Le premier calendrier de l’avent dédié au mariage

Podcast
Le premier calendrier de l'avent dédié au mariage - Ambre et Eva Wedding Planner
311 . 2021

De Syra Sylla 3/11/ 2021

De camarades de classe à amies et aujourd’hui co-fondatrices de leur agence, Ambre et Eva en ont fait du chemin. Wedding Planners en duo sur Sweet Blossom, les deux jeunes filles se sont lancées dans l’univers du mariage et tentent constamment d’innover.

Ce week-end, Mariah Carey a lancé le coup d’envoi de la période de préparation de Noël. Un timing parfait avec le sujet du dernier épisode de notre podcast Carnet de Noces. Ambre et Eva ont créé le premier calendrier de l’avent dédié au mariage. Comment l’idée est venue ? Quel est le concept ? Où peut-on le trouver ?

Au micro de Carnet de Noces, elles nous racontent leur début en tant que Wedding Planners et comment elles en sont venues à proposer leur propre décoration de mariage. Elles nous expliquent également leur fonctionnement, les différents rôles de chacune et la répartition des tâches. Mais vous saurez surtout comment est née l’idée du calendrier de l’avent mariage et tous les rouages de ce nouveau produit original.

L’agence Sweet Blossom d’Ambre et Eva

Site Internet : http://www.sweetblossom.fr/
Instagram : https://www.instagram.com/sweetblossom.event/
Pinterest : https://www.pinterest.fr/sweet_blossom/

Les “tips” d’Ambre et Eva :

Un prestataire : Atelier 80 (photo)
Leurs outils préférés : Wedding Bear, Trello

L’épisode 22 de Carnet de Noces est accessible sur notre chaîne YouTube :

La transcription de l’épisode 22 de Carnet de Noces est disponible ci-dessous !

Bienvenue sur le podcast Carnet de Noces, un nouvel épisode où on est trois. J’ai le plaisir d’accueillir aujourd’hui Eva et Ambre. Après l’épisode de la semaine dernière où on était avec Jennifer et Sophie, Ma Vie de Bohème, on est de nouveau trois. Je vais vous demander de vous présenter chacune l’une après l’autre. On a fait un portrait croisé l’épisode dernier, là on s’est entendu en début d’épisode pour que chacune de vous deux vous vous présentiez. On va démarrer avec Eva, c’est la première dans ma liste que j’ai devant moi.

Eva – Bonjour à tous. Je m’appelle Eva et je fais partie de l’agence Sweet Blossom. Je suis l’une des deux fondatrices, avec Ambre. J’ai 33 ans, même si ça fait mal au cœur de le dire. Et on est wedding planners depuis six ans maintenant. À la base, on est toutes les deux issues d’une formation marketing puisqu’on s’est rencontrées en école de marketing de mode. Donc on a plutôt une formation initialement dans le marketing et dans la mode. Et puis, notre amitié a fait que très, très vite on ait envie d’entreprendre toutes les deux et démarrer l’aventure Sweet Blossom. 

C’est très rapide. Très bien. Et toi, Ambre ?

Ambre – Bonjour à tous. Moi, c’est Ambre. J’ai également 33 ans. Comme dit Eva, on s’est rencontrées à l’école. On a commencé à travailler ensemble sur plein de projets, on faisait 3-4 par semaine. Et on a aimé travailler ensemble. On est devenues amies à ce moment-là. Et puis, notre amitié a grandi et on a eu envie de s’organiser des belles choses pour nous. On a commencé par s’organiser des anniversaires surprise où tout partait de l’autre. On aimait faire plaisir à l’autre. C’était une micro attention, un micro détail sur le weekend et tout était planifié et cadencé sur ce weekend-là. On a adoré faire ça et on s’est dit “qu’est-ce qu’on pourrait organiser de chouette dans la vie des gens ?” Et le mariage s’est un peu imposé à nous comme ça. On avait toutes les deux des boulots dans la mode, on a commencé en parallèle. Puis, on a continué à monter l’agence à côté. On a eu des amis d’amis qui se mariaient et on a commencé comme ça.

Donc d’abord un side project que vous avez développé. Combien de temps êtes-vous restées dans cette situation avant de vous lancer à 100% sur l’agence ?

Eva – On l’a fait en deux tons pour sécuriser le projet parce qu’on avait toutes les deux des postes plutôt importants et dans des entreprises qui étaient aussi très chouettes. Puis, on avait des perceptives d’évolution dans nos boulots respectifs qui étaient là. Donc c’était un vrai risque, un vrai pari de se dire qu’on quitte tout ça et on se lance. On savait qu’on se lance pour un défi à la fois personnel et financier. Et donc, on a décidé de le faire plutôt en plusieurs fois parce qu’on est quand même assez prudentes. Donc on a décidé qu’Ambre quitterait en premier son job. Pour des raisons personnelles, elle était plus installée que moi à cette époque-là. Donc elle a quitté son job au bout d’un an où on avait fait ça en parallèle, si je ne dis pas de bêtise.

Ambre – Oui, un an ou deux qu’on faisait ça en parallèle. Et j’ai quitté mon boulot à ce moment-là.

Eva – Et moi, j’ai mis un peu plus de temps à la rejoindre après. J’ai dû faire ça deux ans après.

On dit toujours que c’est compliqué d’avoir deux activités et de lancer un projet comme ça en side project, surtout qu’on n’est pas dans la mentalité où on va être à 100%, on sait qu’on a un salaire qui tombe à la fin du mois etc. Certes, c’est plus sécurisant, mais d’un autre côté, ce qu’on dit, c’est que les boites grossissent moins vite. Est-ce qu’à partir du moment où vous n’aviez plus le choix, où vous étiez toutes les deux à 100% sur le projet, vous avez vraiment vu aussi chez vous une grosse croissance ou un emballement ? Ça parait logique puisque vous étiez deux et vous étiez à temps plein dessus. Mais même le fait de changer des états d’esprit comme ça et de se dire “je me mets à temps plein sur le projet”, est-ce que vous avez vraiment vu un gros changement à ce niveau-là aussi ?

Ambre – Oui, on a effectivement vu un changement. On fait ce métier à fond. Tout ce qu’on fait, on le fait à fond et avec tout notre cœur. Et c’était aussi hyper frustrant pour Eva d’être là parce qu’elle était là les jours J avec moi mais pas au quotidien. Et le moment où elle a tout quitté et qu’elle m’a rejoint à 100%, il y avait forcément ce côté un peu frustration qui s’est envolé. On a eu aussi envie de faire différemment, de faire évoluer ce que je faisais au quotidien pour que ça convienne aussi à Eva. Donc il y a eu une espèce de reboost quand on a été toutes les deux full time. Ça faisait donc deux ans que c’était à fond. C’est vraiment à la troisième année qu’on a vu que notre société a vraiment décollé. C’est long. C’est ce qu’on dit aussi aux wedding planners qui nous contactent parfois, d’être patient. Donc c’est vrai qu’il faut avoir aussi un peu les reins solides pour pouvoir se payer et manger à la fin du mois. On ne va pas se mentir. Mais il faut quand même deux ou trois ans avant de décoller et avoir assez de mariages pour en vivre. 

Pourquoi Sweet Blossom déjà ? D’où vient ce nom ?

Eva – Ça part de l’école de marketing, justement, où on était des élèves plutôt appliquées et un peu les premières de la classe. Un jour, il y a eu un dossier à réaliser, c’était une entreprise à laquelle il fallait donner un nom. Et il se passait des choses tout au long de la journée sur cette entreprise. Il fallait recruter du personnel, il y avait un krach boursier et il fallait qu’on arrive à ce que l’entreprise reste pérenne. On avait appelé ce dossier “Sweet Blossom”, puis on a eu la meilleure note et les autres se sont un peu moqués de nous en nous disant “Sweet Blossom, les fleurs bleues. De toute façon, vous êtes toujours les meilleures.” Et donc, on s’est dit qu’un jour on se vengera et que si un jour on a une société, peu importe si on vend des frites ou si on ouvre une boutique de lingerie, on l’appellera Sweet Blossom. Et donc, on n’a pas du tout réfléchi quand on a décidé de monter la société, c’était Sweet Blossom, évidemment. 

