L’interview exclusive de Jean-Luc Blais (Part 2) : Les réponses que vous attendiez !

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Jean-Luc Blais événement
231 . 2019

De Laura 23/1/ 2019

Souvenez-vous ! Il y a quelques temps sur notre page Facebook Planners, nous vous avons annoncé notre rencontre avec Monsieur Jean-Luc BLAIS.
Nous souhaitions savoir si vous aviez des questions à lui poser, et elles étaient nombreuses !

Si vous avez déjà lu la première partie, l’histoire d’un succès, vous savez déjà comment tout à commencé.
À présent, il est temps de vous dévoiler les réponses que vous attendiez avec impatience !

Le jour de votre premier mariage vous deviez être très stressé ?

Alors non, pas vraiment ! Je ne suis jamais stressé.

D’ailleurs, je repensais à cela assez récemment et je pense que le fait de ne jamais être stressé est dans ma nature depuis toujours.

J’ai fait mes études d’art appliqué à Paris et, jusqu’en troisième, j’étais en province chez mes grands-parents, dans un institut religieux, avec une éducation très classique et assez stricte.

Je me souviens que le directeur d’établissement était un prêtre. Chaque trimestre, il venait nous remettre nos bulletins de notes avec ses commentaires.

J’étais plutôt bon élève dans l’ensemble, mais un trimestre où j’avais dû moins bien travailler, il me dit :

« bien sûr vous, Blais, tout ça vous passe au-dessus dela tête. Vous n’avez pas l’air d’avoir pris conscience de l’importance de cette année de 3e. Tout cela ne semble pas vous atteindre, vous restez imperturbable avec votre flegme britannique naturel. »

Et moi, je ne savais pas ce que voulait dire « flegme britannique ». Je suis rentré chez moi, j’ai pris le dictionnaire et j’ai regardé qu’elle était la définition de cette fameuse expression « flegme britannique ».

Il était écrit : caractère calme, imperturbable, comportement d’une personne impassible, maître d’elle-même, au sang froid.

J’avais 13 ans, et il semblerait que ce trait de caractère faisait déjà parti de ma personnalité.

Je ne suis donc pas stressé de nature et je pense que cela ne sert à rien.De plus, par rapport à des métiers comme ceux que nous pouvons exercer, je pense que cela n’est pas très bon… le stresse est communicatif et par conséquent les équipes le ressente et en réaction deviennent stressées également.

Je pense qu’il suffit juste d’anticiper et d’être organisé.

Il y a des gens qui sont stressés de nature, d’autre pas, moi je ne le suis pas.

La preuve, lorsque pour la première fois je me retrouve face à un gros événement qui était cet événement pour les Américains et que l’on me présente Bill Gates cela ne m’a pas stressé plus que ça.

Je n’ai jamais été impressionné ou stressé par l’ampleur d’un événement ou l’importance d’un client.

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Et lors d’un imprévu ?

On peut avoir un petit coup de stress forcément, mais l’imprévu cela se gère. Déjà, cela s’anticipe, on essaye d’anticiper un maximum les choses pour éviter les imprévus.

Il y a une phrase de Victor Hugo dans les Misérables que j’aime beaucoup et qui dit : « Ce qu’il faut toujours prévoir, c’est l’imprévu… »

Après, quand il y en a, on les gère au jour le jour, le moment venu.

Je pense d’ailleurs que c’est une chance pour moi dans ce métier de ne pas être stressé de nature, parce que sinon on ne tient pas le coup sur le long terme.

Il est vrai qu’il y a beaucoup de sources de stress.

Mais lorsque vous êtes vraiment organisé, que vous avez une vraie méthode de travail qui vous permet d’anticiper les choses, il y a peu de place pour l’imprévu.

Il y a toujours un risque, on n’est jamais à l’abri d’un problème technique par exemple.

Mais là aussi cela s’anticipe.

Pour vous donner un exemple concret, nous essayons toujours d’être complètement indépendants en termes de fourniture d’énergie pour nos événements. Afin de ne pas se brancher directement sur la maison, qui de toute façon a rarement la puissance nécessaire, nous louons non pas un mais toujours 2 groupes électrogène, au cas où un des deux tomberait en panne.

