La préparation laïque au mariage

Podcast
175 . 2022

De Syra Sylla 17/5/ 2022

Si vous ne voulez pas vous marier à l’église mais souhaitez quand même une cérémonie religieuse, Lysiane et Romain sont là pour vous. Leur bébé Unio ne remplace pas une officiante de cérémonie ni une wedding planner mais il vous préparera avant de vous lancer.

Chez Unio, la préparation laïque est un parcours de 7 séances portant sur 7 thèmatiques distinctes : 

-Construire sur nos histoires communes
-L’engagement du mariage
-La communication
-Les épreuves, les disputes
-La sexualité
-Fonder une famille
-Projet de vie individuel et commun

Au micro de Carnet de Noces, les futurs mariés nous racontent leur rencontre, la genèse d’Unio et le concept. Ils nous expliquent les différentes étapes du parcours qu’ils ont créé de A à Z.

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L’agence Unio Préparation :

Site web : https://www.unio-preparation.com/
Instagram : https://www.instagram.com/unio_preparation/

L’épisode 31 de Carnet de Noces est accessible sur notre chaîne YouTube :

La transcription de l’épisode 31 de Carnet de Noces est disponible ci-dessous !

Je vais te demander à toi, Lysiane, de commencer à te présenter, puis on passera à Romain.

Ça marche. Je m’appelle Lysiane, j’ai 30 ans. J’ai rencontré Romain il y a quelques années, on avait tous les deux des vies professionnelles qui n’avaient rien à voir avec ce qu’on fait aujourd’hui, moi j’étais directrice d’un centre commercial. Et il y a 18 mois, on est partis pour 14 mois de voyage autour du monde et c’est au cours de ces 14 mois qu’on a lancé Unio qui est une préparation laïque au mariage. Et c’est aussi pendant ce voyage qu’on s’est fiancés, on se mariera en 2023.

Et moi, je m’appelle Romain. Comme je passe en deuxième, il y a déjà la moitié qui est dite. J’étais aussi dans quelque chose qui n’avait rien à voir avant, j’étais ingénieur en génie civil, j’étais dans le gros béton et un bon milieu d’hommes virils et tout ce qui va avec. Et aujourd’hui, on est dans le développement personnel avec Unio Préparation. Et c’est trop cool de faire ce podcast ensemble. 

Et vous me disiez juste avant qu’on démarre que maintenant c’est devenu votre focus numéro un avec un autre projet dont on va peut-être parler un petit peu plus tard. Est-ce que ça a été justement le déclic de votre voyage, parce que vous en aviez marre chacun de votre côté de bosser dans vos domaines respectifs ? Ou est-ce qu’en partant, vous ne saviez pas dans quoi vous allez vous engager et qu’à la base c’était pour revenir ensuite dans vos boulots de salariés ?

Je pense qu’au moment où on est partis, c’était assez clair que je ne voulais plus être salariée. En revanche, tu ne savais pas vraiment et c’est plus le voyage qui a…

Ouais. On est partis longtemps, donc moi j’ai juste démissionné en me disant « on verra quand on rentrera ». Rien de spécial. 

C’est petit à petit, en fait, que notre état d’esprit a évolué. Et en plus, il y a eu cette idée qu’on a eu envie de concrétiser, donc Unio, qu’on avait dans un coin de la tête depuis un moment. Et là, on s’est dit que c’est vrai qu’on a un an devant nous où on ne va clairement pas consacré 100% de notre temps à ce projet parce qu’on est en voyage et qu’on a envie d’en profiter, mais c’est l’occasion de concrétiser cette idée. Et petit à petit, on a travaillé dessus, c’est devenu évident qu’on ne reprendrait pas un job salarié en rentrant.  

Est-ce que cela veut dire que vous aviez l’idée de l’Unio avant de partir et que ce n’est pas quelque chose qui a muri au cours du voyage ? 

Ouais. C’est surtout Lysiane plutôt que moi. On a la trentaine tous les deux et en plein dans les potes qui se marient autour de nous. Et depuis quelques années, on a des potes qui se sont mariés à l’église, il y en a qui se sont mariés laïquement, donc juste à la mairie. Et ceux qui se marient à l’église avaient cette préparation au mariage avec un prêtre ou un curé. Et on a des potes qui avaient un peu cette frustration de ne pas avoir ce type de préparation ou la possibilité de faire quelque chose un peu dans la même idée sous prétexte qu’ils se mariaient simplement à la mairie. On a même des potes qui, alors qu’ils se mariaient laïquement, ont fait une préparation religieuse pour pouvoir aborder tous ces sujets autour de l’engagement, autour du couple. Et c’est quelque chose qui n’existait pas en France à l’époque et qui est cependant déjà bien développé dans les pays anglo-saxons. Du coup, on s’est dit, comme a dit Lysiane, dès l’Égypte, dès le premier pays, « cette idée-là, pourquoi est-ce qu’on ne le ferait pas ? » On a acheté un ordinateur en Tanzanie et on l’a fait.

