le but de l’Assocem, ce n’est pas la portée du business aux membres, c’est surtout d’avoir ce réseau-là et de leur apporter un peu plus de valeur. 

Combien avez-vous de membres à l’heure actuelle ?

On a 130 membres aujourd’hui. Généralement, ceux qui nous quittent sont ceux qui arrêtent leur activité, il y a des changements de vie ou autres. On a plutôt des membres fidèles et je les en remercie.

À combien estimes-tu le nombre de wedding planners en France ? C’est une question que j’ai souvent posée. On voit certains chiffres à droite et à gauche. Sachant que tu es vraiment plongée dedans, est-ce que tu as une idée assez précise ?

On a essayé de recenser le nombre de wedding planners et on estime qu’il y a entre 800 et 1000 agences sur toute la France, sachant qu’il y a quand même beaucoup de turnover parce que même s’il y a beaucoup de créations, il y a aussi beaucoup de fermetures tous les ans.

Avez-vous des objectifs en termes de nombre de membres ou autres ?

Non, on ne se donne pas d’objectif. Bien évidemment, plus on sera nombreux, plus on aura de poids pour professionnaliser le métier et dire qu’on fait un vrai métier. D’ailleurs, on l’a ressenti pendant la crise sanitaire où on a mené des actions et on a notamment envoyé des courriers auprès du gouvernement, on était moins de 100 à l’époque. Même 130, ce n’est pas assez pour taper du poing sur la table de Bersier et de dire « on a besoin de votre aide ». C’est un message qu’on a fait passer pendant la crise et c’est ce qu’on continue à faire passer parce qu’on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait. Donc plus on sera nombreux, plus on aura de poids en cas de souci et plus on sera aussi pris au sérieux auprès de tout un chacun. 

Au niveau du gouvernement, j’imagine que vous avez peut-être des recommandations par rapport au fait que le métier n’est pas assez reconnu, même d’un point de vue de formation. Est-ce que le fait que le diplôme soit reconnu par l’État est aussi quelque chose que vous cherchez à développer ?

Oui, effectivement. Avec l’école de formation EFMM, on a justement obtenu en 2019 un titre reconnu de l’État. Donc la formation de wedding planner qu’on donne est reconnue de l’État. C’était vraiment un premier pas pour la reconnaissance du métier puisque si la formation est reconnue, c’est-à-dire que le métier commence à être reconnu et valorisé. Donc ça, c’est important. On est aussi en train de faire toutes ces démarches-là pour le métier d’officiant et celui de designer.

Et êtes-vous les seuls en France à avoir cette reconnaissance ou y en a-t-il d’autres ?

On est les seuls à avoir cette reconnaissance de ce niveau-là, ce qu’on appelle un titre 6 donc c’est un niveau Bac +3, Bac +4. Donc oui, on est les seuls sur ce niveau-là.

Vous devez aussi avoir pas mal de prestataires qui viennent se former chez vous. Et j’imagine que la suite logique, c’est aussi d’adhérer à l’association. 

Oui. C’est sûr qu’on incite toutes les personnes qu’on voit en formation à adhérer. Mais on ne leur met pas non plus le couteau sous la gorge. En adhérant, on continue aussi à apprendre, à apprendre des autres, à demander des conseils etc. Donc on continue à évoluer. Même moi, j’aime bien discuter avec des personnes qui sont assez récentes dans le métier parce qu’elles apportent aussi leur œil nouveau et je trouve ça intéressant. Donc on évolue tous ensemble finalement.

Avez-vous aussi un espace en ligne où vous pouvez vous retrouver ? Je pense à un groupe Facebook ou sur Slack, par exemple. 

Oui, on a effectivement un groupe privé Facebook où on peut échanger. Puis, on a mis en place des systèmes de Google Groups où on peut aussi discuter si on a besoin. C’est plus de l’échange d’informations, mais on a effectivement Facebook.