Je vous parle de maison parce qu’au vu du profil de ma clientèle, nous sommes souvent dans des propriétés privées que nous aménageons.

Notre savoir-faire est vraiment d’imaginer et de construire un lieu qui n’existe pas, de créer quelque chose de spectaculaire et de magique à la fois.

C’est cela qui a fait, je crois, la différence et notre image de marque.

Nous sommes très peu dans des lieux de location que nous pourrions aménager et décorer.

Nous partons le plus souvent d’un terrain vierge et j’imagine alors une construction qui n’existera que pour une soirée, un lieux qui sera unique puisqu’il n’existera que pour cet événement-là.

C’est vraiment ce que nos clients viennent chercher chez nous.

La plupart de nos clients souhaitent se marier chez eux, mais bien sûr les maisons sont souvent, dans la majorité des cas, trop petites. Même lorsque vous avez un château, il y a rarement de salle assez grande pour faire un dîner de trois cents ou quatre cents personnes.

Donc nous allons imaginer et créer un lieu avec tout un décorum personnalisé et une thématique spécialement pour l’événement. Et je le répète, c’est vraiment ce qui fait notre différence.

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Et comment avez-vous réussi à constituer votre équipe de prestataires pour vous accompagner sur ces événements ?

Tous nos prestataires sont les mêmes depuis une quinzaine d’années.
Nous avons pris les meilleurs, comme ça au moins il n’y a pas de problème.

On ne peut pas se permettre vis-à-vis de notre clientèle qui est une clientèle très exigeante et qui paye quand même un certain prix un événement, de prendre le moindre risque.

Et donc, à partir du moment où vous prenez les meilleurs, le risque est quand même très minime.

Que ce soit en termes de son, de lumière, de décoration florale, ainsi que pour le choix d’un traiteur par exemple.
Nous travaillons avec très peu de traiteurs, le plus souvent avec Potel & Chabot ou la Maison Lenôtre, avec lesquels nous élaborons des « Menus Signature ».

En effet, nos clients ont leurs habitudes dans certains grands restaurants, nous leur proposons donc qu’un chef étoilé qu’ils apprécient établisse le Menu.

Par la suite nous mettons en place une collaboration très étroite entre le traiteur et le chef étoilé. Ce dernier va se reposer sur la logistique, le savoir-faire et les brigades du service traiteur.

Raison pour laquelle nous travaillons essentiellement avec les Maisons Lenôtre ou Potel & Chabot, qui sont les seules vraiment aptes à pouvoir travailler avec des chefs étoilés.

 

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Vous devez être en permanence très sollicité par de nouveaux prestataires ?

Oui, mais nous ne prendrons jamais le risque de tester un nouveau prestataire sur un gros dossier.

Après cela peut arriver que nous travaillions avec un nouveau prestataire, mais entre les habitudes de travail et le fait que nous ne puissions pas prendre de risques, cela laisse peu de place à de nouvelles collaborations.

Quand un client nous engage, soit il a déjà eu la chance d’assister à un événement que nous avons organisé et mis en scène, soit il a vu des images de certaines de nos réalisations, et bien évidemment il souhaite la même chose, avec la même qualité d’exécution, et il n’est pas question qu’il en soit autrement.

Nous ne pouvons pas nous permettre d’être en-dessous ou moins bien, il en va de notre réputation.

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Recrutez-vous de nouveaux prestataires, ou de nouveaux membres dans votre équipe ?

Nous n’avons pas une si grande équipe que ça.
Aujourd’hui, à Paris, nous sommes trois personnes, et cinq personnes sur le bureau de Monaco.
Soit une équipe de huit personnes au total, ce qui n’est pas énorme. Chacun avec un poste très précis.

Je m’occupe de toute la partie relations publiques et relations clients, ainsi que de toute la partie créative et conception des projets.

Ensuite, j’ai une assistante qui va faire le relais avec les prestataires, plus une jeune fille qui, elle, illustre tous nos projets, parce que tous nos projets sont présentés en aquarelle, accompagnés de plans en 2D et de plans techniques bien sûr.

