Boostez votre communication digitale avec Marie-Michelle

Podcast
122 . 2021

De Syra Sylla 12/2/ 2021

Anciennement wedding planner, Marie-Michelle a pris un tout autre virage récemment. Aujourd’hui, c’est elle qui forme et offre l’opportunité aux wedding planners en devenir de booster leur business. Avec son agence les Planneuses, elle se définit comme coach wedding planner et digital business et distille ses meilleurs conseils en stratégie de communication.

“Fin 2018, quand j’ai lancé Les Planneuses, je comptais continuer à organiser mes mariages à côté, mais il s’est avéré que développer le site m’a beaucoup plu, que ce soit les formations, etc. J’ai découvert un nouvel univers qui m’a passionnée tout de suite et je me suis dit que j’allais laisser les mariages et rester sur le développement de ce site. Donc, ça a été un concours de circonstances qui a fait qu’au final j’ai, plus rapidement que prévu, fait le choix de déclarer mon agence […] Il faut savoir aussi qu’avant d’être wedding planner, j’étais kiné. Donc, les transitions « brutales », ne me font pas peur. Au contraire, ça ne m’a pas posé de problème de fermer mon agence pour développer le site. Ça s’est fait tout seul. Une fois que j’ai décidé de faire quelque chose, je me suis mise en action. C’était parti !

Au micro de Carnet de Noces, Marie-Michelle nous raconte les raisons de son changement de cap, elle nous explique comment se fait la transmission de son savoir et de ses compétences et nous confie que la crise sanitaire actuelle a boosté son business.

Les “tips” de Marie-Michelle :

Son outil de création graphique : Canva
Ses références en coaching entrepreunariat : Anne-Lise Gakalla et Rim Boukhssimi
Les réseaux pour échanger : Instagram et WhatsApp
L’indispensable pour un wedding planner : un site internet
Un outil de planification de publication : Planoly

Marie-Michelle de l’agence Les Planneuses :

Site Internet : https://lesplanneuses.fr/
Instagram : https://www.instagram.com/lesplanneuses/
Facebook : https://www.facebook.com/lesplanneuses/
Pinterest : https://www.pinterest.fr/lesplanneuses/
YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCtrBt9t9pIadHBefaN4XuzA

L’épisode 8 de Carnet de Noces est accessible sur notre chaîne YouTube :

La transcription de l’épisode 8 de Carnet de Noces est disponible ci-dessous !

[Benjamin] Je suis content de t’avoir, déjà parce que tu as une expérience différée par rapport à toutes celles que l’on a interviewées jusqu’à maintenant et que l’on interviewera dans le futur. En effet, c’est vrai que la ligne de départ était d’interviewer des wedding planners en activité. Toi, tu n’es plus en activité, mais tu l’as été. Maintenant, tu es coach de wedding planners. Je vais te laisser te présenter pour tous les auditeurs et les auditrices qui ne te connaissent pas.

[Marie-Michelle] Merci de m’avoir invitée. Je suis contente de faire ta connaissance et de m’adresser à tes auditeurs/auditrices. Moi, je m’appelle Marie-Michelle, j’ai 27 ans, et effectivement, j’ai été wedding planner. Aujourd’hui, je suis passée de l’autre côté de la barrière et j’accompagne les weddings planners dans le développement de leur agence, donc que ce soit en leur apprenant à mieux communiquer en ligne pour trouver des clients ou en poussant le bouchon plus loin en digitalisant leur activité. Donc, je les accompagne dans le développement de leur agence, pour résumer. 

[Benjamin] Pendant combien de temps as-tu organisé des mariages ?

[Marie-Michelle] Je dirais 3 saisons. J’ai fait 3 saisons, ça fait 2 ans si on regarde de date à date. J’ai eu mon dernier mariage en 2019. Normalement, je devais en avoir un dernier en 2020, mais il a été reporté à cause du Covid. Donc, d’un commun accord, nous avons décidé de rompre mon contrat. J’ai passé le relai à une collègue.

[Benjamin] Donc, qu’est-ce qui a fait que tu as voulu stopper cette activité ?

[Marie-Michelle] Il y a eu plusieurs choses. Ça a été un concours de circonstances. Déjà, il y a eu le fait que je commençais déjà à en avoir marre, en quelque sorte. C’est-à-dire qu’au début, quand on se lance, on ne se rend pas forcément compte de tout ce que cela implique. Au final, le métier de wedding planner est quelque chose qui est très prenant. Je ne pense pas que les gens qui écoutent vont me contredire.

[Benjamin] Je pense que ceux qui sont mariés comprendront tout à fait ce que c’est. Ceux qui ne l’ont pas fait, c’est moins sûr.  

[Marie-Michelle] Oui. C’est prenant et stressant. Autant, il y a des gens qui arrivent très bien à gérer une vie professionnelle stressante, et je leur tire mon chapeau ! Moi, ce n’était pas fait pour moi, ce n’était pas calé avec la vie que je voulais. Je commençais à avoir des symptômes dus au stress. Donc, au bout d’un moment, je me suis dit que je devais changer certaines choses. Et puis, fin 2018, quand j’ai lancé Les Planneuses, je comptais continuer à organiser mes mariages à côté, mais il s’est avéré que développer le site m’a beaucoup plu, que ce soit les formations, etc. J’ai découvert un nouvel univers qui m’a passionnée tout de suite et je me suis dit que j’allais laisser les mariages et rester sur le développement de ce site. Donc, ça a été un concours de circonstances qui a fait qu’au final j’ai, plus rapidement que prévu, fait le choix de déclarer mon agence. 

[Benjamin] Donc, tu as pivoté tout de suite ou tu avais déjà l’idée de te lancer ? Tu ne l’as pas encore dit, mais tu es passée d’un business de service à un business plus produit où tu vendais l’organisation de mariage. Là, sur ton site, tu vends des formations et un programme pour aider les weddings planners à être plus présents, à se vendre en ligne. Et est-ce que c’est quelque chose que tu avais anticipé avant ? Tu avais commencé peut-être à communiquer sur ton blog pour assurer une transition qui soit un peu plus « mousse » ? J’imagine que cela ne doit pas être facile de sortir d’une activité où tu as passé 3 saisons à une activité qui sert dans le même domaine tout en étant complètement différent. 