D’accord. Donc là, est-ce que vous sentez que vous avez rempli le pari et que vous avez pris votre revanche ?

Ambre – Carrément. Déjà, c’était forcément, comme dit Eva, Sweet Blossom. Dans le monde du mariage, ça marche quand même plutôt bien ce nom, donc c’était cool. Ça fait six ans qu’on fait ça maintenant, même plus parce que ça fait six ans officiellement. Officieusement, on avait nos deux boulots avant. Officiellement, on est installées depuis six ans. Et aujourd’hui, on fait entre 20 et 25 mariages par an. On a recruté six stagiaires cette année pour nous aider. 

Eva – Et on ne s’arrête pas parce qu’on est aussi dans la création perpétuelle et dans l’envie d’aller toujours plus loin avec le lancement du calendrier de l’Avent cette année, notamment,  et plein d’autres projets qu’on a en tête aussi bien pour faire évoluer l’agence Sweet Blossom en tant que telle que de faire évoluer Eva et Ambre qui ont aussi toujours besoin d’aller plus loin et de se renouveler dans tous les domaines.  

On va reparler du calendrier de l’Avent un petit peu plus tard. Là, je voudrais savoir ce qui vous a fait décoller au bout de trois ans. Est-ce que vous aviez identifié des choses que vous avez faites et qui ont fait que vous avez vu cette croissance soudaine après trois ans ou est-ce que ça s’est fait progressivement ? Comment est-ce que vous vous y êtes pris ? Vos premiers clients, vous l’avez déjà dit tout à l’heure, c’était des amis d’amis. Mais une fois qu’on a “épuisé” son cercle de connaissances et d’amis, il faut bien aller chercher des nouveaux clients. Comment est-ce que vous vous y être pris de votre côté ? 

Ambre – Au bout de la troisième année, on avait beaucoup plus de confiance, on avait des choses à montrer. En trois ans, on a évidemment changé notre façon de travailler plein de fois, on a gagné du temps, on a gagné en professionnalisme, on a trouvé des nouveaux outils. Donc on avait du contenu à montrer sur Instagram, sur notre site, sur Pinterest et autres plateformes. On a fait plusieurs salons, plusieurs festivals mariage pour nous faire connaitre aussi. On a été sur des annuaires mariage. Et on a aussi fait des shootings d’inspiration qui nous ont permis d’avoir du contenu, c’est ce qui est le plus important et c’est ce qu’on conseille aux wedding planners qui se lancent. Au tout départ, on n’a rien à montrer et c’est ce qui est un peu difficile au début. Donc ne pas hésiter à faire des shootings d’inspiration et de créer des choses, montrer ce qu’on sait faire. 

Eva – Je pense aussi que l’idée, c’est de savoir se montrer au début, d’aller participer à tous les salons, d’aller regarder ce que font les autres, sans parler de copier mais être toujours curieux de ce que va faire l’autre, de ce qui se fait dans la profession et ailleurs. Nous on a fait tous les salons, même des salons pour enfant, des salons maison et objets. Je pense que c’est hyper important. Maintenant, il y a la chance d’avoir aussi tout ce qui est podcast, ce qu’on n’avait pas au début, où il y a une grosse source d’info aussi à aller puiser. Et puis, rencontrer des gens, travailler sur le réseau des prestataires, se faire connaitre. Quand on fait un shooting d’inspiration, comme le disait Ambre, c’est un bon moyen de rencontrer un photographe, pourquoi pas un vidéaste, d’avoir une make-up artist et de se constituer son réseau petit à petit, de se faire connaitre, de dire “je suis là, je sais faire ça”, qu’on sache qu’on existe et de pouvoir montrer ce qu’on fait aussi au quotidien. 

Vous êtes deux et je pense que vous parlerez un peu aussi après de la manière dont vous vous organisez. Mais quand on est tout seul, qu’on se lance et qu’on n’a pas beaucoup de ressources, en temps surtout, la première chose à faire pour vous, ce sont des shootings d’inspiration, si j’ai bien compris, et puis travailler sur le contenu de son site.

Ambre – Oui. Évidemment, le numéro un, c’est de se faire un site. Il faut des visuels pour un site, mais il faut absolument un site. Parce que ça ne sert à rien d’avoir des beaux visuels et un joli compte Instagram si, au final, ça ne transforme pas par la suite. Si la personne veut aller plus loin, c’est hyper important d’avoir un site qui tient la route et où il y a toutes les informations. Donc le numéro un, c’est de se faire un site. Et puis, se faire des images et du contenu par des shootings. Et pourquoi ne pas aller au culot et aller voir des wedding planners et de dire “les filles, je démarre, est-ce que je peux vous suivre sur un mariage ? Est-ce que je peux voir comment vous faites ? Est-ce que je peux vous aider sur quelque chose ? J’ai envie d’apprendre, j’ai envie de regarder.” Ça nous est déjà arrivé qu’on ait ce genre de contacts. Et ça peut être par le biais d’une journée comme ça où la personne vient, ou alors faire des stages. Ce n’est pas parce qu’on monte une entreprise qu’on ne peut pas avoir des stages. Souvent, il y a celles qui montent des agences aussi avant la rupture conventionnelle. Ça marche quand même souvent comme ça. Pôle Emploi donne des conventions de stage. Et c’est aussi hyper intéressant de pouvoir se former sur le terrain, ne pas hésiter à contacter les wedding planners et leur dire “je veux faire ça, je veux me lancer et je veux être sûre que ça me plait et que ça me convient, est-ce que je peux vous suivre ?”

Oui, c’est un changement de mentalité qu’il faut avoir, voir les autres wedding planners de son secteur comme des confrères plutôt que comme des concurrents et oser aller les voir. C’est clair.  

Ambre – Nous on l’a fait au début, d’ailleurs. À titre personnel, pour notre agence, on l’a fait avec Ma Vie de Bohème. On l’a fait à plusieurs reprises. C’est bien aussi de voir comment font les autres et ce que nous on peut leur apporter avec toute notre fraicheur et le fait qu’on n’était pas forcément encore tout à fait dedans. C’était des bonnes expériences à prendre. 

Oui, c’est un regard nouveau. Et puis, ça peut être des partenaires qui vont vous donner du boulot aussi peut-être au début si jamais elles ont des doublons sur certaines dates. Ce que j’ai retenu sur ce que tu as dit, c’est que le site sert aussi à transformer les gens qui découvrent sur Insta. Est-ce que tu en as beaucoup des prospects qui vous découvrent sur Insta et qui viennent ensuite sur votre site pour avoir plus d’infos et qui vous contactent à ce moment-là ?

Ambre – Je ne sais pas si c’est dans ce sens-là ou dans l’autre. Comme tu disais au départ, quand on tape “wedding planner Paris”, on n’est quand même pas trop mal positionnées. Mais dans un sens ou dans un autre, on a aujourd’hui plein de gens qui viennent d’Insta et qui vont ensuite voir le site pour voir nos formules, nos prix, le contenu du site, plus d’images, plus de reportages. Parce que sur Instagram, ce sont des petites photos par-ci et par-là de nos mariages. Sur notre site, on a des reportages complets où on voit vraiment dans l’ensemble les mariages. Et on a plein de gens qui nous contactent via le formulaire de contact sur notre site. Il faudrait qu’on demande, d’ailleurs. Sur notre site, on a un formulaire de contact et on a dessus “comment vous nous avez trouvées ?” Parce que c’est une question qu’on pose aussi à chaque fois à nos mariés. Très souvent, c’est Instagram. Parfois, ils ne savent plus. Parfois, c’est sur un blog. Mais ça passe souvent quand même par Insta où on est bien référenciées aussi.  