Je pense que là, si on n’a pas envie d’adhérer, c’est vraiment qu’on n’a pas assez écouté le podcast. C’est vrai que c’est bien parce que ça centralise. Et vous êtes un peu le guichet unique, je n’ai pas eu vent d’autres associations qui avaient le même objectif. Tu l’as dit, c’est un secteur qui est encore assez restreint, assez petit. Comment est-ce que tu vois le métier évoluer d’ici les 5-10 prochaines années ? Est-ce que tu penses que la tendance va encore s’accélérer ou est-ce qu’on va rester sur une tendance assez linéaire de progression ?

Je pense que le métier va effectivement s’accélérer dans le sens où ça va être de plus en plus demandé par les futurs mariés. Ça va répondre à un besoin des futurs mariés parce qu’on se marie de plus en plus tard. Là, on est sur une moyenne entre 35 et 40 ans. Donc forcément, on est bien établi dans sa vie, on n’a pas forcément le temps, on a des enfants etc. Et ça va devenir de plus en plus une évidence pour les futurs mariés de faire appel à un wedding planner. Et donc, pour moi, le métier va évoluer en ce sens. Peut-être qu’il y aura d’autres choses aussi qui vont venir mais je pense que c’est un métier d’avenir.

Tu parlais aussi de normes de l’Assocem sur votre site, que vous avez élaboré certaines normes. Est-ce que tu peux nous en dire plus par rapport à ça ?

C’est une charte de déontologie qu’on a mise en place et à laquelle on s’engage devant nos membres. Je ne l’ai plus en tête exactement mais, en gros, c’est ne pas faire de concurrence déloyale, ne pas piquer les idées de la copine d’à côté. À l’Assocem, on se parle entre consœurs et pas entre concurrentes. Et ça, c’est important, c’est un état d’esprit où on est vraiment assez ouvertes, et ouverts puisqu’on a des hommes. Donc la charte reflète aussi cet esprit-là. 

Et quand tu t’adresses à ces jeunes wedding planners qui vous rejoignent, est-ce que tu vois souvent des schémas qui sont reproduits, des erreurs ou des façons de faire qui sont spéciales et qui sont souvent à corriger par ceux qui découvrent le métier ?

Ce que je constate souvent, c’est qu’on ne prend pas assez au sérieux ce côté chef d’entreprise. Pour être wedding planner, il faut être chef d’entreprise et je pense que c’est un côté auquel on ne s’attend pas. Et là-dessus, on insiste vraiment fortement sur le fait qu’on peut être une bonne wedding planner mais pas forcément une bonne chef d’entreprise, donc il faut se faire aider pour ça et pourquoi pas aussi se former sur certaines choses. En tout cas, il faut vraiment avoir cet esprit-là en tête. C’est ce qui fait que certaines agences ferment parce qu’elles ne pensaient pas que c’était aussi exigeant en termes de gestion d’entreprise et autres. Ça cause souvent des fermetures. 

Oui. Et c’est vrai qu’on est dans un métier qui est très chronophage, on peut passer beaucoup de temps sur un mariage. Puis, il faut bien savoir chiffrer, il faut bien savoir suivre aussi ces demandes. Oui, je te suis complètement là-dessus. Mais je pense que c’est valable aussi dans beaucoup d’activités. Quand c’est facile de se lancer, on a trop tendance à oublier ce côté-là. Si c’est facile de se lancer, on n’est souvent jamais les seuls. Au moins, ceux qui restent quelques années, généralement on sait qu’il y a ce qu’il faut. D’ailleurs, j’imagine que vous avez peut-être chez vous beaucoup plus d’agences qui ont trois ou quatre ans plutôt que des agences qui débutent. 

Oui, tout à fait.

Tu m’as parlé de conférence business à votre séminaire de cette année, le 25-26 novembre. Est-ce que tu as déjà les thèmes qui seront abordés ?