Qu’est-ce que ça donne les ordinateurs tanzaniens ?

Catastrophique !

Il ne vaut mieux pas que tu le saches, c’est noir.

Le projet a mis six mois avant de sortir au lieu de trois.

Clairement. Et pour la petite histoire, on était sur un bateau traditionnel en Égypte qui va très lentement, donc on était sur le Nil pendant trois jours et on n’avait rien d’autre à faire que contempler et discuter. Et c’est là où on s’est dit « en fait, ça peut être vraiment cool d’aller au bout de cette idée ». 

Et donc, est-ce que c’était par le biais de vos amis que vous avez entendu parler de préparation de mariage pour la première fois ou en aviez- vous déjà conscience de votre côté ? 

C’est plus via les amis, oui. Comme Romain disait, ça fait cinq ou six ans que j’ai vraiment 10 mariages par an et la plupart sont des mariages religieux. Donc j’entends parler des préparations à l’église depuis des années et c’est là où j’ai constaté que certains qui ne se mariaient pas à l’église trouvaient ça un peu dommage de ne pas avoir ça, l’équivalent en laïque.

C’est le bon moment pour que tu ne décrives exactement ce qu’est Unio Préparation.

Vas-y Romain.

C’est pour moi ?

Allez, pitche-nous le service parce qu’on ne sait pas encore ce que c’est.

Pour ceux qui ne savent pas encore ce que c’est, ceux qui ne nous suivent pas encore sur Instagram ou sur Planners, d’ailleurs, Unio c’est sept séances qui résument sept grands thèmes de la vie de couple et de l’engagement. Et en gros, c’est un parcours 100% en ligne où nos couples, une fois qu’ils sont enregistrés, ont accès à un tableau de bord avec leurs sept séances et ils vont pouvoir avancer au fur et à mesure dans la préparation, seuls et ensemble, j’y reviens après, pour qu’à la fin des sept séances ils aient balayé tous ces sujets qui, pour nous, sont l’essentiel de la vie de couple. Donc comme je disais, chaque séance est créée de la même manière, on a une partie individuelle et une partie à faire à deux. Dans la partie individuelle, chacun de son côté va rentrer dans chaque thème avec des lectures, on a fait une version audio pour les gens qui sont moins à l’aise avec la lecture, ils ont des questionnaires à remplir pour rentrer un peu plus dans ce qu’ils pensent, eux, avant de se poser la question de ce que pense l’autre sur chaque thème. Et ça, ça fait lien avec la deuxième partie qui est commune où on leur propose de se réserver un moment intime à deux, un moment particulier, un rendez-vous amoureux où ils vont confronter leurs réponses aux questionnaires qu’ils ont remplis seuls. Et en fait, les questionnaires sont faits de manière à ce que ça leur fasse un fil rouge dans la discussion, et une question va en amener une autre, va faire réagir l’autre, ils vont parler. Et puis, à la fin, on leur fait remplir un dernier questionnaire qui est un questionnaire bilan, ils le remplissent cette fois à deux, et qui est un peu là pour garder une trace de ce qu’ils pensent, ce qu’ils se sont dit et ce qui est important pour eux sur le thème en question. Pour être concret, on parlera peut-être plus aux gens de ces sept thèmes.

J’y vais.

Vas-y, Lysiane, fais-moi les sept thèmes.

Le premier thème, c’est : construire sur nos histoires communes et individuelles. Donc c’est vraiment de se dire : on se marrie aujourd’hui, qu’est-ce qui nous a amenés jusqu’ici, qu’est-ce qu’on en retient, qu’est-ce qu’on veut garder,  etc. La deuxième partie, c’est sur l’engagement du mariage, pourquoi on fait ce choix-là, qu’est-ce qu’on en attend, etc. La troisième partie, c’est sur la communication. La quatrième, pas la plus évidente, c’est sur les épreuves, les disputes, tout ce qu’on va traverser de moins facile en tant que couple. La cinquième, c’est sur la sexualité. La sixième, c’est sur fonder une famille, quel que soit le sens que chacun met derrière le mot « famille ». Et la dernière séance, c’est : projet de vie individuel et commun, donc à la fois en termes de vie quotidienne mais aussi en termes plus long terme sur les inspirations individuelles et communes.