Et puis, tout l’intérêt d’être un petit peu partout, c’est que les prospects vous voient un peu partout à la fin, ils ne savent plus où ils vous avaient vues la première fois. Je ne sais pas si cet aspect référencement vient de Ma Vie de Bohème mais je crois que vous êtes 2 et 3 sur la requête “wedding planner Paris”. Est-ce qu’il y a des choses que vous avez faites pour l’améliorer ? Est-ce que vous l’avez travaillé ? Quelle est votre recette pour bien référencier votre site ? 

Eva – Pour le coup, on n’est pas comme Sophie, on n’est pas du tout geek. On a monté notre site comme on pouvait nous-mêmes. Puis, on a regardé des tutos sur Google pour savoir comment référencier son site internet, comment bien le faire. Il y a encore plein de trucs à faire sur notre site, il n’est pas du tout parfait. Mais à force de travailler chaque page avec des mots clés, les photos, les renommées etc., on a réussi. Ça a été long mais aujourd’hui on est en première page. Mais on n’a pas codé comme Sophie, ça a été un peu du système D. On avait même fait une formation au tout début avec Atelier Quatre Mains, une formation de référencement de quatre heures, je crois, sur tous les tips et ce qu’il fallait faire pour être bien référencié. Et on a appliqué à la lettre ce qu’on nous a appris, encore des bonnes élèves jusqu’au bout. Et quand on suit, ça fonctionne. Par contre, c’est très long, ce n’est pas du jour au lendemain. Ce n’est pas parce qu’on met des mots clés partout que ça marche. 

Il faut être patient.

Eva – Oui, il faut être patient.

Et d’où l’intérêt de réserver tout de suite un nom de domaine et créer un site, même si on n’a pas grand-chose à montrer. C’est vrai que l’ancienneté joue. Et autant capitaliser dès le lancement de son activité plutôt que de chercher à mettre des sites gratuits. Certes, c’est un petit investissement, mais je pense que ça paye largement ses dividendes sur le long terme. Vous avez dit qu’au niveau de la formation, vous avez fait des stages chez vos confrères. Est-ce que vous vous êtes formées ailleurs dans une école ou autre ?

Eva – Pas du tout. On n’a fait aucune formation de wedding planner. On a vraiment tout appris sur le terrain, on s’est formées nous-mêmes. Justement, le premier mariage qu’on a fait était une très, très bonne expérience pour nous puisque ça a été un mariage de 300 personnes, donc on a démarré hyper fort. Évidemment, avec du recul, ça n’a rien à voir avec ce qu’on fait aujourd’hui. On avait plutôt travaillé la partie décoration. Et puis, de fil en aiguille, on avait un peu fait de la coordination. Je ne me rappelle même plus mais ça devait être extrêmement léger. Et au fur et à mesure, on a développé un peu plus.

Donc 300 personnes, est-ce que ce n’était pas trop stressant ? 

Ambre – Si.

Eva – C’était vraiment de la décoration mais il y avait quand même beaucoup de tables, il ne fallait pas se louper au début sur le chiffrage parce qu’on n’y connaissait absolument rien, et donc combien coûte la décoration pour une table, qu’est-ce que j’achète ? En plus, on avait des mariés qui étaient complètement perdus et qui n’avaient aucune idée de ce qu’ils voulaient faire ni de faire appel à quelqu’un, donc le deal était un peu “vous nous faites confiance, on organise la déco du mariage gratuitement pour qu’on puisse avoir un premier contenu, des premières photos, une première expérience”. Donc on a aussi tâtonné sur ce mariage-là : qu’est-ce qu’on achète, qu’est-ce qu’ils gardent, est-ce qu’on commence à se constituer un petit stock qui est, deux ans aujourd’hui, le gros stock qu’on a en banlieue parisienne. Ce sont tous les sujets de débat à creuser. 

Donc vous faites aussi de la location de déco sur vos mariages, vous prenez de votre stock. 

Eva – Oui, ça a été une grosse partie aussi. C’est marrant parce que j’ai retrouvé tout à l’heure les photos de notre premier local qui était un box de parking fermé au sous-sol d’un immeuble. On a commencé comme ça. À la base, on a même commencé dans la véranda de ma grand-mère où on a stocké nos premiers vases, nos premiers éléments de déco pour ce mariage-là, on s’est dit qu’on allait les garder, on ne sait jamais. Et puis, mamie a commencé à être envahie donc on s’est dit que ce n’est pas très pratique non plus d’avoir un local déco qui était chez elle, donc à 300 km de Paris, chez mes parents. Donc on a trouvé ce petit local-là, il faisait 9-10 m². 

Ambre –  Oui, c’est un box de parking.

Eva – Qu’on a aménagé quand même avec nos petites mains et avec des petites étagères qui étaient rangées comme il fallait. Et puis, ce local a grossi, grossi, grossi jusqu’à ce qu’il soit complètement rempli de chez rempli à la fin de la première saison où on a démarré à deux, et où on a été obligées de le vider intégralement quand on voulait charger un camion parce qu’il y avait des choses qui étaient complètement devant, ça débordait, et il y en a d’autres qui étaient derrière. Donc c’était une sacrée manutention et on s’est dit qu’on ne peut pas grossir comme ça, on ne peut pas continuer à faire ça, on s’épuise. Donc on prend une première décision dans le développement de l’agence par rapport à cette partie-là qui nous tient à cœur, parce qu’on adore la décoration. Donc on s’est décidées à investir dans un local déco plus grand. Aussi, parce qu’on avait la volonté, avec Ambre, de développer encore plus l’agence et de pouvoir éventuellement se diviser sur les mariages si besoin. On n’aime pas se séparer mais quand il faut, quand il y a des doublons de date, qu’on puisse au moins le faire et que ça reste bénéfique pour nous, qu’on puisse chacune puiser dans ce stock-là sans se tirer une balle dans le pied et devoir aller louer ailleurs. Donc ça a été quand même des années de chinage. On a un fournisseur dont on taira le nom en province dans lequel on trouve toutes nos pépites, donc on ramène des gros camions de 10 m3 régulièrement. Et on a le stock aujourd’hui qu’on a à Saint-Denis dans le 93. C’est un beaucoup plus grand local qui fait une quarantaine de m² avec une grande hauteur sous plafond. Donc vous avez pu admirer le rangement intégral la semaine dernière puisqu’on a fait l’inventaire de fin de saison, le rangement, le tri etc. 

Où est-ce que c’est diffusé ? 

Eva – Sur notre compte Insta, dans les story. On a rangé, jeté ce qui était à jeter, parfois des pépites qu’on avait depuis le début, d’ailleurs, qui ont rendu l’âme au bout de plein de saisons. En tout cas, c’est quelque chose qu’on adore faire et c’est aussi une extension de notre duo et de notre projet, puisque la décoration fait vraiment partie de ce qu’on aime et de ce qu’on a envie de développer dans le futur. 

Certes, vous devez avoir beaucoup, beaucoup d’objets maintenant, mais la question que je me pose quand j’entends ça c’est : est-ce que vous ne vous sentez pas limitées dans le sens où quand vous avez une déco à faire, vous avez tendance à vouloir puiser dans votre stock et à peut-être reprendre certains objets, certaine déco sur différents mariages, donc avoir peut-être moins d’originalité ? Et puis, la question qui me vient ensuite : est-ce que c’est rentable ? Certes, c’est vous maintenant qui êtes les loueurs directement et j’imagine que vous faites payer aux mariés la déco sur laquelle vous avez investi avant. Mais quand on compte le prix du local, la location des camions pour aller les amener d’un point A à un point B, comment est-ce que vous voyez les choses ? Est-ce qu’on n’est pas sur des mariages qui, à la fin, vont souvent se ressembler puisque vous avez tendance à aller trop souvent piocher dedans ? Un peu comme quand on a une maison secondaire et qu’on ne part plus en vacances puisqu’on va toujours dans cette maison secondaire parce qu’on l’a déjà achetée etc. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire. 

