Trucs et astuces pour monter sa franchise de wedding planners

Podcast
elodie dday
84 . 2021

De Syra Sylla 8/4/ 2021

Si votre wedding planner est de rouge vêtue, aucun doute, c’est bien D-Day qui s’occupe de sublimer votre mariage. Avec son agence, Elodie Bransard a bâti une armée de wedding planners engagées. Son secret : la franchise !

Comment tout a commencé ?

« Quand j’ai décidé de partir à Lyon, je ne voulais pas lâcher l’agence de Dijon parce que j’avais vraiment bien développé, on avait de belles choses de l’agence D-Day à Dijon. Du coup, j’ai proposé à Cindy de reprendre, mais encore une fois sans mettre le mot franchise, on en était pas là. J’ai dit à Cindy de m’aider à m’occuper de Dijon. Moi j’ai créé l’agence à Lyon, j’ai du recommencer le game. Pendant un an, je faisais des aller-retours et au bout d’un moment Lyon a très vite évolué. J’avais beaucoup moins de temps pour faire les aller-retours. Et j’ai tout simplement proposé à Cindy de prendre la direction de l’agence de Djion officiellement en tant que franchise. Et bah du coup, on était toutes les deux. Et y’a une fille qui m’a appelé en Bretagne et qui m’a dit qu’elle était intéressé par le système de franchises. »

Dans ce nouvel épisode de Carnet de Noces, vous découvrirez comment Elodie a fait du métier de wedding planner sa vocation à l’âge de 14 ans lors d’un voyage en Angleterre. Elle nous parle également des dessous de son agence et nous explique les rouages du système de franchises, de la partie financière à la partie logistique en passant par l’aspect communication.

Un épisode enrichissant avec une Elodie passionnée et passionnante !

L’agence D-Day d’Elodie Bansard :

Site Internet : https://organisation-dday.com/
Instagram : https://www.instagram.com/ddayweddingplanner/?hl=fr
Facebook : https://www.facebook.com/DDAYWEDDINGPLANNER/
YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCA3dZzMW7Q8SYop-55XgxUg

L’épisode 12 de Carnet de Noces est accessible sur notre chaîne YouTube :

La transcription de l’épisode 12 de Carnet de Noces est disponible ci-dessous !

Élodie, je suis ravi de t’avoir sur ce podcast. Après quelques petits bugs techniques, on y est arrivé, tu es là. Tu vas avoir plein de choses à nous dire. Avant ça, j’aimerais bien que tu te présentes pour tous nos invités qui ne te connaissent pas encore.

Je suis Élodie Bansard, une femme de 31 ans qui a créé son agence de wedding planner depuis maintenant presque 8 ans. Je suis passionnée par mon métier, passionnée par mes mariés. Et puis, j’ai créé, en effet, de ma marque qui existe depuis 8 ans, un réseau de franchise depuis 4 ans. Du coup, j’ai une belle équipe qui m’entoure aujourd’hui, que j’anime, que je forme et que je suis avec plaisir. Et c’est vraiment une équipe de girl power à fond le bras levé.

C’est vrai que contrairement à la plupart des invités qu’on a eus sur le podcast, tu as décidé d’être wedding planner depuis l’enfance, si j’ai bien lu, alors que c’est souvent des vocations qui se décident un peu plus tard, surtout que c’est un métier qui n’est pas très connu en France. Maintenant oui, mais j’imagine que ce n’était pas très développé à l’époque où tu étais jeune. Est-ce que tu peux nous en dire plus là-dessus ? 

Oui, c’est vrai que ce métier n’existait pas du tout en France. J’ai 31 ans donc quand j’étais petite, clairement à part le film de Jennifer Lopez à la télé, il n’y avait pas d’autre référence de wedding planner. Mais oui, c’est à 14 ans quand j’étais au collège, lors d’un voyage en Angleterre, j’étais dans une famille d’accueil où la personne était wedding planner. J’étais très impressionnée de ce métier et je me suis dit « c’est incroyable que d’organiser des mariages peut être un vrai métier, ce n’est pas que dans les films ». Et autant que depuis que j’étais petite, j’ai vraiment été attirée par ça, mais je n’avais pas conscience que c’était un vrai métier. Je viens de la ruralité donc les vrais métiers étaient plutôt les métiers derrière les bureaux. Et donc, de ce voyage et de cette personne qui était wedding planner, je suis rentrée en France du haut de mes 14 ans avec comme seule envie de métier d’être wedding planner. D’ailleurs, on m’a pris pour une dingue et une folle pendant très longtemps jusqu’à peu près mes 20 ans parce que je n’avais que ça en tête. Et en effet, le métier de wedding planner est vraiment arrivé quelques années en France au moins avec une dizaine de wedding planners. On va dire que c’est à partir de 2006 – 2007 que ça a commencé à se dessiner. Et donc, j’ai suivi mon chemin. Puis, évidemment j’avais prévu mon petit back-up, c’est pour ça que je suis passée par les bancs de la fac de droit. Parce que même si j’avais conscience que c’était le métier parfait pour moi, je n’avais pas conscience que le métier allait se développer tant en France et que j’allais pouvoir en vivre un jour. Donc, j’avais prévu un back-up pour le côté pratico-financier de la vie et j’avais prévu d’être wedding planner le soir et le weekend. Et puis, finalement le métier s’est développé en France, j’ai fait développer ma marque plus haut rapidement que ce que je pensais. Et aujourd’hui, finalement je vis un rêve que je n’avais même pas songé rêver. Je voulais déjà juste faire des mariages et aujourd’hui c’est vraiment cool de faire de sa passion son métier, c’est ce qui m’est arrivé. 

Et comment est-ce que tu t’es lancée ?

Je suis très pragmatique comme fille. Pendant toutes mes études de droit, j’ai fait des stages chez les premières wedding planners qu’il y avait en France. Donc j’ai fait mon premier stage à Angers, parce que je suis originaire des Pays de la Loire. 

Moi aussi, je suis né à Angers.

Ah c’est vrai ?

Ouais. 

Je suis née au Mans et j’ai fait mes études à Angers, tout proche. Et donc, il y avait une wedding planner qui s’appelait Les Mariages de Cécile, ça a été un petit peu la pionnière dans cette région. Et je l’ai tannée, tannée, tannée, j’allais à chaque salon du mariage, je l’ai un peu harcelée gentiment pour qu’elle me prenne en stage parce que je voulais absolument découvrir le métier sur le terrain. Pour moi, c’est un métier de terrain et je le dis très souvent encore aujourd’hui, d’ailleurs. Et en parallèle de ces études de droit, j’avais convaincu la fac de droit de signer des conventions de stage wedding planner parce que clairement, ils savent très bien que quand on fait du droit, il y en a quand même à peu près 80 % qui ne vont pas être vraiment dans le droit plus tard, donc ils sont très ouverts. Et donc, après avoir un peu harcelé cette wedding planner qui s’appelle Cécile, elle a fini par me prendre en stage et j’ai fini par faire mes premiers mariages en 2008 – 2009 avec elle en tant que stagiaire. Et pour moi, ça a été vraiment l’affirmation de ce que je voulais faire, malgré la fatigue et les courbatures du lendemain de mariage que beaucoup de gens sous-estiment. C’est clairement un métier difficile. Puis, j’ai continué mes études de droit à Bordeaux où j’ai rencontré une autre wedding planner qui m’a aussi prise sous son aile en stage. Et on peut dire que c’est grâce à ces deux wedding planners, donc Cécile à Angers et Magalie pour l’autre fois à Bordeaux que j’embrasse. Elles m’ont donné finalement tous les outils pour comprendre le métier, pour comprendre sa difficulté, pour gérer les mariés, gérer les prestataires. Donc on peut dire que pendant ces trois saisons où j’étais stagiaire de wedding planner que j’ai appris le métier. Mais puisque j’étais très pragmatique à l’époque, j’ai voulu finir mes études, trouver un CDI, me rassurer financièrement. Et dès que j’ai eu mon premier CDI dans les six premiers mois, je me revois sur Wix.com à écrire mon premier site internet et déposer ma marque. Donc on va dire que j’ai fait ma formation pratique durant mes études de droit. Et dès que j’ai pu avoir la liberté et la sérénité financière, j’ai créé D Day. Et au début, c’était une aventure déjà très solitaire parce que, contrairement à aujourd’hui, il n’y avait pas une équipe, j’avais un coin de bureau, un logo très différent d’aujourd’hui et beaucoup d’amis qui m’ont beaucoup soutenue et qui sont venus dans les premiers mariages. Mais c’était la belle époque, il y a 8 ans, c’était drôle. Les premiers mariés sont adorables puisque finalement ils ont été aussi le début de D-Day. Donc on peut dire que d’année en année, on s’améliore avec le temps, on devient meilleur évidemment. Il y a 8 ans, je ne sais pas si j’étais une bonne wedding planner, mais en tout cas j’ai mis tout mon cœur à l’ouvrage et j’avais une super formation grâce à ces deux wedding planners qui m’avaient vraiment appris tout ce qu’il fallait apprendre. 