Comment avez-vous construit ça ? Est-ce que vous vous êtes basés sur la préparation religieuse ou est-ce que vous êtes partis d’une feuille blanche en prenant juste un peu d’inspiration à droite et à gauche ? Quels étaient le socle et les fondations dont vous vous êtes servis pour créer tout ça ?

Cette partie-là, c’est plus moi qui m’en suis occupé. En effet, j’ai regardé ce qui se faisait un peu dans l’église en reprenant certains thèmes, mais évidemment abordés sous un spectre totalement différent. Et ensuite, je me suis dit « quelle va être la valeur ajoutée d’Unio ? » C’est que sur le couple, il y a des tonnes et des tonnes de ressources qui existent dans des livres, des podcasts et tout ça. Donc c’est vraiment de prendre le temps de lire des centaines de livres, écouter des centaines de podcasts et me dire « si je dois synthétiser, quels sont les sept grands thèmes ? » Donc il y en a qui se recoupent avec l’église, d’autres non. Mais c’est vraiment ce travail que j’ai fait d’aller prendre plein, plein de ressources et de me dire que je veux que les couples puissent se dire « je pense qu’on a fait grosso modo le tour des thèmes importants » au bout des sept séances, que tout y soit et qu’ils aient ce fil conducteur sans avoir laissé aucun grand thème de côté.

On donne souvent l’exemple de la salle de sport, le programme sportif. Quelqu’un qui veut se mettre au sport, il peut faire des pompes dans sa chambre, il peut faire du gainage, il peut prendre Youtube, il peut acheter des livres, il peut écouter des podcasts, il peut tout faire. Et pourtant, la plupart des gens prennent des programmes tout faits parce que ça leur fait un fil rouge, ça leur crée une habitude.

Sinon, tu abandonnes au bout de deux semaines.

Tout est possible, mais tu abandonnes au bout de deux semaines parce que c’est tellement décourageant de dire « tiens, je vais lire un article sur la communication » ; la communication, je pense que c’est le pire truc des sept séances, on entend tout et n’importe quoi sur tout ça ; « je vais lire un article là-dessus et je vais aller lire un deuxième », mais en fait, le deuxième va dire l’inverse de ce que j’ai lu dans le premier. 

Là, l’objectif c’est plus de se dire « c’est ça les grands thèmes », on ne va pas vous dire comment être heureux en couple, quoi faire, ça c’est un beau couple, ça c’est un mauvais couple, c’est plus de se dire « ce sujet, est-ce que vous vous êtes posé cette question ? C’est quoi votre vision à vous deux ? » C’est plus amener les gens à la discussion plus que leur dire « le couple modèle en 2022, c’est ça ». 

Ouais. De toute façon, c’est un peu le même principe sur n’importe quelle formation en ligne. En gros, c’est que tu payes le fait que la personne a mâché le travail pour toi. Tu vas tout trouver sur internet, en fait, que ce soit sur des vidéos ou sur des articles de blog, tu n’as pas besoin de payer, ou même dans des livres que tu vas acheter 15 balles, tout y est. Mais c’est vrai que ce travail de synthétisation avec des questionnaires etc., et même avec cet objectif-là, c’est quelque chose d’unique et ça se valorise forcément. 

C’est exactement ça. Par exemple, on disait tout à l’heure que j’ai certains couples d’amis qui sont même allés jusqu’à faire une préparation religieuse sans être croyants, il y en a d’autres qui ont essayé aussi de se créer leur propre préparation laïque, mais de fait, ils l’ont fait une fois, et après tu as toujours autres choses à faire et tout. 

Surtout quand on prépare son mariage en plus, on n’a pas le temps.

Ouais. Unio, ce qu’on a proposé, c’est qu’une fois que tu rentres dans « Couple » sur la plateforme, on te demande de mettre les sept dates de tes dates amoureux, indicatifs évidemment, on ne va pas venir taper sur les mains des gens s’ils ne respectent pas cette date, mais le but c’est d’avoir quand même un planning, un horizon et un chemin où on sait que le 13 mai on a bloqué notre soirée et on se fait l’apéro sur la séance 3. Et du coup, ça fait que les gens vont au bout et sont contents d’avoir abordé tout ça avant de se marier. 

Et as-tu du feedback sur la complétion de la « formation » ? Est-ce que tous vos clients sont allés au bout ? Quels sont les premiers feedbacks ? Puisque je crois que vous n’avez pas lancé ça il y a très longtemps non plus, donc vous n’avez peut-être pas énormément de feedbacks. 

Personne n’est allé jusqu’au bout. C’est le rythme de la préparation qui fait qu’on conseille dans l’idéal de le faire en moyenne en sept mois parce que c’est quand même assez dense et comme ça, une séance par mois, chacun a le temps de digérer, de préparer de son côté etc. sans que ça soit quelque chose de lourd, une contrainte ou quoi que ce soit. Vu qu’on a lancé en novembre, la plupart sont plus en séance 3 ou 4. 