Ambre – S’il n’y a que nous, les objets ne serviraient qu’une fois. Mais malheureusement, quasi tous nos mariés veulent la même chose. Ce n’est pas forcément parce qu’ils ont vu les photos chez nous ou autre, mais ils veulent tous la même chose. C’est vrai qu’on en a ras le bol. Le terracotta, on n’en peut plus. Le bohème et la pampa, c’est pareil. Donc quand on nous dit “les filles, j’ai un super thème, je veux du bohème avec de la pampa et je veux la couleur terracotta”, on se regarde avec Eva et on dit “OK, comment on va faire pour faire le 20ème mariage comme ça mais tout en apportant encore autre chose ?” Et à chaque dossier déco, on va se mettre des petits challenges et proposer des trucs carrément différents. Au final, ils iront tous sur la même photo et le même truc qu’ils veulent, les bougeoirs dorés, les verres colorés, mais on se sera quand même éclaté à proposer de nouvelles idées en adéquation avec le lieu, en adéquation avec ce fameux thème choisi. Mais forcément, quand on nous dit “je veux encore la même chose”, on est aussi un peu malignes et on réutilise les objets qu’on peut détourner. Parce que parfois, il y a des objets qu’on utilise pour un plan de table et qui seront ensuite utilisés pour un livre d’or, et puis pour une bande photo, par exemple. Pour répondre à ta question si c’est rentable, oui puisque l’objet qui a été acheté il y a un an et qui a servi sur cinq mariages est forcément rentabilisé à chaque location. Et comme disait Eva, il y a beaucoup d’objets qui ont été abimés dans le transport et dans l’utilisation à la fin de la saison, on en a fait 28 cette année, donc il faut racheter et se refaire un stock. Mais c’est rentable de faire ça. Puis, on aimerait bien avoir un one shot à chaque fois ou un objet incroyable à chercher pour les décos.

Eva – Je dirais que c’est surtout rentable parce qu’on sait bien acheter. Et je pense que la force de l’agence, c’est aussi qu’on a la chance d’avoir un lieu secret dont on taira le nom et une personne qui nous connait bien et qui nous met de côté exactement tout ce qu’on recherche et tout ce qu’il sait qui va pouvoir nous intéresser. Donc ça, c’est la première force. Parfois, l’intégralité de ce qu’il y a dans les camions de 10 m3 nous a coûté 100 euros. Donc honnêtement, c’est forcément un bénéfice non négligeable et tout de suite. C’est acheté mais c’est déjà rentabilisé 5-6 fois. Et moi j’ai une passion pour les poubelles, j’adore les monstres. J’adore faire les poubelles. Le trottoir, c’est ma vie. 

Tu veux dire les encombrants plutôt que les poubelles.

Eva – Voilà, les encombrants. Parfois, c’est d’avoir l’œil et de regarder au milieu des poubelles.

Ambre – Et par exemple, dans les objets les plus rentables du local déco cette saison, c’était un bar en bois et deux secrétaires vintage. Ces trois éléments ont été trouvés dans les encombrants sur les trottoirs dans les rues. Donc je dirais qu’il faut avoir l’œil et être à l’affut de n’importe quoi. La dernière fois, on était avec notre stagiaire, on rentrait, il était 1h du matin et à cette heure-là je l’ai fait s’arrêter sur un trottoir à côté de chez moi parce qu’il y avait un secrétaire vintage qui avait l’air super pour remplacer celui qu’on venait de jeter. Il s’avère qu’en le regardant de plus près, il était un peu abimé, il y avait du marbre, c’était lourd, donc on ne l’a pas pris. Mais il faut avoir l’œil partout pour rentabiliser.

Je vois bien le titre du podcast “je fais les poubelles pour décorer les mariages” ou un truc dans le genre. 

Ambre – Mais c’est vrai. C’est la réalité. Il faut être curieux sur tout et tout le temps.

Et la déco, est-ce quelque chose qui vient aussi de votre école de mode ? Parce qu’avoir l’œil pour ces choses-là, je pense que ça peut s’apprendre, mais il y en a peut-être qui ont l’œil un peu moins créatif que d’autres. Est-ce que vous vendez aussi la déco à chaque fois que vous vendez une organisation de mariage ? Est-ce que ce sont des choses que vous séparez ou est-ce que ça vient toujours ensemble ?

Eva – On a différentes formules. Dans la formule organisation complète, il y a la décoration qui est intégrée dedans, donc la création d’un mood board déco, la création d’une shopping list, les achats, la location chez nous. Et puis, on a une formule décoration et coordination. Donc là, on s’occupe uniquement de l’élaboration de la déco et de la coordination du jour J. Et on a une formule déco simple où on s’occupe de la scénographie et de la décoration du jour J, on vient et on installe. Et ce qu’on aime faire, c’est au moins être là en coordination parce qu’on aime déplacer les objets d’un endroit à un autre, on aime imaginer que les lanternes, les dames jeannes, peu importe, tout ce qui serait à la cérémonie puisse être déplacé ensuite au cocktail. On aime que les choses ne servent pas une fois dans un mariage et puissent vivre tout au long de la journée avec les mariés, avec les invités. C’est vrai qu’on aime bien être sur ces deux formules-là pour pouvoir le faire et surtout le faire comme on a envie avec toute la minutie qu’on y met à chaque fois. Et ça vient sûrement de nos formations du milieu de la mode. On est hyper curieuses de tout. On a une passion pour les packagings donc on va même regarder le packaging d’un paquet de cacahuètes, de ce que fait Monoprix. Ça peut être vraiment tout et n’importe quoi, un hôtel, un nouvel aliment, mais on va se nourrir de ça. On est très sensibles à la typo. Ça peut même être une scène dans un film, ça va vraiment très loin. En tout cas, on aime essayer d’avoir des visions même sur ce qu’on va faire le jour J, un peu plus loin que la simple décoration de mariage.  

Et comment est-ce que vous vous organisez sur les mariages ? Tu en as parlé tout à l’heure sur le fait que vous préférez être toutes les deux. Est-ce que vous vous répartissez les tâches quand c’est comme ça ? Est-ce que vous avez des rôles bien définis chacune ?

Ambre – On a changé au fil des années notre façon de travailler. Maintenant, il y a une référente sur un mariage, donc une vraie chef de projet. C’est aléatoire au tout départ, on fait juste attention que ce soit équitable, qu’il n’y ait pas une qui fasse toutes les organisations complètes et l’autre que de la déco, par exemple. On essaye de répartir équitablement le nombre de prestations. Puis, on essaye aussi de regarder sur le mois qu’il n’y ait pas une qui en ait trois et l’autre qui n’en ait pas du tout etc. Ça, c’est dans un monde idéal. Avec un monde covid et les reports, ça a complètement explosé. Mais dans un monde idéal, c’est comme ça. Donc il y a une référente sur le mariage qui, elle, va être le contact privilégié des mariés. Au tout départ, on assistait chacune à tous les rendez-vous de tous les mariages, même celle qui était là en support. Et là, on a eu 28 cette année, c’était ingérable de pouvoir tous les faire donc on s’est vraiment divisé. La responsable faisait ses rendez-vous avec ses mariés. Par contre, à la fin de chaque rendez-vous, on se faisait une voice ou un message ou un texto pour se dire “on s’est dit ça, on en est là, c’est ça la problématique et c’est ça le next step, est-ce que tu as une idée, une envie ? Tu penses à quoi ?” etc. On partage et on travaille main dans la main si besoin, évidemment. Ensuite, les jours J, on est là toutes les deux quand on peut, il y a toujours la référente qui va driver la journée et l’autre qui est là en support, en installation. Même si elle n’a pas tout suivi parce qu’elle n’était pas là physiquement à tous les rendez-vous, quand on a ces petits mémos à la fin, on sait quand même ce qui se passe et on peut prendre le relai si besoin. Voilà pour la partie organisation et jour J. 

