La danse au coeur de la relation avec les futurs mariés

Podcast
Emilie Dorion
77 . 2022

De Syra Sylla 7/7/ 2022

Depuis l’avénement des réseaux sociaux, les chorégraphies de danse de mariage se multiplient. Entre futurs mariés, entre demoiselles d’honneur, chez les témoins du marié… Toutes les formules sont bonnes pour que ces danses fassent partie intégrale de la cérémonie.

En ouvrant leur agence, Emilie et Olivier ont fait de l’ouverture du bal leur spécialité. Au micro de Carnet de Noces, Emilie revient sur la création de leur agence, qu’ils ont lancé en plein confinement alors qu’elle était enceinte. Elle explique également comment la transmission de leur passion, la danse, se fait à destination des couples.

L’agence E&O Weddings :
Site web : https://eetowedding.com/
Instagram : https://www.instagram.com/eeto_wedding/
Facebook : https://www.facebook.com/EO-Wedding-104221334591843/

L’épisode 33 de Carnet de Noces est accessible sur notre chaîne YouTube :

La transcription de l’épisode 33 de Carnet de Noces est disponible ci-dessous !

Salut Émilie, je suis ravi de t’avoir pour ce nouvel épisode de Carnet de Noces qui devrait arriver juste avant l’été pour terminer la saison. Je vais te demander tout de suite de te présenter. Et puis, on rentrera dans le vif du sujet.

Bonjour Benjamin, merci beaucoup de m’accueillir. Je suis Émilie, j’ai 32 ans, je suis mariée à Olivier et j’ai pris la décision folle, après m’être mariée avec lui, de m’associer avec lui. On a créé tous les deux notre société qui s’appelle E&O Wedding, E pour Émilie, O pour Oliver. On est hyper originaux, apparemment. On est en activité depuis 2020. Quelle belle année pour les mariages, décidément ! Et ça fait vraiment un an qu’on s’est lancés, qu’on y croit fort, qu’on y croit dur et qu’on va y arriver.

OK. Donc en 2019, tu m’as dit.

13 mars 2020, trois jours avant le confinement et nous sommes en guerre. On est très, très bons dans le timing. On est meilleurs sur les mariages en timing, c’est promis. 

Je me rappelle très bien parce que c’est la date à laquelle on a signé notre maison que j’ai achetée. C’était vraiment le bon moment parce que c’est vrai que tout a été bloqué par la suite. Et comment êtes-vous organisés pour la première saison ? Qu’est-ce que vous avez fait pendant ces mois de confinement ? Qu’est-ce que ça vous a permis de faire ?

On avait fait notre site internet, ce qui est quand même la vitrine la plus importante. Olivier est informaticien de formation, donc il a eu le temps de travailler dessus et c’était chouette pour lui d’avoir ce temps-là. Moi, de mon côté, j’étais plutôt sur les réseaux sociaux à essayer de créer toutes les pages, de les nourrir un petit peu et de réfléchir un peu à ça. Et pour être totalement honnête, j’étais enceinte à ce moment-là, donc j’en ai aussi profité pour finir ma grossesse tranquillement et profiter de mon bébé. Et breaking news : quand on a un bébé, on ne peut pas tout faire en même temps. Moi j’étais persuadée que j’arriverai à m’occuper de lui et à gérer une boite en cours de création. Non, ce n’est pas possible. Donc finalement, le confinement a été plutôt bénéfique pour notre vie perso et on s’est aussi donné le temps de réfléchir et de se poser les bonnes questions sur notre société en même temps. 

Ouais, c’est bien. On peut se rendre compte que même quand on est en télétravail et qu’on a des enfants en bas âges, on ne peut pas les gérer pendant qu’on bosse. Je pense qu’il y en a plein qui se sont aussi rendu compte à ce moment-là. 

Ouais, ça a été la grosse révélation.

Ouais, c’est ça. De toute façon, on est très mauvais à multitasker, à faire plusieurs choses à la fois. Même d’un point de vue boulot, aller checker ses mails pendant qu’on fait plein de posts sur les réseaux sociaux, c’est juste pas possible, il faut choisir. C’est clair. En même temps, c’est bien, il faut voir le côté positif. Et qu’est-ce qui a été le déclic pour vous lancer ? Qu’est-ce qui vous est passé par la tête pour vous dire à un moment donné « allez, on se lance, on crée cette agence » ?