Sur les retours, on est vachement présents sur Instagram, surtout Lysiane, et quand nous-mêmes on se pose une question ou qu’on a eu un retour de quelqu’un, ça va vite maintenant. Sur Instagram on fait un petit sondage, tu demandes l’avis de la communauté. C’est comme ça aujourd’hui qu’on a fait une version audio parce qu’on a eu plusieurs fois des retours, et c’est surtout masculin, de filles qui nous ont dit « j’adore mais mon fiancé a un peu de mal à lire », donc on a fait une version audio pour ces gens-là, par exemple.

Et sur toutes les ventes qu’on a faites depuis le début, parce qu’on a une formule « satisfait ou remboursé », on a eu une seule demande de remboursement parce qu’il y en a un des deux qui n’accrochait pas, qui a du mal à faire ses séances.

Et elle ne voulait pas le forcer.

Oui, c’est vraiment le message qu’on veut donner avec ce « satisfait ou remboursé », c’est qu’on n’a pas envie qu’il y ait des couples qui le fassent contraints et forcés, que ce soit le truc chiant à faire en plus. Essayez et si ça arrive, s’il y en a un des deux qui n’accroche pas, il n’y a vraiment aucun problème et on rembourse. Mais c’est vrai que ça ne nous est arrivé qu’une seule fois pour l’instant.

J’ai une question qui me taraude depuis le début. Je pense que ça peut aussi mettre en avant des sujets compliqués peut-être pour les couples en se posant des questions qu’on n’a jamais évoquées par le passé ou peut-être des couples qui se sont mis ensemble très vite, qui se marient très vite, qui se retrouvent à faire une préparation et qui se rendent compte que, en fait, ils ont beaucoup de divergences. Est-ce que ça ne peut pas être aussi une « bombe à retardement » pour certains couples qui se rendraient compte que, au final, ils ne sont pas si proches que ça sur beaucoup de sujets ?

La réponse, c’est qu’Unio coûte moins cher qu’un divorce. C’est sûr.

Voilà. La bombe à retardement, c’est plutôt de ne pas faire Unio.

Ouais, j’ai vu le verre à moitié vide.

Pour l’instant, on n’a pas du tout eu ce type de retour. Mais si un jour c’est le cas, Unio aura rempli sa mission parce que notre vision, c’est qu’on ne se marie pas pour faire juste une fête et que si ça ne marche pas dans trois ans, ça ne marche pas. L’idée, c’est quand même d’être sûr de soi, d’avoir les outils pour que ça se passe bien. Ça ne nous est pas encore arrivé, peut-être qu’un jour ça arrivera.

Je ne sais plus qui nous disait ça, c’est quelqu’un qui avait testé Unio et qui avait fait un peu la même remarque que tu dis, elle a dit « moi, c’est mon mariage, je ne veux que des bons moments et vous parlez de sujets difficiles comme, la famille, comment réagirais-tu si tu as un enfant handicapé ? Parler de sexualité n’est pas forcément évident pour tout le monde. » Et elle est là à dire « ça me casse un peu mon délire ». Sauf que c’est l’objectif, pas obligé de casser le délire des gens, mais c’est la vie.

Mais d’aller vraiment dans tous les sujets.

C’est que le mariage, ce n’est pas toujours des paillettes et tout rose. C’est la vie, il y a forcément des embuches sur le chemin et qu’il faut parler, c’est normal.

Plus on en parle et mieux on est outillé. Mais ça va se passer, clairement. 

Et peut-être que garder des traces aussi, ça peut permettre, lorsqu’on est mariés, de revenir sur des choses qu’on a dites, ça peut faire office de preuves « tiens, tu te rappelles, à cette question-là tu avais dit ça à l’époque ».

Mais même vis-à-vis de soi-même, par exemple, on prend souvent l’exemple de la séance 7 où c’est « nos rêves communs et individuels », je trouve que c’est sympa de garder une trace de ce qu’on s’est dit au moment où on allait se marier parce qu’on le regarde cinq ans plus tard, on peut très bien se dire « ah oui, c’est vrai, ce rêve, finalement pas tant que ça et ce n’est pas grave », mais on peut aussi se dire « ah oui, qu’est-ce que j’ai foutu ? Ça reste important pour moi et, un jour en entrainant un autre, je suis passé à côté de ça, ça me tient quand même à cœur, qu’est-ce qu’on peut faire pour le remettre au cœur de notre vie ? »

Oui, c’est bien d’avoir des traces comme ça. Ça me fait un peu penser, quand on s’associe aussi à quelqu’un, c’est bien de faire ça entre associés, histoire de coucher les choses et la vision qu’on a, parce qu’au moins ça limite peut-être les frictions lorsque les sujets vont apparaitre, ils finissent toujours par apparaitre à un moment ou à un autre. Si on passe sa vie ensemble, j’imagine qu’il y en a toujours sur les sept thèmes qui reviennent sur le vent. Quelle est la séance sur laquelle vous avez le plus de retours, celle dont les gens parlent plus pour l’instant ? Est-ce qu’il y en a une en particulier ?