Eva – On est aussi là toutes les deux en visite technique à chaque fois. On fait toujours la visite technique à deux. On en a déjà parlé dans un précédent podcast mais c’est hyper important d’être là toutes les deux parce qu’on apporte notre vision. On pense souvent pareil, on a souvent les mêmes idées, on aime souvent les mêmes choses avec Ambre, mais on peut avoir un détail ou une idée qui nous vient. C’est la première chose, donc on les fait tout le temps à deux. Et puis, on ne sait jamais ce qui va se passer, il y en a une qui peut être malade, comme aujourd’hui, par exemple, avec ma voix affreuse, ou il y en a une qui se casse la jambe. Donc au moins l’autre connait le lieu, sait où elle est, où elle va. Et c’est hyper important de ne pas se sentir désarmée le jour J si jamais on n’a pas vu le lieu. Donc on fait toujours ça. Et la seule chose qu’on se fait valider aussi à chaque fois, ce sont les dossiers déco. On a fait la visite technique, on fait toujours le premier rendez-vous avec les mariés donc on sait ce qu’ils veulent. Ensuite, celle qui devient leader dit aux mariés “je serai votre référente”, puis on fait les rendez-vous chacune de notre côté. Mais une fois qu’on en est à la phase du dossier déco, on l’envoie toujours à l’autre pour lui dire “j’ai imaginé ça en fonction de la visite technique et en fonction du rendez-vous avec les mariés, qu’est-ce que tu en penses ? Il me semble que tu avais pensé à des choses pendant la visite technique, est-ce que finalement ça te semble cohérent en voyant ça ? Est-ce que tu rajouteras un truc ?” Et souvent, on se valide cette partie-là l’une et l’autre.

D’accord. Et c’est un peu aussi ce qui ressortait avec Ma Vie de Bohème, c’est qu’il faut peut-être qu’il y ait un leader assez tôt. Et c’est un peu le cas aussi dans chaque groupe, ça marche souvent mieux quand il y a un leader. Il faut peut-être qu’il y ait quelqu’un qui prenne le lead sur les différentes étapes. Mais il y a des points que vous faites vraiment toujours, donc au moins une visite technique. Même si ça tombe mal, il faut toujours que vous soyez là toutes les deux. C’est impératif. 

Eva – Oui, on est toujours là toutes les deux. On bloque les rendez-vous ensemble, on a un agenda partagé. Si on a un impératif personnel, on le met dans l’agenda partagé et on sait au moins que l’autre ne va pas booker un rendez-vous à ce moment-là. De toute façon, on est libres et on se rend disponibles pour ce genre de chose. On se met d’accord “ça te va tel jour ?”, “oui, OK”. Et puis, si le lieu ne peut nous recevoir qu’à tel moment, on sera aussi disponibles pour ça, mais forcément toutes les deux. 

Ambre – Et on ne va pas se mentir, la déco, c’est qu’on préfère faire. Ce qu’on préfère faire, c’est découvrir des nouveaux lieux. Donc même si on sait que ça sera Eva la référente sur ce mariage-là, je suis toujours hyper curieuse de voir quelque chose de nouveau. Souvent, les mariés sont là donc c’est aussi de les revoir, d’échanger avec eux. C’est un moment qui est très chouette et qu’on aime bien faire. 

Maintenant, on va peut-être passer au deuxième segment où on va parler d’un projet que vous avez lancé, il me semble, assez récemment, un produit assez innovant, un calendrier de l’Avent. Si vous voulez bien nous en parler déjà pour savoir un peu ce que c’est. Certes, les calendriers de l’Avent, il y en a un peu pour tout et n’importe quoi, mais vous en avez lancé un dans l’univers du mariage, c’est pour les futurs mariés, si j’ai bien compris. Je vais vous laisser nous décrire ça un peu plus en détail. 

Eva – C’est le nouveau bébé qu’on bosse depuis un an, ce calendrier de l’Avent est né, encore une fois, comme Sweet Blossom à la base, d’une passion commune, d’un hobby qu’on a avec Ambre depuis quelques saisons. On adore les calendriers de l’Avent, on s’en cherche pour nous-mêmes depuis quelques saisons maintenant. Donc ça va être celui qui va faire le plus plaisir à l’autre, le plus original. Et puis, on s’est mis à développer ça pour toute notre famille, donc on l’offre à nos frères, à nos pères, à nos amoureux. On adore ça. Je crois que l’an dernier, il y a eu cette période covid qui a fait que tout le monde s’est un peu remis en question etc., il y a eu pas mal de moments de doute, de comment on fait et comment on le fait de nouveau. On savait avec Ambre qu’on allait avoir une très, très, très grosse saison 2020, que ça allait être extrêmement fatigant. Et on ne va pas se mentir, on s’est dit “potentiellement, à la fin de cette saison-là, est-ce qu’on aura encore envie de le faire ? Est-ce qu’on aura encore les reins solides pour rempiler sur une nouvelle saison ?” Donc clairement, on avait envie d’autres choses mais comment et quoi ? On ne savait pas. Et puis, un soir j’ai eu une insomnie, c’était en novembre l’année dernière donc juste avant Noël, et pendant la nuit, je me suis dit qu’on adore les calendriers de l’Avent, on adore les mariages, on adore ce qu’on fait et on n’a vraiment pas envie d’arrêter ce qu’on fait, donc comment on fait différemment ? Et dans le duo, Ambre est quand même la tête pensante, c’est celle qui a la tête sur les épaules, c’est le budget. Et moi je fais des poubelles et je suis un peu plus dans la création et dans les idées un peu délurées. Et donc, Ambre me canalise et j’avais tellement peur qu’elle me dise non. J’ai fait une note, d’ailleurs, que j’ai toujours sur mon téléphone, c’est limite si je n’ai pas fait une petite présentation pour me dire qu’il faut absolument qu’elle dise oui à ce projet-là, il faut qu’elle suive cette idée peut-être complètement folle. Donc j’ai rédigé ma petite note, je lui en ai parlé, elle n’a rien dit, sa tête ne disait rien pendant cinq minutes, et puis à la fin elle dit “c’est une super idée, on y va”. Et là, go, c’était parti ! La semaine d’après, on s’est fait deux après-midis de boulot où on a bossé sur le contenu, comment, quoi, pourquoi. Et ça s’est très, très vite imposé à nous. Début décembre, on commençait déjà les rendez-vous avec les prestataires qu’on voulait voir intégrés dans le calendrier. Je vais maintenant laisser la parole à Ambre pour qu’elle explique comment fonctionne le calendrier. 