On a eu plusieurs étapes. D’abord, notre mariage en 2018 où j’ai tout organisé, j’ai cherché tous les prestataires, j’y ai passé des jours et des jours. Et une fois que c’était bien, tout beau, tout ficelé, je n’avais qu’une seule envie, c’était de ne surtout pas avoir à gérer le dérouler et le timing le jour J, ni avoir à confier ça à ma meilleure amie, parce que j’étais tellement fière de ce que j’avais préparé que s’il y avait le moindre couac, je lui en aurais voulu à vie. Donc j’ai choisi de passer par une wedding planner juste pour le jour J. Et en fait, ça a été la révélation déjà que cette prestation-là existe, et donc de pouvoir faire appel à cette wedding planner-là, que je remercie vraiment parce que mon mariage a été parfait. Il y a eu des couacs, je n’en ai rien su, et c’est exactement ce à quoi une wedding planner sert. Et honnêtement, depuis que le terme « wedding planner » existe, je me suis toujours dit que j’adorerais faire ça. Parce que la gestion de projet, c’est ma formation, donc je sais faire. Le mariage, c’est quand même censé être l’un des plus beaux jours de la vie des gens qui se marient, donc c’est toujours un évènement heureux. Et contribuer à cet évènement heureux, ça m’a toujours beaucoup plu et beaucoup intéressé. Donc forcément, ça a fait son petit bonhomme de chemin. Et puis, je me disais « ouais mais si je viens sur le marché, je n’ai aucun atout et je n’ai rien à apporter ». Sauf qu’en 2019, on a deux couples d’amis ou de proches qui nous disent « est-ce que vous ne nous donneriez pas des cours de danse pour notre ouverture de bal ? Soit vous dansez pour notre ouverture de bal mais il n’y a donc pas d’intérêt, soit vous nous apprenez et ensuite on fait un truc chiadé qui envoie ». Et c’est un bon moment aussi pendant le mariage. Donc, ça a fait son petit bonhomme de chemin dans notre tête et on s’est dit « le wedding planner, en effet, on n’apportera rien, mais on peut apporter la danse ». Moi je danse depuis que j’ai trois ans, Olivier, en bon Antillais, il zouke depuis qu’il est tout petit aussi, et on s’est mis à la Salsa tous les deux à des moments peut-être un peu différents dans notre vie, mais on s’est retrouvés et on s’est rencontrés grâce à ça. La danse à deux, on l’aime, on y croit et on la transmet depuis maintenant six ans dans une école dans le 18ème arrondissement de Paris. Donc on sait faire. On a fait ça pour ces deux couples-là en 2019 et on s’est dit que c’était la bonne idée. On s’est lancés en 2020, on a été aidés par un ami qui s’est marié aussi et qui m’a dit « écoute, si tu me fais mon mariage, je t’aide à créer ta boite en échange ». Et honnêtement, je pense que si cet ami n’avait pas dit ça, je ne l’aurais jamais fait. Parce qu’entreprendre, pour moi, c’est beaucoup trop compliqué, il y a beaucoup trop de paperasse, trop d’administratifs. Mais cet ami m’a vraiment mis devant un miroir où je me suis dit « si tu veux faire quelque chose qui te plait vraiment et le faire avec ton mari en plus, il faut aller et entreprendre ».  

Je mets un petit bémol sur la difficulté de créer une entreprise, c’est vrai que c’est un peu l’idée reçue que tous les Français ont, alors que c’est très simple au final. Et c’est même beaucoup plus simple que ce qu’on pense, surtout maintenant avec le chômage qui est le plus gros employeur de France et qui donne jusqu’à deux mois, je crois, de droit et de mensualité pour ceux qui se lancent. On ne va pas faire peur à toutes celles et ceux qui voudraient se lancer en tant que wedding planners aujourd’hui. Non, c’est assez simple de créer une boite. Mais c’est vrai que ça fait toujours peur. Je pense qu’il y en a qui n’aiment pas du tout faire de l’administratif. Toi, au final, ça a été un coup de pouce qui t’a aidée. Peut-être que tu l’aurais fait même s’il n’avait pas été là, tu ne le sais pas.

Mais je me serais fait aider, de toute façon. Pour le coup, moi j’ai une phobie administrative, je suis vraiment incapable. Quand il s’agit de faire la déclaration d’impôts, je fais une crise de panique, il faut vraiment le savoir. Mais il y a des gens qui sont là pour ça et qui aiment faire la paperasse, donc autant leur laisser faire. Et puis, moi je signe juste ce qu’on me dit, là où il faut. Mais c’est vrai qu’entreprendre, c’est quand même une grande satisfaction, c’est une grande fierté au final. Ce n’est pas toujours rose, il y a beaucoup de remises en question, mais c’est hyper intéressant, c’est instructif. Et au final, c’est une grande fierté.    

Je reviens sur ton mariage et sur le fait que tu aies fait appel à une wedding planner pour le jour J. C’est assez inédit, je crois. De tous les épisodes qu’on a faits, on a plus d’une trentaine, la plupart du temps, c’est après avoir organisé son propre mariage qu’on se sent naitre cette vocation. Toi tu as fait appel à une wedding planner. Est-ce que c’est ça qui t’a aussi confirmé dans ton choix ou est-ce que là, pareil, si elle n’avait pas été là, tu te serais lancée quand même ou est-ce que tu t’es dit « tiens, c’est vrai que cette prestation, ça m’a grave aidée au final, c’est comme ça que je vois les choses et ça me confirme dans le choix que j’ai envie de me lancer dans ce métier » ?