Tu as fait ce qu’il faut, tu as appris vraiment par la pratique et par les formations.

Oui. En fait, je m’étais renseignée parce qu’il y avait déjà des formations. Peut-être que je vais mettre mes consœurs à dos quand je dis ça, mais il y a vraiment un business de formations. Et ce business, il était presque arrivé en même temps que les wedding planners. Les wedding planners sont à peine arrivées en France qu’elles étaient déjà formatrices. Et donc, je m’étais renseignée, il y avait une formation à Paris qui coûtait les yeux de la tête pour très peu de jours de formation. Et non seulement je n’avais pas les moyens financiers, mais je me suis dit que pour moi c’est vraiment un métier pratico-pratique. Donc j’ai décidé, en effet, de suivre la voie pratico-pratique. 8 ans après, les écoles de formation se sont démultipliées et on me pose beaucoup de fois la question sur les réseaux « Élodie, qu’est-ce que tu nous conseilles comme formation, comme école ? », etc. Et j’avoue que je suis encore aujourd’hui très terrain. Le terrain, le terrain. C’est bien si elles peuvent accompagner de formation théorique, mais avoir une formation théorique par une vraie wedding planner est encore mieux, c’est-à-dire une wedding planner qui est sur le terrain et pas une wedding planner qui a fait deux ou trois mariages il y a 5 ans et qui fait aujourd’hui du business le fait d’apprendre le métier. Je ne suis pas du tout comme ça, je suis sur le terrain. Et quand j’apprends mon métier à mes franchises, je leur apprends vraiment comme je le sens, comme je le fais et je pense que c’est la meilleure école. Mais à contrario, j’ai bien compris qu’il y avait un besoin de formation, et même en théorie, et c’est pour ça d’ailleurs que je participe à l’ouverture d’une école au printemps qui s’appelle Enjoy Your Job dans laquelle je serai formatrice. Et on mettra en place évidemment une formation pratique parce que, pour moi, la formation théorique ne suffit pas. De toute façon, pour moi, c’est la pratique.   

Donc si je comprends bien, la meilleure façon d’être formé par tes soins, c’est de rejoindre ta franchise pour le moment. 

Ouais, la meilleure façon d’être formé par mes soins, c’est de rejoindre ma franchise, c’est sûr. On est loin d’avoir fini, on n’est que sur le début du chemin. Pour moi, c’est le monde entier qui s’ouvre à nous donc on a encore plein de franchises à ouvrir. Et puis, dans quelques mois, ce sera cette école de formation qu’on va faire à Lyon et qu’on va développer après un peu partout en provinces, Enjoy Your Job, dans laquelle j’aurai une grande participation sur la formation. Et je permettrai à certaines de ces personnes qui suivront la formation de venir sur des mariages D Day. Donc il y aura ça. Mais de toute façon, on va être clair, on ne peut pas donner les mêmes secrets en formation comme ça sur des filles qu’on voit une ou deux semaines que je vais donner tout mon temps, mon énergie et mes secrets à mes franchises, on travaille pour la même marque, pour la même direction. Donc évidemment, c’est des formations très différentes. 

J’aimerais bien qu’on revienne justement sur la chronologie. Tu as dit que tu t’étais lancée en fin 2009 où tu lances ton premier site Wix. Comment est-ce que tu fais pour trouver tes premiers clients à ce moment-là ?

C’est grâce à ma formation pratique, on revient là-dessus, les wedding planners qui m’ont formée ont eu confiance en moi et elles m’envoyaient leurs doublons. Et c’est comme ça que j’ai eu mes premiers clients, les doublons des wedding planners qui m’ont formée. Et d’ailleurs, ce matin j’ai envoyé un doublon à une stagiaire de l’année dernière parce que toutes les D Day girls sont prises et la stagiaire a créé son entreprise. Du coup, j’ai eu un prospect, je lui ai dit « tiens, je te l’envoie ». Et c’est cool parce que ça permet de rendre la pareille finalement. Et c’est comme ça que j’ai mes premiers clients, les doublons des wedding planners. Et puis, une fois que tu fais un, deux, trois mariages, tu te fais un petit peu aussi ton carnet d’adresses, ta réputation. Et puis, c’est du bouche-à-oreille. 

C’est ce que tu appelles les doublons. C’est marrant, on en parlait, lors d’un précédent podcast, du fait de faire son réseau déjà avec tes consœurs et tes confrères parce que c’est vrai que l’univers du mariage est assez spécial dans le sens où il peut y avoir plusieurs mariages le même jour. Et forcément, quand c’est toi qui gères tes propres mariages et que tu es sur le terrain, tu ne peux pas te démultiplier. 

Je cherche un don d’ubiquité, je paierais vraiment cher pour ça, mais là, clairement, je ne suis pas dessus. 

Ouais donc c’est vrai que ça peut aussi être une bonne stratégie plutôt que d’aller tous azimuts à aller sur les réseaux, aller sur les plateformes. C’est déjà d’aller voir ceux qui font le même métier que toi dans ta région et puis voir s’il n’y a pas des partenariats à faire. 

Le réseau et les plateformes, je suis hyper convaincue par tout ça. Je suis très réseau, Instagram est la continuité de moi. C’est intéressant, mais il ne faut pas vendre du rêve aux mariés, il faut vendre du concret. Les mariés le ressentent quand on a l’expérience ou pas donc il faut aller chercher l’expérience. On peut communiquer sur les plateformes, les réseaux et en même temps aller chercher l’expérience, aller chercher les mariés. Il y a des nouveaux qu’on appelle les petits chats, il y a plein de petits chats qui se créent chaque année, des bébés wedding planners qui envoient du lourd avec des nouveaux sites, des belles photos, de shooting, etc., mais elles le savent, on le sait, elles n’ont pris aucun mariage sauf que les mariés ne le savent pas. Et quelques fois, c’est bien dommage parce que les filles ont fait une semaine de formation théorique, elles n’ont jamais foutu les pieds sur un mariage, elles n’ont aucune formation pratique. Et ça, ce n’est pas bon. Je préfèrerais que les filles viennent nous voir et nous disent « je voudrais faire des mariages », « ouais, OK, d’accord », on en parle. Je reçois quelques fois sur des mariages des filles qui sont en création et qui veulent justement accentuer cette formation pratique qui leur manque cruellement. Et puisque je fais finalement partie des anciennes avec cette carrière de 8 ans, ce qui est finalement vieux dans le métier, on a envie que le mot « wedding planner » ait un sens, qu’il soit digne. Et pour qu’il soit digne, il faut que le maximum de ces wedding planners soient bonnes. Et c’est pour ça aussi que je me lance dans la formation comme je l’entends parce que plus les filles le feront de façon professionnelle, plus les gens diront « ah ouais, wedding planner, c’est un joli métier, c’est classe et c’est professionnel » et pas juste qu’on enfile des perles. 

