Faire la différence comme wedding planner sur Instagram

Podcast
232 . 2021

De Syra Sylla 23/2/ 2021

Un feed Instagram de toute beauté, épuré et ordonné, c’est ce qui nous a marqué lorsque nous nous sommes baladé pour la première fois sur le compte de Sparkly Agency. Avec plus de 11 000 followers, c’est sur ce réseau social que Sylvie Patten a misé pour faire la différence et attiré ses mariées.

“Quand j’ai commencé mon Insta Pro, il n’y avait pas encore ces story. Donc quand elles sont apparues, il m’a fallu un temps d’adaptation pour voir comment me l’approprier. Car c’est important d’avoir une cohérence, il faut voir quel contenu tu publies et de quelle façon tu publies. Moi, sur Sparkly, c’est très rare que je publie du perso, contrairement aux story. Je pars du principe que tout le monde s’en fiche, mais certains le font très bien et cela fonctionne.”

Après 10 années d’expérience dans le prêt-à-porter, la fondatrice de Sparkly a décidé de se lancer dans l’aventure de wedding planner, sans formation au préalable. Et aujourd’hui, elle fait partie des 10 agences à suivre recommandées par le bien connu média Cosmopolitan.

Dans le 9ème épisode de Carnet de Noces, Sylvie nous en dit plus sur son cheminement de reconversion, sa relation avec les autres wedding planners et nous raconte ses premiers mariages. Elle nous dévoile également les secrets de sa stratégie de communication et de recrutement, notamment via Instagram qui est devenu sa principale source d’acquisition de clients., et nous livre quelques conseils.

Les “tips” de Sylvie :

Son outil fétiche : Planoly
Ses inspirations : Nessa de “La mariée aux pieds nus” ; The Lane ; Estelle de “MC2 mon amour”
Ses livres must-read : “Pouvoir illimité” d’Anthony Robbins ; “Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une” de Raphaëlle Giordano

Sylvie de l’agence Sparkly Agency :

Site Internet : https://sparkly-agency.com/accueil/
Instagram : https://www.instagram.com/sparklyagency
Facebook : https://www.facebook.com/sparklyagency/
Pinterest : https://www.pinterest.fr/sparklyagency/

L’épisode 9 de Carnet de Noces est accessible sur notre chaîne YouTube :

La transcription de l’épisode 9 de Carnet de Noces est disponible ci-dessous !

[Benjamin] J’aimerais bien que tu te présentes pour tous nos auditeurs qui ne connaissent pas, et que tu nous dises comment tu en es venu à être wedding planner.

[Sylvie] Merci de me recevoir. Moi, je suis Sylvie, je suis Bordelaise et j’ai fondé l’agence Sparkly en mai 2018, c’était la pose de la première pierre ! La vraie première saison a été en 2019. Voilà !

[Benjamin] D’accord, tu as deux ans d’expérience, à peu près.

[Sylvie] Exactement !

[Benjamin] Oui même si on peut dire que 2020 fut une année en dents de scie.

[Sylvie] C’est ça. Je pense que c’était un peu le Vietnam du mariage.

[Benjamin] C’était la guerre, notre président nous l’a dit !  

[Sylvie] C’était une année compliquée, avec plein de jolies choses aussi qui en sont sorties. Donc, il faut toujours prendre le positif de chaque évènement. Maintenant, on espère que 2021 sera un peu plus clément.

[Benjamin] Comment en es-tu venu à devenir wedding planner ? J’ai lu que tu avais travaillé dix ans dans le prêt-à-porter.

[Sylvie] Oui c’est ça. Alors, mon expérience professionnelle la plus signifiante a été dans le prêt-à-porter. J’ai vraiment gravi les échelons petit à petit. Au début, j’étais assistante achats, après acheteuse et ensuite chef de produit dans des marques de fast fashion. Donc je me suis vraiment éclatée et épanouie. J’ai fait de très belles rencontres. Je pouvais voyager de par mon travail, j’allais négocier, sourcer, je faisais du shopping un peu partout dans le monde. C’était une belle expérience. Mais au bout d’un moment, je ne m’y retrouvais plus dans le discours de la marque, dans le savoir-être et le savoir-faire qu’on nous demandait d’avoir avec nos partenaires, donc nos fournisseurs, les fabricants de textile.

Moi, j’ai toujours travaillé sur le t-shirt sur de la maille. Et c’est vrai que petit à petit, je ne m’y retrouvais plus. À partir du moment où j’y crois, je suis passionné. Donc, à partir du moment où il y a un sens pour moi, je ne compte pas mes heures, je suis hyper investi. J’ai à cœur de bien faire mon travail, mais quand je commence à y croire, ça devient un peu plus compliqué. Quand cette passion a commencé un peu à s’effriter, j’avais envie de renouveau.

Pendant longtemps, l’entrepreneuriat m’a fait énormément peur. Je portais un regard admiratif pour tous ces entrepreneurs qui lâchaient le monde du salariat et cette stabilité que ça pouvait apporter. Je l’ai regardé avec une énorme admiration. Comment tu peux vivre sans savoir ce que tu touches à la fin du mois ? C’était un peu un pouvoir de superhéros, jusqu’au moment où je me suis rendu compte que ma passion pour le prêt-à-porter commençait à s’effriter, que je ne voulais surtout pas quitter ce milieu, du moins continuer à travailler dans ce milieu sans avoir cette passion et cette flamme.

Le métier de wedding planner est arrivé un peu naturellement, plus pour mon entourage que pour moi dans un premier temps, parce que depuis toute petite, j’ai toujours eu un modèle maternel qui était vraiment le point d’ancrage de la famille. Il y avait toujours du monde à la maison, toujours de gros diners et de grosses fêtes. Donc, j’ai toujours baigné dans cette organisation fédérée, du « faire plaisir », et recevoir.

Et bien après, quand j’ai commencé ma vie de jeune adulte, j’ai repris ce rôle très naturellement et ça a été le gros déclic. Ça a été quand j’ai organisé notre remake avec mon mari. On a renouvelé nos vœux pour nos dix ans de mariage. Et là, j’ai tout organisé de A à Z. On a pris les témoins qu’on avait 10 ans auparavant. On leur a dit de nous faire une cérémonie laïque. Ils ne savaient pas ce que c’était. Honnêtement, maintenant, je m’en veux parce que je leur ai dit de regarder sur Internet. En plus, il faut savoir que j’ai un niveau d’exigence assez élevé. Donc, je faisais angoisser tout le monde, sauf moi, car moi je leur faisais confiance.