Oui. La journée conférence ouverte aux non-membres, c’est celle du 26 novembre. On aura une conférence qui va être axée sur comment concilier sa vie perso et sa vie professionnelle pour essayer de trouver le bon équilibre. On aura aussi une conférence sur l’art de vivre à la française ramené au mariage. C’est assez intéressant de connaître un petit peu les coutumes, les traditions pour ensuite pouvoir bien les interpréter quand on est avec des clients. Et la troisième conférence est sur comment bien se vendre et comment ne pas rougir quand on annonce ses tarifs à ses clients.

D’accord. Il y en aura un peu pour tous les goûts. J’imagine que la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle, c’est quelque chose qui doit être assez délicat. Il faut se le dire, c’est un métier qui est fait par des femmes, souvent des mères de famille. Et quand on travaille le weekend, et souvent de manière assez intense, il faut pouvoir bien jongler avec la vie de famille et ça ne doit pas être très simple.

C’est ça.

On va aborder tout de suite le dernier segment du podcast. En plus, je vois qu’on est dans les temps, tu m’as dit que tu étais assez pressée. J’ai une question qui est assez semblable à celle que je t’ai posée tout à l’heure, c’était de savoir s’il y avait des mauvais conseils que tu entendais souvent dans le domaine de l’organisation de mariage. Ça peut être sur le business, sur la partie vraiment pure et dure de l’organisation d’un mariage. Est-ce qu’il y a des idées reçues que tu entends assez régulièrement ?

L’idée reçue que j’entends souvent, et ce sont les futurs mariés qui le disent, c’est qu’on n’a pas besoin de wedding planner, on peut tout organiser soi-même. Ensuite, ils se rendent compte à la fin de leur mariage, donc c’est trop tard, qu’une wedding planner n’aurait finalement pas été de trop. Parce que quand on se lance dans l’organisation d’un mariage, on n’a pas idée de l’ampleur de la tâche qui nous attend. Donc c’est quelque chose sur lequel on essaye de travailler aussi en communiquant sur l’ampleur que peut prendre un mariage. Mais c’est vrai que c’est souvent quelque chose qu’on entend, malheureusement. 

Oui. En plus, il y a un biais cognitif là-dessus qui dit que moins on en sait, moins on est compétent et plus on a l’impression que c’est facile. 

Oui.

Et inversement, plus on est compétent, plus on a l’impression de ne pas savoir faire. Et c’est contre ça qu’il faut lutter un peu, comme celui qui irait peindre un mur en pensant que c’est hyper simple et qu’il faut juste mettre un coup de rouleau et c’est fini. Mais c’est vrai que c’est compliqué. Et je pense que c’est aussi compliqué, et peut-être même avec notre mentalité de Français, parce que ce n’est pas un point de douleur. À un moment où on y pense et à un moment où on veut organiser son mariage, on pense plus à l’évènement qui va être cool plutôt qu’à toute la phase d’avant qui va être d’organiser. Et c’est vrai qu’on a du mal à imaginer. Parce que vendre une aspirine, c’est très simple, on a mal à la tête et on veut ne plus avoir mal à la tête. Vendre de l’économie de temps, c’est très peu palpable pour les gens. Il n’y a pas encore trop de douleur sur le moment présent, je pense qu’il y en a à la fin du mariage quand on s’est rendu compte que ce n’est pas à la hauteur de nos attentes. Mais le problème, généralement, c’est qu’à ce moment-là il est trop tard. Et la complexité aussi, c’est qu’on n’a pas cette mentalité-là de toujours faire appel à des coaches, à des prestataires de service pour nous faire gagner du temps et surtout pour que ce soit mieux fait. Parce que je pense qu’il n’y a pas que l’économie de temps, il y a aussi le fait qu’on va sûrement avoir des meilleures prestations, peut-être un meilleur traiteur, puisque la wedding planner aura des contacts. Et ce n’est pas simple à mettre en avant. 