[Marie-Michelle] Quand j’ai lancé le blog en 2018, je me suis juste dit que j’allais juste partager ce que je sais. J’avais déjà l’idée de créer une ou deux formations parce que j’étais calée sur deux ou trois sujets. Je savais que j’avais des consœurs qui avaient besoin de ce que j’avais à dire. Mais je n’avais pas du tout calculé la trajectoire qui fait que j’en suis arrivée là aujourd’hui. C’est venu au fur et à mesure. Je suis quelqu’un qui écoute beaucoup mon feeling, donc c’est au moment où j’ai décidé d’arrêter l’activité de wedding planner que je me suis demandé comment développer davantage pour faire le chiffre dont j’ai besoin. Et puis, il faut savoir aussi qu’avant d’être wedding planner, j’étais kiné. Donc, les transitions « brutales », ne me font pas peur. Au contraire, ça ne m’a pas posé de problème de fermer mon agence pour développer le site. Ça s’est fait tout seul. Une fois que j’ai décidé de faire quelque chose, je me suis mise en action. C’était parti ! 

[Benjamin] Tu avais déjà des capacités ou des facilités avec les outils digitaux ? Parce que créer un site ou des formations demande certaines compétences. Il faut vendre avec des notes, avec du texte, il faut être présent un peu partout et ce sont des choses qui ne sont pas innées. Donc, avais-tu des facilités par rapport à ça ? Ce domaine te parlait déjà ? Utilisais-tu déjà tout ce qui était digital dans ton métier de wedding planner ? 

[Marie-Michelle] Oui, cela m’a toujours beaucoup attirée, et c’est vrai qu’avec mon site internet par exemple, je l’avais fait moi-même. Je l’ai fait faire une première fois par un professionnel et puis quand j’ai voulu changer, je n’avais pas les sous pour faire appel de nouveau à quelqu’un, donc j’ai pris les choses en main, je l’ai fait moi-même sur WordPress. Petit à petit, j’ai appris à faire les choses seules. Souvent, les gens venaient me demander de les aider, car ils n’arrivaient pas à faire telle ou telle chose. Ils venaient me poser des questions, donc je me suis dit que je savais faire des choses dont les autres avaient besoin. Alors, tout ce que je sais aujourd’hui, c’est que plus les besoins se développent, plus on se dit qu’il nous manque telle ou telle compétence, qu’il faut aller se renseigner ailleurs. Il y a beaucoup de logiciels que j’ai découverts depuis que je me suis lancée à 100 % dans le digital. Je prends toujours plaisir à découvrir de nouveaux outils, de nouvelles fonctionnalités. Moi, j’adore ça ! Après, je repartage les bons plans à mes clientes. Donc, on va dire que c’est un mélange de passion et de formations parce que oui, ce n’est pas inné. 

[Benjamin] Après, il faut une appétence pour ça puisque je pense que tu prends plaisir à découvrir un logiciel, lorsque tu es un peu geek sur les bords.

[Marie-Michelle] Oui !

[Benjamin] Certains ne peuvent pas toucher à un PC et se servent encore de carnets de notes, et ont du mal avec les mails. Donc, le fait d’aimer les outils et d’aller toujours en découvrir est quelque chose qui doit te plaire. Je pense qu’il faut avoir ce côté geek pour être bien et à l’aise avec un business 100 % digital. Après, c’est bien parce que tu testes les outils et puis tu les transmets à tes clientes que tu accompagnes.

[Marie-Michelle] Oui, et ça me permet même de découvrir des outils qui ne sont pas faits pour les prestataires de mariage ou pour les weddings planners, et où je me dis que mes clients pourraient les utiliser. J’ai beaucoup de clientes à qui j’ai fait découvrir Canva. Dans le milieu du digital tout le monde connait Canva, mais dans mon milieu, beaucoup de mes clients ne le connaissaient pas et l’ont appris grâce à moi. Elles étaient ravies de l’apprendre ! 

[Benjamin] D’ailleurs, je précise pour tous ceux qui vont écouter cet épisode, nous mettrons tous les liens de tous les outils, puisque ce ne sera peut-être pas le seul que l’on va évoquer au cours de cet épisode. Il y a vraiment de quoi faire, et il y en a plus en plus. Sinon, tu nous as parlé brièvement de ton expérience en tant que wedding planner et tout ce que ça impliquait en termes de stress, et que c’est même ce qui t’a dégouté en quelque sorte. J’imagine que tu bosses de chez toi, je parle en connaissance de cause puisque je suis aussi un travailleur du web et je bosse de chez moi. Là, en ce moment, puisqu’on est en période de confinement, y a-t-il des choses qui te manquent en termes d’interaction sociale ? J’imagine que quand on organise un mariage, il y a non seulement le côté clients, car on en voit beaucoup, tout comme les prestataires d’ailleurs. Donc, y a-t-il un côté qui te manque, ou tu as définitivement tourné la page ? 

[Marie-Michelle] Non. En fait, je ne manque pas d’interaction sociale. Déjà, je pense que je suis quelqu’un de casanier. Ensuite, j’essaie vraiment d’être très proche de mes clientes, j’échange tous les jours avec des gens, que ce soit par Instagram ou WhatsApp. J’échange quasiment tous les jours avec mes clientes, ce qui fait qu’on a de bonnes relations. J’ai aussi des copines de business. Et moi, ça me va. Après, on va dire que je suis aussi peut-être d’une génération très connectée et qui fait que ça va. Après, quand on me contacte pour me proposer de se voir, je suis toujours partante ! En ce moment, ce n’est pas trop possible, mais espérons rapidement. Mais là, pour le moment, tant que j’arrive à être présente pour mes clientes et à voir que j’arrive à les accompagner et les aider, cela me convient.

[Benjamin] C’est bien, parce que tu étais faite pour ce métier.

[Marie-Michelle] Oui, je pense. 

[Benjamin] Je voulais revenir sur ce que tu as dit, je crois que c’était dans un autre podcast, tu disais que ce qui manquait à la majeure partie des weddings planners qui se lançaient, c’était ce côté entrepreneurial. Je crois que c’est quelque chose que tu avais enregistré il y a quelques années. Maintenant que tu suis des weddings planners dans leur progression et que tu es un peu plus en amont des weddings planners qui se lancent, est-ce quelque chose qui est toujours d’actualité, selon toi ? Qu’est-ce qui manque à un wedding planner ? Quelles sont les raisons principales qui font que les weddings planners viennent te voir ? Je pense que les formations doivent très bien apprendre le métier, y a-t-il toujours un manque, ou est-ce que cela s’améliore au niveau de l’entrepreneuriat ?