L’organisation de ce remake, ça a été un déclenchement, parce que tous nos amis et toute ma famille me disaient que j’étais faite pour ça, pour fédérer, pour créer de bons moments. Et c’est là que je me suis dit pourquoi pas ? Et donc, ce petit déclic a eu lieu après ce remake, auquel on doit ajouter la passion du travail qui s’effritait un peu. Du coup, en rentrant du remake, au boulot, j’ai dit à ma boss que dans un an, on met Bordeaux en route. À l’époque, j’étais en région parisienne. C’était un projet de vie avec mon époux. Si on arrive à partir dans l’année, ce serait très bien. Si on n’arrive pas, tant pis. Mais quoi qu’il arrive, dans un an, je veux partir et je lance ma boite. Sparkly s’est fait très naturellement. On est venu sur Bordeaux en 3 mois. Mon mari a trouvé du travail très rapidement. Moi, je l’ai suivi après avec les enfants.

[Benjamin] Donc, ça s’est fait beaucoup plus vite que prévu.

[Sylvie] En septembre 2016, je lui annonçais qu’en juin 2017, je n’étais plus là. Mon époux est arrivé en mars et moi je l’ai rejoint avec les enfants en juillet 2017. Le temps de lancer le truc, il m’a fallu neuf mois pour qu’après, en mai 2018, le site soit en ligne.

[Benjamin] Si je récapitule, tu arrives en juillet 2017 sur Bordeaux et le temps de tout préparer, tu lances ton activité au mois de mai de l’année suivante. Donc, si je comprends bien, tu as préparé un peu tout ça. Tu as fait le business plan, tu as fait ton étude de marché. Qu’est-ce que tu avais observé à ce moment-là ? Sachant que j’ai lu aussi que tu n’avais pas fait de formation, je ne sais pas si c’est toujours le cas ou si tu t’es formé depuis.

[Sylvie] Non, je n’ai pas fait de formation wedding planner. Pour répondre à la première partie de la question par rapport au business plan, l’étude de marché, etc., je trouve que c’est hyper important. Là, avec le recul et ma troisième année d’activité, ce sont des choses qu’on remet plus sur le tapis par la suite.

Là sur 2021, c’est quelque chose que je vais remettre. Il faut se refixer des objectifs et avoir un cap clair. Ensuite, ce qui est intéressant à faire quand tu es sur l’étude de ton marché, c’est d’identifier les consœurs qui travaillent potentiellement dans le même univers que toi et sur lesquelles tu aimerais te positionner, ça te permet d’avoir une vision assez large. Je pense d’ailleurs que ça m’a découragé, quand j’ai regardé toutes les wedding planner qu’il y avait sur la région, je me demandais comment j’allais faire, alors que j’arrive de nulle part. Sur toute cette période-là, je me posais des questions : quels vont être mes objectifs ? ; qu’est-ce que je vais faire ? ; qu’est-ce que je vais mettre en place pour les atteindre ? Il fallait que je me donne des deadlines et que je travaille la stratégie pour atteindre ces objectifs. Tout ce travail a été hyper bénéfique pour moi avec beaucoup de recul parce que la ligne a été tracée. Après, il y a des choses que j’ai dû revoir, mais je savais où j’allais parce que j’avais vraiment une feuille de route.

Là, je pense au fait que je suis sur ma troisième année, que j’ai atteint mes objectifs donnés auparavant et que je dois en trouver d’autres. Il faut revoir les choses qui ont fonctionné pour les améliorer et les choses qui n’ont pas forcément fonctionné pour voir pourquoi elles n’ont pas fonctionné, et comment les améliorer. Ça me tient à cœur d’y arriver. Et c’est pour ça que je trouve que c’est très important de prendre du temps pour le faire. Moi, ce qui m’a aussi beaucoup aidé, ça a été tout ce travail de « qui est mon client idéal ? » « Comment je lui parle ? » ; « Qu’est-ce qu’il aime faire ? » ; « Qu’est-ce qu’il attend de moi ? » ; « Sur quoi je dois me positionner pour que ça fasse tilt chez eux ? » Dès le départ, il faut travailler son positionnement pour que les amoureux t’appellent.

[Benjamin] C’est énorme que tu te dises ça, parce qu’on en a parlé deux épisodes auparavant, on disait que c’était très important. C’est le genre de choses qu’on n’apprend pas forcément, ou alors qu’on apprend dans les écoles de commerce, dans des cours qui peuvent être très théoriques. Après, je pense que c’est indispensable et surtout à l’heure actuelle, parce que comme tu le dis, c’est vrai que sur n’importe quelle région, tu trouveras toujours beaucoup de wedding planner puisque c’est un métier qui est en plein essor et qui attire beaucoup de monde. Maintenant, ça m’intrigue un peu et je me demande ce que tu dis lorsque tu as vu tous ces wedding planner. Quelle a été la conclusion ? Là, tu parles du client idéal, mais c’est aussi lié au positionnement. Est-ce que suite à une étude comme celle de la concurrence, tu as identifié un credo sur lequel tu pouvais te positionner et sur lequel il y avait peut-être un peu moins de concurrence par rapport à tout ce que tu avais vu ?

[Sylvie] Ça s’est fait en deux phases. Au début, tu as vraiment ta phase d’immersion où tu es non-stop derrière ton ordi et tu passes ta vie à éplucher les blogs, les articles, les chiffres, tout ça. Et quand le constat a été de voir le nombre incroyable de wedding planner, je suis resté ébahi. Là, je me disais que ça n’allait pas être une partie de plaisir du fait de l’énorme concurrence. Après, dans un second temps, j’ai commencé mes rendez-vous prestataires et j’ai identifié tous ces prestataires qui me faisaient rêver, où à chaque fois que je voyais leur compte Instagram, je me disais que je devais travailler avec eux. Par exemple, quand j’ai découvert les Quirky, c’était pour moi des rockstars.

[Benjamin] Les Quirky, pourrais-tu préciser qui c’est ?

[Sylvie] C’est un couple à la vie. Ils sont ensemble dans leur vie amoureuse et forment un binôme dans leur vie professionnelle. Donc, Béatrice est à la photo et Jérémy est à la vidéo. Et c’est toujours des mariés hyper cool dans le bon sens du terme. C’est toujours très beau, très travaillé et simple. Quand tu vois leur travail et que tu découvres leurs photos et leurs vidéos, c’est toujours incroyable. C’est sincère et authentique, et l’avantage que nous avons à bordeaux, c’est qu’on a tellement de talent, que ce soit sur les créatrices, les créatrices de robes, les photographes, les fleuristes, les maquilleuses et coiffeuses. J’ai commencé à vraiment regarder, à vraiment essayer de me dire qu’il faut que je rencontre ces prestataires qui me font rêver. Parce que si j’arrive à travailler avec eux, forcément, je toucherai leur cible. Et je pense que ça aussi, c’est quelque chose où il faut être exigeant dès le départ. Alors des fois ça marche, des fois ça ne marche pas, de toute façon on ne perd rien. Il faut toujours essayer dans la vie. Sur un malentendu, ça peut fonctionner. Mais en tout cas, ne pas partir défaitiste en se disant qu’il a tellement de followers que tu ne pourras jamais l’approcher. Le fait d’avoir été exigeante sur cette première partie, d’identifier les prestataires qui me font rêver, ça m’a beaucoup aidé dans mon positionnement.