Nous ne présentons jamais rien en 3D, je trouve que cette technique n’est pas adaptée aux projets de mariage, où le client a besoin d’une part de rêve.

L’aquarelle est beaucoup plus poétique et laisse une plus grande part à l’imagination.

La 3D c’est très froid, c’est un peu comme une photo où tout est figé. Par conséquent le client va vouloir exactement ce qu’il a vu sur le projet en 3D, au millimètre près, et moi vraiment, cela ne me fait pas du tout rêver. N’oublions pas que nous vendons du rêve et pour moi cela passe forcément par un projet en  illustration.

C’est aussi ce qui fait la différence, tous nos projets, nos cahiers tendances, sont présentés « à l’ancienne » comme les grandes maisons de décorations.

À Monaco, l’équipe est un peu plus importante parce que la majorité des événements, notamment les mariages, se passent dans le Sud, soit parce que les clients veulent aller sur la Côte d’Azur pour le climat, soit parce qu’ils ont des propriétés dans le Sud.

Nous avons donc une directrice de production qui va produire l’événement, faire les appels d’offres, recevoir les devis, établir le budget.

Nous avons également un régisseur général, qui lui va être plus en charge de toute la partie logistique pour la mise en œuvre du projet, gérer les plannings d’intervention, gérer et coordonner tous les prestataires.

Et enfin nous avons un directeur de la sécurité, qui lui s’occupe de toute la partie sécuritaire de l’événement et des différentes autorisations préfectorales à obtenir ainsi que des normes de sécurité en termes d’évacuation.

Aujourd’hui l’aspect sécuritaire d’un événement est très important, notamment pour les matériaux qu’on utilise qui doivent répondre à des normes très précises et être classé non feu bien évidemment.

Même si ces événements sont privés, à partir du moment où vous allez créer des lieux qui accueillent du public vous avez l’obligation de respecter certaines règles.

Quand vous louez un lieu c’est un peu différent parce que la responsabilité sécuritaire incombe à la personne qui va vous louer ce lieu.

Quand on est dans un lieu qui n’existe pas à l’origine, et que l’on va créer spécifiquement ce lieu pour l’événement, toute la responsabilité de la sécurité vous incombe personnellement.

C’est-à-dire les issues de secours, les accès handicapés, etc. Tout ça doit répondre à des normes de sécurité très strictes.

Pour chacun de nos événements, une heure avant l’ouverture au public, nous faisons passer une commission de sécurité afin qu’elle nous donne l’autorisation « d’ouverture au public » et de recevoir les invités.

Quand cette commission de sécurité passe c’est très simple, ils arrivent avec des briquets, ils allument tous les tissus, les nappes, les rideaux et si cela s’enflamme votre événement est terminé, vous n’obtenez pas l’autorisation de recevoir du public.

Ils vérifient également toutes les issues de secours, etc…

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Comment fidélisez-vous votre clientèle ?

Le mariage c’est du « one shot ».

De plus, je suis sur une clientèle de niche. Un jour, un de mes clients m’a fait une remarque très juste que j’ai retenue. Il m’a dit : « Jean-Luc vous êtes dans la cour des Grands, mais la cour est petite. » il avait totalement raison.

C’est aussi une clientèle qui vit très refermée sur elle-même, c’est-à-dire qu’elle ne se mélange pas.

Lorsque vous faites un mariage, vous avez 350 à 500 personnes qui voient votre travail et qui sont tous, entre guillemets, des clients potentiels.

Il y a bien sûr aussi beaucoup de bouche à oreille pendant les mariages.

Il y a également la notoriété, le fait que l’on me connaisse et les réseaux sociaux qui sont un bon moyen de rester en contact avec notre clientèle.

D’ailleurs nous allons ouvrir une nouvelle page Instagram, uniquement professionnelle qui ne montrera que des images de nos réalisations.

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Aujourd’hui, avez-vous envie de transmettre votre savoir-faire en créant une formation Wedding Planner by Jean-Luc Blais ?

Je ne me sens pas tellement l’âme d’un formateur.
J’aime que les gens soient indépendants, comprennent sans avoir besoin de leurs expliquer, juste en observant, il faut que ça aille vite.