Ça m’a clairement aidée, et la découverte de la prestation le jour J, que c’était possible de faire appel à une wedding planner juste pour le jour J. Parce que je suis juste une femme normale et j’aime bien avoir le contrôle sur ce qui se passe et tout gérer. Et les futures mariées sont à 90% comme moi. Donc trouver des prestataires, c’est beaucoup de temps à passer, c’est évident, mais c’est quelque chose qui se fait et qu’on préfère faire soi-même en général. Maintenant, le jour J, c’est tellement important, c’est tellement crucial, il y a tellement d’enjeux, même si au final tout va toujours très bien se passer, que le confier à quelqu’un d’extérieur… En fait, moi, clairement, ma wedding planner, je lui ai dit « je vous préviens, je vous paye pour pouvoir vous hurler dessus si jamais il y a un problème. Donc ça ne sera pas contre vous, ça ne sera pas personnel, mais j’aurais juste besoin de déverser ma colère et ma frustration sur quelqu’un, et je vous paye pour ça. » Et je me suis dit que moi aussi j’étais capable d’être ce déversoir à stress pour les autres parce que je suis excellente quand il faut travailler dans le stress, j’adore ça. Et en plus, prendre le stress de quelqu’un et l’ingurgiter et en faire ma propre émotion, je sais le faire aussi. Donc ça a vraiment été le révélateur de dire qu’on peut ne prendre quelqu’un que pour le jour J, on lui fait confiance et tout se passe bien. Et donc, je reste en profiter avec ma famille et mes amis, parce que c’est aussi ça quand même l’impact derrière. Donc ça a été hyper important pour moi de voir l’envers du décor.  

C’est une nouvelle compétence qu’on pourra mettre sur son CV en tant que wedding planner, « être un réservoir à stress ».

Exactement.

Ça, c’est intéressant. C’est vrai qu’il y a plein d’angles possibles pour voir la prestation. Puis, c’est vrai que celle-ci est assez intéressante, surtout pour vendre cette prestation, parce que j’ai l’impression, même après avoir parlé à d’autres wedding planners, que cette prestation le jour J a le vent en poupe et c’est en plus une espèce de solution intermédiaire, comme tu dis, où on a quand même la main sur tous les prestataires que l’on a choisis et qu’on a pris le temps de choisir, et tout ça sur la partie en amont du jour J. Et le jour J, on se laisse aller, c’est sa journée et on délègue ça à quelqu’un d’autre. Par contre, je pense à l’objection principale qu’ont les gens, à mon avis, c’est de se dire « elle va arriver comme ça, elle va découvrir le jour du mariage et ne sait pas vraiment qui vient, qui sont les invités ». Qu’est-ce que tu réponds à ça par rapport à une prestation le jour J où, quand on n’a pas toutes les cartes en main, c’est peut-être plus compliqué de bien gérer sur une journée ?

Je réponds que je ne débarque pas le matin à 8h pendant que la mariée est en train de s’habiller et se faire maquiller. Non. Le principe du jour J, c’est que, certes, ce n’est pas moi qui ai choisi ou, en tout cas, ce n’est pas moi qui ai proposé les prestataires qui vont intervenir, mais je prépare mon jour J, donc ça veut dire qu’on se parle plusieurs fois avec les mariés, que je rencontre les témoins au minimum par téléphone parce que s’il y a une surprise, il faut bien qu’elle soit incluse dans le planning. Donc il y a quand même un travail en amont qui est important et qui est, de toute façon, primordial pour qu’il n’y ait justement pas de surprise et que je sois sûre qu’il se passe ça à ce moment-là parce que c’était prévu comme ça, que j’aie quand même l’occasion de mettre une petite surprise sans que ça découle trop et que ça embête trop la suite du programme. Le traiteur, la salle, évidemment, je me présente pour qu’ils ne débarquent pas non plus, qu’ils sachent que c’est mon numéro de téléphone qu’il faut appeler, qu’il faut foutre la paix à la mariée le jour J parce qu’elle aura vraiment d’autres choses à faire et que j’espère qu’elle n’aura surtout pas son téléphone sur elle. Donc le jour J, oui, mais avec préparation en amont, évidemment.  

Combien de temps à peu près est-ce que ça te prend de préparer un jour J ?

Je n’ai pas fait ce calcul-là. C’est très intéressant. Je pense que, mis bout à bout, ça doit quand même être à peu près deux jours de travail. Entre les coups de fil, les allers-retours, les confirmations du programme, les témoins, les parents, vérifier que tout est là, vérifier qu’on a bien toutes les coordonnées de tout le monde, je pense que ça prend deux jours de travail en plus du jour J.

Donc ça fait à peu près trois jours en tout.

Ouais.

Ce n’est pas rien. Puis, c’est le genre de prestations qui doit être compliqué à pricer puisque quand on fait appel à une wedding planner pour une seule journée, on s’attend forcément à payer un certain prix qui est largement moins que celui d’une prestation de A à Z. Pour toi, est-ce que c’est la majorité des prestations que tu fais, ces prestations jour J ? 

Non, c’est la deuxième que je vends le plus, la première étant, évidemment, l’ouverture de bal puisque c’est aussi sur quoi on mise un petit peu en termes de communication, donc c’est logique. En tout cas, le jour J, c’est la prestation à laquelle je crois le plus parce que c’est vraiment un indispensable pour moi. Le nombre de personnes que j’ai rencontrées qui se sont déjà mariées et qui m’ont dit « si je t’avais rencontrée avant », ou « si je devais refaire, jamais je ne me passerais d’un wedding planner ou, en tout cas, de quelqu’un qui gère ça ». Donc c’est quelque chose dans lequel je crois et que je n’hésite pas à vendre et à revendiquer. 