La première secoue pas mal parce qu’on parle d’héritages familiaux, de ce qu’on veut reproduire ou bien laisser de côté etc. Donc c’est quand même des sujets qui peuvent secouer un peu, on a eu ce retour-là.

En tout cas, c’est un sujet qui mérite déjà une grosse introspection individuelle, on attaque cash dans le dur de se dire : que s’est-il passé dans ma famille, qu’est-ce que j’ai envie de garder, qu’est-ce que j’ai envie de rejeter, qu’est-ce que j’ai envie de mettre dans mon mariage, tout ça. Moi, par exemple, quand on l’a fait, on a testé notre propre préparation, ce sont des questions que je ne m’étais jamais vraiment posé seul. Et d’en parler par la suite sur nous, avec Lysiane, sur la partie commune, ce sont directement des trucs difficiles à aborder d’un côté, et c’est tellement enrichissant de l’autre côté.

Nous, en tant que testeurs, il y a aussi la séance sur les épreuves et les disputes, qui n’est pas forcément la plus simple parce que les schémas ressortent sur les sujets compliqués. Mais d’un autre côté, c’est celle qui fait le plus grandir parce que tu mets en lumière certains comportements que tu as un peu automatiquement. Et c’est vrai qu’avoir fait cette séance, parfois quand on va avoir une petite dispute, on va pouvoir prendre un peu de temps et se dire « tiens, je suis en train de faire ça », de remarquer le schéma et je suis pile en train de le faire là. 

Ouais. J’ai lu ou entendu ça dans la préparation et je suis en train de le faire.

Donc c’est assez marrant. Et puis, je pense que pour certains couples, ce n’est pas notre cas, ce n’est pas forcément évident la séance sur la sexualité, il y a des couples qui ont du mal à parler de ça et on pense que c’est très important d’en parler. Donc elle est nécessaire mais pas forcément facile pour tous, je pense. 

Et je reviens sur les disputes, pouvez-vous donner un exemple de question ? C’est vrai que tu parles de ça mais c’est compliqué à matérialiser concrètement la forme de questionnaire.

Moi, par exemple, il y a une question « qui est celui qui fait toujours le premier pas pour revenir ? », quand on y réfléchit, franchement c’est Romain. Donc, la fois d’après, quand je ne vais pas du tout revenir, je vais me dire « ah oui, tu es encore en train de faire ça, ce n’est pas forcément très sain ». Donc c’est de juste mettre en lumière certains comportements et essayer de changer un peu. Ensuite, il y a plein d’outils un peu concrets. Changer le « tu » par le « je » dans plein de choses, au lieu de « tu es insupportable, tu ne penses qu’à toi, tu fais ça », plutôt dire « quand tu fais ça, ça me fait ressentir ça ».

Ouais, « je pense » ou « je ressens ».

« Je ressens que » au lieu de « tu me fais ça ».

Ouais. Ensuite, de finir par une demande concrète dans la personne. Si tu te fais agresser, tu ne vas rien changer à ton comportement parce que contre-attaque etc. Et en revanche, si l’autre s’est montré vulnérable et te dit « moi je me sens vraiment mal quand tu fais ça, est-ce que tu pourrais faire ça différemment ? », tu es beaucoup plus enclin à changer. 

Ça, ce sont les principes de communication non violente.

Exactement.

Ouais. On en parle, il y a toute une partie sur la communication non violente.

Et ce sont des choses qui peuvent paraitre un peu bateau ou théoriques. Et en fait, en en discutant à deux et en voyant comment on l’applique au quotidien, c’est tout sauf bateau et c’est hyper puissant. 

Oui. Donc tu as quand même des outils de développement personnel, de choses aussi que tu mets par-ci et là.

Complètement, oui. On parle aussi du pardon. Ce n’est pas forcément des disputes, c’est le pardon, les conflits.

Comment on revient à froid sur les disputes. Oui, c’est plein de petits outils sur la communication. Par exemple, les langages de l’amour, c’est aussi un outil hyper concret auquel on fait hyper gaffe maintenant. Il y a pas mal de petites choses.