Pour répondre à « comment j’ai réagi face à toute cette concurrence ? », c’est que justement, quand j’ai commencé à rencontrer ces prestataires avec lesquels je voulais vraiment travailler, tous m’ont dit : « Alors oui, il y en a beaucoup, mais à partir du moment où tu trouves ta place et tu fais la différence, il n’y a aucune raison que ça ne fonctionne pas, parce que tu verras, ce sont souvent les mêmes noms qui reviennent ». Et quand un prestataire te dit ça, un deuxième, un troisième, tu te dis bon OK, je me retrousse les manches, je ne me mets pas des œillères parce que c’est toujours important je trouve de garder un esprit critique et de rester en alerte sur ce qui se fait sur le marché de ta région et partout ailleurs. Mais en tout cas, je m’étais dit OK, il y a beaucoup de wedding planner, ce n’est pas grave. Après tout, avoir de la concurrence, c’est sain. Du coup, ce qu’il va falloir que je fasse, c’est vraiment montrer ma différence, montrer mon univers et donner un maximum envie aux amoureux qui pourront se projeter sur mon travail. C’est comme ça que j’ai entrepris la chose.

[Benjamin] Déjà, c’est super intelligent de se dire qu’on va aller voir les prestataires avec qui j’ai envie de travailler et qui travaillent déjà avec les couples avec qui j’ai envie de travailler. C’est un cercle vertueux. Si tu trouves les bons prestataires, ils vont sûrement en venir à te recommander auprès des couples qui vont les consulter et ainsi de suite. C’est vrai qu’on aurait tendance à penser l’inverse en se disant que le but d’un wedding planners est d’aller trouver des couples, et une fois qu’il a trouvé le couple avec qui il va travailler, il va aller trouver les prestataires qui pourraient convenir à ces couples. Alors que toi, si je comprends bien, tu as commencé par faire l’inverse, tu es d’abord voir tous les prestataires avec qui tu avais envie de travailler. Tu leur présentes ton projet, histoire que tu aies déjà un premier contact et que lorsque tu aurais des couples avec qui travailler, tu aurais déjà ton portefeuille de prestataires qui connaissent ton univers. Donc c’est vrai, je pense qu’il y en a beaucoup qui pourraient s’inspirer de ça puisque c’est un peu contre-intuitif quand on y pense. C’est super intelligent en tout cas.

[Sylvie] Pour moi, ces fameux prestataires pour qui j’ai beaucoup d’admiration dans leur travail, c’est vrai que je me disais que demain, s’ils pouvaient devenir mes prescripteurs, ça serait bénéfique pour moi. Parce qu’il faut savoir qu’un couple, de toute façon, ça fonctionne essentiellement à la confiance.

Parce que des fois, j’ai des couples qui me contactent, qui ont déjà commencé à contacter des lieux parce qu’ils se sont dit qu’ils allaient être autonomes, parce qu’ils n’ont pas forcément envie de mettre une part du budget dans l’organisation. Quand ils te contactent, ils te disent qu’ils ont commencé à sourcer des lieux et des photographes, mais qu’ils ne s’en sortent pas, et que comme ils ont entendu ton nom, ils t’appellent ! Alors là, après, la magie opère ou pas. Mais tu sens que c’est déjà hyper différent. Parce qu’à partir du moment où le couple va attribuer sa confiance à un prestataire et que ce prestataire va en conseiller d’autres, c’est différent. Il y a une grosse différence avec le couple qui va faire « wedding planner bordeaux » sur Google et qui va t’envoyer un mail et te demander les tarifs. C’est un peu exagéré, mais disons qu’il y a une certaine notion de confiance qui est déjà un peu déjà établie.

[Benjamin] La confiance dans ton métier, c’est la clé puisqu’il faut se mettre à la place du couple. Ils te demandent d’organiser le jour le plus important de leur vie. Donc c’est normal que ça prenne une part hyper importante. Partant de là, si on revient à tes débuts, tu contactes donc des prestataires avec qui tu as envie de travailler. Tu as l’impression que ça se passe bien, et puis derrière, comment fais-tu suite à ça pour trouver de premiers clients ?

[Sylvie] Alors mes premiers clients, je ne les remercierai jamais assez. Dans ma stratégie, je pense que maintenant, j’ai l’impression que ça se fait de plus en plus. Mais pourtant tu vois, on ne parle pas d’il y a dix ans, on parle d’il y a trois ans maintenant, quand j’ai identifié des consœurs. J’ai vraiment identifié deux, trois wedding planner sur Bordeaux et deux trois wedding planner hors Bordeaux qui travaillaient déjà depuis minimum 3/4 ans et qui avaient des univers qui me faisaient vraiment envie, qui me faisaient rêver. En tout cas, des univers inspirants. Alors, je n’ai pas fait tout de suite parce que je ne savais pas comment ça allait être pris. Tout au long des rendez-vous que j’ai eus avec les différents prestataires, surtout les photographes, je me suis rendu compte que beaucoup d’entre eux étaient amis et faisaient le même boulot. Pour certains, c’était de l’amitié et pour d’autres, c’était une bonne entente entre confrères.

Et là, je me suis dit que c’était juste génial, les mecs font le même boulot, des fois dans le même univers, dans la même ville, et ils sont potes, ils s’échangent les dates quand un tel a été contacté, mais qu’il n’est pas dispo. Je me souviens, avec Stéphane Liberge, un photographe, j’avais dit que je voulais ça moi aussi avec les wedding planner et il m’avait dit de foncer. Chacune sa place et il n’y a pas forcément d’entraide et de symbiose. Du coup, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai contacté 3 wedding planner de la région bordelaise, je les ai rencontrées, ça s’est bien passé et mes premiers mariages ont été Myriam de Happiness Factory, qui avait été contactée par un couple adorable, mais en retard dans son organisation. Ils l’ont contacté en juin, ils se mariaient en septembre ! Elle avait une saison qui était déjà complètement bouclée et elle leur a donné mon nom. C’est là qu’on a une mariée qui t’appelle et qui me dit que votre nom a été donné par Myriam Happiness Factory, et on demande si je suis dispo à telle date. Oui, j’étais complètement dispo. On était en juin 2018. Je venais de mettre le site en ligne. J’avais aussi rencontré Mathilde de Unique Day, ça s’était aussi très bien passé. Et Myriam avait donné nos deux noms. Donc, j’ai fait mon premier mariage Sparkly sous le regard bienveillant de Mathilde, d’uniques day.

[Benjamin] D’accord, donc tu as été mentoré par d’autres wedding planner pour ton premier mariage.