En parlant d’ouverture de bal, c’est un positionnement qui est très intéressant. C’est la première fois que je le vois, d’ailleurs. Et je pense que tu ne me contrediras pas si je te dis que je pense que tu es parmi les seuls à avoir pris ce positionnement-là, du moins sur le marché francophone, à mon avis. Il y en a peut-être d’autres. Et donc, j’ai plein de questions qui me viennent par rapport à ça. Comment est-ce que tu te positionnes ? Est-ce que toute ta communication tourne autour de ça, que ce soit sur les réseaux ou sur ton site ? Est-ce que c’est ce que tu mets en avant au début et qu’ensuite tu essayes que tes clients « upsell » vers des prestations d’organisation ? Est-ce que c’est l’inverse ? Est-ce que les gens viennent te voir d’abord pour l’organisation et qu’ensuite tu vas avoir l’ouverture de bal ? Dis-moi tout. 

Les deux. Pour le positionnement, il y a beaucoup de gens qui font wedding planners et il y a beaucoup de gens qui font l’ouverture de bal, mais c’est vrai que je n’ai pas beaucoup vu les deux ensemble. Il y a quand même plus de gens qui viennent me voir pour l’ouverture de bal que pour le wedding planner, parce que c’est l’originalité. Et en effet, j’essaye toujours de leur dire « maintenant qu’on se connait bien, qu’on a dansé ensemble et qu’on s’est vus en jogging le samedi matin à 9h pas très frais, on peut peut-être se faire confiance pour le jour J ». Ça marche ou ça ne marche pas. Mais en tout cas, c’est vrai que c’est une belle porte d’entrée pour justement essayer de vendre des prestations un peu plus. 

Quel est le pourcentage, tu dirais, de gens qui démarrent sur l’ouverture de bal et à qui tu vends le jour J par la suite ?

Ce n’est pas encore énorme, je t’avoue. Parce que l’ouverture de bal, souvent mais pas toujours, les gens se posent la question 2-3 mois avant le jour J, ça veut dire que le budget est déjà calé et que, en gros, ils peuvent éventuellement faire un effort supplémentaire pour l’ouverture de bal mais ils n’ont pas assez de budget supplémentaire ou pas assez de ressources pour aller jusqu’au jour J, par exemple. Donc ce n’est pas encore énorme. 

Est-ce que tu veux dire que le jour J, c’est souvent prévu quand même en amont ? Parce que pour moi, comme ça, de but en blanc, je me serais dit qu’il y en a plein qui se lancent comme ça et qui pensent qu’ils vont tout pouvoir faire eux-mêmes, et puis, ils se disent à un moment donné « ouais mais, en fait, c’est vrai qu’il y a beaucoup de tafs le jour J, je n’ai pas envie de m’en occuper, allez, on prend un wedding planner ». Pour moi, le définir dès le moment où tu veux te marier, je pense qu’il y en a beaucoup qui le font, mais de là à ce que l’ensemble des gens se disent avant de commencer « allez, on prendra un wedding planner le jour J », ce n’est peut-être pas autant qu’on ne le croit.

Non, non. Si tu penses à un wedding planner dès le début, c’est que tu vas prendre toute la prestation, tu vas lui dire de trouver tes prestataires, d’être là le jour J et éventuellement de faire l’ouverture de bal. Pour le coup, on vend ce package-là plutôt bien et ce sont des gens qui viennent nous voir un an et demi avant leur mariage, ce qui est un très, très bon timing pour tout. Maintenant, quand on vient nous voir juste pour l’ouverture de bal, c’est du bonus pour eux, c’est comme mettre une pause dans les préparatifs et passer du temps à deux, avec toujours l’objectif du mariage mais sans vraiment en parler. Et ça veut dire aussi que tout est booké, tout l’argent s’est déjà envolé partout. Et donc, le surcoût de la danse peut aller, mais le surcoût du jour J, si ça n’a pas été prévu, c’est mort, il n’y a pas assez. 

Compliqué à vendre, malgré toutes les petites subtilités pendant les séances de répète. 

C’est ça. 

Pour l’ouverture de bal, est-ce qu’il y a des règles à respecter ? Est-ce que c’est assez freestyle et qu’on peut faire ce qu’on veut ?

C’est quand même le moment où tout le stress de la journée est passé, c’est-à-dire qu’on est déjà mariés, on a déjà mangé, le gâteau est déjà fait ou il arrive bientôt. C’est vraiment là où on se lâche, donc il faut le plus possible que l’ouverture de bal ressemble aux mariés et que ça leur corresponde à 100%. Donc en fait, on fait ce qu’ils veulent. Nous on est là pour essayer de retranscrire par des gestes ce qu’ils sont, ce qu’ils ont dans la tête, ce qu’ils ont envie de démontrer. Donc il n’y a pas de règle. La seule règle, c’est d’être assidu quand même un petit peu, de faire des cours régulièrement, de répéter en dehors des cours parce que ça ne suffit pas même si on se voit souvent, et surtout de s’amuser, de s’amuser pendant les cours, de s’amuser entre les cours et, évidemment, de s’éclater comme jamais lorsque la musique démarre le jour J. 