Ambre – Après cette présentation où elle flippait quand même pas mal que je lui dise “non, tu es dingue, laisse tomber”, non, pas du tout. C’est vrai qu’il y a un vrai marché sur les calendriers de l’Avent, il y a un vrai truc à faire. On a creusé et on a quand même fait une étude de marché. Puis, on s’est dit “nous, en tant que wedding planners, qu’est-ce qu’on pouvait apporter de chouette dans un calendrier de l’Avent ?” Donc le conseil a été l’idée numéro un, on s’est dit “OK, très bien, on est wedding planners, on organise des mariages. Dans ce calendrier de l’Avent, on veut retrouver des tips pour organiser son mariage. Donc dans chaque case, on a un prestataire du monde du mariage qui va se présenter sous forme d’une petite fiche, qui va donner ses conseils les plus importants aux mariés. Et on va retrouver un cadeau.” Parce qu’un calendrier de l’Avent, on a envie d’avoir un petit cadeau chaque jour. Et on a aussi poussé le concept en apportant un avantage exclusif pour les mariés. Par exemple, si je prends la case traiteur, sans tout spoiler, on peut retrouver en conseil combien de pièces cocktail il faut avoir si le cocktail doit durer une heure et demie, deux heures ou trois heures. Ce sont des questions qu’on nous pose tout le temps. Nous, en tant que wedding planners, on a tout le temps ces questions-là donc on y répond. Le cadeau dans la case, c’est deux petites sucettes cœur. Et le code avantage, c’est si les mariés signent avec le traiteur, ils auront la pièce montée offerte. Donc ce sont de très beaux cadeaux qui sont utiles soit dans l’organisation du mariage, soit le jour J. Ce ne sont pas juste des petits gadgets qu’on a voulu mettre dedans. Et c’est un calendrier qui marche sur toute la France, on a fait très attention à ça. On voulait que les mariés de Marseille, les mariés de Lille et de Strasbourg puissent se l’offrir s’ils avaient envie. Donc tous les prestataires du calendrier sont mobiles, à l’exception du traiteur parce qu’un traiteur ne bougera pas sur toute la France. En revanche, celui qu’on a sélectionné couvre quand même une très grande partie de région parisienne, le Vexin, la Normandie, il bouge quand même pas mal. Sinon, tous les autres sont accessibles partout. Et on a aussi fait très attention à ce que le calendrier ne soit pas genré, donc il est fait pour tous les amoureux, Mr Mr, Mme Mme, Mme Mr. C’est fait pour tout le monde. 

Donc j’imagine que ce sont des partenaires que vous connaissez, avec qui vous avez peut-être déjà travaillé et que vous recommandez.

Eva – Ce sont des partenaires avec qui on a déjà travaillé, mais pas seulement. Avec Ambre, on parle souvent d’expérience mariage à nos mariés. On ne peut pas seulement organiser leur mariage, on veut faire vivre une expérience à la fois à leurs invités comme à eux. C’est notre déformation du monde de la mode et du retail dans lequel on a travaillé. Il y a cette notion d’expérience qui est très forte. Donc ça va se retrouver aussi dans le calendrier puisqu’on a voulu faire découvrir aux mariés d’autres prestataires et à la fois d’autres prestations qu’on n’aurait pas forcément envisagées dans l’organisation de leur mariage, comme la création d’une playlist partagée, la création d’une odeur pour leur mariage, des choses comme ça qui vont vraiment apporter un plus à ce calendrier et à la dimension générale du mariage.

Tu as parlé tout à l’heure qu’à la fin de l’année dernière ou cette année même, vous étiez à un point où vous ne saviez plus si vous vouliez ou pas continuer à ne faire que du mariage. Est-ce que votre vision a évolué par rapport à ça ? Et surtout, comment voyez-vous maintenant le calendrier de l’Avent s’imbriquer dans vos prestations et quelle place voulez-vous qu’il ait ? Je parle en chiffre d’affaire etc. 

Ambre – En chiffre d’affaire, on aimerait que ça couvre effectivement une partie pour nous soulager sur le jour J. On adore ce qu’on fait. Comme on te l’a dit au tout début, on travaille avec passion, avec cœur et on le fait à fond. Il n’y a pas de limite. Après six années, s’il y a un truc qui ne se passe pas comme on a envie, on va ruminer, on va être “comment je peux faire ?” Ça nous tient toujours à cœur à ce point-là. Sauf que cette année a été une année très particulière puisqu’on a reporté quand même beaucoup de mariages en 2020 sur 2021, donc ça a été une année hypra chargée où on a fait 28 mariages, mais c’est comme si on avait fait peut-être 40 puisqu’on a recommencé certains 3-4-5 fois où on a changé de lieu, de prestataire, de déco, tout refait 10 fois, passé de l’hiver à l’été et de l’été à l’hiver. On a été brassées, que ce soit physiquement sur les jours J parce que c’est dur d’enchainer 28 mariages, mais aussi mentalement parce que c’était quand même difficile de refaire tout sans avoir une vision hyper claire de ce qui va se passer dans l’avenir. Là, ça va un peu mieux, on te reparle de ça d’il y a un an, on ne savait pas où aller. Et on se dit qu’on a envie de continuer ça parce que ça nous plait, que ça fait six ans qu’on le fait, que ça marche et qu’il n’y a pas de raison de tout arrêter. En revanche, on veut aussi avoir un meilleur équilibre vie pro/vie perso. Et puis, comme disait aussi Eva, on a aussi envie de nouveauté car ça fait six ans. Il y a beaucoup de gens qui veulent changer de boite, changer ce qu’ils font au bout de six ans. On ne dit pas qu’on connait tout, qu’on est les meilleures et qu’on sait mieux faire que tout le monde. Au bout de six ans, je pense qu’on sait globalement organiser un évènement, on sait le décorer et on avait envie de nouveauté. Donc ce calendrier est venu comme ça, il nous est venu comme une bouffée d’air frais, de nouveauté, de nous sortir de notre zone de confort, de trouver comment on fait un packaging, comment on source d’autres prestataires, comment on le vend. De par nos autres métiers, ça nous a aussi aidées. Ça nous a donné une espèce de boost. À un moment donné, on en avait tous besoin où tout était hypra morose. Et ça nous a aussi mis dans une perspective où on s’est dit qu’on veut travailler là-dedans mais on peut travailler différemment.  

Eva – Donc on aimerait que le calendrier devienne une grosse source de notre chiffre d’affaire pour nous laisser du temps et être peut-être moins présentes sur le terrain. Et puis, on a aussi d’autres projets pour développer l’agence en licence de marque. 

D’accord. Avez-vous fixé vos objectifs de vente pour votre calendrier ? Là, on est sur la première année, donc j’imagine que ça va monter en puissance au fur et à mesure que les années vont passer. Comment est-ce que vous en faites la promotion ? Comment est-ce que ça se passe pour l’instant ? Apparemment, il est déjà lancé.

Eva – Il est lancé depuis début octobre, donc on est sur le tout début du démarrage avec des gens qui ne sont pas encore tout à fait dans le mood de Noël pour l’instant. En revanche, les retours sont super bons au niveau des autres prestataires, ceux qui ne nous ont pas suivies dans le calendrier puisque ceux-là étaient tout à fait convaincus que c’était un super projet et ont été aussi hyper contents de participer à quelque chose de nouveau pendant cette année qui était un petit peu compliquée. Tout le monde s’est accordé à dire que c’était chouette d’avoir quelque chose qui change, un nouveau projet, et de prendre de la hauteur aussi et ne pas se dire que l’année a été pourrie et qu’on ne sait pas où on va. Être dans la nouveauté, je pense que ça a vachement aidé tous les prestataires qui étaient dedans. Tous les prestataires qui le découvrent aujourd’hui nous envoient des messages pour nous dire que c’était une super idée. Certains qu’on avait approchés et qui n’ont pas pu le faire cette année nous disent “je réserve ma place pour la seconde édition”. Et le retour des clients sont aussi super puisque tout le monde nous dit “c’est génial, ça change et c’est vraiment un produit nouveau. Ça change de ce qu’on a l’habitude de voir dans le monde du mariage et c’est super”. Et c’est exactement la réaction qu’on voulait des gens. Comme disait Ambre, on sait plus ou moins les faire maintenant, sans prétention, aucune, mais on a envie d’être cette agence qui apporte de la nouveauté, qui apporte aussi une nouvelle manière d’aborder le mariage. Au travers ce calendrier, c’est finalement un mini wedding planner à domicile qu’on voulait aussi apporter. Ça ne substitue pas la personne le jour J parce qu’on sera toujours, évidemment, dans l’école de “il faut quelqu’un pour épauler le jour J”, mais c’est une première base de travail pour organiser son mariage. Donc ça, c’était pour la première partie. Et pour répondre à la seconde, on a créé 1480 unités de ce calendrier, pour être exacte. On surfe aussi sur les deux marchés. On surfe sur le marché du calendrier de l’Avent classique, c’est pour ça qu’il a 24 cases. Il y a eu quelques petites incompréhensions, donc on a aussi retravaillé. C’est de se dire que c’est bien pour Noël parce que c’est un cadeau de Noël, mais c’est aussi très stratégique parce qu’on est dans la période clé où il y a beaucoup de demandes en mariage donc les gens se mettent à fond dans les recherches de prestataires entre septembre et le début de l’année prochaine. Donc c’est hyper stratégique de pouvoir leur offrir ce calendrier-là à la fois pour Noël en cadeau de Noël et pour organiser leur mariage. 