Ouais, je crois que c’est une bataille qui est assez compliquée à gagner et c’est valable dans tous les métiers qui se développent. C’est la rançon de la gloire, j’ai envie de te dire. Et dans tous les métiers où c’est « assez simple » de se lancer avec un site web, avec des photos, comme tu l’as dit, il y aura toujours des opportunistes qui essaieront de se lancer. Donc il faudrait peut-être mieux réfléchir, et je pense que ça existe, à des sortes de label qui permet d’identifier les professionnels qui ont déjà fait des mariages, qui ont une certaine expérience ou qui ont suivi telle ou telle formation.

C’est vrai qu’il y a des labels comme ça. Je fais partie de l’ASSOCEM qui est un label, tu le connais d’ailleurs. Mais c’est vrai que ça ne labellise pas l’expérience. D’ailleurs, c’est la discussion qu’on a quelquefois.

C’est toujours le problème, comment est-ce qu’on labélise l’expérience, comment est-ce que tu évalues l’expérience de quelqu’un ?

Une personne qui a fait zéro mariage et une personne qui en a fait 5, ça se voit, ça se ressent. Et une wedding planner qui vend un mariage à des clients doit avoir fait au moins 5 mariages. Pour moi, 5 mariages en stagiaire, en formation, c’est la base. J’en ai fait une trentaine avant de me lancer, mais c’est parce que j’étais au taquet. Mais déjà 5, c’est ce que je préconise. Et en plus c’est cool d’aller voir comment les consœurs font le job. 

Oui. Et puis c’est bien aussi d’en faire plusieurs pour voir les spécificités des unes et des autres, voir comment chacune travaille parce que j’imagine que chacun fait son travail différemment, il y a des bonnes choses à apprendre à droite et à gauche.   

Ah ça, je suis totalement d’accord. Entre la wedding planner d’Angers et la wedding planner de Bordeaux, elles n’avaient clairement rien en commun et j’ai pris un peu de chacune, en tout cas ce qui me ressemblait le plus, et puis j’ai rajouté ma touche. Et c’est D Day. Et on en discute quelques fois avec ces deux femmes, elles me disent « en fait, tu n’as rien en commun avec nous, mais la seule chose en commun que tu as avec nous, c’est de bien faire ton métier ». Parce qu’en effet, comme tu l’as dit, on est toutes très différentes, on doit faire le métier de façon différente, mais il doit être fait professionnellement et que les mariés, au bout, ne pêchent pas d’une mauvaise formation et d’un néant de formation. 

Quand tu dis que chacun fait son travail différemment, est-ce que tu pourrais être un peu plus explicite, sur quoi est-ce que tu peux vraiment avoir ta spécificité quand tu organises un mariage ? Puisque quelqu’un qui ne connaîtrait pas forcément le domaine te dirait « un mariage, c’est un mariage et on l’organise de la même manière ».

Oui, c’est vrai que de l’extérieur on se dit « la wedding planner, elle cherche des prestataires, elle accompagne en rendez-vous si elle le souhaite et puis, le jour J, elle est là pour gérer les choses ». Mais ça, c’est 20 % de mon métier parce que les 80 % autres, c’est être là avec mes mariés, les conseiller, les rassurer, les écouter, les détendre, c’est la relation avec les mariés qui fait notre plus-value. Hier, justement, j’ai passé pas mal d’entretiens pour faire mon équipe de cet été et dedans il y avait une fille qui a fait une formation théorique et qui cherche justement à faire une formation pratique avant de créer sa boîte, ce qui est très bien d’ailleurs. Et elle me dit « de toute façon, Élodie, vous pourrez bien me donner tous vos conseils et tous vos secrets, je ne serai jamais Élodie de l’agence D Day » parce qu’elle n’a pas le même caractère ni la même personnalité que moi. Et finalement, je le vois rien que dans l’équipe, on est 22 Day girls chez D Day, et dans les 22 elles sont formées exactement de la même façon en théorie, en pratique, etc., mais 22 personnalités différentes font que finalement ça convient à des mariés très éclectiques et très différents. Je suis certaine que les mariés qui ont pris Adeline en Aquitaine, s’ils m’avaient rencontrée, moi, en Aquitaine, ils auraient dit « non, peut-être qu’Élodie, sa personnalité colle moins ». Donc je pense que c’est une question de personnalité, c’est pour ça qu’on apporte des choses différentes. Évidemment, la base est la même, mais la personnalité fait qu’on fait des choses différentes. Et ma personnalité a créé finalement aujourd’hui les fondations de D Day, par exemple l’accompagnement à tous les rendez-vous. Mes consœurs wedding planners se moquent de moi quelques fois, elles disent « Élodie materne ses clients ». En effet, j’aime bien les materner, ces clients, et ils aiment bien ça aussi d’ailleurs quand ils viennent chez D Day. Je les accompagne dans tous les rendez-vous. Les wedding planners font très souvent les visites de lieu, mais je fais aussi les essayages de robe de mariée, je suis là pour l’essai make-up et coiffure, je les accompagne s’ils veulent de moi pour les alliances. Je les accompagne là où ils veulent. J’ai besoin de cette relation avec les mariés et les mariés adorent cette relation avec moi. Et c’est ce qui a fait la marque D Day, la proximité. D’ailleurs, on cherchait sur mon site hier avec mon webmaster le mot pour définir ça, c’est le côté un peu familial de l’histoire. Donc j’ai créé une agence familiale et les mariés font partie de la famille et je crois qu’au bout d’un an et demi, je fais aussi partie un petit peu de la leur, et c’est ça qui est cool. C’est pour ça qu’on fait toutes nos métiers de façon différente parce que la personnalité a tellement de place dans ce métier qu’on ne peut pas toutes le faire de la même façon.

C’est sûr qu’au-delà d’acheter une prestation, ils achètent…

Une personnalité ?

Et un wingmen pour leur mariage puisque c’est vrai que tu vas être toujours avec eux donc il faut que ça fit, c’est sûr. Il faut que ta personnalité fit avec celle de tes clients.

Ouais, c’est le feeling. Je dis tout le temps que les mariés viennent pour D Day, par exemple quand ils m’appellent ou que je reçois des mails, parce qu’ils ont aimé D Day, l’esprit, etc. Par contre, ce n’est pas D Day qui va me faire signer. Ce qui va me faire signer avec les mariés, c’est parce que, comme là j’ai un rendez-vous prospect tout à l’heure juste après le podcast, on se rencontre, on voit si le feeling passe, on voit si eux adhèrent avec ma façon d’être. Parce que je suis bavarde, je suis expressive, je parle vite, ça peut saouler des gens et il y a des gens qui peuvent adorer, bref il y a toujours plein de gens très différents. Et puis, je vois aussi si j’arrive à les comprendre. En gros, le feeling est des deux côtés donc c’est important. Et c’est finalement ça qui va me faire signer ou pas avec des clients. Les 20 %, c’est « oui, Élodie est top, elle a de l’expérience », etc., mais ce n’est pas ça qui me fait signer. Ce qui me fait signer, c’est la magie qui doit se faire entre les mariés et la wedding planner. Et ça, c’est beau.

Et le fait de faire tous tes rendez-vous avec tes clients, est-ce que c’est quelque chose que tu demandes aussi à toutes tes franchisées, est-ce une marque de fabrique à toutes ?