Et donc, dans le cadre de la séance, par exemple si c’est un mois, tu mets le focus sur le thème pendant le mois où tu fais la séance. Comment est-ce que vous avez vu les choses ? 

Ça dépend. Tu fixes ta séance le 7 mai, chacun va avoir un mois pour faire la partie individuelle à son rythme, donc ça va commencer à travailler un peu individuellement. Et ensuite, à la fin de la séance 7, on propose souvent des petits exercices à faire pour appliquer au quotidien, ce qui a été vu. Quand on parle de gratitude, par exemple, ce qu’on propose, c’est d’avoir chaque semaine chacun un petit réveil dans son téléphone, moi c’est mercredi à 16h, il sonne et j’envoie un petit « merci pour… » à Romain. Ce sont des choses qui sont un peu créées de façon artificielle, mais avec ce mois où tu vas faire ça, ça va devenir beaucoup plus naturel et tu vas plus faire gaffe spontanément à dire « merci pour… » par la suite. Ce sont des choses qui te semblent évidentes, mais non, c’est cool quand même de l’avoir fait.

Tu ne le feras peut-être pas tous les mercredis, mais au moins ce sera quelque chose que tu as dans un coin de la tête.

Dans le mois qui suit la séance, en effet, tu vas être plus enclin à mettre en pratique ce que tu as vu là-dessus.

Je pense aux Z’amours, l’émission où chacun note un truc sur son ardoise et il voit ensuite si ça matche avec ce que pense l’autre. Est-ce pareil avec les questionnaires ? Est-ce que chacun a les mêmes questionnaires ?

Ouais. Et c’est marrant, nous on se surprend des fois, même sur des questions ouvertes, à écrire quasiment la même chose. Mais l’un comme l’autre, je trouve que c’est hyper enrichissant parce que si on a écrit la même chose, c’est qu’on est raccord sur le sujet, donc ça veut dire qu’on en a déjà plus ou moins parlé, mais si tu n’écris pas forcément la même chose, c’est ça justement qui va créer la discussion dans une séance et c’est pour ça que nous, des fois, on se retrouve à parler pendant deux heures pour la partie commune, d’échanger pendant deux heures sur tout le questionnaire, et même plus, parce qu’il y a trop de choses à dire.

C’est vraiment un squelette, donc tu compares tes réponses. Ensuite, ça te fait penser à autres choses. Donc c’est un squelette de discussion et ça prend souvent plus d’ampleur par la suite.

« Tu as écrit ça, pourquoi ? », « oui, moi j’ai écrit ça », donc ça fait penser à un autre truc. Ça part facilement dans tous les sens. Donc les questionnaires sont aussi là pour recadrer un peu le sujet.

D’un couple à l’autre, il y a certaines séances où ça va aller beaucoup plus vite, et d’autres, au contraire. Nous, il y a certaines séances qui ont peut-être duré une heure et demie, et d’autres trois heures de discussion. 

Et en termes de temps global, à combien estimes-tu plus ou moins le temps qu’il faut pour aller de la séance 1 à la séance 7 ?

Plus ou moins une vingtaine d’heures de contenus en tout.

Ouais parce que les parties individuelles, souvent chacun passe entre une heure et une heure et demie. Ensuite, la partie commune, ça va évidemment varier du cadre, mais plutôt un peu plus, deux heures. Donc au total, peut-être trois heures et il y a sept séances, minimum 20 heures de contenus mais étalées sur sept mois.

C’est pour ça que ce n’est pas mal d’espacer les séances comme ça, ça laisse le temps de digérer chaque séance. En plus, comme c’est fait de la manière où chacun le fait à son rythme et où il veut, quand il veut, tu peux remplir ton questionnaire, tu ne reviens pas, tu reviens deux semaines après.

Pour les couples qui ont des enfants, ça permet aussi de trouver une solution pour avoir ces rendez-vous une fois par mois, c’est plus facile que toutes les semaines.

Ça a même une approche différente de l’église parce qu’à l’église, ce sont des séances en physique, tu es souvent avec plein d’autres couples. Et là, le fait d’avoir tes identifiants sur ton compte avec ton tableau de bord à toi, tu peux le faire vraiment où tu veux, quand tu veux, tu le fais vraiment à ton rythme. Alors qu’à l’église, quand tu es avec 25 couples où tu as une heure et demie toutes les deux semaines, tu n’as pas le temps de rentrer dans chaque thème, dans chaque sujet, et ça reste très superficiel.

Ça fait un peu plus cours magistral. Alors que là, comme tu es en couple à la maison, tu vas vraiment dans ton couple plus que dans des grands principes généraux.

Top ! Et j’ai cru comprendre que vous aviez des ressources complémentaires aussi dans la formation pour aller un petit peu plus loin si on veut creuser les sujets ?