[Sylvie] Voilà ! Elle, elle voulait absolument travailler dans ce lieu. Elle n’avait pas encore eu l’occasion de travailler dans ce lieu assez incroyable du Cap-Ferret qui la cabane Bartherotte. Moi, c’était ma première date, je me suis dit que c’était incroyable que mon premier mariage soit à Bartherotte. En plus, ils étaient hyper en retard, je me demandais comment j’allais faire. Et c’est Matilde qui m’a dit qu’elle n’avait pas encore travaillé dans ce lieu. C’était un mariage un dimanche, Matilde était bouclée le samedi sur un gros mariage. Donc elle me dit qu’elle n’aura pas le temps de s’en occuper, mais qu’elle sera là le jour J. Donc, après toute l’organisation en amont, j’ai réussi à la gérer de manière assez autonome. Donc Matilde était là, en feedback, j’ai réussi à me débrouiller sans trop prendre de temps à Matilde. Le jour J, Matilde était là, ça me sécurisait. Matilde était adorable, elle s’est mise en mode assistante, c’était mes décisions. J’ai eu la chance de faire mon premier mariage sous le regard hyper bienveillant de Matilde qui m’a donné tellement confiance en moi que ça m’a vraiment épaulée. Donc, voilà mes premiers clients, vraiment.

[Benjamin] Quand on y pense, ça paraît très contre-intuitif, ça va sûrement à l’encontre de ce que la plupart des prestataires et des entrepreneurs pensent. Ils ont plutôt tendance à penser que les personnes qui font la même activité dans le même secteur géographique sont des concurrents et qu’il ne faut pas s’en approcher.

[Sylvie] Je vois.

[Benjamin] Et puis tu as tout à fait raison puisque l’on voit le résultat. Je pense qu’il faut juste demander de l’aide et faire des rencontres. On a trop tendance quand on n’arrive pas à faire quelque chose à ne pas réaliser que l’on a besoin d’aide ou qu’on a besoin de telle ou telle chose. Et alors que parfois, il suffit de prendre son courage à deux mains comme tu l’as fait et d’aller juste envoyer un mail ou prendre un café.

[Sylvie] Il y a des fois où ça passe, et d’autres non. Le meilleur exemple que j’ai est le fait qu’avec Estelle MC2, une wedding planneuse parisienne, on a réussi à tisser des liens très forts, et c’est pareil avec Andréa qui une wedding planner parisienne. Je suis admiratif de son travail. Ça fait 8 ans qu’elle a une agence et elle fait plein de nouveaux projets. Elle est tout le temps en mouvement. C’est toujours hyper beau. Et Estelle, je lui avais envoyé un mail au tout début, elle ne m’avait jamais répondu. Elle n’a pas pris le temps de répondre tout de suite, mais je n’en ai pas tenu rigueur. Et après, par la force des choses, à force de se voir passer sur Instagram, de faire 1 petit DM par ci, 1 petit DM par-là, on en est venu à échanger de vive voix toutes les deux. Et aujourd’hui, quand j’ai besoin d’un conseil, je vais appeler. On s’échange des tips. Alors, ce n’est pas toujours évident. Il y a des choix qui dépendent aussi de ton mindset. Des fois, tu y vas, d’autres fois, tu remets tout en question. Personnellement, je pars du principe que je tente. À partir du moment où c’est fait dans la bienveillance et sans aucune mauvaise arrière-pensée, il faut tenter, peu importe si cela marche ou non, mais tu auras essayé.  

[Benjamin] Oui ! Et puis il n’y a rien à perdre à avoir ce genre de mentalité. C’est avoir la mentalité d’abondance et de se dire que même s’il y a beaucoup de concurrence, on est dans un domaine où il y a du travail, donc il doit y’avoir du travail pour tout le monde. Et puis, oui, quand c’est fait avec la bonne mentalité derrière, il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas. Surtout que l’univers du mariage est spécial, nous sommes sur des dates limitées, donc il y a forcément des wedding planner qui se retrouvent à avoir plusieurs demandes pour une même date. Quand c’est comme ça, elles vont aller recommander les wedding planner qu’elles connaissent. Il n’y a pas de secret. C’est assez spécifique comme univers du mariage. Il n’y a pas 500 weekends dans l’année, tu ne peux pas démultiplier les mariages, tu ne peux pas être sur deux mariages à la fois. À part celles qui gèrent ça à plusieurs.

[Sylvie] En agence, c’est un peu plus simple. Pour faire un complément de réponse au nombre de wedding planner, je n’ai plus exactement les chiffres en tête, mais c’était assez important. Concrètement, il te suffit de toucher 2/3 % de ce chiffre-là pour pouvoir remplir ta saison. Donc, il y en a de la demande. Donc, c’est là aussi que je me suis dit qu’on ne parlait pas de 20 mariés, les chiffres étaient beaucoup plus impressionnants.

[Benjamin] En tout cas, tu as donné des conseils super à toutes celles qui voudraient se lancer, que ce soit par rapport à ton étude de marché ou à ta mentalité, par rapport à la manière dont tu as trouvé tes prestataires et tes consœurs. C’est super intéressant. J’aimerais bien revenir aussi sur le début, puisqu’on a vu que tu n’avais pas trop d’expérience. Avant, tu étais dans le prêt-à-porter. Même si c’était peut-être le même genre de tâche que tu avais à faire au quotidien, on était dans une industrie complètement différente. Tu n’as pas fait de formation, tu avais juste organisé ton remake avec ton mari. Qu’est-ce que tu te dis quand tu organises ton premier mariage par rapport à la vision que tu avais du métier de wedding planner ? Est-ce que tu as été agréablement surprise ? Est-ce que tu as été déçu de la réalité du terrain ? Comment c’était par rapport à l’image que tu te fais du métier ?

[Sylvie] Effectivement, je ne me suis pas formé sur le métier, je n’ai pas eu de formation spécifique de wedding planner parce que quand j’ai fait mon business plan, j’étais accompagné par un organisme, et quand j’ai déroulé mes compétences, celles que j’avais dans mon ancienne vie professionnelle étaient à très peu de choses près les mêmes compétences qu’on me demandait pour être wedding planner. C’est le fait d’être responsable de projets. Donc tu es responsable de ton planning, d’un budget, de la qualité de tes prestataires. À tout cela, tu ne saupoudres pas une affinité particulière pour du design. Ce qu’il en est ressorti, c’est que mes compétences premières pour faire ce travail, je les avais déjà. Ce qui me manquait, c’était la vision objective de comment se passe un jour-J. Donc, ce que j’ai fait quand j’ai contacté ces wedding planner dont je parlais, et bien j’ai eu l’occasion de faire un premier mariage. En effet, j’ai accompagné Andréa de la petite nature sur un premier mariage. J’étais sa petite main. Le but était qu’elle ait quelqu’un pour l’aider, et moi ça me permettait d’avoir une vision vraiment objective de comment se passe un jour-J. J’avais déjà eu l’occasion de faire deux ou trois jours J avec des wedding planner différents, j’étais la petite main pour les aider. Ainsi, j’avais les yeux grands ouverts sur tout. À chaque fois, j’essayais d’être partout pour essayer de prendre le plus d’info et le plus de détails possible.