Exactement, c’est la marque de fabrique. Et chez D Day, que tu fasses un mariage à Lille ou à Biarritz, tu auras exactement le même service sur ça, sur ce qui est les fondations D Day. Les lettres majuscules de D Day, c’est le côté proximité avec les clients, l’accompagnement avec nos mariés, et c’est important.

Et ça me fait rebondir sur un point, c’est que quand tu fais tous les rendez-vous, et admettons que tu aies un couple qui te demande de venir à 10 rendez-vous, même toi, par rapport à ta prestation, par rapport à ton taux horaire, je ne sais pas si tu le calcules…

Non, il ne faut pas. Dans ce métier, il ne faut pas calculer le taux horaire sinon on fonce pour partir et faire d’autres métiers. On ne le fait tellement pas pour l’argent qu’il ne faut pas calculer ça. Mais je vois ta question, c’est : est-ce que j’accepte toujours. Oui, j’accepte toujours déjà parce que mes clients n’abusent pas trop. Puis quelques fois, quand ils abusent un petit peu, ça ne me dérange pas parce que ça va s’équilibrer avec mes clients qui habitent aux États-Unis, en Australie ou en Irlande où je fais tout en visio et évidemment on va moins bavasser autour d’un verre de vin. Donc ça s’équilibre. En effet, il y a des mariés qui ont plus besoin d’être rassurés, qui ont plus besoin de m’appeler, plus m’envoyer des mails et qui ont besoin de me voir, je préfère prendre ce temps-là pour eux, c’est important pour eux. De toute façon, si tu ne prends pas ce temps pour eux, ils ne vont pas se sentir bien. S’ils ne se sentent pas bien, ça va coincer, on n’aura pas une bonne relation donc on va avancer à contre-courant et ce n’est pas bon pour moi. Donc j’accepte toujours et ils le savent d’ailleurs. Et s’ils écoutent ce podcast, ils diront « c’est vrai qu’on aime bien Élodie ». Mais c’est mon métier. Et là, je suis partie en vacances annuelles. Une fois l’année, je pars 2 semaines à l’autre bout du monde, je coupe tout. J’ai intérêt de prévenir 2 ou 3 mois avant, je les prépare à mon départ, je ne suis pas là pendant 2 semaines. Et quelques fois, ça fuite un peu sur Instagram parce que je suis quand même sur Insta pendant mes vacances, j’aime bien. Et il y a des mariés qui me disent « Élodie, tu peux juste répondre à cette question ? » Je les ai habitués à ça, mais ça me va parce que c’est comme ça que je vois le métier, que je veux le faire.   

D’accord. Et qu’est-ce qui a fait que tu t’es lancée dans la franchise ? Ce que j’ai remarqué, c’est qu’il y a beaucoup de wedding planners qui exercent seules ou avec des stagiaires, il y a très peu de « grosses agences » avec 4 ou 5 salariés. Et la plupart du temps, quand on cherche à se développer, c’est vrai qu’on pense qu’il y a quelques franchises. Je pense que tu es parmi les plus grosses en France, tu me contrediras si je me trompe. Qu’est-ce qui a fait qu’à un moment donné, tu t’es dit « il faut que je me développe, il faut que je lance ma franchise », qu’est-ce qui a été le point de bascule et à quel moment ? Je crois que tu m’as dit tout à l’heure que c’était après 4 ans. 

Ouais, c’est ça. Déjà rien que mon équipe, je vais sortir cette phrase : on est fière aujourd’hui, peut-être que ça ne durera pas très longtemps, mais oui, on est la franchise la plus importante de France de wedding planners et on est très contentes. C’est très fluctuant, mais en tout cas, aujourd’hui, c’est nous. Et ça s’est fait de façon tellement naturelle parce que je n’avais pas du tout prévu ça dans ma carrière. Encore une fois, on revient au début de ma carrière en mode « déjà si j’arrive à faire quelques mariages, ce serait super » et puis « si j’arrive à un peu en vivre, ce serait super », et « j’en vis, c’est génial ». Donc step by step, j’ai repoussé la lune à chaque fois et j’ai essayé de l’attraper. Et comment ça s’est passé ? Je vivais à Dijon parce que j’ai fait mes études à Angers puis à Bordeaux, puis l’amour m’a emmenée à Dijon. J’ai bougé un peu partout. À Dijon, j’ai eu ce fameux CDI donc j’ai créé D Day. Et c’était sympa, Dijon. J’ai vraiment apprécié Dijon, la Bourgogne et tout ça, mais j’avais envie de redécouvrir une grosse ville puisque je venais quand même de Bordeaux. Et donc, au bout de 4 ans à Dijon, je me suis dit que j’ai envie de partir un peu plus loin. Et Lyon s’est dessiné à moi assez naturellement. Et à Dijon, j’avais une fille qui s’appelle Cindy qui a été ma première stagiaire d’ailleurs chez D Day, qui est venue la première année en stage, qui a voulu revenir sur la deuxième saison en stage. Et puis la troisième saison, elle commençait à être un peu ma sous-traitante parce que quand il y avait des demandes où je n’étais pas disponible, je lui envoyais. Donc il y avait une relation avec Cindy qui définissait au milieu du travail, mais qui n’avait pas été en mode « c’est ma franchise ». Et quand j’ai décidé de partir à Lyon, je ne voulais pas lâcher l’agence de Dijon puisque j’avais vraiment bien développé. On avait vraiment des belles choses de l’agence D Day à Dijon et donc j’ai proposé à Cindy de reprendre, mais encore une fois sans mettre le mot « franchise », on n’en était pas là, j’ai dit à Cindy « écoute, tu m’aides à continuer à m’occuper de Dijon puisque je vais vivre à Lyon, je vais créer une agence indépendante à Lyon où je vais devoir recommencer le game. » Et donc, pendant un an, je faisais les aller-retour, on travaillait l’agence de Dijon ensemble. Et puis, au bout d’un moment, Lyon a très vite évolué, j’ai eu beaucoup moins de temps pour refaire les aller-retour et j’ai tout simplement proposé à Cindy de prendre la gestion de l’agence de Dijon officiellement avec le nom de franchise. Et donc, on était toutes les deux. Et il y a eu des petits articles de journaux qui expliquaient qu’on était toutes les deux des franchises. Et puis, il y a eu une fille qui m’a appelée en Bretagne en disant « j’ai vu que vous avez une franchise, un système de franchise m’intéresserait ». Je n’avais pas du tout imaginé ça, encore une fois, ça s’est fait très spontanément. Et donc Chloé en Bretagne m’a appelée pour me dire ça, je lui ai dit « oui, oui, en effet ». Alors on a mis en place un prix d’entrée et une formation, on a mis tout ça en place. Et quelques semaines après, c’est une fille de Nantes qui m’appelle, ce qui est très drôle d’ailleurs parce que c’est Éloïse à Nantes qui était stagiaire avec moi chez Les Mariages de Cécile à Angers 10 ans auparavant, et me dit « écoute, c’est fou, la vie nous fait que j’ai compris que tu ouvrais des franchises ». Donc les trois premières franchises sont arrivées très spontanément, sans que je fasse de recherche de franchise ou quoi que ce soit. On était 4. Et puis, TF1 est venu filmer la vie chez D Day, que ce soit dans nos rendez-vous, notre agence et en jour de mariage. Et donc, on est passées sur Sept à huit un dimanche soir de grande écoute et ils ont parlé qu’on faisait de la franchise. Et puis, on a été évidemment débordées de demandes donc on est passées de 4 à 10 assez rapidement et en un an et demi on est passées de 10 à 22. Je ne l’ai pas cherché comme aventure, mais c’est une belle aventure. Et ce qui est cool, c’est que je ne suis pas en période de recrutement, c’est des gens qui croisent ma vie, qui viennent vers moi, on discute, on voit si ça matche et on voit si elles rentrent dans l’aventure. 