Donc, la formation je ne pense pas que cela soit en accord avec ma nature profonde.

Souvent on me demande si je fais des formations.

Je sais qu’il y a plein de gens qui le font, mais le marché n’est pas extensible. Donc former des wedding planners pour qu’ils deviennent quoi après ?

Néanmoins, j’ai le projet de donner des Master Class, afin de permettre à des wedding planners ou des fleuristes déjà en activités de découvrir notre façon de travailler et de collaborer à la réalisation d’un grand décor.

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Pensez-vous qu’un wedding planner peut vivre des mariages aujourd’hui ou doit-il organiser d’autres événements ? Avoir une autre activité en parallèle ?

Je pense qu’on peut vivre de son activité à partir du moment où on fait les choses très sérieusement et très professionnellement.

Après, il est vrai que c’est un métier saisonnier. Même si vous avez quelques mariages en hiver, la majorité ont lieu de juin à octobre.
Bien évidemment en amont cela nécessite aussi beaucoup de travail de préparation, cela prend beaucoup de temps.
Mais je pense qu’il est possible de vivre de ce métier. Après tout dépend de la façon dont on exerce ce métier.

C’est comme tous les métiers.

Il est vrai également que ce métier n’est pas du tout structuré.

Donc chacun y va avec ses idées. Je vois beaucoup de jeunes femmes qui organisent leur mariage ou le mariage d’une amie, et hop elles se disent wedding planner. L’année d’après elles ont disparu parce qu’elles se sont aperçu que de trouver des clients c’était autre histoire.

C’est un vrai métier, mais comme c’est un métier qui fait rêver et qui semble facile, beaucoup de gens s’improvisent wedding planner.

Mais le problème c’est que quand vous improvisez une fois sur deux cela ne fonctionne pas.

Après, encore une fois, le marché n’est pas extensible, on ne se marie qu’une fois en général et les clients qui font appel à un wedding planner ne sont pas la majorité des mariage en France.

Alors à quoi bon former 200 wedding planners par an, le plus souvent en quelques jours de formation, pour les mettre dans la nature, et qu’ils fassent quoi après ?

Être wedding planner c’est avant tout être un chef d’entreprise et je ne sais pas si être chef d’entreprise cela s’apprend.

Je crois que c’est dans l’âme avant tout. Personnellement, je n’ai pratiquement jamais été salarié de ma vie. À 25 ans de travaillais pour moi. Je crois que c’est une mentalité avant tout.

Déontologiquement, je me sentirais mal à l’aise de former des dizaines de personnes tous les mois pour les lâcher ensuite dans la nature.

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Est-ce-que le Jean-Luc Blais enfant avait envie de devenir ce qu’il est devenu ?

J’ai toujours eu une vocation artistique. J’ai eu cette volonté très tôt. À la base, je voulais être styliste en mode, donc rien à voir avec l’événementiel.

Un jour mon père m’a dit« Si tu veux faire ce métier, pourquoi pas ? Mais si tu dois le faire, tu dois être le meilleur ».
Et je me suis très vite rendu compte que je ne serais pas le meilleur styliste au monde.

En revanche, j’avais une passion pour l’architecture et la décoration, je me suis donc naturellement tourné vers l’architecture intérieur et la scénographie.
J’ai donc fait toutes mes études en fonction, avec un petit passage de 2 ans par l’école des métiers de l’image des Gobelins où j’ai appris la photographie.

Très utile pour moi aujourd’hui pour le travail des lumières sur mes décors.

J’ai passé la première partie de mon enfance à Paris, jusqu’au décès de ma mère, j’avais 6 ans.

Puis nous sommes partis vivre en Province, chez mes Grands-Parents. J’avais une vie très agréable, mais j’ai très vite compris qu’il fallait que je revienne à Paris.

J’avais 14 ans quand je me suis dit : « il faut que je me sauve… », je sentais que mon avenir n’était là-bas.

J’ai donc prétexté mes études pour pouvoir partir très tôt. J’ai dit à mon père que je voulais faire une école d’arts appliqués, sachant qu’il n’y avait pas ce type d’école en Normandie, là où nous vivions.