[Benjamin] C’est un autre avantage, tu as fait un stage avec chacune d’entre elles. Et puis, c’est surtout que quand tu vas avec différentes wedding planner, tu as l’opportunité de voir les pratiques de chacune et leurs façons de faire, en sachant que chacun a ses propres astuces. Et du coup, de ton côté, tu as pu prendre l’expérience auprès de chacune d’entre elle, les bons et les mauvais points. Ça a permis de te créer de l’expérience rapidement !

[Sylvie] C’est vrai que le gros avantage, C’est très important que tu fasses comme si c’était son mariage. Mais c’est vrai que l’avantage est que ce n’est pas toi qui es responsable de ce mariage, c’est la wedding planner que tu accompagnes. Donc, moi, j’ai mis toute mon énergie et toute ma motivation pour lui faciliter la tâche et l’aider un maximum. Mais c’est vrai que tu travailles de manière assez sereine parce que ce n’est pas ta responsabilité.

[Benjamin] Tu y vas sans pression.

[Sylvie] Exactement !

[Benjamin] Tu bosses, mais tu n’as pas la pression d’avoir la charge du mariage sur les épaules

[Sylvie] Si quand même. C’est ce qui m’est arrivé pour le mariage de septembre à Bartherotte, le premier cocktail devait se faire sur la plage une demi-heure avant que la cérémonie se termine. Le maître d’hôtel me dit qu’il pleuvait dans 15 minutes, et il me demande ce qu’on allait faire. Soit on rentre, soit on le fait dehors. Mais s’il pleut, je ne pourrais plus remonter. Donc, cela crée une espèce de pression, tu te demandes ce que tu dois faire. Ça, si c’était arrivé à une wedding planner avec qui je n’étais qu’en aide, ça m’aurait embêté. Je pense que j’aurais eu ma petite boule au ventre, mais ce n’est pas ma décision. Ce n’est pas à moi de la prendre. Donc tu es quand même un peu extérieur et c’est là où je pense que ce sont ces expériences que j’ai eu la chance de vivre avec ces différents professionnels qui m’ont rassuré. Moi, pour ma première expérience, j’étais très contente, car les mariés que j’avais eus grâce à Myriam s’étaient mariés. Ils étaient à la cool, et à partir du moment où cette notion de confiance s’est installée, c’était génial. À chaque fois, je leur proposais des choses qu’ils trouvaient géniales. Ils me demandaient si c’était possible, je leur disais oui. Et donc, tu te sens un peu pousser des ailes parce que tu te sens porté par la chose. Et puis, il va arriver le jour J, tu es aux petits oignons pour tout le monde quoi, tu veux que tout soit parfait, que tout roule et… non ! Ma première expérience en autonomie pour ce premier mariage Sparkly était incroyable. Et je m’en souviendrais toujours à la fin quand tout le monde s’installait à table, Mathilde me dit : « Mais tu te rends compte, tout ça, c’est toi. Tout ça, c’est ton boulot ». Je ne réalisais pas, j’étais comblé par cette première expérience et j’ai été plus convaincu que ce métier allait m’épanouir.

[Benjamin] Je reviens à ce que je te disais au début par rapport à toute la stratégie. Je vais revenir un petit peu sur le côté marketing, sur la manière dont tu te fais connaître. Là, je vois que ça fait déjà 2 ans, tu as l’air d’avoir bien avancé. Et c’est aussi ça qui nous avait interpellés par rapport au podcast. C’est pour ça qu’on avait envie de t’inviter, c’était par rapport à toute la stratégie que tu mets en place, ta stratégie de contenu et notamment sur ton compte Instagram. Et d’ailleurs, je crois que c’est comme ça qu’on a repéré. Tu as été sélectionné dans un article du Cosmopolitan. Tu vas un peu nous parler de la manière dont tu t’es retrouvé dans cet article et puis ce que ça t’a éventuellement apporté. Mais j’aimerais revenir sur la genèse de ton compte et de ton contenu. J’aimerais bien que tu me confirmes que ça doit être lié à la manière dont tu as identifié à qui tu voulais t’adresser, à ton client idéal. Est-ce que c’est parti de là ? Comment est-ce que tu t’es inspiré ? Comment est-ce que tu as créé toute cette stratégie de contenu ? Comment est-ce que tu as défini tout ça à la base ? Comment est-ce que tu l’entretiens aujourd’hui ? Je sais, ça fait beaucoup de questions. Tu vas commencer par la stratégie et puis tu vas finir par Cosmo, éventuellement.

[Sylvie] Au niveau de la stratégie, ça a été un gros travail. Il y a eu beaucoup d’ajustements que j’ai dû faire au fil de l’eau, car ce n’est pas une science exacte. Et il y a qu’en essayant et en se lançant qu’on y arrive. On teste ce qui marche et ce qui ne marche pas. Mais le travail de base, c’est vraiment de connaître son client idéal. Il ne faut pas se dire que c’est un couple marié en 30 et 40 ans et de CSP supérieure. C’est de se dire OK, mon couple, plutôt urbain ou citadin quand il a du temps libre ? Est-ce qu’il regarde des expos ou préfère regarder Netflix ? Est-ce qu’il y a des amateurs de bonnes food ? Est-ce un voyageur ? Est-ce qu’il est sensible à l’écologie ? Voilà ma démarche. Je dois savoir ce qu’ils aiment. À partir du moment où on a identifié la cible, c’est plus facile de savoir comment tu souhaites lui parler. Est-ce déjà, par exemple dans ton choix de communication, tu vas les vouvoyer ou les tutoyer.

Alors quand je dis mon choix de communication, ça va être dans la partie perdante des rédactions de post. Moi, c’est vrai que dès le départ, ça a tendance à faire sourire. Mes clients, je les appelle mes amoureux tout le temps. Pour moi, c’est des amoureux. Et quand je parle d’un couple à un autre couple, je dis toujours « avec ce couple d’amoureux ». Certains me disent « il n’y a pas que nous que tu appelles comme ça ! ». Et non, vous êtes tous mes couples d’amoureux. Après, je n’ai pas non plus un bac +5 en marketing. Ce ci dit, je pense que mieux tu connais, mieux tu peux adresser le ton qui lui sera le plus approprié. C’est sûr que si ma cible était des CSP+, donc du mariage très haut de gamme, et bien je suis sûr que ce ne serait pas les mêmes photos, ça ne serait pas les mêmes discours et ça ne serait pas la même approche. Eux, je ne dirais pas mes amours, car ils auraient peur de la proximité. Donc, il faut vraiment identifier ma cible. Ensuite, j’ai toujours eu un attrait très particulier pour Instagram parce que c’est joli, c’est visuel. Il y a 3 ans, c’était en train de grimper. C’était sur une montée ascendante qui était assez spectaculaire. Et encore aujourd’hui, c’est toujours différent. Il faut toujours s’adapter, et puis il faut de toute façon choisir sur quel support tu vas communiquer.