Ça veut dire qu’à 22, est-ce qu’il reste de la place sur le territoire français? 

Ouais. Je colorie une carte de France avec des feutres à l’ancienne. Il reste l’Alsace, j’ai hâte de l’ouvrir. Il reste la partie niçoise parce que là j’ouvre la Provence donc je n’ai pas la partie Nice, les Alpes-Maritimes, la Corse. En fait, je ne cherche pas à ouvrir, je cherche des rencontres. D’ailleurs, ce qui était très drôle, c’est que les premières franchises ne se sont ouvertes que dans l’Ouest. On a vu que j’avais un ADN de l’Ouest parce que j’ai ouvert la Bretagne, l’Aquitaine, les Pays de Loire. J’ai ouvert l’Ouest. Et donc, comme je t’ai dit, c’est drôle parce que c’est l’ADN de l’Ouest qui revient. Et puis, j’ai ouvert vraiment au fur et à mesure, mais il reste encore pas mal de choses, il reste la Dordogne, la Charente-Maritime et puis surtout, puisqu’on ouvre à l’Europe, on a Bruxelles, Genève. Et je suis toujours impatiente de me dire « le jour où je vais ouvrir Londres », « le jour où je vais ouvrir tout en Europe » et puis « le Canada, les États-Unis ».

Les pays anglophones, c’est vrai que ça va être un cap. 

Oui, Londres va être un cap. D’ailleurs, je discutais avec plein de jeunes filles, souvent des Franco-Anglaises, qui sont intéressées. Mais j’appelle ça une adoption. À chaque fois quand je leur prête ma marque comme ça, c’est une adoption importante pour moi donc ce n’est pas parce que je veux absolument ouvrir Londres que je vais ouvrir Londres avec une personne que je ne sens pas à 100 %. On reste dans cet esprit familial. Même si on est 22, la marque est très importante pour moi, c’est vraiment mon bébé. Et quand je prête mon bébé à l’adoption dans un territoire, que ce soit un pays ou une région, je fais ça vraiment avec beaucoup d’attention. Donc il reste de la place du monde entier et quelques places en France. 

Et donc, ça veut dire que quand tu recrutes quelqu’un, quelque part tu cherches plus un feeling plutôt que des compétences ou autres, il faut vraiment que ça matche à ce niveau-là. 

Je ne recherche aucun CV. J’ai un CV de droit public alors personne ne m’aurait recrutée en wedding planner si on regardait les CV. Non, non, je m’en fiche un peu du CV. Ce qui compte pour moi, c’est une personnalité et une passion. Il y a bien un truc que je ne pourrais pas leur apprendre, c’est la passion. Ce métier ne sert à rien sans passion, il faut qu’il soit passionné et passionnant parce qu’on travaille des heures, tout à l’heure tu parlais du taux horaire qui est assez anecdotique, on travaille le samedi, nos clients sont toujours dispos entre 18h et 21h donc on travaille très tard le soir, on ne décroche jamais. Donc s’il n’y a pas la passion, on ne tient pas un an. D’ailleurs, il y a un turn-over de dingue et un pourcentage assez fort de filles qui créent des agences de wedding planner et qui coulent un an après parce qu’elles ne se rendent pas compte de l’énormité de ce métier, et que si tu n’as pas la passion, tu ne vas pas loin. Donc il faut la passion, il faut l’envie, il faut un sourire à toute épreuve. Chez D Day, normalement tu as dû voir que notre com est vraiment sur le smile et c’est sincère, ce n’est pas juste un sourire de façade. On veut être le soleil de nos mariés quand ils en ont besoin, c’est important. Pareil, je ne peux pas apprendre ça aux gens, c’est un caractère. Et puis, tout simplement la curiosité d’apprendre et le dynamisme. En gros, toute personne avec un petit côté pétillant dans l’œil et une passion, j’en ferais une super wedding planner, je n’en doute pas.

Et quelles sont les conditions requises ? Et j’imagine que tes études en droit ont dû t’aider pour ton contrat de franchise. 

J’avoue que les contrats sont un peu longs, je crois qu’ils font 54 pages. Mais il y a une avocate spécialisée puisque, évidemment, j’ai fait du droit public, j’ai eu quelques prismes du droit de travail, mais c’est tout. J’ai une super avocate, une femme d’ailleurs. On a fait des équipes un peu femmes, manque d’homme dans ce métier, clairement pas dans le métier de wedding planner puisque ce n’est que des femmes, mais dans les métiers de l’entrepreneuriat en tout cas. Donc j’ai une super avocate qui m’a fait des super contrats. Quelle était la question ? Excuse-moi, je parle tellement que je me demande quelle est la question. 

Les conditions pour te rejoindre, surtout financières puisque j’imagine que c’est la question qu’on doit te poser assez régulièrement par rapport à ça.

Oui, exactement. J’ai souhaité un droit d’entrée raisonnable, raisonné et argumenté. Il y a des consœurs en wedding planners qui prennent des droits d’entrée assez importants, ce que je comprends puisque c’est quand même un risque, c’est quand même beaucoup de temps, etc. Quand j’ai commencé D Day, je n’avais vraiment pas d’argent du tout et je me dis « combien est-ce que tu aurais pu mettre pour que les filles te forment et te fassent rentrer dans une franchise ? » Si on fait une petite parenthèse, quand j’ai créé D Day il y a 8 ans, je ne voulais pas être entrepreneuse, je voulais être wedding planner. Et j’ai essayé de soudoyer la wedding planner de Bordeaux qui me formait pour qu’elle me prenne avec elle sous son aile et sous sa marque. Je voulais être wedding planner, pas créer une entreprise. Ce qui est assez drôle parce qu’aujourd’hui, je me vois vraiment comme une entrepreneuse et c’est ça qui m’anime avec mon métier de wedding planner. Mais en vrai, s’il y a 8 ans il y avait eu une autre Élodie qui me dit « tu peux rentrer en franchise sous ma marque », j’aurais été ravie de ne pas faire tout ça. Donc quel argent j’aurais souhaité mettre dedans et qui était argumentable : pour moi, c’est clairement le coût d’une organisation de mariage. Pour moi, une fille qui rentre chez D Day en tant que franchise, elle doit payer assez le prix moyen de ce que paie un client D Day. Donc ce sont les conditions financières pour rentrer. Et puis, évidemment elles ont une commission. À chaque fois qu’elles rentrent du chiffre d’affaires, elles ont une commission à me rendre qui varie en fonction de la région, du territoire et pas mal de choses. Mais c’est les conditions financières qui sont à mon sens en tout cas, des conditions financières qui sont facilement remboursables dès qu’on a signé une ou deux organisations totales. Je dis aux filles « normalement dans les 6 mois, vous avez remboursé ce que vous m’avez payé pour rentrer, vous avez remboursé vos frais de départ entreprise et vous partez avec une ardoise blanche ». Parce que le but avec la franchise D Day, c’est que c’est un accélérateur de carrière. 

Ouais. Et la commission, tu es entre quel et quel pourcentage ?

Entre 10 et 20.

Entre 10 et 20 %, d’accord. OK. Et donc, j’imagine qu’il y a beaucoup de leads qui rentrent chez toi, surtout d’un point de vue marketing, tu disais que c’est un accélérateur. À partir du moment où elles rentrent, est-ce que tu les dispatches en fonction des lieux ? Je crois que toutes tes franchisées ont aussi un profil sur les réseaux sociaux ou sur les plateformes.