[Marie-Michelle] Après, je ne suis pas dans chaque formation, donc je ne peux pas dire précisément, mais c’est vrai que c’est quelque chose qui est encore survolé. Cependant, je suis d’accord qu’une formation de wedding planner n’est pas là pour nous apprendre à être PDG ou quoi que ce soit. Moi, je n’apprends pas à gérer le côté comptable de leur agence ou gestion d’entreprise, mais c’est plutôt le fait de les aider à trouver des clients. Il y en a beaucoup qui arrivent sur des sites de référencement en se demandant quoi faire de plus, et cela peut prendre du temps pour que les premiers clients prennent contact. Souvent, elles savent bien qu’il faut être sur Instagram, mais elles ne savent pas quoi faire dessus, ce qu’il faut poster par exemple, à quel moment, etc. C’est ce genre de choses que je fais. Et puis, plus récemment, c’était vraiment en rapport avec le Covid, de savoir comment tirer son épingle du jeu et réussir à faire rentrer du chiffre d’affaires malgré tout. C’est pour ça que j’ai créé un programme de digitalisation. Je ne sais pas si j’ai répondu à la question. 

[Benjamin] Si. Et on va revenir sur ton programme, parce que je trouve ça super intéressant. Donc, ce que tu dis, c’est que la majeure partie des weddings planners sait ce qu’il faut faire, mais ne sait pas forcément comment le faire ? Il y a ce côté un peu plus stratégique ou même peut-être dans la chronologie, ce que je dois faire quand je lance mon agence, quelles sont les premières choses à faire, etc. Dans les grandes lignes, c’est vrai que tout le monde sait où on peut être visible, mais savoir ne suffit pas. Et justement, si là tu avais devant toi une wedding planner fraichement lancée qui vient de créer son entreprise, ce serait quoi les 3, 4 voire 5 actions à faire dès le début ou en priorité quand on se lance pour maximiser ses chances de réussite ?

[Marie-Michelle] Je réfléchis un petit peu. Je dirais que c’est de se poser et de se demander qui est mon client cible et avec qui j’ai envie de bosser. Tout le reste va découler de ça. 

[Benjamin] C’est sur l’étude de marché ? 

[Marie-Michelle] Je ne sais pas ce que tu entends par étude de marché.

[Benjamin] C’est penser à son client idéal, comment va-t-on se positionner. Puisque c’est vrai que de but en blanc, quand on organise des mariages, on a tendance à se dire que son client va être le couple qui a envie de se marier à l’instant t. D’ailleurs, le précédent épisode était par rapport au mariage écoresponsable. Au final, on se dit qu’on peut se positionner dans une niche. Et ça, ce sont des choses auxquelles on ne pense pas forcément, on se dit que l’on va s’adresser à tout le monde pour toucher un maximum de clients. Alors que ce dont les gens ne pensent pas forcément, c’est que c’est une stratégie qui n’est pas forcément la meilleure, car c’est lorsque tu sais à qui tu veux t’adresser et quel type de mariage tu veux organiser, que tu as des messages qui entrent en résonance avec tes prospects, et c’est là où ça fonctionne le mieux. 

[Marie-Michelle] Oui.

[Benjamin] Après, tu me contrediras si je me trompe, mais c’est à ça que je pensais dans l’étude de marché, c’est que c’est plutôt un travail préparatoire. Et comme tu dis, il faut te poser, réfléchir à tes objectifs, à ta stratégie, à qui tu veux t’adresser, à comment tu peux le faire, à ton positionnement, qui peut être haut de gamme ou classique, à l’étranger, etc. Je pense que l’on n’y pense pas assez, mais il y a beaucoup de « sous-catégories » et de niches dans le mariage qui vont plaire à tel ou tel wedding planner. C’est le genre de questions qu’il faut se poser dès le début.

[Marie-Michelle] Je n’ai rien à rajouter, c’est exactement ça. Comme je te disais, quand je me suis lancée, je n’ai pas du tout fait ce travail-là parce que ce n’était pas quelque chose sur lequel j’avais été sensibilisée quand j’avais fait ma formation. Donc, on apprend auprès de ses erreurs. Mais le premier conseil serait de faire ça. Après, je pense que toutes les formations apprennent à le faire, il y a la construction de son carnet d’adresses. Moi, comme je suis du côté communication, il faut faire son site internet et puis bosser à fond sur son référencement dès le début parce que c’est quelque chose qui va prendre du temps à être mis en place. Ce n’est pas le jour où on publie son site et trois articles de blog qu’on atteint la première page de Google. Donc, pour moi, plus tôt on s’y met, plus il y a des chances que ça porte rapidement ses fruits. Plus on attend, et plus les résultats viendront tardivement.  

[Benjamin] Donc c’est du long terme et c’est un investissement. Ça, je pense qu’on n’en parle pas assez, mais c’est parce que c’est un domaine qui est très peu compris. Je pense qu’il y a très peu de gens qui savent comment une page va être classée ou non sur la première page. Il faut juste aussi savoir que ça implique énormément de temps si on fait ça soi-même, ou de l’argent si on délègue. Dans tous les cas, c’est un investissement à prendre en compte dans son business plan quand on se lance. Quand on se lance, c’est toujours risqué. Et puis, tu as raison, autant mettre toutes les chances de son côté et poster assez rapidement. Mais encore une fois, ça prend du temps et il faut être prêt à le prendre. Donc, référencement, site internet, contenu, étude de marché, prendre le temps en amont de savoir à qui on va s’adresser. Est-ce que tu as d’autres tips ?

[Marie-Michelle] Pour revenir à ce que tu disais là, oui ça prend du temps. En général, on n’a pas de clients quand on se lance, donc on a le temps de travailler les choses qui vont nous prendre du temps, mais qui vont porter des fruits par la suite. Mais comme tu dis, c’est un investissement en temps, mais qui est nécessaire, car quand il faut refaire son site ou commencer à poster alors qu’on a déjà 10 clients et qu’on a plein de choses à faire, c’est plus compliqué. Pour terminer, je dirais les réseaux sociaux. On ne peut plus trop y couper selon moi. Le site internet est indispensable, mais il y a aussi une grosse partie du marché qui se joue sur les réseaux sociaux, encore mieux sur Instagram. Mais bon, ça dépend de la cible que l’on vise. Mais pour moi, c’est incontournable de nos jours d’avoir un compte de réseau social et d’interagir avec une audience qualifiée. Je ne sais pas ce que tu en penses, toi. 