Par exemple, j’ai fait le choix de ne pas communiquer sur Facebook. Aujourd’hui, le peu de posts qui sont sur Facebook, c’est parce que mon compte Facebook est relié à mon compte Instagram, quand je publie sur Instagram, ça publie sur Facebook. Mais je ne retravaille pas mes posts sur Facebook parce que ma cible est sur Instagram. Et ça, ça a été un choix dès le départ, je m’étais demandé où il fallait que je sois présente. Ça a été sur Instagram et après sur Pinterest. Mais en tout cas, j’ai tout mis sur mon compte Instagram en me disant que aujourd’hui, la grosse différence que je pouvais avoir avec d’autres consœurs pour qui j’avais une admiration ou une grande admiration, c’était de se dire qu’il faut que j’arrive à me démarquer via ma communication, il faut que j’arrive à me démarquer en montrant le plus possible dans l’univers ce que j’aime faire, ce que je peux faire et en donnant vie à ces amoureux et aussi à ces prestataires. Parce que, mine de rien, c’est quelque chose d’hyper gratifiant et positif. Quand tout ça fait un cercle vertueux et que tu arrives à toucher des bons autres prestataires que tu n’as pas encore pris le temps de contacter et que c’est eux qui te contactent via son compte Instagram, c’est très gratifiant.  

[Benjamin] Comment donnes-tu envie ? C’est vrai que, même si tu n’as pas fait un bac en marketing, tu as tous les bons réflexes. En tout cas, c’est vrai que tout part de la cible et du fait de l’identifier. Au-delà, ce sont des critères un peu généraux d’âge et de sexe. Toi, tu es allé très loin, c’est ce qui fait aussi le succès de ta communication. C’est allé très loin pour identifier toutes les caractéristiques de ton client idéal, très précisément. Mais comment matches-tu entre ton client idéal et le contenu que tu vas produire ? Comment sais-tu que le contenu produit va lui plaire ? Et comment testes-tu ?

[Sylvie] Moi-même, je vais m’inspirer de compte. Surtout, j’ai identifié des comptes à l’étranger, avec des mariages en Australie, en Espagne, en Allemagne. Cela me coûte plus, c’est carré, mais il y a aussi de belles choses. Moi, j’identifiais des wedding planner pour qui j’avais beaucoup d’admiration et de respect pour leur travail, et je regardais comment elles communiquaient, ce qui me parlait, etc. Ensuite, cela me donnait des idées, à force de voir plein de choses à gauche et à droite. Donc, je me disais bon que j’allais essayer de faire telle photo, de mettre telle photo en avant. Et après, j’étudie tes statistiques. J’avais des statistiques qui étaient plus importantes quand je mettais une photo d’une table ou quand je mettais des amoureux qui s’embrassaient. J’avais des moments de joie, des personnes qui s’enlacent, des personnes qui rient, des personnes qui manifestent. Ce sont souvent les sorties de cérémonie avec le lancer de fleurs séchées ou de pétales où tout le monde est subjugué. Petit à petit, c’est là où tu vois que ton audience est sensible à ça. Donc tu vas essayer de lui en donner encore plus.

[Benjamin] Qu’est-ce que tu regardes dans tes chiffres ? Tu regardes le nombre de likes, de partages ? Comment procèdes-tu ?

[Sylvie] Je regarde les photos enregistrées. Parce que je me dis que les posts les plus enregistrés veulent dire que la personne ne veut pas les oublier.

[Benjamin] Les posts enregistrés oui, je n’avais pas pensé à ça.

[Sylvie] Et les posts enregistrés, je me trompe peut-être, mais je me dis que c’est les détails. Ou si, par exemple, c’est la photo d’un post avec une déco de cérémonie laïque qui va être le plus enregistré sur telle semaine. Là, je me dis que potentiellement, les semaines suivantes, il faut que je mette aussi l’accent sur d’autres photos de cérémonie ou en tout cas faire un focus sur la cérémonie ou pourquoi pas faire un article, Parce que ça aussi, ça a été dans la stratégie. C’est d’avoir un journal avec du contenu, avec la création de contenu sous forme d’articles. Et donc, quand je vois que j’ai des photos qui sont plus likées, partagées ou enregistrées sur un thème spécifique sur lequel, je n’ai pas encore parlé sur le blog, je me dis que cela peut être sympa de parler de tel sujet. Du coup, je vais me dire que ça peut être sympa de parler de tel et tel sujet.

[Benjamin] Et tu fais ce travail toutes les semaines, tous les mois ?

[Sylvie] Ça fait un petit bout de temps que je ne l’ai pas fait. À chaque fois, je le fais un peu à la va-vite. Mais sur la première année, j’ai posté une photo tous les jours.  

[Benjamin] Il y a aussi l’aspect régularité qu’il faut prendre en compte

[Sylvie] L’aspect régularité est indéniable, et encore plus aujourd’hui qu’il y a deux ans. Donc tous les jours, je postais une photo minimum. À l’époque, c’était le début des story, donc j’essayais d’en faire des story. Et quand je faisais ce travail-là chaque semaine, je regardais mes stats. Et après, tous les mois, j’essayais d’en tirer des conclusions avec des idées pour les articles, de me dire que telle photo ne servait à rien par exemple, car je n’ai jamais de partages ou de likes, ou du moins, moins que les autres. Mais c’est vrai qu’au début, j’avais une certaine régularité parce que j’en avais besoin, j’avais moins d’amoureux à suivre, j’avais moins de mariages à gérer. Aujourd’hui, j’ai moins de temps.

[Benjamin] Et si jamais tu devais te lancer aujourd’hui sur Instagram, est-ce qu’il y a quelque chose que tu changerais par rapport à ta stratégie initiale, par rapport à toutes les évolutions que tu as vues sur la plateforme depuis que tu t’es lancé ?

[Sylvie] Peut-être que je ne changerai pas, mais je pourrais ajouter des choses. Quand j’ai commencé mon insta pro, il n’y avait pas encore ces story. Donc quand elles sont apparues, il m’a fallu un temps d’adaptation pour voir comment me l’approprier. Car c’est important d’avoir une cohérence, il faut voir quel contenu tu publies et de quelle façon tu publies. Moi, sur Sparkly, c’est très rare que je publie du perso, contrairement aux story. Je pars du principe que tout le monde s’en fiche, mais certains le font très bien et cela fonctionne. Je sais que moi, quand les story sont apparues, je me demandais ce que j’allais mettre en story. Pour répondre à ta question, c’est peut-être le fait d’essayer les choses plus tôt et de rebondir sur les nouvelles opportunités plutôt que de se dire que ça va encore être un nouveau truc à gérer et à s’approprier.