Ouais, c’est très important parce que, comme je t’ai dit tout à l’heure, les gens viennent pour D Day, mais signent pour une personnalité. Donc il faut que cette personnalité soit présente. Et c’est pour ça que je n’ai pas voulu qu’elles se mettent toutes derrière moi alors qu’on ne se ressemble pas. Le but étant la pluralité de personnalités, je pense que c’est ce qui fait la force de D Day. Donc oui, elles sont toutes présentes sur les réseaux de façon indépendante même si elles sont présentes de façon D Day. Je m’occupe de la communication donc si elles sortent un truc un jour qui dépasse de D Day, elles savent très bien qu’elles reçoivent un petit mot gentil pour dire « non, pas ça ». Mais ta question était : comment je répartis les leads. Assez simplement, c’est qu’elles ont toutes une région donc en fonction de la région que les mariés demandent. Et puis, il y a des régions qui se sont développées. La région des Pays de Loire, qui est notre région, s’est énormément développée. Donc elles sont deux à Nantes, c’est ce qu’on appelle une franchise et une sous-franchise. Donc Éloïse à Nantes, celle qui est rentrée au tout début, a aujourd’hui une sous-franchise. Du coup, la sous-franchise est menée par la franchise et la franchise reçoit les choses de moi. Il y a une petite hiérarchie qui s’est fait comme ça. Et j’ai créé une agence au Mans, chez moi, depuis 8 mois et ça cartonne. Et je suis très contente parce qu’en vrai, je n’aurais jamais cru que ça fonctionne en Sarthe. Et je cherche à ouvrir à Angers donc si tu as des connaissances à Angers, j’aimerais y ouvrir une sous-franchise parce que ça cartonne bien aux Pays de Loire pour cette marque qui a clairement un ADN de là-bas. 

Est-ce que tu veux dire qu’au Mans, c’est toi qui as monté l’agence ou est-ce une franchisée à toi qui a fait une sous-franchise ?

C’est une franchise à moi, Stéphanie, qui est venue. Je n’avais pas vendu le département, j’avais vendu des Pays de Loire sauf la Sarthe. Je me suis dit que c’est chez moi, je le garde. Et puis, c’est une rencontre d’une fille qui a finalement des liens avec ma famille sans le savoir. Encore une fois, c’est plutôt la rencontre qui fait l’opportunité et qui fait ouvrir la franchise que l’inverse. Et c’est ce qui s’est fait avec Stéphanie, une belle rencontre, des liens finalement plus proches que ce qu’on pensait. Et elle a ouvert il y a 8 mois, elle cartonne. Et je suis très fière que D Day le Mans cartonne. 

Et qu’est-ce que tu fais au niveau national pour faire travailler la marque, comment est-ce que tu organises tout ça ? Puisque ça doit être aussi assez chronophage à gérer, toutes les communications, et tu l’as dit, tu dois surveiller un peu la communication de tes franchisées. J’imagine que tu as toi-même tout un travail à faire au niveau national histoire de développer ta marque et faire en sorte que les franchisées y voient aussi un retour au final. Puisque quand on fait partie d’une franchise, et je l’ai été aussi donc je sais de quoi je parle, on attend un petit peu un retour. C’est vrai qu’il y a l’aspect formation au début, mais on espère clairement avoir des retombées assez régulières du fait qu’on rejoint un réseau et une marque. Est-ce que tu fais des actions particulières depuis que tu as cette franchise ou est-ce que tu continues comme ça ton petit bonhomme de chemin et à communiquer et qu’au final ça va très bien et que les franchisées sont contentes ? 

J’ai toujours été très proche, la communication me branche. Et dès le début, je faisais des interviews radio, j’ai été sur la télé régionale puis nationale, je suis intervenue sur TF1, M6, TMC, France 3. Donc j’ai toujours beaucoup communiqué sur ma marque. Le fait qu’il y ait des franchises, ça vient juste axer. Par exemple, ce qu’on fait là aujourd’hui, c’est discuter de la franchise parce que c’est quelque chose qui intrigue. Et en effet, puisqu’on fait partie des grosses franchises, c’est ce qui est aujourd’hui l’axe d’entrée pour discuter de D Day. Vous êtes nombreux à m’interviewer sur ce genre de choses. J’aime bien aussi, par exemple, qu’une fois l’année D Day ait un article dans un magazine. La dernière fois j’ai choisi Gala, ça m’avait fait rire, je me suis dit que quand ma mère va ouvrir Gala et qu’elle va voir sa fille et équipe, c’était le truc. Une fois l’année, j’essaie d’avoir un impact national important. Et sinon, c’est de la continuité, des blogs, diffuser sur des blogs assez importants et diffuser sur les podcasts, matcher l’onglet presse de site. Et puis, aujourd’hui c’est les réseaux sociaux qui m’animent, qui me passionnent et donc je passe pas mal de temps à créer des choses. Par exemple, à Noël on s’amusait à créer une vidéo avec les 22 filles en chantant Mariah Carey avec nos red dress et nos pulls moches de Noël aussi. On fait plein de choses. Et finalement, avec le temps, on se rend compte que la communication journalistique est importante, mais la communication en réseaux sociaux est devenue autant importante. Et donc, je passe beaucoup de temps sur ça pour faire monter la marque. Là, j’ai une intervention dans des séminaires d’entrepreneuriat où ils viennent chercher D Day. Le but étant qu’on entende parler de la marque un peu partout pour que les filles en région soient contentes. Mais sincèrement, elles ne se sont jamais plaintes. Je leur demanderai à la prochaine réunion, on fait des réunions mensuelles, je leur dirai « est-ce que vous êtes contentes de la com chez D Day ? » Mais je pense qu’elles sont contentes vu les demandes de prospect. 

Je reviens sur Gala parce que c’est vrai que généralement les relations presse viennent comme ça, tu dis que c’est toi qui vas aller chercher les articles, ça veut dire que tu décides « tiens, aujourd’hui je voudrais être vue sur Gala donc je vais contacter Gala ». C’est comme ça que je l’ai compris.

Oui, je me suis peut-être mal exprimée. En fait, une fois que tu rentres dans le vivier des journalistes, ils t’appellent beaucoup et quelques fois pour des trucs pas tous très bien, d’ailleurs. Mais en effet, les magazines Marie Claire, Gala, Voici, tous ces trucs cherchent tout le temps et ils appellent énormément. Il y a des moments où tu dis oui et il y a des moments où tu dis non. Et donc, là j’avais envie de dire oui.  

D’accord. Donc c’était quand même quelqu’un de chez Gala qui t’a appelée et tu as dit oui.

Oui, voilà, ça s’est clairement passé comme ça. Mais en l’occurrence, ça m’a bien fait rire. Et l’intervention est avec Wedding Club. Je vais participer à des interventions où des gens viennent écouter des entrepreneurs qui avancent dans leur carrière et D Day sera représenté tous les mois dans toutes les régions de France au Wedding Club. Tout ça fait partie de la communication finalement.

Ouais, c’est ça. C’est montrer et c’est aussi avoir ses éléments différenciant comme tes red dress dont tu parles. J’imagine que c’est aussi une condition à l’entrée dans la franchise, il faut que tu aies une robe rouge.  