Exactement. À la fin de chaque séance, on propose souvent des bouquins, des podcasts, éventuellement des petits reportages Netflix, tout ça. Il y a certaines personnes pour qui la grosse valeur ajoutée, c’est surtout les questionnaires, et d’autres qui ont peut-être une appétence plus forte pour le développement personnel et tout ça. Et là, on va regrouper tout ce qui est intéressant sur le sujet selon nous.

Et là, encore une fois, il y a plein de choses mais on a fait un gros travail de tri pour ne garder vraiment que des trucs pertinents. Parce que Lysiane est tombée sur des choses des fois, ça fait peur à voir. On est en 2022 quand même.

Ouais.

Et il y a des auteurs ou des ressources qui vous ont beaucoup inspiré pour votre formation ?

Oui. Il y a Gary Chapman.

Clairement Gary Chapman, numéro 1.

Je ne sais pas si tu en as entendu parler, il a créé notamment le concept des langages de l’amour. Donc le principe, c’est que si tu parles avec un Chinois et que tu ne parles pas chinois, ça va être compliqué d’échanger, et que c’est pareil dans le couple, s’il y en a un qui témoigne son amour par des services rendus et l’autre qui a besoin de grandes déclarations, aucun des deux ne va se sentir aimé alors que l’amour est là des deux côtés au fond. Donc apprendre à décrypter la façon dont l’autre exprime son amour, c’est le concept principal. Mais en fait, c’est un thérapeute de couples qui a vu passer des milliers de couples dans son cabinet. Et donc, il a vraiment une approche super intéressante. Ensuite, il y a un podcast que j’aime beaucoup qui s’appelle L’Espace du Couple, c’est Florentine d’Aulnois Wang. 

A-U-L-N-O-I-S, et plus loin Wang.

Ouais, W-A-N-G.

On mettra tous les liens, d’ailleurs, dans les ressources de l’épisode.

Et c’est hyper intéressant. Le tout premier épisode, le tout début, ça parait un peu perché. En fait, non, c’est très concret.

C’est peut-être sa manière de parler qui laisse entendre que c’est un peu perché. Mais c’est vachement pertinent, en fait.

Mais elle a une voix douce, c’est pertinent, c’est vraiment intéressant.

OK. Et donc, ça fait partie des contenus qu’on peut consulter avant, histoire de déjà mettre un pied dedans avant de rejoindre le package global peut-être. 

On en parle plutôt à la mi-parcours et à la fin de chaque séance.

C’est plus pour aller plus loin. On a synthétisé un peu tout ça et ceux qui veulent en avoir plus, on leur propose ces autres ressources. Ce sont des ressources disponibles partout.

Florentine d’Aulnois Wang, il y a énormément de sujets qu’elle aborde aussi. Donc par séance, on est allés chercher des épisodes qui traitent de tous ces sujets. Donc on a refait ce tri pour qu’il y ait un peu de tout, et on a mis les liens partout, ce sont à chaque fois des choses gratuites.

Oui, à part certains bouquins qu’on conseille et qui sont payants.

Ce que je voulais dire, c’est que si quelqu’un a un petit peu d’intérêt pour voir si vraiment ça peut lui convenir, est-ce qu’il y a un endroit où il peut aller histoire de se faire déjà une première idée avant de se lancer complètement dans le process ?

On a beaucoup de contenus sur Instagram qui donnent pas mal d’infos sur notre vision et sur ce qu’on peut trouver dans le programme. Et une fois de plus, je le répète, quelqu’un qui hésite un peu peut déjà nous contacter sans problème, on adore échanger. Et l’autre chose, c’est aussi le « satisfait ou remboursé » au-delà de l’argument commercial ou quoi que ce soit. Allez-y, vous verrez très bien au bout de la première séance si c’est un truc qui vous botte ou pas. Et si ce n’est pas le cas, il n’y a aucun problème.

Donc la question qui va bruler les lèvres à tout le monde maintenant, c’est : comment est-ce qu’on rejoint le programme ? Comment est-ce qu’on s’inscrit chez vous ?

C’est via notre site internet.

Il y a toutes les infos sur notre site internet unio-preparation.com, même sur Instagram, on nous trouve facilement sur les réseaux. Et c’est une formule unique, donc il n’y a pas de « où bien trouver la bonne formule », « où est-ce qu’il faut que je clique ». Il y a une seule formule à 380 euros, satisfait ou remboursé.

Par couple, pas par personne.

Oui, par couple.

D’ailleurs, je me souviens que vous m’aviez fait il y a quelques temps un code promo de 10% PLANNERS10 que je mettrai dans l’article.

Parfait !

Ouais, PLANNERS 10. C’est ça.