[Benjamin] Avec toutes les nouvelles fonctionnalités sur les réseaux sociaux, quand tu commences à les utiliser et quand tu es parmi les premiers, tu as tendance à être plus visible que les autres puisque la plateforme lance une nouvelle fonctionnalité. Donc oui, c’est un super conseil.

[Sylvie] Alors là, je parle des stories parce que ça m’avait marqué il y a deux ans. Mais là, ce qui est en train d’arriver, il faut sauter sur l’occasion, car cela a une portée au niveau des algorithmes qui est phénoménale. Moi, j’ai testé sur la partie Sparkly corporate. Je me suis ouverte à des events corporate et effectivement, je le vois. J’ai un petit compte, Sparkly corporate qui a été lancé en décembre avec un peu plus de 200 abonnés. Par contre, quand je fais un réel, il est vu par 1500 personnes, j’en ai même un qui est monté à 15 000 vus alors que j’ai une communauté d’un peu plus de 200. La portée est incroyable.

[Benjamin] Au bout de combien de temps alors ? Tu as vu les effets de cette stratégie ? Puis on n’a pas trop parlé et je ne pense pas qu’on a trop abordé le sujet, mais tu as commencé à l’évoquer par rapport aussi à ton site web, où tu as développé une stratégie de contenu avec des articles qui sont en tout cas très longs, très travaillés. J’imagine que tu as commencé en même temps que ton compte Instagram. Enfin, ça faisait partie de ta stratégie, j’imagine. Au bout de combien de temps, vu les résultats ?

[Sylvie] Pour être très honnête, je suis d’une nature impatiente, je me disais que ça n’allait pas assez vite. Alors que finalement, c’était quand même pas si mal. Je l’ai plus vue sur mes mariés qui se disaient oui en 2020, donc sur 2019. Tu vois, le site a été mis en place en mai 2018. Dès le départ, il y avait cette régularité sur Instagram pour avoir de la visibilité. Mais ça a été uniquement la deuxième période à partir de juillet août 2019, donc plus d’un an après, où j’avais les amoureux qui me contactaient en me disant qu’ils m’avaient vu sur Instagram.

[Benjamin] C’est ce qu’on dit généralement pour le référencement naturel. C’est trop optimiste de se dire que l’on va avoir des résultats quand on met un article en ligne. Généralement, ça prend six mois, voire 1 an. Peut-être plus sur Instagram, puisque là, on est vraiment sur un réseau qui est très encombré et en particulier dans le domaine du mariage. Peut-être que sur le blogging et sur certains mots clés, il y a encore de la place pour être présent un peu plus rapidement. Mais ça reste hyperconcurrentiel.

[Sylvie] Oui, je suis d’accord là. Moi, j’ai vraiment tout misé sur Instagram. Donc la régularité de posts, penser son contenu, sa ligne éditos sur Instagram, je n’y dérogeais jamais. S’il fallait prioriser quelque chose entre Instagram et le site, c’était Instagram, car c’est là où j’allais faire la différence par rapport aux autres wedding planner. Donc, tout ça pour te dire que la régularité de publication sur le blog n’était pas dingue. Et l’année dernière, on a commencé. J’ai commencé à reprendre en février 2020, à le mettre sur mes priorités. À partir de mai, on a vraiment réussi à publier un article toutes les deux ou trois semaines. Et quand on a commencé ce travail-là, le mot clé principal sur lequel j’essayais de me positionner était wedding planner bordeaux. J’étais à la 8e page et aujourd’hui. Aujourd’hui, je suis en bas de la deuxième page.

[Benjamin] Donc ça progresse bien. Il y a un gros cap entre la 8e et de la deuxième, et entre la deuxième et la première. Mais c’est vrai que c’est déjà un énorme boost.

[Sylvie] Voilà !

[Benjamin] Et puis, c’est surtout qu’il y a tous les mots clés longue traîne qui sont des mots beaucoup plus ciblés et qui sont plus susceptible d’apparaître sur ces mots-là, plutôt que ceux qui sont moins tapés, mais qui sont plus précis, par exemple.

[Sylvie] Donc après, il faut travailler ton champ lexical, etc. Aujourd’hui, je suis accompagné par quelqu’un qui écrit les articles, donc on échange sur la ligne édito. Mais voilà, dès qu’on va avoir une idée, je lui demande ce que seront les mots clés, etc.  

[Benjamin] Comment en es-tu venu à apparaître sur le fameux article Cosmopolitan ?

[Sylvie] C’était incroyable. En fait, pour la petite histoire, je ne le savais même pas. Et c’est Amandine du festival you&me qui me tague sur une story où elle avait fait un screenshot de l’article en disant Bravo à Sparkly. Et là, je me dis qu’elle a dû se tromper. Et là, je dis à mon chéri qu’il se passait quelque chose de bizarre. Donc je regarde sur Cosmo et là, je tombe sur l’article « dix wedding planner à suivre ». Dans ce classement, je ne vois que des wedding planner pour qui j’ai énormément de respect, et des wedding planner qui sont là depuis très longtemps. Et moi, j’étais première. Mon chéri pensait que c’était une note de 1 sur 10, alors que c’était un classement et je n’étais pas du tout au courant. Alors mon mec me dit, mais du coup, tu as la note de 1 sur 10 et c’est la moins bien ou c’est classée 1 sur 10.. Je l’ai su grâce à cette identification du you&me et j’ai envoyé un message à la journaliste pour la remercier. Elle m’a dit qu’elle suivait mon travail depuis un certain, et que c’était le fruit de mon travail. C’était incroyable.  

[Benjamin] Les efforts payent. Quand on est focus sur une stratégie, qu’on ne lâche pas, cela paye.

[Sylvie] Elle m’avait connu sur Instagram et m’avait suivi. Alors après, oui, elle avait regardé le site, mais en tout cas, c’était grâce à cette stratégie.

[Benjamin] On va attaquer le dernier segment du podcast. J’ai des questions que je pose à tous les invités. Tout d’abord, quel est le conseil que tu donnerais à ton toi du premier jour, celui qui découvre le métier ?

[Sylvie] Je lui dirais de ne pas attendre que les choses soient parfaites et de foncer.

[Benjamin] Se lancer ! C’est un peu le fil rouge du podcast. Oser se lancer et ne pas prendre les idées préconçues pour des vérités. Est-ce qu’il y a un outil que tu utilises au quotidien pour gérer ton activité dont tu ne pourrais pas te passer ? 

[Sylvie] Pour la gestion de projet pure et dure ?

[Benjamin] Oui. Si demain, tu ne devais garder qu’un seul outil permettant de gérer ton activité, que choisirais-tu ?

[Sylvie] Planoly !

[Benjamin] C’est pour planifier ses posts sur Instagram, c’est ça ? Comment tu planifies tes posts ? Une fois par mois ?