[Benjamin] Je suis assez d’accord. On va faire une parenthèse par rapport à ça. J’ai vu que tu étais très prolifique sur Instagram pour ta propre activité et notamment en story. En effet, je pense que pour être assez visible sur les réseaux, il faut aussi être actif. Certes, c’est vrai que quand on n’a pas de client, on a le temps, mais à un moment donné on va sûrement avoir des clients et il faut être organisé pour justement continuer de poster, quel que soit le type de réseau ou blog. As-tu des conseils d’organisation sur les réseaux sociaux ? Est-ce que tu t’organises spécialement pour ça ? Est-ce que tu te donnes des plages dans la journée ? As-tu des méthodes te permettant d’être plus productive pour bosser plus ?

[Marie-Michelle] Je dirais que la première chose est déjà de se poser et de faire un « planning ». Il faut déjà se dire que l’on a décidé de s’investir sur Instagram. Donc, je vais poster, mais je vais poster tous les jours ou trois fois par semaine ? Ou seulement deux fois ? Admettons que je poste trois fois par semaine, ça me fait 12 posts par mois. Moi, personnellement, j’aime bien me prendre la journée du lundi, ce n’est pas toute la journée, mais j’ai un créneau dans la journée où je planifie tous les posts de la semaine, mais on pourra très bien décider que tous les premiers lundi du mois sont les jours où je planifie tous mes posts du mois, j’en ai 12 à écrire. Au final, quand on regarde comme ça, 12 posts, ce n’est pas énorme. 

Ainsi, je planifie mes 12 posts d’un coup. Et avec des outils comme Planoly, on peut les programmer et ils se postent automatiquement. C’est déjà ça en moins, c’est une épine dans le pied en moins. Donc voilà, organisation, planification, c’est la base ! Et puis le batching, donc c’est le fait de regrouper les tâches qui se ressemblent entre elles. Si je crée 10 posts à la suite, mon cerveau reste concentré sur cette tâche-là. Je les fais tous à la suite, comme ça je suis tranquille pour un petit moment. Concernant les storys, il y a des moyens de les planifier, de les poster à l’avance. Moi, j’utilise beaucoup ça quand je suis dans une stratégie de lancement particulière pour vendre un produit, sinon j’aime beaucoup faire ça en mode spontané. 

[Benjamin] D’accord. Donc tu n’as pas de stratégie, tu prends ton téléphone quand tu es dans le mood et tu fais ta story ?

[Marie-Michelle] Oui, voilà. Cependant, je ne me montre pas tous les jours. Des fois, juste une photo suffit pour montrer aux gens qu’on est là. On n’est pas toujours obligé d’être en vidéo. Par contre, le conseil que je donnerais serait de se montrer, parce que les gens ont besoin de voir qui est derrière l’entreprise, c’est ça qui va permettre de créer des liens avec l’audience et qui va séduire de potentiels futurs clients. Donc moi, je le dis à mes clientes de se montrer. Souvent, on a peur du regard des autres, mais au final, les gens aiment bien voir de vrais humains leur parler. Donc on se montre, on parle. 

[Benjamin] Ça humanise la relation, c’est clair. 

[Marie-Michelle] Oui, voilà. 

[Benjamin] Et c’est exactement pareil sur les sites web, le fait de mettre des photos de banque d’images n’est pas forcément trop recommandé puisqu’on n’a pas la possibilité de s’identifier à la personne à qui on va s’adresser. C’est toujours mieux de mettre sa propre photo ou de se mettre en avant, même si c’est compliqué. Il y a des personnes qui sont plus introverties que d’autres, c’est sûr. Je pense que le jeu en vaut la chandelle, tu as tout à fait raison. Même la manière dont on va s’exprimer est importante, il y en a certains à qui nous allons plus parler que d’autres. Et puis généralement, on attire les gens et les clients qui nous ressemblent, donc le fait de se mettre en avant est aussi bénéfique pour ça puisque ça fait le tri entre les clients qui nous auraient potentiellement contactés et ceux qui ne l’auront pas fait. C’est mon avis, je pense qu’on attire vraiment les gens qui nous ressemblent. Derrière, on prend un peu plus de plaisir à travailler avec ces personnes-là plutôt qu’avec d’autres. 

[Marie-Michelle] Ouais, tout à fait. 

[Benjamin] Donc ça, c’était pour ton organisation. On a parlé des réseaux sociaux, du référencement. Est-ce que tu pensais à autre chose ? 

[Marie-Michelle] Il y a certainement d’autres choses à faire peut-être hors ligne, mais je veux rester du côté digital. 

[Benjamin] Surtout qu’en ce moment, on ne peut pas trop. 

[Marie-Michelle] Franchement, si une wedding planner démarre déjà sur ça, je pense qu’elle est sur la très bonne voie, parce qu’il y en a plein qui n’y sont pas encore. J’ai encore des personnes qui découvrent en suivant mes contenus qu’il faudrait écrire des articles de blog pour référencer leur site, etc. 

[Benjamin] Là, au moment de l’enregistrement, nous sommes en pleine période Covid. J’imagine que ça a dû entrainer un coup de boost pour ton activité, sachant que les weddings planners se retrouvent à avoir plus de temps. J’imagine aussi que c’est le moment d’essayer d’aller chercher des sources de revenus annexes. Quand on ne peut plus organiser des mariages et qu’on est wedding planner, j’imagine que ça doit être très compliqué. Alors, on en a parlé déjà avec les précédentes invitées, mais tu es peut-être mieux placée pour en parler. Je pense que tu as dû avoir plus de demandes de tes clientes qui voulaient peut-être aller chercher des sources de revenus autres que purement du service. Qu’est-ce que tu peux nous dire par rapport à ça ? As-tu vraiment vu un effet de basculement depuis le début du Covid ? Est-ce que tu as pu surfer sur la vague du Covid et profiter des évènements pour ton propre business ?

[Marie-Michelle] Je n’aime pas trop cette façon de parler, ce n’est pas du profit. 

[Benjamin] Après, il faut se dire qu’il y aura toujours des gagnants et des perdants en occurrence. Là, c’est une période qui est la pire pour l’évènementiel, pour la restauration, etc. Toi, tu es dans un secteur d’activités davantage bénéfique pour toi, par rapport à celles qui organisent des mariages. Ça, je pense que tu ne me contredirais pas là-dessus. 

[Marie-Michelle] Oui. Empiriquement, oui. 

[Benjamin] Et donc, est-ce que tu as vu plus de personnes s’intéresser à ça depuis le Covid ou est-ce que tu penses que c’est vraiment dans la lignée de ta croissance ?