Et donc, est-ce que tu passes par une phase où tu poses des questions, où tu cernes un peu à qui tu as affaire pour savoir ce qui va leur correspondre ou est-ce que les couples viennent déjà avec une musique et une chorégraphie en tête ?  

J’ai tous les cas de figure. La seule chose, c’est qu’il me faut au moins une danse sur laquelle ils veulent danser. Nous, ce qu’on aime le plus, c’est la Salsa parce que c’est notre danse de prédilection. Mais on fait aussi de la Bachata, on fait aussi du Rock Swing. Et le Rock Swing fonctionne, c’est un truc de malade, c’est-à-dire qu’on n’a que des demandes pour faire des ouvertures de bal Rock. Donc c’est très bien. Et en fait, ce qu’on fait, c’est qu’on leur apprend à danser. On n’est pas là juste pour leur dire « donne-moi ta chanson, je te fais une choré et je te l’apprends ». Notre philosophie, c’est vraiment de leur apprendre à danser pour qu’ils sachent toujours danser dans dix ans. Ça, c’est vraiment quelque chose sur lequel j’insiste à chaque fois parce que j’y tiens. On n’est pas là pour simplement leur apprendre à faire des pas, on est là pour leur apprendre à être autonomes sur n’importe quelle musique. Évidemment, on va leur faire une chorégraphie qui correspond à la musique de leur choix. Mais ce que je veux, c’est que quand il y aura un autre Rock qui va passer pendant la soirée ou une autre Salsa, ils puissent quand même se débrouiller et vraiment toujours s’amuser. Pendant cette phase d’apprentissage des pas de base, des premières figures, des premières passes, « passe » étant le terme officiel des enchainements, c’est là où on découvre la personnalité, c’est là aussi où il y a quand même un lâcher-prise qui est nécessaire, il y a une instabilité. Parce que la plupart ne savent pas du tout danser ou dansent en boite, ce n’est pas la danse à deux. Là, le fait de devoir soit être guidée si on est la fille, soit guider la fille si on est le garçon, c’est vraiment une perte de repère. Et c’est hyper intéressant parce que c’est là où tu découvres la vraie personnalité des gens. Et ils sont aussi obligés de créer entre eux une nouvelle confiance parce qu’ils ne sont pas dans leur schéma habituel, ils ne sont pas dans leur schéma classique de quand ils font à manger, quand ils vont faire des courses ou quand ils préparent leur mariage. C’est vraiment un autre cadre, un autre espace et c’est hyper intéressant. Et c’est grâce à ça, grâce à ce moment-là qu’on arrive à cerner s’ils sont plutôt stressés, donc qu’ils ont besoin de rigueur et d’avoir quelque chose de très carré, ou s’ils sont plutôt cool et qu’ils s’en moquent de ce que ça va donner, tout ce qu’ils veulent, c’est vraiment s’amuser et que ça passe. Et donc, c’est là aussi où on sait à quel point on est capable de leur faire faire des figures, des portés. Le porté, c’est tout un débat. Est-ce qu’il va réussir à me soulever ? Évidemment. Est-ce que je vais lui faire confiance ? Ce n’est pas facile. C’est vraiment un jeu entre deux personnes qui apprennent à se découvrir autrement.  

Et je vois que tu proposes sur ton site un nombre de sessions illimité, c’est ça ?

Ouais.

Donc quand on fait appel à toi, on paye un certain prix et on peut faire autant de cours qu’on veut.

Oui. Évidemment, il faut que je sois disponible, parce que je travaille rarement la nuit et j’ai déjà des ouvertures de bal en cours, donc j’ai forcément un planning qui se remplit. Mais pour moi, c’est impossible de dire à quelqu’un, avant même de se connaitre, « en trois cours d’une heure et demie chacun, tu sauras danser et tu feras une ouverture de bal ». Ceux qui osent vendre ça, et malheureusement il y en a, me paraissent assez malhonnêtes. Et ce que je préfère, c’est y passer 2-3 heures de plus mais qu’ils soient satisfaits et qu’ils soient fiers plutôt que de les laisser avec des doutes, des questions et leur dire « non, mais ce n’était pas ma prestation ». Donc c’est comme ça. Par exemple, là on vient de terminer un accompagnement express, c’est-à-dire qu’en une semaine et en trois cours, on a transmis et fait évoluer un couple pour le mariage de ce week-end. Et j’avais dit « je vous propose un coaching de six heures au total », j’ai fait sept heures et demie, huit heures au final et le futur marié me dit « mais donc, tu me fais payer un supplément ? », j’ai dit « mais non, moi je t’ai proposé trois cours de X heures, ça m’a fait plaisir de rester avec vous, de vous soutenir et de vous donner de la motivation, de la niaque et tout l’optimisme que j’ai en moi pour que vous soyez au taquet le moment venu, donc je ne te demande pas de supplément ». C’est comme ça que je fonctionne, j’ai besoin que les gens soient heureux, qu’ils soient satisfaits et qu’ils retirent quelque chose de cet accompagnement. Donc je suis sur des sessions illimitées, en effet, et je pense que j’y serai pendant un moment. 

Est-ce que tu n’as pas de mal à organiser entre les coachings en cours, sachant que tu ne sais pas trop combien de temps ça va durer, pour en prendre des nouveaux, pour faire tes organisations de mariage en parallèle ? Entre vous deux, peut-être qu’il y en a un qui fait plus certaines choses que l’autre. 