Oui. On est aussi en train « d’éduquer » les futurs mariés. Ça fait plusieurs mois qu’on travaille sur la rédaction d’un livre blanc dans lequel, pour chaque métier, on va leur dire : un wedding planner, telle est sa prestation, voici ses tâches, voici ce à quoi vous devez vous attendre à minima pour une prestation d’organisation de A à Z, ça va montrer aussi combien de temps on passe sur l’organisation d’un mariage et les tarifs à minima. Parce que combien de fois j’ai entendu des futurs mariés se plaindre et se faire arnaquer par des wedding planners qui avaient pris 1 000 euros pour une prestation complète. Donc à travers ce livre blanc, on va essayer « d’éduquer » les futurs mariés, bien définir les métiers et bien définir ce qu’est un wedding planner professionnel. 

Tu m’enverras le lien une fois qu’il sera sorti comme ça on le mettra en avant aussi de notre côté. Est-ce que dans ton activité il y a un outil, un logiciel dont tu ne pourrais pas te passer et qui te permet de gagner du temps ou de mieux faire les choses ? Est-ce qu’il y a un outil que tu utilises au quotidien dans ton activité de wedding planner ?

Ce n’est pas un outil mais un matériel, c’est mon téléphone portable. Je suis beaucoup en déplacement et je serais assez perdue sans téléphone portable parce que pendant mes déplacements, je continue à travailler en off sur le téléphone. 

Et quelles sont les apps que tu utilises le plus sur ton téléphone ?

Ça va être la messagerie, le WhatsApp. C’est principalement ça. 

Et j’imagine que tu as aussi des outils de gestion. 

Je travaille un peu à l’ancienne avec le Word et l’Excel, donc ça va être ça. J’ai mis en place des outils à travers Word et Excel.

D’accord. Du côté mariage, est-ce qu’il y a des grandes tendances des années à venir qui se dégagent selon toi ?

La tendance commençait avant la crise du covid. On a tendance à aller vers les mariages plus authentiques dans le sens où on sent que les futurs mariés n’ont plus envie d’avoir des gros mariages pour faire plaisir aux parents qui vont inviter les copains, les copines etc. On est plus sur des mariages authentiques, donc peut-être plus intimistes, et qui vont ressembler davantage aux futurs mariés. Moi je l’ai déjà ressenti avant la crise et ça s’est justement accentué avec la crise pour des raisons de restrictions. C’est ce qu’on ressent.

Oui, on n’invite plus l’ami du cousin des parents et les gens d’honneur, on se retrouve à 500 et puis 50 au repas. J’ai dans la tête aussi des événements qui durent peut-être plus longtemps sur un week-end, donc avec moins de monde mais plus longtemps, plutôt qu’un gros événement qui ne dure qu’une seule soirée avec plein de monde.

Oui, c’est ça. On est plus sur un évènement à part entière. Le mariage n’est plus simplement une jolie fête et une bonne bouffe. Souvent, les mariés créent un univers et on fait ça de plus en plus sur 2-3 jours parce qu’on a envie de prolonger l’évènement et les festivités. 

Où est-ce qu’on peut te retrouver en ligne, ton agence et l’Assocem ?

Est-ce que tu veux dire sur le site ?

Voilà. Site ou s’il y a vraiment un endroit privilégié où on peut te contacter.

On peut me contacter via le site de l’Assocem, c’est assocem.org.

OK. Merci à toi, Virginie, pour le temps que tu m’as consacré.

Avec plaisir !

Là, je pense qu’on en sait beaucoup plus sur l’Assocem. De toute façon, si les gens veulent en savoir plus, on mettra tous les liens dans les notes de l’épisode. J’ai vu que vous avez un site et c’était bien expliqué, il y a même les liens vers les différentes formations et un annuaire des membres. C’est assez complet.

Oui, le site est complet. Je n’ai pas eu l’occasion mais ça présente aussi toutes les personnes qui font partie de l’association, donc les membres du bureau, on est trois, puis toutes les responsables des régions et les responsables des métiers. Tout est bien expliqué. 

OK, ça marche. Merci à toi. Je te souhaite une bonne fin de journée et une bonne continuation. Sûrement à très vite !

Merci, à toi aussi. À bientôt !

Salut !

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