[Marie-Michelle] Tout d’abord, au premier confinement, j’ai eu un gros boom au niveau de mes formations. Les personnes se sont dit qu’étant donné qu’elles étaient confinées, autant en profiter pour apprendre de nouvelles compétences et améliorer un peu mon business. Quand on est lancé et quand on est dans le rush on pense beaucoup aux clients, et la communication en prend un coup, c’est la partie que l’on a tendance à délaisser. Là, elles se sont dit « tant qu’à faire, je vais me former ». Et puis, oui, comme tu dis, j’ai eu pas mal de personnes qui étaient très intéressées. Moi, j’ai un programme “Digitalise ton Wedding Biz” pour appendre aux weddings planners à digitaliser leur activité, c’est-à-dire à vendre leur service en ligne. Mais j’en ai vu d’autres se lancer sans passer par moi, parce que tout le monde a senti plus ou moins que les personnes qui arrivent à tirer leur épingle du jeu étaient les personnes qui digitalisaient. 

Mais il n’y a pas qu’au niveau des weddings planners. La moindre boutique de vêtements au centre-ville s’est rendue tout de suite compte qu’avec le click and collect, on allait continuer à entrer du chiffre alors, que si on avait juste quelque chose de physique, on ne pouvait plus. Et je ne veux pas trop m’avancer, mais je pense que même après le Covid, ça pourrait toujours être quelque chose qui sera intéressant. En effet, une activité digitale, lorsqu’elle est bien pensée, c’est une activité qu’on peut réussir à scaler. C’est-à-dire que là où je vais vendre une organisation de mariage qui va me prendre 70 heures à faire pour 3 000 euros environ, je peux vendre un coaching mariage, même si ça me fait 3 heures de travail. Je peux le vendre à un prix plus rentable et je vais pouvoir en vendre plus que mes organisations de mariage. Si je ne fais que des prestations de 70 heures, tôt ou tard dans l’année, je vais être bloquée. Donc je pense que ça a un bel avenir. Et puis, c’est la crise du Covid qui nous a permis de voir cette opportunité. 

[Benjamin] Oui, il va y avoir sûrement un changement d’état d’esprit dans ces professions qui se rendent compte qu’elles sont à risque. En plus, c’est une crise qu’on n’avait pas vue venir, on n’aurait jamais imaginé qu’on en serait là aujourd’hui.  

[Marie-Michelle] C’est sûr. 

[Benjamin] Et puis, tu as raison sur le fait de vendre des produits en ligne. Tu as parlé de scale, c’est le fait de se dire que je vende une formation. 10 formations en ligne ne vont pas me demander plus de travail, et je peux en vendre de manière presque illimitée. Donc, c’est vrai que c’est le genre de sources de revenus qui peut être hyper attractif. Dans tous les secteurs d’activité, les gens ont profité de leur chômage pour acheter des formations. Maintenant, j’aimerais que l’on revienne spécifiquement sur ce que peut faire un wedding planner, puisque c’est vrai qu’on parle de formation en ligne, mais est-ce qu’un wedding planner peut proposer des formations en ligne ? Qu’est-ce que toi tu recommanderais à une wedding planner qui voudrait se lancer et digitaliser son wedding biz, comme tu dis ? Quelles sont les deux ou trois sources de revenus annexes, les produits « scalables » les plus adaptés pour un business d’organisation de mariage ?

[Marie-Michelle] On peut créer toutes sortes d’offres. J’ai l’habitude de dire que c’est un peu comme quand tu vas au McDo et que tu commandes un McFlurry. Tu as ta glace, ton topping et ton petit coulis. Donc tu vas d’abord décider si c’est une prestation que tu vends en une fois ou si cela a un suivi sur plusieurs mois, ou avec un système d’abonnement. Puis, tu vas prendre 3 weddings planners, les 3 vont choisir de faire une formation qu’elle va vendre en une fois, c’est-à-dire que la personne achète et reçoit un ebook par exemple. Donc, tu as 3 weddings planners qui vont choisir de vendre un ebook. Une va faire un ebook pour organiser son mariage, une autre sur comment faire sa déco de mariage toute seule, et la dernière sur comment écrire soi-même sa cérémonie laïque. 

Donc, je suis d’accord qu’on est sorti du plan de wedding planner, mais souvent les weddings planners ont plus ou moins ces 3 activités-là. Et au final, ce sont 3 activités de service qui peuvent être digitalisées, et chacune peut venir construire son McFlurry. Celle-ci va peut-être ajouter un coaching individuel à côté pour accompagner des clients, celle-ci ne va pas le mettre, etc. Il y a toutes sortes de possibilités à créer. Et puis, chacune va avoir ses spécificités puisque celle-ci est spécialisée dans les mariages écoresponsables, donc elle peut très bien décider de créer « une formation ». Je n’aime pas dire formation parce que ça fait très professionnel, alors que les mariés sont des particuliers, ils ne se diront pas d’acheter une formation pour se marier. 

[Benjamin] On peut parler de Masterclass peut-être, c’est un peu plus à la mode. 

[Marie-Michelle] C’est ça. Donc celle-ci peut créer une Masterclass sur comment organiser son mariage écoresponsable. Et l’autre va faire une Masterclass beaucoup plus généraliste qui va parler à tout le monde. Encore une fois, on en revient à la cible client. Et puis, celle-ci peut encore créer une Masterclass sur comment organiser son mariage aux Seychelles. Il y a plein de possibilités qui ne dépendent que de la personne qui s’y met et de son expertise. 

[Benjamin] Si je devais résumer, c’est le fait de proposer des produits digitaux à destination des mariés qui veulent se marier seuls sans l’aide d’un wedding planner. Au final, c’est ce qui serait le plus adapté quand on organise des mariages. Et cela peut paraître tout à fait pertinent, puisque même si le métier de wedding planner se démocratise de plus en plus en France, je pense qu’on est encore loin des chiffres américains où je crois que c’est 8 personnes sur 10 qui se marient avec un wedding planner. En France, je ne sais pas où on en est actuellement, mais on doit encore loin. Donc, c’est vrai qu’il y a tout un potentiel client pour les couples qui veulent prendre des raccourcis, avec un coaching ou avec un ebook qui va à l’essentiel par exemple. J’imagine que c’est d’axer ce genre de produits qui sont les plus publicités parmi tes clientes ?  