Les cours de danse, on les fait toujours à deux parce que c’est important pour les deux futurs mariés d’avoir la référence de la fille pour la fille et la référence du garçon pour le garçon. Et en plus, même si je sais guider, parce que j’ai appris à faire le leader, il y a quand même des choses, des automatismes que je n’ai pas et qu’Oliver a, et des façons d’exprimer les choses aussi qui sont intéressantes quand on est deux. Donc on est toujours deux pour donner les cours de danse. Sur la partie organisation, je ne te cache pas que c’est plutôt moi qui le fais. Olivier est toujours salarié de son côté, donc il m’accompagne, il m’aide de temps en temps. Il est aussi là le jour J avec moi, on se répartit vraiment les tâches. Lui il est sur tout ce qui est logistique, technique, le DJ. Moi je m’occupe du reste, je ne sais pas faire tout ça. Tout ce qui est câble, électricité, ça ne fonctionne pas avec moi. Donc c’est ça notre répartition du travail et je m’organise. Mais ça marche très bien, je n’ai jamais eu de doublon, je n’ai jamais eu de problème, tout va bien. Ce qui peut éventuellement se passer, c’est que quand on a plusieurs couples qui démarrent l’ouverture de bal en même temps, on leur propose un coaching de groupe pour apprendre les pas de base, qu’on fasse 2-3 sessions où ils apprennent ensemble les pas de base. En revanche, quand on rentre sur plus l’individuel et l’adaptation à la musique qu’ils ont choisie, là on revient sur des cours particuliers. C’est la seule possibilité que j’ai si jamais mon planning devient trop chargé, ce que je souhaite et que j’appelle de tous mes vœux.  

Comment est-ce que tu communiques par rapport à l’ouverture de bal ? Est-ce que tu postes des vidéos de tes mariés, des chorégraphies de tes mariés ? Puisque c’est quelque chose qu’on voit beaucoup sur les réseaux sociaux, on voit des belles chorégraphies qui tournent sur les mariages qui ne sont même pas en France souvent, qui sont à l’étranger. Et j’imagine que c’est ça qui inspire les futurs mariés, peut-être qu’ils viennent avec ce genre de chorégraphies en se disant « moi je veux faire ça ». Déjà, je pense que la première question que j’aimerais te poser, c’est comment est-ce que tu vois le marché ? Est-ce que tu as de plus en plus de demandes de par le fait que ces images-là, avec les réseaux sociaux qui sont plus axés sur les vidéos maintenant, elles tournent très facilement ? Comment est-ce que tu vois le marché de l’ouverture de bal ? Est-ce que c’est quelque chose qui se démocratise de plus en plus ?

C’est quelque chose qui se démocratise parce que c’est devenu un moment quasiment aussi important que le lancer du bouquet ou l’arrivée du gâteau. C’est vraiment un moment qui est attendu. Si les gens font un slow pendant deux minutes, c’est très bien. En fait, peu importe ce qui se passe pendant l’ouverture de bal, c’est quand même un moment où les deux mariés sont ensemble et dansent. Donc soit tu fais une valse classique avec les deux parents, par exemple, c’est possible, soit tu fais un slow, soit tu fais un truc qui rejette. Et en fait, il y a de plus en plus l’idée de faire une surprise, c’est-à-dire que quand les futurs mariés ont un entourage, qu’ils savent pertinemment qu’ils ne dansent pas du tout et qu’ils se disent « ils vont faire un slow d’une minute, ensuite ils vont nous inviter à rentrer sur la piste pour les sauver de cette cata », à ce moment-là ils se disent « justement, on va faire une petite pirouette et on va bien les avoir ». Et l’aspect surprise autour de la danse est très, très important aujourd’hui et c’est ça qui fait que les gens prennent des cours de danse pour surprendre, que les gens fassent « waouh », qu’il y ait des applaudissements et que ce soit vraiment un moment formidable. Donc ça marche très bien. Et sur la communication, évidemment, je filme beaucoup. Ce que j’essaye de faire, c’est que je filme quand même les entrainements sans la tête parce que je n’ai pas forcément envie de montrer les gens. Encore une fois, parfois on se voit le dimanche à 10h, même moi je n’ai pas forcément envie qu’on me voie le dimanche à 10h. Et si j’ai une seule image avec des visages, je préfère que ce soit celle où ils sont beaux, maquillés et heureux. Donc ça, j’ai toujours l’autorisation de mes mariés de publier les vidéos. Là, on a eu nos premières ouvertures de bal qui se sont faites sur les dernières semaines, on n’a pas encore vu les vidéos mais ça sera bientôt le cas. Et donc, je publie pas mal les entrainements. Je publie beaucoup aussi Olivier et moi qui dansons parce que ça donne aussi envie de voir des gens qui savent danser danser et de se dire « peut-être que je peux y arriver aussi un petit peu ». Et je communique quand même socialement sur Instagram, évidemment. Facebook, un petit peu moins. Je t’avoue que j’oublie un peu Facebook. LinkedIn aussi, mais ce n’est pas pareil. LinkedIn, j’ai un peu plus d’écrit, un peu plus de photos, un peu plus de retours d’expérience, de témoignages. C’est ça ma communication. Et j’ai aussi un blog sur mon site internet qui est un petit peu à l’abandon depuis quelques temps mais qui va être lancé dans les prochaines semaines.  