Toutes ces écoles étaient à Paris et sur concours d’entrée, mon père m’a dit : « Écoute, pas de problème, tu passes les concours. Si tu les réussis, tu y vas, sinon tu restes là ».

Je suis allé passer les concours d’entrée, que j’ai réussi, et je suis monté à Paris, avec cette volonté de réussir, sans savoir réellement ce que je voulais faire, à part une carrière artistique, j’avais 15 ans.

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Écrire un livre sur votre histoire, c’est une idée ou un projet ?

À la retraite peut-être, mais pas encore !

Actuellement, nous préparons un livre pour les 25 ans de l’agence sur les plus beaux décors de fête. Ce sera plus un livre d’art avec des photos, des illustrations, etc…

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Comment trouvez-vous l’inspiration pour créer des mariages uniques ?

J’observe beaucoup. J’ai une très bonne mémoire visuelle.

Je regarde l’architecture, je vais dans les musées et les expositions…tout ça me nourrit. Je passe mon temps à observer, j’apprends beaucoup de ce qui s’est fait dans le passé.

Je crois qu’il faut sans cesse être en éveil, se nourrir de tout ce qui nous entoure.

Je pars en vacances dans des villes, je ne vais pas sur des plages de sable blanc au soleil et par conséquent je me nourris beaucoup de lieux comme Venise ou New York.

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Est-ce qu’il y a un livre, une exposition ou un musée que vous recommandez absolument ?

J’aime beaucoup le musée des Arts décoratifs à Paris.

Je trouve qu’il y a de très belles expositions, c’est aussi un musée qui va synthétiser tous les arts décoratifs, l’Art dans le quotidien. C’est toujours intéressant de s’apercevoir que des objets du quotidien peuvent aussi être des oeuvres d’art.

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Quel est votre citation préférée ?

« Le mieux est l’ennemi du bien » parce que je trouve que quelquefois, à toujours vouloir faire mieux, au final le résultat est moins bien que ce qui était déjà très bien à la base.

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Qu’avez-vous envie de dire aux futurs mariés qui pensent pouvoir organiser leur mariage eux-mêmes ?

Bon courage !

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Vous qui avez tant réalisé les rêves des autres, quel rêve voudriez-vous qu’on réalise maintenant rien que pour vous ? Quel plaisir simple ou complexe rêvez-vous d’accomplir… demain ?

Un bel enterrement.

J’y pense souvent, je trouve que c’est le plus bel hommage qu’on puisse rendre à quelqu’un le jour où il s’en va.
De mon vivant, cela ne m’intéresse pas que l’on fasse des choses pour moi, car je le fais par moi-même.
Mais pour mon dernier événement je ne veux pas me retrouver avec un truc mal organisé.

Lorsque vous avez passé votre vie à imaginer et organiser des événements parfaits pour les autres, vous avez envie que pour le dernier événement, qui sera le vôtre, cela soit à la hauteur.

Les autres événements je les organise moi-même, mes anniversaires, mes soirées etc…

Personne n’oserait organiser quelque chose pour moi de mon vivant. À mon avis, ils auraient trop peur de mon jugement.
Quand j’organise mon dîner d’anniversaire par exemple, je fais un carton d’invitation, je l’envoie dans une enveloppe calligraphiée, je fais imprimer des menus.
Je donne un dîner placé, je demande à ma fleuriste de faire la décoration florale etc…

Je ne peux pas faire moins que ce que je fais pour mes clients, donc je pense que la seule chose que l’on puisse organiser pour moi, cela sera mon enterrement, vu que je ne serai plus là pour le faire.

D’ailleurs j’y ai pensé. Je me suis dit « Tiens est-ce que je ne devrais pas faire un petit cahier des charges pour le jour où, parce qu’on ne sait jamais de quoi demain est fait ».

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Un grand merci cher Jean-Luc, pour le temps que vous nous avez accordé, pour toutes ces réponses et toutes ces histoires qui nous ont fait rêver. Une génération de Wedding Planners s’est créée en suivant votre exemple. Nous espérons que ces lignes inspireront de nouveau le plus grand nombre !

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