[Marie-Michelle] Oui. Alors, produit ou service parce qu’il y en a aussi qui vont décider de créer un programme de coaching où il y aura 5 séances de consultation sur Zoom par exemple, avec un couple. Alors, ce n’est pas tout à fait du produit digital dans le sens où ce n’est pas du one shot, c’est vraiment du suivi. Cela demande du travail à côté, mais on n’est pas sur les 70 heures de boulot qu’il faut pour organiser un mariage de A à Z. Et dans le mariage comme dans tous les autres domaines en ligne, du moment que l’on a une expertise que l’autre n’a pas, on peut vendre un produit ou un service digital. Admettons, un web designer peut très bien avoir une offre où il dit « pour 3 000 euros, je te construis ton site, mais pour la moitié du prix, je te file des tutos et tu le fais tout seul ». Cela va forcément parler à deux cibles de clients différents parce qu’il y a le client qui n’a pas envie de se prendre la tête et qui va tout déléguer, mais il y a peut-être le client qui a envie de mettre les mains dans le cambouis et qui n’a pas forcément les moyens de se payer le full service. 

[Benjamin] On a souvent tendance à penser que l’on en sait moins que la réalité, et puis il y a toujours ce syndrome de l’imposteur chez les entrepreneurs où on pense qu’on n’est pas légitime à apprendre des choses aux autres. Cependant, on a tous une expertise qu’on peut mettre en avant. Et puis, c’est vrai que je pense qu’on a aussi tendance à sous-estimer le nombre de clients potentiels à qui on peut vendre ce qu’on a à vendre. Il y aura même celui qui va acheter l’ebook, qui va se rendre compte que c’est un peu trop compliqué pour lui et qu’il n’a pas le temps, que poster 15 fois par semaine sur Instagram prend trop temps. Ceci dit, je ne sais pas si tu proposes ce genre de prestation.

[Marie-Michelle] Non. 

[Benjamin] C’est valable dans tous les domaines, tu auras toujours celui qui va prendre le plus petit produit et qui va finir soit par tout acheter, soit par se rendre compte que c’est un peu trop compliqué et va déléguer entièrement la prestation. 

[Marie-Michelle] Tout à fait. Ça arrive aussi qu’un client vienne voir la wedding planner pour dire qu’il voudrait juste une coordination le jour J, et qui se rend compte quelque temps après qu’ils n’arrivent pas du tout à tout gérer seuls. Au final, il va finir avec un forfait plus élevé parce que la wedding planner va prendre le relai de l’organisation de mariage en plus de la coordination jour J qui était initialement prévu. 

[Benjamin] C’est ce qu’on appelle l’upsell, c’est proposer un produit qui est complémentaire, plus cher au produit qu’on a initialement vendu. Ça marche bien aussi en ligne. Je vois et j’ai cru comprendre que tu ne vendais que des formations à l’unité. Puis, j’ai l’impression que tu ne vends plus que ta formule abonnement Digitalise ton Wedding Biz, est-ce le cas ?

[Marie-Michelle] Oui. Alors, “Digitalise ton Wedding Biz” n’est pas mon offre à l’abonnement. Mon offre à l’abonnement est l’Académie des Wonder Planneuses. Mais tu as compris. Avant, j’avais 4 formations que je vendais à l’unité, mais je me suis rendu compte que les clientes venaient souvent me voir en disant qu’elles aimeraient bien faire les formations, mais qu’elles n’ont pas le budget, et me demandaient laquelle faire en priorité. Cela m’embêtait parce qu’elles ont besoin des 4. Pour moi, je ne peux pas juste dire « je mise tout sur le SEO », sans se mettre sur les réseaux, sans mettre de stratégie. Ou alors, tout miser sur Instagram et laisser son site de côté. Ce n’était pas concevable pour moi. 

[Benjamin] C’est une formation qui devait venir en pack. 

[Marie-Michelle] Voilà. Donc, au début 2019, j’avais déjà commencé à le vendre en pack. Après, je me suis dit que je pourrais faire une offre à l’abonnement, cela permettrait de diminuer le prix et donc de le rendre plus accessible à toutes, ce qui est primordial pour moi, étant donné que toutes les formations sont nécessaires lorsque tu démarres. Moi, ça me permet d’accompagner les clientes sur du plus long terme, avec un groupe Facebook. De plus, chaque mois, il y a une formation qui se débloque, donc on peut avancer comme ça. Et au final, elles n’avaient plus à choisir, elles avaient tout en un. Pour l’instant, je trouve que ce fonctionnement est très bien.  

[Benjamin] Si je t’ai posé la question, c’est parce que je pense que les formules abonnement peuvent être mieux que de vendre à l’unité, il faut prendre en compte la notion de business. Aussi, la particularité d’un abonnement est que tu vas « forcer » les gens à renouveler tous les mois. Je pense que la principale problématique est de faire en sorte que les gens restent dans ton programme abonnement au fil du temps. En plus, c’est souvent signe d’un travail supplémentaire à faire tous les mois. Quelles sont tes recommandations pour faire en sorte que les gens restent le plus longtemps possible dans une formule à abonnement ? 

D’ailleurs, les plus grosses boîtes le font, comme Netflix et compagnie, donc c’est que cela doit marcher. Tu as dit que c’était bien de prendre tes formations ensemble, parce que ça traite de tout le spectre à connaitre quand on lance son activité. Ceci dit, je pense que certains prospects sont davantage calés sur certains domaines, et ont donc peut-être besoin que d’une thématique. On peut aussi prendre cet angle-là. Toi, tu as choisi l’angle de l’abonnement. Je voulais savoir vraiment si la transition avait été facile.

[Marie-Michelle] Déjà, il faut savoir qu’avant d’avoir ce programme-là à abonnement, j’en avais déjà un premier. C’était une ébauche du programme actuel. Je l’avais appelé programme VIP. Et à côté, j’avais mon pack de formation. En fait, j’ai fusionné les deux pour avoir le meilleur des deux, c’est-à-dire que maintenant dans mon membership, tu as les formations et aussi le groupe Facebook. Tous les mois, je poste des modèles de post Instagram que les filles peuvent utiliser, personnaliser, et réutiliser sur leur compte. Et puis, on a des lives. On a même des Masterclass avec des personnes qui interviennent de l’extérieur pour leur apporter des choses en plus. Donc je pousse à fond l’expérience client. Il y a 5 formations qui se débloquent sur 5 mois, donc je pars du principe que quand la personne s’abonne, elle reste minimum pour 5 mois pour avoir les 5 formations. De toute façon, c’est sans engagement, donc elle est toujours libre de partir même avant les 5 mois. Mais je fais en sorte de garder le contenu attractif et de leur offrir une expérience client qui leur donne envie de rester. Quand je leur ai demandé pourquoi elles étaient venues, certains m’ont dit qu’elles s’étaient inscrites pour moi. Ça fait très plaisir à entendre, je me dis qu’il y a un potentiel. Sinon, j’entends ce que tu dis, il y a peut-être des gens qui auraient préféré acheter à l’unité, mais quand c’était à l’unité, il y en a qui n’achetaient pas le tout. 