Et donc, j’imagine que la majorité de tes clients viennent d’Instagram.

Non, c’est quand même beaucoup de bouche à oreille au final, c’est parce que j’ai un bon réseau autour de moi qui sait ce que je fais. J’ai pas mal de gens aussi qui ont testé mes cours de danse pour voir un peu quelle est ma pédagogie et comment je fonctionne et qui sont plutôt repartis de là satisfaits et qui en parlent donc à leur entourage. C’est beaucoup de bouche à oreille et c’est aussi un peu Instagram quand même.

Oui. Et puis, en plus, tu as un métier qui est directement visible. Justement, les gens qui ne savent pas danser, qui arrivent à leur mariage et qui font une chorégraphie de fou, j’imagine qu’il y a pas mal de gens qui doivent leur demander « où est-ce que vous avez appris ça ? » C’est normal.

« Quel est ton secret ? »

Ouais. C’est vrai que ceux qui s’en sortent bien, c’est une belle vitrine pour vous.

Ouais.

Et donc, j’imagine bien que la surprise, c’est qu’on part sur un slow et qu’il y a la musique qui change au bout d’une minute, puis, bim, on part en chorégraphie. Ça doit être quelque chose comme ça, non ?

Il y a de ça. Mais ça peut être aussi directement la musique. Mais même si tu mets une musique qui sonne Rock, les gens se disent « ils vont faire un petit truc, des pas de base ». Mais dès lors qu’il y a une figure un peu pointée, « comment, ils savent faire ça ? Waouh, incroyable ! » C’est aussi dans la chorégraphie qu’on met la surprise. On essaye toujours de faire une chorégraphie qui va vraiment crescendo : le début est simple, ensuite les paillettes.

On va terminer par le dernier segment du podcast dans lequel je pose les mêmes questions à tous nos invités. Et la première que j’aurais à te poser, c’est si tu as des mauvais conseils que tu entends souvent donner dans le domaine de l’organisation de mariage ou dans l’ouverture de bal, bien entendu, puisque c’est ta spécialité.

Ce que j’entends beaucoup, c’est « non mais je n’ai pas besoin d’un wedding planner parce qu’il y a ma belle-mère qui fait la décoration de mes tables », « non mais ne t’inquiète pas, on est à la bonne franquette, pas de chichi, on ne se prend pas la tête, ça va aller, on va demander à 2-3 amis de gérer, ça va bien se passer ». Ça peut très bien se passer et je le souhaite infiniment au plus profond de mon cœur. Sauf que dès lors qu’il y a plein de prestataires qui n’arrivent pas forcément à la même heure, qui ont parfois des moments d’intervention qui se chevauchent, il faut un minimum d’organisation. Et si on a quelqu’un d’extérieur qui est là pour ça et qui n’est là que pour ça… Parce qu’en fait, quand on fait un mariage et qu’on invite des gens, parfois on a fait un choix, on a dû enlever des gens de la liste parce qu’on n’avait pas de la place pour les accueillir ou qu’on n’avait pas le budget. Donc si les gens que tu as invités, que tu as triés sur le volet pour qu’ils soient vraiment là et que tu leur demandes d’aller gérer le traiteur pour lui dire « vas-y, c’est le moment de lancer l’entrée », ça veut dire que tu ne l’as pas vu pendant cinq minutes. Ou si c’est toi-même qui vas qui dire au DJ « c’est bon, c’est le moment », ça veut aussi dire que tu as été déconnecté de ce qui se passe pendant cinq minutes de ton moment. Le mariage, ça coûte quand même suffisamment cher pour que ce soit vraiment un moment où on profite à 100% et qu’on n’ait pas besoin de mettre à contribution des proches ou soi-même pour la gestion. C’est pour ça que le wedding planner, en tout cas sur le jour J, est absolument indispensable pour moi.      

C’est marrant l’image des cinq minutes. Et je reviens encore un peu au boulot, mais c’est vrai que c’est prouvé, même quand tu changes de tâche pendant deux minutes, le temps que tu te remettes dedans, ça prend beaucoup plus que la tâche en elle-même. Si tu fais tes mails et que tu reçois un appel, avant que tu te remettes vraiment dans tes mails, ça va prendre 10-15 minutes parfois parce que ça t’a déconcentré, parce que ça t’a sorti de ton focus. Et c’est vrai que quand tu te maries, j’imagine que c’est la même chose, tu es avec tes invités ou c’est de la charge mentale qui va même rester dans ta tête toute la journée en se disant « ah oui, c’est vrai, à cette heure-là il faut que je gère ça », « à cette heure-là il y a le traiteur qui arrive ». Et même si ça ne t’occupe pas sur le moment, ça t’occupe de la charge mentale qui gâche tout le plaisir que tu peux avoir au final si jamais tu n’as pas ton téléphone sur toi, comme tu l’as dit tout à l’heure. Donc c’est vrai qu’il faut voir les choses sous cet angle-là et que le temps que tu perds sur cette journée-là, il est surtout irrécupérable.    