[Sylvie] Quand j’avais le temps et que ma régularité était ma priorité numéro un, oui, je faisais en mode bashing. Je bloquais deux jours par semaine où je montais mon feed sur Planoly. Je mettais généralement une journée pour mettre 30 à 40 photos les unes derrière les autres, pour être sûr que le feed ait une harmonie agréable à l’œil. Et ensuite, j’avais le deuxième travail qui était de raconter quelque chose pour chaque photo. Et j’essayais en 2/3 jours par mois d’avoir un minimum de 30 publications. Comme ça, je planifiais tout et je n’avais plus trop à m’en occuper. Après, je me donnais rendez-vous trois semaines après pour ne pas arriver à échéance et avoir toujours un peu de mou.

[Benjamin] Je sais qu’il y en a qui me font un bon podcasting dans la vidéo aussi. Où quelquefois, tu peux te programmer un ou deux jours et tu ne fais que ça toute la journée histoire d’avoir ton contenu qui soit prévu pour les prochaines semaines ? Mais oui, il faut du temps.

[Sylvie] Là, ça fait au moins 3-4 mois que je n’ai pas eu le temps de le faire. Donc, à chaque fois, je me dis que ça fait trop longtemps que je n’ai pas posté, donc je regarde, je le fais et après je me dis que je referais demain, mais je n’ai pas le temps. Mais, cela fait partir de mes objectifs. Alors, pas tous les jours, je n’aurais jamais le temps. En plus j’ai eu deux mariages sur 12, donc je n’ai pas assez de contenu. Par contre, je dois trouver ma régularité qui fera que j’aurais toutes les semaines deux ou trois post et stories publiés pour ne pas avoir à me reposer sur mes acquis.

C’est le risque aussi. Quand tu es toute seule et que tu produis, tu dois faire ton marketing et ta comptabilité. Au début, tu as du temps pour réfléchir à tout ça, mais dès que tu commences à avoir des clients, la production passe sur la communication et le marketing. Il ne faut pas perdre de vue aussi que c’est grâce à tout ça que tu as obtenu tes clients. Donc, c’est un juste milieu à trouver et c’est la grosse difficulté lorsque tu es seul. On se dit que dans tous les cas, tes clients sont toujours prioritaires. Mais, il faut trouver le temps pour alimenter ce qui t’a amené tous ces clients-là.

[Benjamin] Sinon, est-ce qu’il y a une personnalité qui t’inspire ? Tu m’as dit tout à l’heure que tu avais étudié le travail de certains et certaines wedding planner en Angleterre et Australie.  

[Sylvie] Je ne vais pas être très original. Mais alors, que ce soit dans le milieu du mariage ou hors mariage, j’ai Nessa de la mariée aux pieds nus qui m’inspire énormément et pour qui j’ai énormément d’admiration et de respect quand je vois tout ce qu’elle a réussi à faire, et son positionnement aujourd’hui sur le marché du mariage français. Pour moi, c’est le blog de mariage par excellence, celui qui correspond le plus à l’univers que j’ai envie d’avoir pour Sparkly. Après, il y a un blog aussi qui m’inspire énormément et que j’adore, c’est see the line un blog australien. J’adore ce qu’ils font,

[Benjamin] On mettra les liens dans les notes du podcast pour les auditeurs et les auditrices.  

[Sylvie] Alors, c’est pas une wedding planner, Nessa Buenomo. J’écorche son nom, j’ai honte. Au tout début, elle n’était wedding planner. Et en fait là, elle tient un blog de mariage, la mariée aux pieds nus.

[Benjamin] Ok, je vois. Si elle n’est plus wedding planner on ne l’invitera peut-être pas, mais je vois très bien. On mettra le lien pour tous ceux que ça intéresse.

[Sylvie] Après, je pense que la wedding planner qui m’inspire le plus avec son travail et ses réalisations, c’est Estelle mc2.

[Benjamin] Ça marche. Et pour finir, recommandes-tu un livre ?  

[Sylvie] Oui. Anthony Robbins, pouvoir illimité.

[Benjamin] J’en ai beaucoup entendu parler. C’est un mix entre développement personnel et peut-être PNL aussi. Je ne l’ai pas lu personnellement, mais j’en ai entendu beaucoup de bien.

[Sylvie] J’en suis à un peu plus de la moitié et honnêtement, il est juste incroyable. Et après, il y en a un où c’est pas très original, c’est « ta deuxième vie commence quand tu t’aperçois que tu n’en as qu’une ». Celui-ci je crois que j’ai lu deux fois.

[Benjamin] D’accord et c’est de qui ?

[Sylvie] C’est Raphaëlle Giordano.

[Benjamin] D’accord. On mettra les liens dans les notes de l’épisode. En ce qui me concerne, je pense qu’on a vraiment eu beaucoup de bons conseils. Par rapport à ton activité, quels sont tes projets pour les prochaines années ? Quelles sont les décisions que tu comptes prendre, si la situation sanitaire le permet, bien évidemment ?

[Sylvie] On va rester positif. Déjà, je suis très contente parce que je vais accueillir une alternance avec moi sur les 18 prochains mois. Ça ça va un peu changer la puissance de développement, car je ne serais plus seule. Et si tu fais grandir, il ne faut pas être seul. Après, c’est des choix. Soit c’était de rester au stade où j’en suis et ça me va très bien, soit le développer, donc je vais m’entourer d’une ancienne stagiaire avec qui j’ai travaillé deux mois et qui va revenir sur 18 mois.

Là, la grosse priorité va être de développer la partie corporate, la partie Sparkly corporate, afin de travailler sur l’organisation d’événements avec des professionnels en parallèle des mariages. Aussi, je veux optimiser la communication que j’ai aujourd’hui sur Instagram, afin de passer à l’étape suivante. Est-ce que je suis toujours dans les clous ? Qu’est-ce que je pourrais faire de mieux et de différent ? Et surtout, je veux gagner en régularité. Et avec quel type de contenu ? Donc, voilà les deux gros objectifs, avec tous les autres qui vont continuer à arriver.

[Benjamin] Ce que j’en retiens, c’est que tu ne vas pas rester sur tes acquis, je pense que c’est une bonne pratique dont tout le monde peut s’inspirer.

[Sylvie] J’ai vraiment envie de continuer sur la lancée et d’expérimenter de nouvelles choses et de diversifier. Dans 2/3 ans, j’aimerais bien me dire que c’est une entité qui gère du mariage et du pro, et pourquoi pas avec plusieurs personnes dans l’équipe, que ce soit en Freelance ou non. Mais en tout cas, c’est d’avoir un système d’agence, de fédérer à plusieurs.

[Benjamin] Ok, ça m’a fait super plaisir de te recevoir sur le podcast. On te souhaite une belle suite d’aventure avec ton agence Sparkly et puis surement à une prochaine, que ce soit sur le podcast ou ailleurs.

[Sylvie] Avec plaisir.

[Benjamin] Bonne continuation.

[Sylvie] Merci Benjamin, à bientôt.

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