Il y a une petite promo de 10%. Super ! Avant de vous laisser, je vais vous demander si vous aviez des idées reçues. Ce sont des questions que je pose à tous les wedding planners qui viennent ici. Vous aviez sûrement des idées reçues par rapport à la préparation de mariage de manière générale, ou même le mariage complètement. Est-ce qu’il y a des choses qui vous viennent en tête ?

Moi, la première c’est « si on est amoureux, ça va rouler ». En fait, ça ne se passe pas comme ça.

Ou « je n’ai pas besoin de faire une préparation, je sais comment communiquer avec mon/ma partenaire ».

Ou alors « je connais tout de l’autre ».

Oui, « je la/le connais par cœur, pourquoi j’irais faire ce truc ? »

Pour être très honnête, nous on est un couple qui communique beaucoup, je force un peu Romain à devenir comme ça, j’ai besoin de beaucoup parler. Et on vient de passer quand même 14 mois, 24h/24 ensemble avec des histoires de 4 heures de bus par jour et tout, donc on parle. Et pour autant, on découvre plein de choses en faisant cette préparation.

On en découvre toujours. Il ne faut pas avoir l’arrogance de croire tout connaitre de l’autre.

Ouais, parce qu’il ne se passe plus rien si tu crois que l’autre est quelqu’un de statique dont tu as fait le tour. 

Et puis, sur les préparations de mariage, c’est difficile d’avoir des idées reçues parce que, comme on disait au début, il y a plein de gens qui ne savent pas que ça existe, qui ne connaissent pas. Il y a même des gens qui croient qu’on est wedding planners, d’autres croient qu’on est officiants de cérémonie laïque. En fait, non, ça n’a rien à voir.

D’ailleurs, en parlant d’officiant de cérémonie laïque, pour clarifier un peu parce qu’on a souvent cette question, c’est souvent Unio complémentaire avec leur travail parce que les officiantes ont besoin de connaitre l’historique du couple et tout ça, et d’avoir fait le travail Unio, ça permet de synthétiser toute notre histoire, comment on se projette etc. Et c’est un outil qui peut aussi servir plus tard à l’officiant pour avoir les infos sur le couple. 

OK. C’est vrai que vos clients, ça peut être des wedding planners ou des officiants de cérémonie qui vous recommandent à leurs clients.

Tout à fait.

Clairement.

OK. Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter maintenant pour la suite ?

D’accompagner toujours plus de couples.

Ouais, qu’il y ait beaucoup plus de gens qui viennent nous voir, même pour nous poser des questions, ça montrera que ça intéresse les gens. De toute façon, c’est un peu dans l’ère du temps, c’est très développement personnel et ça parle à de plus en plus de gens qui veulent un peu remettre du sens dans les choses. Se marier, ça prend 4 minutes à la mairie, c’est signer un papier et on est mariés, c’est un contrat, et puis c’est fini. 

Ce n’est pas ça notre vision du mariage.

Ce n’est pas ça. Ce n’est pas juste un papier à signer, ce n’est pas juste une fête, c’est le plus gros engagement de chacun dans sa vie, d’après nous en tout cas.

De nous souhaiter aussi un mariage heureux parce qu’on va se marier aussi.

Oui, bien sûr.

Oui, c’est vrai, vous m’avez dit avant l’épisode que vous avez retardé votre mariage pour un autre projet. Allez-y, c’est le moment de faire des appels et de savoir s’il y a des personnes qui ont des connaissances de bien immobilier.

Tout à fait. On recherche un domaine dans la Drôme provençale essentiellement.

Dans le Gard, le Vaucluse.

Gard, Vaucluse, Bouches-du-Rhône aussi pour accueillir des mariages, c’est notre autre projet en plus d’Unio. Et donc, on aimerait organiser notre mariage en 2023. Donc si vous connaissez des lieux à vendre, on est preneurs.

Donc si on a des wedding planners, des auditeurs, des auditrices qui connaissent des biens à vendre, pour plus de 200 personnes, vous m’avez dit avant l’enregistrement.

Exactement, oui.

OK. J’imagine qu’on peut vous contacter sur votre site.

Oui.

Par mail. Sur Instagram, principalement, Unio_Préparation.

On mettra les liens. Dans tous les cas, je vous souhaite le meilleur pour la suite, on fera peut-être un épisode 2 pour voir où vous en êtes d’ici quelques années, si vous avez trouvé un bien. Peut-être que vous serez gérants d’un magnifique domaine où les wedding planners pourront organiser des mariages.

On croise les doigts.

Ouais, super. Merci à vous pour votre temps.

Merci beaucoup.

À bientôt !

À bientôt, merci.

Merci, à plus.

Ciao !

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