Et puis, c’est un positionnement, c’est-à-dire que c’est mon business, c’est moi qui décide qu’à partir de maintenant, c’est en pack. En plus, il y a plus de contenus ! Au bout d’un moment, c’est à prendre ou à laisser. Je ne peux pas faire au cas par cas. Quand on arrive chez Carrefour et que le Kiri est vendu en boite de 8, on ne va pas aller voir la caissière pour dire qu’on n’en veut que 3. Donc, je pense que c’est un choix que j’ai fait de me positionner comme ça et ça permet aussi à mes clientes d’avoir une bien meilleure expérience, d’avoir quelque chose de complet. Moi, ça me frustrait un peu d’avoir des gens qui achetaient ma formation SEO, mais qui n’achetaient pas les formations blogging et qui ne savaient pas comment rédiger correctement leurs articles pour que ça puisse booster leur SEO. Je me dis que maintenant elles ont toutes les clés en main. 

[Benjamin] Et ça ne te « stresse » pas de devoir créer du contenu chaque mois, de devoir animer ? Cela doit te créer un petit plus de charges mentales par rapport à la période où chaque formation était en vente en libre-service, non ? 

[Marie-Michelle] Non. Déjà, le contenu que j’ai à créer tous les mois est seulement les posts Instagram dont je parlais. Les formations sont déjà créées, donc elles se débloquent automatiquement. Pour les lives, je me connecte deux fois par mois pendant une heure. Cela me fait plaisir de voir les filles, de voir comment elles vont. Sur ces lives, on décortique des sites internet, on répond aux questions, etc. J’ai juste à me présenter et à être moi-même. Je délivre mon expertise, c’est presque plus du plaisir. Et pour tout ce qui est à côté, c’est vrai que je suis de plus en plus en train de développer mon équipe, donc je délègue de plus en plus de tâches. C’est de l’organisation. Mais le contenu que j’ai à créer tous les mois, ce n’est que les posts Instagram. Le reste est déjà fait. 

Les gens pensent souvent à tort que membership veut dire que je vais être au four et au moulin tous les mois, alors que ça dépend juste de qui on est et de ce qu’on veut. Par exemple Netflix, ils facturent tous les mois, et pourtant il n’y a pas du nouveau contenu tous les mois. C’est pareil pour d’autres plateformes. Et ils ne travaillent pas plus pour avoir les abonnements. Il y a des semaines ou des mois où il ne se passe rien de plus sur Netflix, mais on continue à payer pour avoir accès au catalogue. Et c’est aussi le cas avec mon membership parce qu’une fois que la personne se désabonne, elle n’a plus accès aux formations. Donc c’est quelque part un moyen pour moi de les booster à passer à l’action parce que si elles le visionnent et qu’elles ne passent pas à l’action ou qu’elles ne visionnent pas, elles continuent à payer pour rien. Donc, payez, faites les formations, faites le travail qui va à côté comme ça vous serez tellement opérationnels que vous n’aurez plus besoin de payer. 

[Benjamin] Je te rejoins là-dessus. Et c’est pour ça qu’un bon nombre de formations gratuites ne donnent aucun résultat, car les gens ne sont pas impliqués. Le fait de payer un abonnement tous les mois fait qu’on va s’impliquer. Et en plus, si tu donnes des choses qui sont directement actionnables comme les posts Instagram, ça aide aussi à s’y mettre. On va maintenant passer aux dernières questions qu’on pose généralement à tous les invités. Il y en a une que j’aime bien, si tu devais revenir au moment où tu t’es lancée en tant que wedding planner et que tu pouvais te donner un conseil à l’oreille, ce serait lequel ?

[Marie-Michelle] S’il y a vraiment une chose qui me fait dire que je ne regrette pas d’avoir arrêté d’être wedding planner, c’est que je me sens désormais beaucoup plus maitresse de mon temps et de ma vie. Je pense que si je devais me donner un conseil, ce serait de poser plus des limites. Quand on se lance dans un business, on travaille le week-end, on travaille le soir jusqu’à pas d’heure parce qu’on veut que ça marche. Et des fois, c’est juste une manière de plus de s’épuiser. Si je devais me donner un conseil, ce serait de réfléchir avant de faire tout ce que tu es en train de faire, de réfléchir à la vie que tu veux te construire, si ce que tu es en train de faire là va t’amener à la vie que tu souhaites. Si c’est non, il faut changer. Et maintenant que je suis beaucoup plus sensibilisée à ça, je prends beaucoup plus de décisions plus tournées vers moi et j’apprends à travailler selon mon propre rythme, et ça ne m’empêche pas d’être là pour mes clientes, de faire du bon travail, j’ai juste un rythme qui respecte qui je suis et qui j’ai envie d’être. Et ça, c’est important pour tenir la distance dans un business. 

[Benjamin] Et tu as eu un déclic qui t’a fait avoir cette mentalité-là ? Et d’ailleurs, ça faisait partie aussi des questions que je voulais te poser, si tu avais des mentors ? Est-ce qu’il y a des personnes qui t’inspirent, que tu suis et qui t’ont inculqué cette façon de voir les choses et l’entrepreneuriat ? 

[Marie-Michelle] Comme je te disais, j’étais très stressée quand j’étais wedding planner, mon corps me le disait. Sur les 3 saisons de mariage que j’ai faites, il y en a quand même 2 où j’ai fait des poussées de plaques d’urticaires sur tout le haut du corps et les médecins m’ont clairement dit que c’était à cause du stress. La première année, je me suis dit que c’était peut-être une allergie. Sauf que c’est revenu la deuxième année, donc qu’il fallait peut-être s’inquiéter. Et cette année, je n’avais pas de mariage et je n’ai rien eu, donc je me suis dit que ça devait être ça. Et puis, c’est vrai qu’en m’étant lancée en ligne, j’ai commencé à suivre beaucoup de coachs beaucoup plus avancés que moi. J’en ai deux qui sont très axés sur ces sujets-là, sur le fait de travailler pour vivre, et non pas l’inverse. Il faut construire un business qui est à l’image de la vie qu’on veut avoir. C’est Annelise Gakalla, elle vit aux États-Unis, mais elle est française. 