C’est un super projet, même pour votre marque. J’imagine que ça la fait rayonner aussi peut-être auprès d’une autre, ceux qui veulent organiser eux-mêmes. Mais c’est vrai que c’est Sweet Blossom qui vend et qui commercialise au final. D’ailleurs, vous n’avez pas dit mais j’imagine qu’il est en vente sur votre site. Est-ce qu’il est en vente à d’autres endroits ou uniquement sur votre site ? 

Eva – Il est en vente sur notre site. Il est visible dans certaines boutiques de robe de mariée qui l’ont au showroom puisque c’est un calendrier de l’Avent donc les mariés peuvent se l’offrir et se dire “très bien, trop chouette, on est à fond, ça va être trop cool d’ouvrir une petite case chaque jour”. Mais ça peut être aussi un super cadeau de témoin ou de famille pour un couple qui va se marier en disant “je ne sais pas trop comment t’aider mais tu prends ça et ça va te donner plein de tips, plein de conseils, plein de choses.” C’est un super clin d’œil. Et la team témoins, ils peuvent se cotiser, se mettre à quatre et ça fait un super cadeau à offrir aux mariés. Donc on peut le voir sur notre site, sur des boutiques de robe de mariée qui l’ont mis en physique et sur leur e-shop aussi. Et tu demandais tout à l’heure en communication, il y a le Wedding Magazine qui va nous faire une parution web et presse. On attend à priori Vogue Mariage aussi qui devrait nous faire une publication. On a deux grosses influenceuses qui en ont parlé, Megan Vlt et Pauline Torres. Ce sont deux influenceuses qui se sont mariées cette année, une en juin et une en septembre, et qui ont beaucoup, beaucoup parlé de leur mariage. Et on trouvait ça chouette aussi qu’elles montrent à leur communauté qu’il y a des nouveaux produits dans le mariage qui existent. Donc ça, c’était ce weekend. Ça a vraiment beaucoup, beaucoup plu et beaucoup de futurs mariés nous ont écrit pour dire “je viens de découvrir ça, c’est génial”. Et puis, on fait de la pub un peu Google Ads, un peu des pubs sponsorisées sur Instagram. Évidemment, on a fait un dossier sur Pinterest etc. 

OK. Dans tous les cas, on mettra les liens de votre site et de la page. D’ailleurs, je suis sur votre site là et j’ai vu que vous avez fait une page spécifique pour ça. On mettra les liens sur l’article qui accompagnera ce podcast sur Planners.fr. Vous aurez donc une autre publication. En tout cas, c’est une très bonne idée, j’ai vu les photos. Et puis, c’est un joli objet.  

Eva – Oui. C’est un coffret qui a vocation à être gardé après le mariage, justement. L’idée, c’est que les gens puissent enlever les petites cases, puis garder le gros coffret. Il est monté donc il se ferme super bien, il est assez rigide et c’est comme une petite boite à souvenir après son mariage. Il a été pensé pour que rien ne soit forcément jeté et qu’on puisse tout conserver.

Bientôt, vous pourrez poster des gens qui ont donné une seconde vie avec plein d’utilisations assez sympathiques.  

Eva – On a trop hâte de les voir dans les mains des gens. 

Oui. Si ça vous dit, on va passer au dernier segment du podcast où je pose toujours les mêmes questions. Sur cette saison 2, ça a un petit peu changé. La première question que je voulais vous poser, c’est si vous voyez ou si vous entendez souvent des mauvais conseils dans l’univers de l’organisation du mariage ou des idées reçues que vous essayez de combattre. 

Eva – Les wedding planners ont très mauvaise presse, bien souvent auprès des traiteurs. On le sait tout de suite quand on appelle un traiteur et qu’on sent que c’est un peu réticent au téléphone. On a déjà eu cette saison des mariés qui nous disaient “j’ai dit à mon traiteur que j’avais des wedding planners, il m’a déjà dit qu’il savait très bien faire son travail et qu’il n’avait pas besoin de vous”, ce genre de choses. Donc on essaye de combattre à chaque fois cette mauvaise presse là en leur montrant qu’on sait se relever les manches, qu’on est une équipe et qu’on est là pour travailler en équipe. Je te parle des traiteurs mais ça peut être d’autres prestataires aussi parfois. Le but, c’est que le mariage se déroule bien pour tout le monde, y compris aussi pour les prestataires qui gravitent autour des mariés. Donc ils le voient le jour J, on n’est pas des petits chefs qui donnent des ordres, on installe les carcasses. Je crois que cette année, on a installé 90% des carcasses des mariages où on a assisté. 

Qu’est-ce que tu appelles une carcasse ?

 Eva – Les tables dans la salle suivant le plan des mariés.

Ambre – Les tables, les chaises, les buffets et tout ça qui est normalement au traiteur de le faire. Mais comme dit Eva, les manutentionnaires, c’était clairement nous cette année et on ne regarde jamais quelqu’un faire. Si on est en retard, évidemment qu’on va y aller. 

Donc tu veux dire que cette mauvaise presse vient de l’image que ces prestataires-là mettent sur les wedding planners.

Eva – L’image et parfois la mauvaise expérience. 

Peut-être que certains s’y sont mal pris au début du comportement un peu du donneur d’ordre.

Eva – Exactement. “Ce sont les mégères qui vont donner des ordres et qui ne vont rien faire.” Quand on arrive le jour J, ils voient déjà qu’on a 10 m3 de décoration dans un camion, qu’on se tue à décharger, recharger, décharger, recharger. Donc là “ah bon, quand même, elles bossent un peu”. Et puis, on leur envoie un déroulé de journée qui est hyper clair, hyper précis, on les appelle en amont, on leur dit bien au téléphone qu’on va travailler avec eux, qu’on ne lancera jamais une animation sans venir leur demander avant, qu’on est une équipe et qu’on va travailler ensemble. Donc on essaye vraiment de les amadouer en amont, et puis, le jour J, ils comprennent bien qu’on n’est pas là pour se tourner les pouces, que nous aussi on va en chier et qu’on va en chier ensemble s’il y a besoin mais qu’on va travailler tous ensemble. En général, ça se passe bien et ils reviennent nous dire “d’accord, on a changé d’avis. Finalement, c’était bien.” Mais c’est toujours un peu chiant quand on sait qu’on arrive et que le traiteur a déjà un petit problème avec nous sans même nous connaitre et sans même savoir comment on travaille. C’est un peu embêtant. Donc quand on a des traiteurs comme Grand Chemin, pour ne pas les citer, qui sont extraordinaires et qui ont tout à fait compris le rôle du wedding planner et le fait qu’on soit une équipe, c’est tellement un bonheur. On travaille tous ensemble, on s’aide. Ils nous aident, on les aide. On communique de manière très, très fluide sur les évènements. Et à chaque fois, on leur dit que c’est tellement un bonheur de travailler avec des gens qui ont compris qu’on n’était pas là pour donner des ordres.

Et c’est un peu dommage puisque j’imagine que les wedding planners peuvent être aussi des bons apporteurs d’affaires quand ça se passe bien avec un traiteur pour faire des business sur des mariages. 

Eva – Carrément.