Si on n’aime pas le rouge, on ne vient pas chez D Day. Oui, c’est clair que les franchises ont évidemment une obligation de respecter la charte du D Day. On a parlé tout à l’heure du suivi de rendez-vous, le côté proche de ses clients, etc., il y a pas mal de choses comme ça. Elles ont aussi l’obligation de suivre une communication qui est gérée par moi. Mais elles ont pas mal de liberté en dehors de ça, elles organisent leur emploi du temps bien comme elles veulent puisque ce sont quand même des entrepreneuses indépendantes en dehors d’un réseau de franchise. Donc elles organisent bien comme elles veulent, elles sont comme elles veulent avec leurs clients. Mais en tout cas, il y a des choses à marquer en communication, elles ont l’obligation d’être sur Instagram, elles ont l’obligation de communiquer là-dessus, elles ont l’obligation que quand elles sont sur un mariage, elles doivent être en rouge, en robe rouge de préférence. La red dress est aujourd’hui aussi connue voire peut-être plus connue que D Day en tant que tel donc c’est ça qui est drôle, qu’il y ait plein de gens qui nous disent « vous êtes les wedding planners en robe rouge », « oui, c’est ça ». Donc c’est cool. En effet, elles sont libres de tout, mais sur la communication, pour que ça reste quelque chose d’assez cohérent, c’est moi qui vais donner le ton, les grandes lignes et puis elles tournent autour et elles s’amusent autant que moi sur ces choses-là. Par exemple, ce soir je leur ai dit « les filles, on se réunit toutes à 18h15 pour papoter du séminaire », elles savent que c’est moi qui donne les grandes lignes de ce séminaire qui se passe tous les ans, c’est un séminaire annuel, mais elles savent qu’elles peuvent très bien me proposer des choses, des idées. Et d’ailleurs, je valide très souvent leurs idées, c’est des très bonnes idées. D’ailleurs, le fait que D Day wedding planner ait un podcast, parce qu’on a un podcast D Day wedding planner avec des épisodes qui sortent chaque semaine, c’est D Day Suisse qui m’a dit « j’aimerais bien m’investir sur les podcasts et qu’on puisse avoir nos propres podcasts ». C’est une idée de franchise que j’ai gardée et que je trouve très cool parce qu’elles sont investies dans la marque, comme moi, c’est ça qui est top. 

Ça te fait rayonner alors que c’est d’autres aussi qui portent ta marque donc c’est un cercle vertueux qui se met en place.

Oui, je dis toujours que seule on va plus vite, mais à plusieurs on va plus loin, c’est assez bateau, mais c’est vrai. Mais c’est vraiment ce qui se passe à D Day, on va plus loin ensemble parce qu’on va toutes vers le même endroit et on y va toutes avec la même passion donc on n’est plus toutes seules. C’est le but de ça, d’ailleurs. 

Et donc, tu as dit que vous faites un séminaire tous les ans, vous faites des réunions mensuelles tous les mois. Est-ce comme ça à peu près le suivi de manière générale que tu mets en place ? 

Ouais. Je les ai quand même très souvent au téléphone de façon individuelle pour partager leur bonheur, de signature, pour répondre aux questions, pour rassurer quelques fois. Parce qu’autant je materne mes mariés, je peux aussi materner mes franchises, qu’elles ne se sentent jamais seules. Une fois que les filles sont là depuis plusieurs années, c’est plutôt de l’échange, du bavassage. pour faire du bien. On en a besoin en ce moment, ce n’est pas des moments faciles pour les wedding planners, pour le métier du mariage en général et pour les mariés aussi en particulier avec ce Covid. Donc on échange beaucoup entre nous, il y a beaucoup d’appels. Et en effet, une fois par mois on a cette fameuse réunion en visio où on s’amuse d’ailleurs beaucoup puisqu’on est contentes de se voir. Et une fois l’année, on a ce séminaire, on trépigne d’impatience du séminaire qui est dans un mois. On ne s’est pas vu toutes ensemble depuis un an, parce que j’ai la chance de les voir assez souvent quand même, mais toutes ensemble non. Donc c’est un weekend qu’on attend avec impatience. 

 Et à t’écouter, tu fais 10 000 choses en une journée. Est-ce que tu as une organisation précise, comment est-ce que tu organises tes journées ? Parce que entre tes mariés, les franchises, la communication, les relations presse, les podcasts, comment est-ce que tu t’y prends pour gérer ton temps au final ?

C’est une bonne question. Je ne suis pas quelqu’un qui a des bullets de journal, des to-do list et tout ça, je trouve géniales celles qui font ça, mais ce n’est pas mon truc. Moi, c’est beaucoup « dis, Siri, rappelle-moi dans une heure ». Merde, il s’est déclenché le Siri du coup, Siri a l’habitude que je lui parle toute la journée. Mais ça se fait assez naturellement, je n’ai pas d’organisation à la semaine parce que, de toute façon, ce n’est pas possible avec ce métier. Demain, je suis en essayage de robe de mariée avec une cliente, tout à l’heure j’ai des rendez-vous prospects, après le rendez-vous prospect j’ai un rendez-vous suivi. En fait, chaque jour et chaque semaine, c’est très différent. Là je vais rentrer dans mes visites de lieux pour 2022 parce que les lieux sont au taquet pour 2022. Donc je pars des journées entières, quelques fois pendant 9 ou 10 heures, je rentre le soir à 21h. Je ne peux pas avoir d’organisation de journée en tout cas qui soit similaire à ce qui se passe chaque jour. C’est plutôt le matin que tu regardes ce que tu as à faire, les choses en priorité. Mais mes mariés sont toujours ma priorité. D’ailleurs, j’espère qu’ils le confirmeront en écoutant ce podcast. Je ne les laisse jamais sans réponse de moi, c’est vraiment ma priorité, les franchises le savent. Les franchises, c’est plutôt l’après-midi qu’elles arrivent plus à me joindre, sinon je leur mets des rendez-vous téléphoniques. Et puis, tout ce qui est communication et tout ça, ça m’amuse donc c’est plus de l’amusement. Quelques fois, j’ai l’impression de faire ça en soir et weekend, quand j’ai fini ma journée à 20h, je vais répondre à un journaliste ou je vais mettre en place un podcast ou je vais m’occuper de mes réseaux parce que c’est un amusement. J’espère en tout cas que ça va se sentir sur mes réseaux que ça m’amuse et donc je n’ai pas l’impression de travailler. D’ailleurs, j’ai rarement l’impression de travailler à part quand je fais ma compta. 

Je crois que c’est un peu le cas de tout le monde à part les comptables. 

Ouais. Je ne sais pas s’ils kiffent à ce point leur truc, mais quand on fait un métier comme le nôtre, franchement c’est top, tu n’as pas l’impression de bosser donc c’est vraiment génial.

Ça nous amène sur le dernier segment du podcast où je vais te poser les questions habituelles que je pose à tous les invités. Je vais démarrer par une question qui serait : si tu devais revenir à tes débuts, quand tu t’es lancée et quand tu as fait tes premiers stages, et que tu pouvais te souffler un conseil à l’oreille, qu’est-ce que tu te dirais ?

N’écoute personne et crois en toi. Mais n’écoute vraiment personne. Parce que les gens autour de moi me faisaient douter, personne ne croyait en ce métier, mes proches. Et donc, ils ont failli me faire douter, ils ont failli me faire arrêter. Mais si je pouvais parler à moi-même de mes 22 ans, je dirais « tu vas y arriver » et « crois en toi parce que c’est un super métier ». 

Oui. Et puis, j’imagine que c’est les mêmes qui doivent te féliciter aujourd’hui.

Bien sûr. Mon meilleur ami sait qu’il était nul pour ça, dans le soutien. Et aujourd’hui, quelques fois il me dit « je suis vraiment désolé de ne pas avoir cru. C’est vraiment dingue. Maintenant, quand je vois ça, j’ai un peu honte. » « Oui, voilà, aie un peu honte. » 

Est-ce qu’il y a un objet, une application, quelque chose dont tu te sers au quotidien et qui te permet de mieux gérer ton activité à part Siri ? Puisque Siri, apparemment, c’était ton compagnon.

D’ailleurs, j’ai mis une voix d’homme pour avoir l’impression, je trouve ça plus cool que ce soit un homme mon assistant. Qu’est-ce qui est primordial dans mon quotidien ? Petit bambou, de la méditation puisque je suis montée sur ressort et sur pile et que je fais 10 000 trucs à la fois. Donc petit bambou me permet le soir de me déconnecter, d’inspirer par le nez, d’expirer par la bouche.