[Benjamin] D’accord. 

[Marie-Michelle] Elle est francophone et vit aux États-Unis. Il y a aussi Rim Boukhssimi qui, elle, vit au Canada. 

[Benjamin] On mettra les liens dans les notes de l’épisode.

[Marie-Michelle] Ouais, je t’enverrai par mail si tu veux. 

[Benjamin] Du coup, comment est-ce que tu progresses ? Tu évolues dans le domaine du digital, c’est un domaine qui est très mouvant, il y a des nouveautés tous les jours, donc comment est-ce que tu fais pour rester à la page ?

[Marie-Michelle] C’est vrai que je m’informe beaucoup. En suivant les autres, j’apprends des choses. Tu sais, j’ai l’impression que le business en ligne est un peu comme les poissons dans la mer. Tu as la grosse baleine, et puis tu as les petits poissons qui viennent se nourrir sur la grosse baleine, et encore d’autres petits poissons qui viennent se nourrir sur les petits poissons. Donc moi, je suis un des petits petits poissons qui suit le mouvement. 

[Benjamin] Tu regardes ce qui se fait à droite et à gauche ?

[Marie-Michelle] C’est ça. Même, j’arrive à être en avance sur d’autres plus petits poissons. Mon job, c’est juste d’être une étape avant mes clientes, tu vois.

[Benjamin] Il faut juste que tu en saches un peu plus que tes clientes et il n’y a pas de problème. 

[Marie-Michelle] Je ne suis pas là pour être Dieu et tout savoir. Je suis là juste pour savoir ce dont mes clientes ont besoin. Pour l’instant, je ne me suis pas encore retrouvée au pied du mur à être complètement prise au dépourvu. Aussi, des fois on n’est même pas obligé d’être 10 ans en avance. Alors, ça dépend de qui on veut devenir parce que si on veut devenir le prochain Elon Musk, il faudrait peut-être se mettre à la page et au-delà ! Mais moi, je regarde par exemple Instagram qui a sorti sa fonctionnalité des Reels depuis le mois d’août. Ça fait peut-être quelques semaines que je m’y suis mise, mais ça fonctionne encore très bien même si ça date du mois d’août. 

On pourrait dire que c’est vieux, mais ça fonctionne. Là, je suis en train de me mettre au live. J’avoue que c’est un truc qui me faisait peur, mais je fais des lives. Et là, je me dis que je vais peut-être commencer à faire des lives chaque semaine. Et ça fait des mois et des années qu’on entend que les lives sont super bien. Les plateformes adorent les lives et ça fonctionne encore. Donc des fois, ce n’est pas parce qu’on n’est pas sur la dernière fonctionnalité à la mode qu’on n’est pas au taquet pour autant, et que cela ne va pas fonctionner. J’ai encore des clientes à qui j’apprends que les storys fonctionnent mieux quand on se montre et qu’on parle aux personnes. Il y en a qui s’y mettent maintenant et qui me disent que ça booste leur activité. Donc, il n’est jamais trop tard pour commencer quelque chose de nouveau, donc on n’est jamais trop à la traine.

[Benjamin] Oui. Et puis, il y a aussi le fait de se dire que même si les plateformes changent, que tu as du live, des story, de la vidéo, il faut aussi avoir en tête que ce sont les grands principes, que ce soit en marketing, en communication ou en positionnement. Au final, ça ne devrait pas bouger. Donc, même s’il y a quelque chose sur lequel il faut se former, c’est peut-être aussi de se demander comment plaire à ses prospects, comment leur parler. Et puis après, la plateforme que tu utilises pour ça a moins d’importance. 

[Marie-Michelle] Oui, voilà.

[Benjamin] La dernière question que je voulais te poser est par rapport à tes objectifs. Comment vois-tu le futur de ton entreprise, de ton activité ? Où te vois-tu ces prochaines années ? 

[Marie-Michelle] Je n’aime pas trop cette question, parce que je pense que ma réponse est un peu décevante. Moi, je ne suis pas la personne qui va avoir pour ambition d’être la numéro un, de voyager dans le monde et tout. Comme je t’ai dit, je suis casanière et j’aime bien mon petit bureau chez moi et aider mes petites clientes gentiment. 

[Benjamin] Il n’y a pas de bons et de mauvais objectifs. C’est ceux qui sont alignés avec ce que tu veux. 

[Marie-Michelle] Ouais, mais souvent, quand on interroge quelqu’un, on s’attend à ce qu’il dise qu’il va devenir le maitre du monde. Moi, je ne vais pas faire rêver les auditeurs et auditrices parce je n’arrive pas à me projeter aussi loin. J’ai 27 ans, j’ai déjà changé plusieurs fois de métier. Je ne suis pas quelqu’un qui se projette sur du si long terme, sur le plan professionnel. Pour l’instant, je n’ai pas du tout envie de changer de métier, je suis très bien là où je suis. Mais je ne sais pas dire si je ferai encore ça dans 5 ans. Donc, je n’arrive pas à me projeter aussi loin. Déjà cette année, on va essayer de se projeter là-dessus, mes objectifs sont de continuer à faire grossir mon membership pour aider plus de wedding planners à mieux communiquer en ligne et à digitaliser. Et puis, j’ai d’autres petites surprises qui arrivent, mais je vais garder ça secret pour l’instant. 

[Benjamin] On va rester là-dessus. Avant de te laisser, est-ce que tu peux nous dire où l’on peut en savoir plus sur toi et te retrouver sur les réseaux ou ailleurs ? Sur ton site ?

[Marie-Michelle] Alors, mon site est lesplanneuses.fr. Et la meilleure façon de me suivre, c’est sur Instagram, j’ai une page Facebook, mais elle me sert juste de relais. Mon Instagram est @lesplanneuses. 

[Benjamin] Pour te suivre en story où tu montres ta tête !

[Marie-Michelle] C’est ça, exactement. 

[Benjamin] Merci beaucoup, Marie-Michelle, pour ton temps, et d’avoir partagé tout ça. C’était très inspirant. Et on se dit sûrement à une prochaine.

[Marie-Michelle] Merci à toi, Benjamin. À bientôt. 

[Benjamin] À bientôt. 

Tags:
  • #front
  • #Podcast
  • #Wedding Planners
Partage:

Vous aimerez aussi...



0 Commentaire(s)

Champ email invalide

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Laisser un commentaire