On va passer à l’organisation. Est-ce que vous avez des outils, des logiciels, des applications que vous utilisez régulièrement ? Quel est l’outil, l’application dont vous ne pourriez pas vous passer dans votre quotidien de wedding planner ?

Eva – Il y en a plusieurs. Au tout départ, on travaillait sur rien. Puis, on a développé des fichiers Excel. Ensuite, on a développé des fichiers partagés. On a mis en place des templates qui nous sont propres, qui sont fluides et avec lesquels on aime travailler. Je pense à la shopping list, à nos dossiers déco, tous ces genres de choses. C’était donc en interne qu’on fait évoluer notre façon de travailler au fil des années. Donc ça, ce sont des outils qu’on utilise au quotidien. 

Ce sont des outils que tu utilises. Sur les outils Google, je pense à Google Sheet, Google Doc.

Eva – Oui, on peut utiliser ça. Mais ce sont carrément des templates qu’on a créés nous-mêmes et sur lesquels on bosse au quotidien. Ce sont des documents qu’on a créés nous-mêmes. Puis, on se les partage via Google Drive ou ce genre de trucs. Mais c’est d’abord des outils internes. Par la suite, on a travaillé sur Wedding Bear qui est une plateforme pour les wedding planners et qui permet de centraliser tout sur la même plateforme, tous tes mariages, tous tes prestataires, toutes tes échéances de paiement, d’avoir en une seule vision ce qui va se passer et quand, et de faire gagner du temps sur pas mal de choses. Donc on a travaillé dessus cette année et c’était très bien. On a travaillé aussi une année sur Trello avant d’avoir Wedding Bear où on se partageait avec les mariés le Trello, on mettait, nous, les dossiers où on en était, eux mettaient leurs petites requêtes, puis on échangeait là-dessus. Ensuite, les outils comme Insta, Pinterest, tous les réseaux sociaux qu’on connait, puis Google aussi pour la recherche de prestataires si besoin.  

J’imagine que vous avez votre base de données de prestataires, de salles, votre fournisseur dont on n’aura pas eu le nom sur le podcast mais peut-être que vous vendriez les coordonnées, ça va devenir tellement un plan magique et vous allez en faire un business, ça fait peut-être partie de vos axes de développement dont vous m’avez parlés. Il y a aussi la question sur la tendance des futures années dans le domaine du mariage mais vous y aviez déjà répondu. C’était plutôt la tendance actuelle, terracotta, bohème.

Eva – On espère que ce ne sera plus celle-là les prochaines années. Ça fait six ans qu’on espère que ce ne sera plus le cas.

Est-ce qu’il y a des challengers qui commencent à pointer le bout de leur nez en termes de tendance ?

Eva – Oui, on voit qu’on est plutôt dans des mariages plus minimalistes, peut-être moins de choses sur les tables mais plus des choses de qualité en termes de fleurs, en termes de vases, en termes de mélange de matières. On mélange le verre, le fer, le lin, la céramique. Comme on disait au tout début, nos mariés veulent tous du terracotta ou du bohème. 

Peut-être que c’est aussi ce que vous mettez en avant sur vos supports, peut-être qu’ils vous découvrent sur des reportages mariage où vous avez ça. 

Eva – Oui, c’est un cercle vicieux.

Ce n’est peut-être pas vicieux non plus. Je pense que quand on vous parle de ça, peut-être que vous ne partez pas en courant non plus maintenant. Mais c’est vrai qu’à force de communiquer sur ces mariages-là, peut-être que vous attirez des gens qui sont potentiellement intéressés par ce genre de choses. Peut-être que c’est aussi les wedding planners ou toute la communication qui est faite sur les mariages qui fait que ça s’autoentretient au fil des années.

Eva – Peut-être. Et c’est pour ça que sur les shootings d’inspiration, on aime bien aller carrément à contrecourant de tout ça. On a fait des shootings ultra colorés, on a fait des shootings dans une piscine. On pousse le concept déco carrément différemment pour qu’on ne nous associe pas au thème bohème et au thème terracotta. Demain, on serait hyper heureuses de travailler sur un thème gothique ou cirque. Là, on s’éclaterait en déco, on deviendrait comme des dingues. 

À tous les futurs mariés qui nous écoutent, est-ce que vous avez un projet cirque ou gothique ?

Eva – Oui. Franchement, ce serait fou, on aimerait trop. 

Ou moyenâgeux, ce genre de concepts avec des armures à la place des costards. Oui, ça pourrait être sympa. 

Eva – Voilà.

Avant de vous laisser, où est-ce qu’on peut vous retrouver ? Il y aura des liens mais est-ce qu’il y a un endroit privilégié où on peut entrer en contact avec vous ?

Eva – Notre site internet, notre compte Instagram.

Ou on tape “Sweet Blossom”.

Eva – Oui, Sweet Blossom. Et si vous voulez voir encore plus d’inspirations de ce qu’on fait et plus de reportages, sur Pinterest il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses qu’on montre. 

Pinterest, on met moins en avant ce réseau social mais j’imagine que ça peut être bien, même pour vous, pour aller chercher de l’inspiration. 

Ambre – C’est un outil qu’on utilise au quotidien. Quand on fait nos dossiers déco, on se nourrit beaucoup, beaucoup de Pinterest parce que ça permet aux mariés de se projeter sur un thème qu’ils ont en tête, sur une couleur, sur quelque chose. Et effectivement, on a énormément de vues sur ce compte-là. C’est de la recherche d’infos mais on se dit aussi qu’au bout d’un moment, plus on est vues, plus Sweet Blossom a fait son chemin dans la tête des gens. Et on a 200 000 visiteurs uniques par mois, ce qui est quand même énorme. 

Oui, c’est assez énorme. 

Eva – Et nos stagiaires ont besoin de travailler cet été sur le référencement de Pinterest donc on est à jour sur toutes nos photos du mariage de la saison. 

Peut-être qu’on fera un épisode sur le référencement Pinterest, je n’y avais pas pensé. Ça peut être super intéressant. 

Eva – C’est un vrai plus.

200 000, c’est vrai que ça commence à être quelque chose, surtout que là on est sur des personnes qui cherchent de l’inspiration, donc ce sont potentiellement des prospects pour vous aussi. Certes, il doit y avoir aussi beaucoup de professionnels et des wedding planners, mais je pense que sur les 200 000, il doit quand même y avoir une grosse proportion d’internautes et de visiteurs qui sont des futurs mariés.

Eva – Quand on aborde nos premiers mariés et qu’ils nous partagent leur dossier Pinterest, parce que toutes les mariées ont un tableau Pinterest pour leur mariage, on est hyper fières quand on voit 4-5 photos à nous qui ont été pinnées au tout départ et on se dit “ah ouais, trop cool !”

Tu en parlais tout à l’heure, il y a des gens qui ne se rappelleront pas le fait de lire ta marque, peut-être qu’ils n’en prennent pas conscience au moment où ils pinnent ta photo, mais ils te revoient ensuite sur Google et peut-être que ça fait un cheminement dans leur tête et ils se disent “j’ai déjà vu ce nom quelque part”, puis ça fait son chemin. Tu as raison. Dans tous les cas, on mettra tous ces liens-là, encore une fois, sur notre blog. Merci pour votre temps, c’était très instructif. 

Ambre – Avec plaisir !

Eva – Merci beaucoup.

Au final, ces épisodes avec deux personnes sont super intéressants. J’espère qu’on en fera d’autres. Là, on a eu une vague avec deux épisodes d’un coup. On verra pour les prochains. En tout cas, je vous souhaite tout le meilleur pour la suite. Peut-être à une prochaine pour un futur épisode. Et puis, plein de bonnes choses avec votre calendrier. 

Eva – Merci beaucoup.

Ambre – Merci beaucoup.

À bientôt ! Salut !

Eva – À bientôt ! 

Ambre – À bientôt !

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