Tu fais ça le soir donc.

Oui, pour que ça me déconnecte de ma journée. 

Avant de t’endormir ou juste après ta journée ?

Non, je crois clairement que la journée de travail ne s’arrête jamais parce que, comme je te disais, souvent le soir je bosse un petit peu sur ma communication. Donc c’est vraiment avant de dormir tous les soirs, petite méditation. Et en tout cas, j’essaie de le faire tous les soirs. Et c’est mon allié pour pouvoir dormir déjà et arrêter de penser à mes mariés et au mariage et pour recommencer la journée le matin en pleine forme. Et puis, il y a le sport aussi qui est important. Mais la méditation a vraiment été un apprentissage vers mes 26, 27 ans, de comprendre à gérer et à canaliser cette énergie que j’ai en moi et qui est quelques fois un peu fatigante. 

Surtout quand on a plein de choses dans la tête, c’est très compliqué de méditer et c’est aussi compliqué de tenir sur la durée. C’est peut-être facile au début, mais pour faire ça tous les jours, on a un peu l’impression que c’est une perte de temps. 

Non, c’est hyper dur.

Et surtout quand on a plein de choses à faire. 

Oui, la méditation est hyper dure. C’est vrai qu’on pourrait croire que c’est très facile, mais, comme tu le dis, c’est très difficile et c’est très difficile de s’y coller. Mais quand on se rend compte que le sommeil est tellement meilleur quand on médite, j’ai vu l’intérêt, le sommeil profond et la déconnexion, la méditation a été une belle découverte. Alors qu’avant, je me foutais clairement de la gueule de ma meilleure amie qui méditait tout le temps, je me foutais d’elle comme mon conjoint se moque d’ailleurs de moi quand il m’entend inspirer par le nez et expirer par la bouche. Mais ça a un vrai intérêt, comme vieillir nous permet d’apprendre des choses et de devenir un peu plus sages peut-être.

En parlant de sagesse, est-ce qu’il y a des personnalités qui t’inspirent, ça peut être n’importe qui, ou des citations telles que tu te dis assez régulièrement pour te donner encore plus d’énergie et pour te motiver ?

Les personnes qui m’inspirent sont plutôt les femmes qui ont marqué l’histoire comme Frida Kahlo, comme Meryl Streep qui nous marque aussi, qui marque plusieurs générations, des femmes fortes qui nous montrent la voie. Il y a aussi Kamala Harris aujourd’hui qui est une femme incroyable, qui est quand même la première femme américaine colistier et en plus de couleur. En fait, ces femmes nous permettent d’avoir ouvert cette voie et d’être entrepreneuses aujourd’hui de façon assez naturelle. Mais il y a 50 ans, on n’aurait jamais imaginé avoir une carrière comme la nôtre sans jugement. Donc c’est plutôt des femmes comme ça qui m’inspirent, des féministes. Et féministe n’est pas un gros mot, c’est la recherche d’égalité homme – femme. Et j’en profite pour le dire, il y en a beaucoup qui se disent « féminisme, mon Dieu, gros mot » et puis ces femmes, ces Femen et tout ça. Déjà, le féminisme est la recherche d’égalité homme – femme, c’est avancer ensemble main dans la main. Donc c’est plutôt des femmes comme ça qui m’inspirent. Et j’adore Frida Kahlo, j’ai lu tous ses livres, ce petit bout de femme m’impressionne. Et on se dit qu’à côté, chaque jour, ce qu’on fait n’est pas grand-chose. 

Comment est-ce que tu vois ton activité ces prochaines années, quels sont tes prochains objectifs ? On a vu que tu en avais déjà fait pas mal en 8 ans. Où est-ce que tu te vois ? Est-ce que tu te vois toujours à Lyon, peut-être ailleurs en France ou dans le monde ?

Non. Quand j’étais plus jeune, j’avais pensé être wedding planner à New York, c’était ce que je me disais quand j’avais 20 ans. Et j’adore voyager, mais j’adore rentrer en France, je m’en suis rendu compte avec les années. Donc je serai toujours en France. En revanche, avec D Day, dans quelques années j’aimerais vraiment passer l’Atlantique. Pour moi, le jour où je passe l’Atlantique, où j’ai un D Day à Montréal, un D Day à New York, un D Day aux États-Unis, un D Day en passage de l’Atlantique, je me dirais que j’ai rendu un petit peu ce métier là où il est « né » et que je participe, avec cette petite marque française, à ce qui se passe ailleurs, et je trouverais ça vraiment génial. Donc c’est vraiment mon objectif le plus fou. Mais je me dis que tout ce que j’ai fait me paraissait déjà tellement fou il y a quelques années que je crois que l’expression est « viser la lune pour atterrir dans les étoiles ». C’est un peu ce que j’essaie de faire.

Exactement. On est arrivé à la fin de ce podcast, ça m’a fait plaisir de t’avoir, on aura appris plein de choses par rapport à la franchise. Je pense que tous nos auditeurs et nos auditrices, et en particulier ceux qui voulaient éventuellement te rejoindre, en sauront un petit peu plus sur ta marque. 

C’était cool, Benjamin. En tout cas, j’ai apprécié papoter. Et comme je t’avais dit, je suis bavarde.

Oui, c’est vrai que je n’avais pas eu grand-chose à faire donc tu m’as facilité les choses. C’est clair. Dernière chose : où est-ce que les gens peuvent te retrouver en ligne ?

Sur beaucoup d’endroits en fonction de l’âge, je rigole. Il y a évidemment Instagram, c’est là où je suis la plus présente tous les jours, toutes les heures, tous les instants. Donc mon compte sur Instagram est DDayWeddingPlanner. Et si on veut voir les filles des régions, c’est DDayWeddingPlanner_Aquitaine, DDayWeddingPlanner_Nantes, bref DDayWeddingPlanner et la région derrière. On est toujours sur Facebook parce que c’est historique et qu’il y en a encore qui nous suivent là-bas, donc D Day Wedding Planner sur Facebook. On est aussi maintenant sur Tik Tok et je m’amuse beaucoup avec depuis un an, on fait des vidéos un peu plus drôles, c’est vraiment très cool, donc DDayWeddingPlanner sur Tik Tok. On est évidemment sur LinkedIn. On est sur YouTube, c’est hyper important comme projet chez D Day, je tourne des vidéos YouTube tous les mois où je donne des conseils, des astuces pour l’organisation de mariage, je raconte les conneries qui nous sont arrivées. La dernière vidéo que j’ai faite était les anecdotes de mariage de 2020 où je raconte qu’il y a eu une énorme bourrasque de vent qui a levé ma robe, qu’il y a eu les chaises sur un mariage qui sont arrivées avec tellement de retard qu’on a couru partout, mais que personne n’a rien vu. Je raconte ce qui se passe vraiment dans les mariages. En gros, je lève le voile du mystère du mariage. Et donc c’est la chaine Agence D Day sur YouTube où je raconte ma life de wedding planner depuis 4 ans et j’essaie aussi de donner des astuces pour les mariés qui n’ont pas les moyens de prendre une wedding planner, ils suivent cette chaine et normalement ils ont assez d’infos pour essayer de se débrouiller tout seuls.   

Ça fait pas mal d’endroits, je pense qu’on n’aura pas de mal à trouver, c’est sûr. 

Si on me cherche trop.

Super. En tout cas, je te souhaite tout le meilleur pour la suite.

Merci, Benjamin.

Plein de nouvelles franchises un peu partout. Et puis, au plaisir de se reparler ici ou ailleurs.

Ça marche. Merci beaucoup, Benjamin, pour l’invitation. Et puis, belle journée et bon courage pour le montage. 

Merci, à bientôt.

À bientôt.  

Partage:

0 Commentaire(s)

Champ email invalide

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Laisser un commentaire