Ouais, c’est ça. Tu ne les revivras plus jamais, donc autant bien les vivre à 100% en étant totalement focus sur ce qui se passe. 

À part si tu te remaries. Tu peux te remarier avec la même personne, voire avec quelqu’un d’autre.

On va dire avec la même personne parce que c’est toujours plus festif.

D’ailleurs, en as-tu déjà fait des remariages ?

Non. Mais je fais aussi des anniversaires quand même. Les grosses dizaines, ça se fait bien.

Est-ce qu’il y a un outil, un logiciel, une application dont tu ne pourrais te passer dans ton quotidien de wedding planner ?

C’est le Drive. Tout mon cerveau est déposé sur le Drive. Dès que j’ai quelque chose à noter, je le note comme ça j’ai accès à tout sur mon ordi, ma tablette ou mon téléphone. Sans ça, je suis perdue. Et il y a quand même l’agenda parce que je mets beaucoup de petites notes. Je fonctionnais beaucoup au post-it mais ça ne marche plus à force d’en avoir trop. Donc des rappels sur ce que je dois faire. Et évidemment, la planification des rendez-vous pour les cours de danse, ça ne marche pas sur l’agenda.

OK. Et j’imagine que ça te permet aussi de partager les documents avec tes futurs mariés. 

Exactement, de valider les plannings et qu’ils puissent aussi agir un petit peu sur les documents que je produis.

OK. Quelle est pour toi la grande tendance dans les années à venir, que ce soit pour l’ouverture de bal ou pour du mariage de manière générale ?

Pour les mariages de manière générale, ce que je ressens beaucoup, c’est qu’avec tout ce qui s’est passé ces derniers temps, les gens ont besoin de se retrouver et qu’ils vont plutôt faire des mariages en week-end que des mariages juste sur le samedi. Il y avait déjà le retour de noces le dimanche avec un petit brunch, mais j’ai de plus en plus l’impression que les gens vont vraiment chercher des salles avec des hébergements qui sont disponibles dès le vendredi. Donc il y a déjà des gens qui viennent le vendredi, ils font venir un food truck le vendredi soir pour décompresser un peu ensemble. Le samedi, évidemment, grosse journée. Et le dimanche, jusque tard parfois, profiter toujours de ces gens à qui on apparait un petit peu mais ce n’est quand même pas totalement décontracté. Donc ce que je vois, ce sont des gros mariages sur trois jours. Et sur l’ouverture de bal, j’ai envie de te dire le Rock et le slow. On va swinger pendant encore quelques temps et ça sera super.

Quels sont les chants qui reviennent tout le temps dans l’ouverture de bal ?

Je n’ai jamais eu de doublon. Jamais. Pour le coup, vraiment pas du tout. Il y a tellement de musique. Ce qui revient tout le temps, ce sont mes musiques d’entrainement. Les gens n’en peuvent plus parce que ce sont toujours les mêmes que moi j’aime beaucoup écouter, sur lesquelles j’aime bien danser. Je fais des ouvertures de bal sur du Meghan Trainor, sur du Olly Murs. Je fais de la Bachata, donc, évidemment, ça n’a rien à voir. On m’a même demandé récemment du Coldplay ou du Queen. Allons-y, tout est possible.

Et qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

Beaucoup, beaucoup, beaucoup de contrats, toujours autant de danse, de la satisfaction et que ça se passe bien, que ça roule, que ça danse.

Et donc, vous deux, pour les cours, ça se passe spécifiquement dans une salle sur Paris. C’est ce que tu me disais.

Ça peut être dans une salle mais c’est hors de notre prestation, ça veut dire qu’il faut louer la salle en plus, donc ça fait aussi un budget. Donc soit on va chez les gens s’ils ont un grand salon, sinon ils peuvent venir chez nous aussi, on peut les accueillir pour au moins quelques temps. En fait, ce qu’on fait, c’est un mixte entre répéter à la maison et répéter dans une salle. Parce qu’avec un vrai parquet et avec des miroirs, c’est quand même toujours bien. Mais on peut faire quelques sessions sans miroir et dans un salon.

OK. Et si cet épisode a suscité des vocations et qu’on t’appelle hors de l’Île-de-France, est-ce que ça peut t’arriver aussi de te déplacer et de faire des prestations hors de ta région ?

On peut, c’est possible, mais ça sera différent, c’est-à-dire que ce ne sera pas tous les week-ends qu’on va se voir parce qu’on va faire plutôt un gros week-end de répétition et de transmission de chorégraphie. Donc c’est vraiment une organisation, mais c’est possible. Je l’ai déjà proposé à quelqu’un pour le sud, sud, sud de la France. Donc c’est faisable, on peut s’organiser.

OK. On mettra tous les liens vers tes sites, vers tes réseaux, vers ta fiche Planners aussi sur l’article de blog qui accompagnera cet épisode sur notre site Planners. Et puis, on va te souhaiter tout le meilleur pour cette saison qui démarre. On est au mois de juin 2022, donc j’imagine que la saison doit battre son plein pour toi. Et puis, on te souhaite tout plein de bonnes choses, à toi et à ton mari.

Merci beaucoup.

À bientôt. Ciao !

À bientôt.

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